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  • La Paix
    Mouvement de la Paix du Rhône
    Nb de signes : < 10 000 sec
    Genre : fantastique - science-fiction - policier - humour - imaginaire
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    Genre : fantastique
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    J'ai lu
    Nb de signes : 250 000 - 350 000 sec
    Genre : romance contemporaine
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    J'ai lu
    Nb de signes : 50 000 - 70 000 sec
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    Revue Horrifique
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    Nb de signes : 18 000 - 25 000 sec
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    Reines-Beaux
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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 682 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 291 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 487 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 726 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 810 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1082 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Embrasse-moi princesse Auteur: The-Nalu-chan Vue: 9512
[Publiée le: 2014-12-31]    [Mise à Jour: 2016-05-21]
13+  Signaler Romance/Drame/Suspense/Amitié/Psychologique Commentaires : 18
Description:
Laissez-moi vous conter une histoire; l'histoire d'un dragon et d'une princesse. Une histoire d'amour basée sur le mensonge, un mensonge qui peut être découvert qu'avec un baiser.

Ce n'était qu'un simple jeu...un jeu avec le feu, un jeu avec le démon.
Ce n'était qu'un simple conte, qu'un simple mensonge, qu'un simple baiser...

Laissez-moi vous raconter une histoire, laissez moi vous dire comment la princesse menteuse et le dragon naïf ont pu finir ensemble.
Crédits:
Tous les personnages appartiennent à Hiro Mashima, mais les caractères ne sont pas tout à fait les mêmes.
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Le baiser d'une princesse de sang royal

[2325 mots]
Publié le: 2016-04-05Format imprimable  
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Chapitre 10



Natsu Dragneel

Tap...tap...tap...

Je levais les yeux, pour une énième fois, vis le regard perdu et les doigts nerveux de la princesse blonde qui se tenait devant moi. Ses cheveux blonds illuminés par la flamme nouvelle d'une petite bougie, son regard fait en or dirigé sur le bois vieux et écorché de la table sur laquelle elle était affalée. L'air pensif. Les joues légèrement rouges, les sourcils froncés, les lèvres pincées et ce livre qui était ouvert juste sous ses yeux ne semblant guère l'intéresser.

Tap...tap...tap...

Elle continuait de pianoter distraitement mais bruyamment, ne se rendant sans doute pas compte de tout le bruit qu'elle faisait, de tout l'agacement qu'elle commençait à me procurer. Un sentiment amer, désagréable s'infiltra en moi alors que je tentais de me concentrer sur les lettres s'affichant devant mes yeux, lettres qui continuaient à défiler sans que je n'arrive à les saisir, à comprendre leur sens.

Je grognais, la fixais, de nouveau.

Détestant être si distrait par sa présence frivole, je la regardais, néanmoins, l'observais discrètement, profitant de son moment d'absence pour l'analyser en toute tranquillité, analyser son visage, ses cheveux, ses yeux, tenter de comprendre la raison qui se cachait derrière ce tapotement ennuyant, la raison qui se cachait derrière son regard si perdu, si pensif. Quelque part au fond de moi, quelque part dans un coin de ma tête des mots surgirent, des mots tels que ''elle est jolie'' ou encore ''ses cheveux... on dirait de l'or'', mots que je m'empressais de cacher et d'attraper, d'emprisonner dans une boite secrète et introuvable.

Elle soupira.

Ce fut si soudain que je reculais rapidement sur ma chaise, écarquillais légèrement les yeux, tout en tentant de regarder ailleurs, les joues rougies par une certaine forme de honte, me rendant compte d'un seul coup l'étrangeté de ce moment, de cet instant où, tel un voyeur, je la regardais rêver, admirant sa beauté.

Lisanna se frotta les tempes, ferma les paupières et souffla, de nouveau, l'air emprisonnée dans un sinueux dilemme.

