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Les personnages féminins dénigrées dans les fanfics
 par   - 277 lectures  - 17 commentaires [17 décembre 2018 à 03:28:51]

La fanfiction revêt un intérêt tout particulier pour les amateurs d'écriture car elle permet de faire durer un univers créé par un auteur dans notre imagination. On peut s'imaginer et jouer avec les personnages, moduler le monde qui nous facine de bien des manières.
Mais il est un constat flagrant et particulièrement déroutant qui est le dénigrement des personnages féminins surtout dans les fanfics du genre yaoi. Dans la plupart quand les filles ne servent tout simplement pas de décor, elles sont décrites comme cruches, écervellées seulement pour justifier l'orientation sexuelle des personnages masculins. Soit c'est une pleurnicheuse, soit une mijorée qui s'extasie devant le héros gay.
J'ai constaté que dans 90% des fics les personnages féminins sont totalement ridiculisées. Pourtant, la majorité des auteurs qui écrivent sur du yaoi sont des filles.
Alors je me demande: est-ce la vision que vous avez de la femme vous qui en êtes une? Vous vous voyez faible et cruches comme vos persos, incapables d'aligner un mot devant un beau garçon? Vous vous considérez réellement comme des pipelettes qui pleurnichent pour un ongle cassé? Car c'est comme cela que vos personnages féminins sont dans les fics. Pourtant si on regarde bien, en amour puisqu'il s'agit de cela, un homme réellement amoureux peut se montrer parfois bien  plus fragile qu'une femme lorsqu'il vit une déception amoureuse ou qu'il est dans une vraie relation. Soyez fière de ce que vous êtes et ne rabaissez pas la femme ainsi.
Je serais curieuse de savoir pourquoi tous ces auteurs ont besoin que dans une fic ou les personnages sont gays, la femme n'a pas sa place. Et dans le genre opposé pourquoi la fille est toujours celle qui joue le rôle de l'amoureuse transie au premier regard.
Evidemment, ce sont des généralités mais c'est rare de voir une fic yaoi réaliste avec une égalité des sexes.
Qu'en pensez-vous?

Cet article est une réflexion fondé sur des constat et après plusieurs recherches.
Merci d'avoir lu.

Interview de Dorian Lake
 par   - 306 lectures  - Aucun commentaire

Dorian Lake, un ancien rôliste, auteur, et éditeur chez Noir d'Absinthe, sera interviewé en direct sur la chaîne youtube de studio-Infinite.
Ils vont parler de son expérience, de littératures de l'imaginaire, et de la rencontre organisée avec lui lundi 3 décembre à l'ExtraLife Café sur le thème Conflit & enjeux : écrire une bonne intrigue.

 

Writecontrol, le couteau suisse pour écrire vos histoires
 par   - 853 lectures  - Aucun commentaire

Writecontrol est un outil d'écriture en ligne, sécurisé, accessible et personnalisable.
Ce que vous écrivez est sauvegardé automatiquement.

Éditeur de texte avec compteur de mots
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En bref, tout ce qu'il faut pour écrire un livre. Et encore, plein d'autres fonctions sont prévues (*) !

Et vous savez quoi ? C'est gratuit !

(*) Il y a un sondage sur le site pour savoir quelles nouvelles fonctions seraient le plus utiles.

La page facebook : https://www.facebook.com/writecontrol/

 

Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 3586 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Eclair innatendu.
[Histoire Terminée]
Auteur: Nia-chan Vue: 1197
[Publiée le: 2011-12-19]    [Mise à Jour: 2013-06-24]
G  Signaler Romance/Amitié Commentaires : 8
Description:
Lisanna venait d'acheter un appartement en centre-ville pour retrouver son indépendance. Après l'examen de rang S, elle voulait souffler un peu car elle savait que les missions n'allaient pas tarder à affluer. Elle en était ravie, même. Mais ce qui l'étonna ce soir-là, ce fut cette lumière jaillissante de nulle part dans son nouveau salon. Dehors, l'orage grondait. A l'intérieur, un éclair l'électrifia. Pas n'importe lequel, non. Celui d'un ancien camarade...

→ Spoil ! - après arc Tenroujima. UO / Amitié / Sentiments. TS.
# Edit du 24/o6/13 : rajout d'une deuxième et dernière partie.
Crédits:
Mashima-sama est un génie, et j'essaye de m'en approcher mwahahaha. (ce qui est loin d'être le cas).
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Inattendu éclair.

[3966 mots]
Publié le: 2013-06-24Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur ...

Je ne sais absolument pas pourquoi j'ai écrit une suite... M'enfin?
Dans les jours qui suivent, je corrige le premier jet de cette histoire. Y'a pleins de fautes qui se sont cachées /o
Donc je reviens deux ans après avec la suite et la fin de ce TS.

Enjoy !

Eclair Inattendu

 

« La pensée n’est qu’un éclair au milieu de la nuit. Mais c’est cet éclair qui est tout. »

Henri Pointcaillé.

 

 

« Jubia a simplement connu le coup de foudre ! »

 

Attablée au bar de la Guilde à côté de la mage d’Eau, Lisanna l’écoutait avec un sourire raconter sa rencontre avec l’élu de son cœur, Grey. Les étoiles pleins les yeux et les joues rosies, Jubia partait dans des explications les plus romantiques inimaginables en insistant bien sur le « regard de braise » et le sourire « ravageur » de Grey la première fois qu’ils s’étaient rencontrés. Elle ajouta même avec une expression gênée qu’il ait été celui qui lui avait fait montrer le ciel bleu pour la première fois de sa vie et termina sur une longue tirade pour expliquer à son amie à quel point elle avait été frappée par ce qu’on appelait communément le coup de foudre.

 

Cela laissa songeuse notre douce Lisanna qui laissa ses yeux se perdre dans l’agitation générale de la guilde. Le coup de foudre était une notion qu’elle avait toujours accordée aux romans d’amour et elle n’avait jamais pensé qu’il pouvait exister dans la vie réelle. Elle n’était pas tombée amoureuse de Natsu immédiatement, elle avait d’abord été son amie et de fil en aiguille, les sentiments étaient apparus. Pouvait-on parler de coup de foudre amical, dans ce cas-là ? Il y avait des personnes avec qui le contact passait rapidement alors que deux minutes auparavant, on ne les connaissait pas.

 

Elle laissa vagabonder son regard avec un petit soupir. Natsu et Grey se disputaient, comme toujours, comme les deux éternels enfants qu’ils étaient. Si ses souvenirs étaient intacts, cela avait toujours été ainsi, dès leur première rencontre. Pouvait-on appeler ça « coup de foudre » ? Peut-être ne s’agissait-il pas d’un fait amoureux, peut-être pouvait-on l’assimiler à d’autres sentiments. Est-ce qu’un « coup de foudre » valait mieux qu’un amour lent et naissant ? se demanda Lisanna en observant Gajil qui taquinait la douce Levy. Ce genre d’amour était-il moins beau au goût de la société puisqu’il n’était pas né du premier regard ? Cela la laissait perplexe. Lucy se jeta au coup de la mage des lettres en lui racontant sa journée, tandis que Kana buvait un tonneau entier en plaisantant avec Fried autour d’une tablée. C’était toujours amusant de se laisser aller au voyeurisme et de remarquer les liens qui se tissaient jour après jour dans cette guilde chaleureuse. Fried boudait désormais d’une boutade de Kana et il se retournait vers son voisin pour pleurnicher sur son sort. Ce dernier lâcha un « Je m’en fous » qui accentua les larmes du mage des runes et, à cet instant-là, il releva les yeux vers elle, se sentant épié.

 

Le cerveau de Lisanna court-circuita.