Puis elle leva son regard doré sur moi, dans un geste si soudain et imprévisible, l'air différent de cette princesse que j'avais épié en secret, il y a quelques instants de cela. Elle avait l'air plus assurée, moins gênée, moins timide, avait l'air tellement plus forte et plus mûre tout d'un coup et cette différence inattendue me mettait légèrement mal à l'aise, inconfortable sur ma vieille chaise en bois.

-Natsu... puis-je vous poser une question ? Si vous me promettez de ne pas vous emporter...

-Je... oui, bien sûr. De quoi s'agit-il ?, répondis-je dans un souffle effaré en fronçant les sourcils.

Intrigué.

-C'est juste que cette scène, dans le village, quand votre capuche est tombée et que tous les villageois se sont mis à hurler... je me demandais comment vous vous sentiez, à propos de cela. Avez-vous l'habitude de... d'être considéré comme un monstre par tout le monde ? Devez-vous vous cacher le visage et le corps à chaque fois que vous sortez de chez-vous ? SI vous sortez de chez-vous ? Je trouve ça tellement cruel et injuste... et je... je ne sais pas, à vrai dire. Tout ceci trotte dans ma tête mais je ne sais pas vraiment quoi dire, en fait.

J'étais étonné.

J'étais étonné de la voir, elle, cette princesse aux cheveux d'or, cette princesse aux airs insouciants et lunatiques, cette femme que je ne connaissais que depuis une semaine, commencer à s'inquiéter pour moi, commencer à se sentir concernée par moi, commencer à souhaiter m'offrir son aide. Elle souriait gentiment, timidement, rougissante et mourant d'envie de baisser le regard mais trouvant la force de ne pas le faire, trouvant la force pour tenter de se rapprocher de moi, s'intéresser à moi, moi, ce monstre aux allures d'homme qui ne faisait que penser à lui-même, égoïste et froid, insensible, qui ne mérite même pas qu'on lui jette un seul coup d'œil.

Je détournais le regard, ne pouvant soutenir le sien, si bienveillant, si innocent.

Un goût amer commençait à se répandre dans ma bouche, me faisant grimacer.

Et si tout ceci n'était que de la pitié ? Cette pensée s'infiltra dans ma tête aussi vite et sournoise qu'un serpent, et avant même que je ne m'en rende compte, elle commença à empoisonner mon esprit, mon cœur, mon cerveau, les piégeant tous dans son fléau, répandant des '' ce n'est que de la fausse compassion'' ou encore des '' une princesse comme elle ne pourra jamais s'intéresser proprement à quelqu'un comme toi, de toute façon''. La poitrine lacérée par une douleur vive, aigue, le cœur noyé dans une certaine forme de chagrin et de peur, de honte, de frustration, de méfiance, je serrais les poings, me levais si rapidement que j'en fis tomber ma chaise et décidais de la rejeter, elle et ses regards bienveillants, elle est ses paroles douces et compatissantes.

-Je n'ai point besoin de ta pitié, crachais-je brutalement, oubliant toutes les règles de politesse que j'avais apprises jusqu'ici.

Lisanna recula, écarquillant les yeux.

Je restais là, comme ça, pendant une minute ou deux, pendant un temps infini qui ne cessait de se prolonger encore, à la regarder, à supporter son regard effrayé, terrorisé tandis qu'un sourire amer se frayait un chemin sur mon visage. Je m'attendais à ce qu'elle se lève, à ce qu'elle crie, à ce qu'elle déguerpisse et s'enfuisse, et ne la voyant effectuer aucune de ces actions, je me mis à grogner de frustration.

Pourquoi ne fuit-elle pas ? Elle, cette femme si fragile que n'importe quel souffle d'un vent trop féroce ferait tomber, tellement fragile que j'avais peur de la briser, avais peur de m'attacher et avais peur de ressentir de nouveau l'affreuse douleur que causera sa perte, savoir pertinemment que je dois la laisser partir, mais n'en trouvant la force de lui ouvrir la porte.

Et finalement, me voilà, debout devant elle, le visage baissé, le dos courbé et les membres tendus, énervés, bouleversés par l'amertume de la honte.