 

Les billes lagons de Luxus ne l’avaient jamais autant chamboulée. Elles étaient belles, d’accord, d’un vert d’eau étonnant et subjuguant, mais… On aurait dit que c’était la première fois qu’elle les voyait vraiment. Lisanna ne se souvenait plus vraiment de la première fois qu’elle l’avait rencontré, cela remontait à trop loin et il ne l’avait pas laissé une impression quelconque. Il y avait quelques souvenirs qui survenaient de temps en temps au fil d’une conversation, comme ses combats avec Natsu, son air sans cesse arrogant et la façon qu’il avait d’écouter de la musique alors qu’on lui adressait la parole. D’ailleurs, il portait son casque doré et cela fit frissonner notre belle aux cheveux nivéens. Elle avait la sensation que cet objet était relié à un fait passé, mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus.

 

Le regard de Luxus était électrifiant. Il ne bougeait pas d’un pouce, les bras croisés, le torse bombé. Autour de lui, les Raijins s’égosillaient et l’interpellaient, mais il ne répondait pas, ses yeux fixés sur elle. Connaissant le caractère de cet homme lorsqu’il était enfant, il s’agissait sûrement d’un défi, d’une façon de la tester. Il y avait quelque chose qu’elle ne comprenait pas, se disait-elle en ne baissant pas la tête. Quelque chose qui lui échappait incontestablement et qui miroitait dans ces prunelles aigue-marine. Elle avait l’horrible impression d’oublier un fait important et cet insalissable Luxus devait en faire partie.

 

« Lisanna-san ? fit une voix à sa droite. Jubia a dit quelque chose d’ennuyant ? »

 

Réveillée en sursaut, Lisanna tourna la tête immédiatement vers sa voisine et s’excusa lamentablement pour sa rêverie. Jubia lui offrit un sourire en lui avouant que ce n’était pas bien grave puisqu’il lui arrivait souvent la même chose avec Grey-sama.

 

« Mais dis-moi, Jubia, commença-t-elle d’une voix faible, comment as-tu su que c’était le coup de foudre avec Grey ? Enfin, qu’est-ce qui a déclenché ce sentiment ? »

 

La bleue rougit aussitôt sous la question et lança un regard songeur à travers la guilde.

 

« Grey-sama a souri à Jubia. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas souri à Jubia… »

 

A l’autre bout de la salle, comme par harmonie, Grey s’époumonait, rageur, sur un Natsu endiablé. Ils se lançaient désormais de la nourriture et cela promettait une belle bagarre.

 

Lisanna hocha la tête, pensive. Si un sourire pouvait vous faire tomber sous le charme… alors qu’en était-il d’un regard ?

 

 

 

*

 

 

« Mira-nee, et si l’on restait boire un verre ? »

 

Mirajane tournoya dans sa robe en dentelle. Son visage s’illumina à l’instant où sa cadette prononça ces mots. Parfois, Lisanna avait l’impression d’avoir en face d’elle une réelle fée. La Mirajane Strauss qu’elle avait connue il y a des années semblait avoir disparue du corps de cet ange, mais c’était en réalité un leurre : on ne chassait pas le naturel, il revenait toujours au galop.

 

« Oh, Lisanna ! s’exclama son aînée avec un doux éclat de rire. Je ne peux pas, j’ai promis à Kana, Jubia et à Bisca d’aller à leur crémaillère ! Tu es invitée, bien sûr ! 

-         Je pensais que tu devais ranger la guilde ? Après le vacarme de Grey et Natsu…

-         J’ai d’autres projets… Tu savais que ce cher Grey allait venir ? Je crois que Jubia va adorer ce que j’ai prévu pour eux… », susurra sa belle sœur aînée malicieusement. 

 

C’était ce sourire qu’elle aimait chez Mirajane. Ce sourire bienveillant sous des plans farfelus.

 

« Alors, tu viens ?

-         Je range la salle et je te rejoins après », répondit Lisanna.

 

La mage hocha la tête et après avoir enlacée sa sœur, elle disparu dans un froufroutement de dentelle.

 

Lisanna poussa un soupir et mit ses mains sur ses hanches. La guilde était sans dessus-dessous, comme toujours après une bataille entre ses membres. Elle préférait laisser Mirajane s’amuser plutôt que de lui offrir ce genre de tâches. De plus, elle n’avait pas grand-chose à faire et, bien qu’elle appréciait grandement Jubia, elle n’était pas du genre à pousser les gens vers les autres. Mirajane était assez douée pour deux.

 

« Allez, à nous le ménage ! »

 

Elle commença par ranger les tables et les chaises qui s’étaient retrouvé renversées à cause du poids de Makao après que Wakaba l’avait envoyé au sol. Elle nettoya la salle de fond en comble avec un simple balai et s’amusa de dénicher l’éternel gâteau à la fraise d’Erza éparpillé sur le plancher. A côté, elle souleva le pantalon de Grey avec un sourire espiègle. Il y avait de fortes chances que le plan de Mirajane fonctionne s’il en oubliait ses vêtements…

 

Alors qu’elle réfléchissait à la réaction de Jubia lorsqu’elle verrait son Grey en caleçon devant sa porte d’entrée, un coup de tonnerre retenti brusquement, la faisant lâcher le pantalon dans un sursaut.

 

Ce n’était assurément pas prévu. La météo avait été claire ce matin-là : le ciel bleu serait présent toute la journée et le soir serait bon et agréable. Et il était rare que des orages aussi soudains assaillent Magnolia. Cette pensée furtive la fit frissonner. N’y avait-il pas une fois où…

 

La porte d’entrée s’ouvrit à la volée alors qu’un éclair illumina la pièce d’un grand coup de lumière flavescente. Lisanna se retourna, surprise et ses yeux rencontrèrent deux billes lagons qui la percutèrent de plein fouet.

 

Luxus.

 

Sa silhouette se détacha de la lumière et avança vers elle. L’orage sembla se calmer mais les éclairs passaient toujours entre les fenêtres de l’auberge. Habillé d’une chemise blanche et d’un treillis serré à la taille par une ceinture dorée, il s’arrêta à quelques centimètres de son corps frêle. Ses cheveux blonds en batailles étaient mouillés et les gouttes dégoulinaient sur son torse saillant. Il avait toujours son éternel casque de musique, cette fois-ci coincé autour de son cou et il la dépassait de trois bonnes têtes à cause de ses rangers qui semblaient s’être clouées sur le parquet.

 

De toute cette introspection, il n’avait pas lâché son regard.

 

 

 

*

 

« T’étais pas censé être morte, petite tête ? »

 

Il lui lança un regard perplexe et sa main d’adulte percuta le haut de ses cheveux. Il les ébouriffa et un sourire taquin vint se dessiner sur son visage.

 

« C’est ce crétin de Natsu qui va être content, hein ? »

 

 

*

 

 

Bien que ses souvenirs soient flous, elle se rappelait avec précision toutes les fois où Luxus l’avait charriée à propos de son meilleur ami à tête rose. Au début, elle avait pensé que ce n’était pas vraiment elle qu’il visait : Luxus critiquait tous ceux qui montraient leur faiblesse. C’était quelque chose qu’il trouvait pathétique et elle ne faisait pas entorse à la règle. Pourtant, il avait toujours semblé mettre plus d’énergie dans ses remarques quand cela les concernait, elle et Natsu. Et leur rencontre sur Tenroujima n’avait pas manqué à l’appel.

 

 

*

 

Alors que les autres membres se réjouissaient de leurs retrouvailles sur l’île, Lisanna fixait cette figure qu’elle avait du mal à reconnaître. Il avait toujours été viril et masculin, arrogant et dangereux et pourtant, elle avait l’impression qu’il n’avait jamais été aussi proche d’elle en ce moment même.

 

« Pourquoi tu me parles de Natsu ? C’est finit depuis longtemps », répondit la jeune femme en ne se dégageant pas de son emprise.

 

Il haussa les épaules et enleva sa main.