Quelque part, derrière moi, une porte s'ouvrit soudainement.

Précédant ce long grincement, des petits pas légers se firent entendre et une silhouette familière sortit de l'ombre, s'approchant, souriant.

-Natsu, je l'ai trouvée, la sorcière !, s'exclama Erza en me tendant un papier, une carte vieille et abîmée, sur laquelle des gouttes de sang semblaient s'agglutiner afin de marquer un endroit bien précis, indiquant la position de ladite sorcière.

-Enfin !, ne puis-je m'empêcher de m'exclamer de joie, fixant encore et encore, incrédule, la carte de mon amie la fée.

Elle sourit, simplement, rapidement.

-Viens, je vais préparer les chevaux et quelques affaires. Tu dois aller tout de suite la voir; après tout, elle risque de disparaître à tout moment. Tu sais bien qu'elles changent d'endroit tout le temps, ces sorcières ! Pire que des...

Un bruit de chaise qui se renverse se fit entendre, coupant Erza.

Dans un même mouvement synchronisé, nous nous retournâmes tous les deux, surpris et curieux, et vîmes se dresser devant nous une princesse toute timide, ses joues embrasées témoignant de sa gêne, mais dont le regard décidé brillait d'une lueur dorée.

-Je..., hésita-t-elle, en serrant les poings et s'approchant de nous, S'il-vous plaît, Natsu ! Laissez-moi venir avec vous ! J'en ai marre de vivre ainsi, dans une perpétuelle ignorance ; je veux comprendre, comprendre pourquoi vous voulez aller voir cette sorcière, pourquoi avez-vous cette apparence de dragon, pourquoi m'avez-vous donné ce conte et surtout pourquoi sa dernière page a été arrachée...pourquoi cette bibliothèque est remplie de livres parlant de malédiction, de sortilèges, de nymphes, de fées, de dragons, de sorcières, de centaures....Je veux savoir quel est mon rôle, pourquoi suis-je ici ? Qu'attendez-vous de moi, au juste ?

J'ouvris la bouche, restais en suspension pendant quelques instants, avec ma bouche ouverte et mes pensées désorganisées, à essayer de les attraper, de les attacher et de mettre tous ces mots qui ne cessaient de se chevaucher dans ma tête dans une suite logique. J'ouvris la bouche et restais ainsi, pendant un moment long, inépuisable, avant de finalement la refermer. Ne sachant quoi dire. Ne sachant quoi répondre. Trop surpris pour répliquer, pour faire quoi que ce soit.

La vérité était que j'étais loin de me douter. Loin de me douter que Lisanna se sentait aussi rejetée, aussi mise de côté, aussi seule et déséquilibrée.

La vérité était que je venais à peine de me rendre compte de ce détail, si petit, si insignifiant : Je ne lui avais jamais rien expliqué, lui avais seulement attribué un rôle fictif qu'elle ne connaissait même pas et m'étais contenté de l'éviter, trop effrayé, si peu courageux.

- Nous n'avons point le temps de préparer une charrette, princesse, répondit la voix d'Erza.

Une voix remplie d'une certaine forme de chaleur, indescriptible, insaisissable.

-Je sais monter à cheval, ne vous inquiétez pas pour cela.

-Lisanna, je ne pense pas que ce soit une très bonne idée. C'est dangereux et je ne souhaite pas vous voir blessée


Me voilà enfin, qui répond sans même m'en rendre compte, toujours surpris, toujours confus, toujours perdu. Ma bouche ayant agi de son propre-chef avait fini par laisser entre nous trois un silence lourd, coupable.

- Laisse-la venir avec toi, Natsu, finit par me chuchoter Erza.

-Elle n'est même pas habillée comme il le faut !

-Je lui prêterai un pantalon et une chemise. Mais il faut que tu saisisses cette chance, Natsu ! En si peu de temps elle a fait plus d'effort que la dizaine de princesses que t'as côtoyé jusqu'à présent !

Je soufflais.