 

« T’es sûre, petite tête ?

-         Beaucoup de choses ont changées, Luxus-san. »

 

Il la regarda droit dans les yeux.

 

« Tu n’as pas mieux dit. »

 

 

*

« J’ai besoin d’un verre, petite tête. »

 

S’apercevant qu’elle ne lui répondait pas, Luxus la contourna et s’assit sur un tabouret du bar en s’emparant de deux chopes et d’une bouteille. Dehors, la pluie commençait à tambouriner sur les vitres. Les souvenirs ressassaient en elle sans qu’elle ne puisse rien n’y faire.

 

« J’t’en sers un ? »

 

Lisanna fut réveillée, comme un électrochoc. Elle se retourna et évita soigneusement ce regard désabusé qui semblait lire en elle comme dans un livre ouvert. Un peu gênée par elle-ne-savait-quel-sentiment-étrange elle alla de l’autre côté du bar comme magnétisée, elle s’arrêta une fois en face de lui.

 

« J’prends ça pour un oui », ricana-t-il sournoisement en remplissant les verres.

 

Le liquide coulait dans la chope mais les yeux de Luxus étaient toujours autant rivés sur elle. Quand il eut terminé, il glissa l’une vers Lisanna et but la sienne à grandes gorgées. Sa pomme d’Adam montait et descendait scandaleusement. Il y avait quelque chose d’électrifiant dans le fait de se trouver à ses côtés dans l’auberge alors que le déluge se démenait à l’extérieur. Un silence lourd et pesant s’imprégnait d’eux. Quand Luxus ne la taquinait pas, il se taisait et l’orage parlait pour lui.

 

« Pourquoi es-tu là, Luxus-san ? »

 

 

*

 

« Pourquoi tu es ici, Luxus-san ? Ne devrais-tu pas être avec le Maître ? Ou bien avec Fried-san ? »

 

*

 

Lisanna frissonna. Elle avait une sensation de déjà-vu.

 

Il finit son verre en le plaquant sur le bar. Elle n’eut pas le temps de tressaillir qu’il répliquait déjà, ses yeux braqués dans les siens.

 

« J’me suis engueulé avec l’ancêtre. 

-         Master ? interrogea-t-elle, interloquée. Pourquoi cela ?

-         T’as pas à le savoir. »

 

Il esquissa d’un sourire narquois.

 

« Tu le bois pas ?

-         Je n’ai pas soif », rétorqua Lisanna, vexée.

 

Son rictus s’élargit. Il y avait quelque chose d’énigmatique dans cette mimique. C’était comme s’il riait d’une blague à laquelle vous n’étiez pas convier. C’était comme s’il se moquait de la terre entière, c’était comme s’il vous jetait à la gueule que c’était lui le meilleur. Luxus avait toujours été imbu de lui-même. Prétentieux, il voulait toujours avoir raison et rétamait ses adversaires comme on jouait aux dominos : les uns après les autres s’effondraient tandis qu’il baillait, ennuyé. Il aimait les défis et les challenges. Il haïssait les faibles et les demeurés. Ce rictus le criait.

 

« T’es pas à cette foutue crémaillère de merde, on dirait ? Tu lâches enfin ton crétin de Natsu ? »

 

Elle voulut répliquer quelque chose, mais les souvenirs, ces pensées traîtresses, la hantèrent à nouveau.

 

 

*

 

« Luxus-san ! », s’égosilla Lisanna en arrivant sur le champ de bataille.

 

Natsu, ce gamin de douze ans, était allongé au sol, vaincu. A ses côtés, Happy virevoltait, inquiet. Quelques mètres plus loin, la figure imposante d’un Luxus adolescent se retournait vers la voix qui l’avait interpellé.

 

« Qu’est-ce que t’as, petite tête ?

-         Ce n’est pas un jeu ! s’écria Lisanna en guise de réponse. Arrête de lui faire du mal, Luxus-san ! »

 

Il lui lança un regard indescriptible.