Elle avait raison, je le savais bien, très bien même. Je devais saisir ma chance, me rapprocher encore plus d'elle et la faire tomber. J'étais si proche de mon but, si proche de tout ce dont j'ai toujours rêvé, si proche de devenir un humain à part entière que mon cœur rata un battement et l'excitation, l'impatience se mit à bouillir dans mes veines.

Néanmoins une douleur me fit suffoquer, et reculer, baisser la tête, regretter ces paroles destructrices que je m'apprêtais à lancer :

-Vous pouvez venir.

Je me détournais aussitôt mes paroles lancées, aussitôt une lueur de joie traversant son regard, ne souhaitant pas la voir se réjouir, ne voulant pas l'entendre me remercier, la voir rougir de plaisir et s'enthousiasmer, sa voix s'agitant dans la pièce tandis qu'elle demanderait à Erza des vêtements, des détails, tandis qu'elle se renseignerait de la façon dont elle pourrait m'être utile.

Je sortis de la bibliothèque, sortis de la maison, rapidement, en trombe, sortis dehors et sous la lune, je sortis un papier, vieux et amoché que je gardais toujours dans le fin fond de ma poche.

Tout à l'heure, tandis qu'elle laissait couler un flot de paroles, tandis qu'elle nous expliquait pourquoi venir avec moi lui tenait tant à cœur, elle avait mentionné ce petit conte que j'avais laissé dans sa chambre juste avant son arrivée. Elle avait demandé pourquoi lui avais-je laissé un livre si vulgairement déchiré, pourquoi ce livre avait été pourvu de sa dernière page.

-Oh, princesse, tu ne sais même pas dans quoi tu t'apprêtes à t'embarquer, soufflais-je à la lune en dépliant le papier.

En commençant à lire, rapidement :

« Des chuchotements roques, incompréhensibles, des paroles vulgaires furent lancées à la dragonne. Des tentatives de rébellion furent rapidement échafaudées, les cinq pauvres aventuriers abandonnés à une folie qui les aveuglait étant submergés par leur soif de sang soudaine, par la force terrible qui bouillonnait dans leurs veines.

Ils ne savaient comment réagir face à tant de pouvoir.

Cependant ils furent rapidement expulsés hors du village, abandonnés à leur solitude, à leur terreur, à leur colère. Ils promirent la revanche, ils jurèrent le chaos, alors que leurs silhouettes ternes et recourbées marchaient dans les bois abandonnés.

Ils errèrent ainsi pendant un nombre d'années incalculables, se séparant petit à petit et ces meilleurs amis commençaient à devenir des ennemis qui n'hésiteraient pas à s'égorger s'ils venaient à se rencontrer. Ils errèrent ainsi, semant la peur dans des villages et leur esprit de plus en plus terni semblait se nourrir de toute cette souffrance qu'ils causaient.

Mais, un d'entre ces cinq ennemis s'avéra être plus intelligent, moins influençable, son esprit étant trop fort, trop noble pour succomber à la folie. Ce brave homme-bête passa son temps à chercher un remède à sa malédiction, puisque contrairement à ses semblables, il souhaitait redevenir un humble humain. Il chercha longtemps et durement, fut prêt à renoncer quatre fois, continua à chercher quatre fois après s'être senti aspirer vers le bas, eu le courage de tout essayer.

Et puis un jour, il rencontra enfin une sorcière, une vieille, qui avait élu domicile dans une bien étrange forêt. Elle prétendait connaître la réponse à sa question, expliquant qu'elle avait ouïe de cette malédiction de son ancêtre très éloignée.

Finalement, de sa voix de vieille qui tremble et qui fuit, elle récita :

-Pour retrouver l'humanité, une princesse doit succomber, une princesse de sang royal doit t'aimer suffisamment pour que, lors d'un tendre et funeste baiser, tandis que son corps se transformera en cendres, son cœur pur te sera donné. Seul ce sacrifice sera digne de défaire les nœuds de ta malédiction









Commentaire de l'auteur Merci d'avoir lu !
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