 

« Quand est-ce que tu vas comprendre que tu le rends faible ?

-         Je…

-         T’es pathétique. »

 

 

*

« Un jour, je le vaincrai ! »

 

Elle regardait Natsu avec un sourire triste puis ses yeux s’attardèrent sur l’adolescent aux cheveux électriques.

 

« Pas aujourd’hui ni demain, Natsu, soupirait Mirajane en lui donnant un coup de poing derrière la tête.

-         Aie, démone ! rétorquait Natsu en se frottant les cheveux. Pourquoi ça, d’ailleurs ?! Tu crois pas que je puisse lui mettre une râclée !?

-         Mais non, triple buse ! Il se casse en mission de rang S sous l’accord du maître avec sa bande et il revient pas avant longtemps ! »

 

 

*

« Ah, Luxus… »

 

Le regard de Mirajane se fit triste alors qu’elle remplissait une chope à sa cadette.

 

« Il s’est passé beaucoup de choses, tu sais. Il a déclaré la guerre à Fairy Tail et il a perdu. Le maître l’a banni… et tu sais aussi bien que moi qu’il ne revient jamais sur ses paroles. »

 

 

*

 

 

« … Et réintégrer Luxus à Fairy Tail ?! De quoi il se mêle, celui-là !? »

 

 

 

*

 

 

« Tu fais genre que t’es douce mais en fait, t’es un roc. Dommage que ce crétin de Natsu l’a pas compris, hein… »

 

Elle rougit davantage. Il retira sa main. En la voyant aussi écarlate, il se moqua d’elle en s’esclaffant bruyamment.

 

« Pff ! Pathétique ! »

 

*

 

 

« T’as fini de mater… Je te signale que t’as l’idiot de Natsu pour ça… »

 

 

*

 

 

« Je suis plutôt un démon. Et si t’en as pas encore conscience, les démons, c’est pas des gens très bons. Ils ne font qu’une bouchée des anges… »

 

Il s’approchait d’elle, contournant le canapé. Lisanna était désormais entièrement paralysée. Elle porta son regard sur les cheveux électriques de Luxus et sentait que si elle les touchait, ce serait comme mettre son doigt dans une prise. Autrement dit trop dangereux.

 

« Et dans ce cas-là, tu sais qui est l’ange si je suis le démon ? »

 

Le corps pratiquement collé au sien, Lisanna respirait son odeur électrifiante. Son susurrement la rendit prise d’un frisson insurmontable qui lui parcourra tout l’échine. Un éclair terrifiant frappa le salon pour la énième fois de la soirée mais ce fut la première fois de sa vie qu’elle fut frappée par un tel coup de foudre.

 

*

 

« T’as perdu ta langue ? »

 

Elle releva la tête et le toisa d’un regard paniqué. Tous se mélangeait dans sa tête, tout se percutait et s’entrechoquait et elle n’arrivait pas à faire le tri, à stopper ces sentiments qui l’assaillaient.

 

« Que s’est-il passé ensuite ? murmura Lisanna, plus pour elle-même que pour lui.

-         De quoi tu causes ?

-         Qu’est-ce qu’il s’est passé… après le dernier éclair ? »

 

D’habord, Luxus haussa les sourcils et, lentement, son sourire espiègle s’évanouit. Elle savait qu’il comprenait de quoi elle parlait. Tout lui revenait : son déménagement, l’album photo, les meubles, la lumière jaillissante, le corps de Luxus, ses prunelles aigue-marine, l’orage, le tonnerre, son corps contre le sien… Il manquait une pièce, une pièce essentielle qui donnerait un sens à tous ces faits, mais qu’elle était-ce ?

 

Ce n’était pas Luxus qui allait lui répondre. Désormais, il tournait la tête vers les vitres de l’auberge et fixait les éclairs qui illuminaient la salle. Les cieux grondaient leur colère et leur tristesse au-dessus de leur tête au fur et à mesure que Lisanna réunissait ses pensées. Il était venu chez elle, ce soir-là. Quand elle lui avait demandé pourquoi, il avait évité sa question. Elle était partie ranger les tasses fumantes et lorsqu’elle était revenue dans le salon, le visage de l’homme était crispé dans un rictus qui était familier à la jeune femme : la souffrance. Une souffrance inexorable qui s’emparait de tout son être et de toute son âme, une souffrance dont il n’arrivait pas à avouer sa présence. Elle avait abdiqué face à cette détresse naissante, face à cette douleur innumérable et, en revenant de sa chambre avec une couverture, elle avait été frappée par le corps tout entier de Luxus, par ses innombrables cicatrices qui bombaient son torse musclé, par ses larges épaules et son dos saillant, par ses longues jambes qui n’en finissaient jamais, par ce regard désabusé et ennuyé qu’il lui lançait. Et après ? Après qu’il lui avait susurré ces mots mystérieux, après avoir collé son corps contre le sien, après l’avoir jaugé avec ce rictus de malheur ?

 

Un éclair retenti soudain, plus fort, plus rapide et plus prêt que n’importe quel autre et Lisanna se souvint.

 

Après, elle s’était noyée dans ses yeux lagons et son odeur saisissante et, avant qu’elle ne pût esquisser le moindre geste pour s’approcher encore un peu plus de cet être magnétique, Luxus l’avait simplement électrifiée d’un coup dans son épaule. Son t-shirt en fut déchiré alors qu’elle s’était ramassée sur le sol, les yeux clos.

 

Lisanna se souvint. Elle se souvint de leur première rencontre lorsqu’elle avait rejoint la guilde avec ses frères et sœurs. Il était là, reculé dans un coin de la pièce, son casque sur ses oreilles. On leur avait présenté chaque membre avec entrain et, passé à cette tête ombrageuse, un silence s’était fut. « C’est le petit-fils du maître. Il était adorable quand il était jeune. Ne l’approche pas trop. » Elle se souvint de la fois où quelqu’un avait décidé de faire une photo de famille. Makao les avait mis côte à côte, elle rayonnante, lui boudeur. Elle se souvint des nombreuses batailles avec Natsu, elle se souvint du nombre de fois où il lui avait dit qu’elle était pathétique. Elle se souvint de ses crises de colère où son aura était si électrifiante qu’elle la clouait sur place. Elle se souvint des regards qu’il lui jetait, froids, vides, ennuyés, taquins. Elle se souvint de chaque rictus espiègle et narquois, de chaque ébouriffement, des rares fois où il était sympathique. Elle se souvint des disputes qu’il avait avec le maître, elle se souvint de l’air exaspéré de ce dernier, elle se souvint de Luxus qui claque des portes. Elle se souvint de son départ pour une mission de rang S, elle se souvint d’un dos pour dernière image.

 

Lisanna se souvint.

 

Mais Lisanna ne comprit pas.

 

« Pourquoi ? Pourquoi, Luxus-san ? »

 

L’atmosphère lui hérissait l’échine. Les cris des cieux répondaient à son appel désespéré. Ils renvoyèrent des éclairs dans l’auberge qui n’avait jamais été aussi illuminée.

 

Le visage de Luxus, ce visage indescriptible, colérique et nonchalant, se retourna vers elle.

 

« Tu veux vraiment savoir pourquoi ? »

 

Sa voix avait des tons chauds et salves. Sa voix lui retournait l’estomac. Sa voix n’avait jamais été aussi ennuyée et amusée à la fois. Elle acquiesça, sans un mot.

 

Alors Luxus se pencha par-dessus le bar et, alors qu’un puissant et vivifiant coup de tonnerre retenti, il l’embrassa.

 

C’était Luxus de plein fouet. C’était son odeur d’homme, c’était son énergie vitale et complexe, c’était sa chaleur inexplicable. C’était les étincelles d’humanité qui l’habitaient sous sa couche de glace, c’était un courant torrentiel, déchaîné et explosif, c’était une décharge incompréhensible, un flux invraisemblable, une éruption insurmontable, un tourbillon d’émotions contradictoires et saisissantes. C’était simplement Luxus.

 

Le souffle rauque de cet homme lui balaya ses mèches immaculées. Il se recula et toujours sans une parole, se laissa tomber sur son tabouret. Lisanna le fixa, gênée et surprise à la fois, tandis que les sensations qui l’avaient envahie lors de ce court contact formaient un véritable ouragan dans son être tout entier. Il releva la tête et la voyant dans cet état ridicule, la bouche ouverte et les yeux rivés droit devant elle, ce fut un esclaffement taquin qui sorti de ses lèvres.

 

 « T’es tellement prévisible, petite tête. »

 

Elle le regarda, rougissante. Il se redressa et croisa les bras sur sa chemise outrageusement ouverte aux deux premiers boutons.

 

« T’es amusante, tu sais ça ? A plus. »

 

Interloquée, elle le vit retourner sur ses pas et lui tourner le dos à nouveau. Son corps était cloué sur place mais pas sa voix.

 

« Attends ! », s’époumona Lisanna, ne bougeant toujours pas du comptoir.

 

Il s’arrêta au milieu de l’auberge.

 

« Je… Tu vas rester à Fairy Tail ? »

 

Elle ne savait pas pourquoi c’était cette question qui était sortie et pas une autre. Elle l’ignorait et c’était peut-être mieux ainsi. Luxus ne se retourna pas. Pour seule réponse, il leva sa main droite en courbant ses doigts en un « L », puis poussa la grande porte de l’auberge et disparu en même temps que l’orage au-dessus de leurs têtes.

 

 

 

*

 

 

« Lisanna-san croit-elle au coup de foudre ? »

 

La cadette des Strauss offrit un sourire rayonnant à sa voisine. Jubia la contemplait avec des yeux rêveurs et ses joues étaient rosies par l’incandescente question et par une soirée de la veille trop arrosée. Si elle croyait au coup de foudre ?

 

« Non. »

 

Elle ne s’arrêta pas de sourire.

 

« Pas du premier regard, non. Je pense que cela vient avec le temps.

-         Mais… Jubia est sûre d’avoir été frappée par cette foudre quand elle a vu le sourire de Grey-sama !

-         Etait-ce le premier regard, Jubia ? Ne le connaissais-tu pas depuis plusieurs minutes ?

-         Je…

-         Hey, Jubia, Lisanna ! Vous devinerez jamais ce que l’allumette a encore foutue comme merde lors de notre dernière mission ! », les interpella une figure masculine.

 

Grey s’approcha des deux jeunes femmes et Lisanna sentit un frisson lorsqu’elle le vit à côté de Jubia. Celle-ci rougissait encore plus que d’habitude. Mais pire encore… elle ne s’évanouissait pas.

 

« Qu’a-t-il encore fait ? », demanda Lisanna avec un petit rire.

 

Grey partit dans une histoire passionnante, interrompue par les arrivées de Natsu et Happy, les commentaires de Lucy et le coup de poing d’Erza. Le rire de Jubia, mélodieux, joua longtemps dans les oreilles de Lisanna alors qu’elle se détournait de l’agitation habituelle pour laisser vagabonder ses yeux dans la guilde.

 

Attablé autour d’Evergreen, Bixrow et Fried, Luxus Drear tourna la tête vers elle et leurs regards s’accrochèrent.

 

Avec un sourire, la paume collée à sa joue, Lisanna songea que ce n’était pas la foudre qui l’avait frappée ce soir-là. C’était juste Luxus.

 

Comme un éclair inattendu.

 

Commentaire de l'auteur La fin est meilleure que la précédente, non? Non? *pleure*
J'en ai marre des fins sérieusement T.T. Bref. Si je croise Luxus un jour, je le séquestre. Non mais sérieux. (avec Gajil, aussi, tant qu'à faire). Rah.

A la prochaine!
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