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Les personnages féminins dénigrées dans les fanfics
 par   - 277 lectures  - 17 commentaires [17 décembre 2018 à 03:28:51]

La fanfiction revêt un intérêt tout particulier pour les amateurs d'écriture car elle permet de faire durer un univers créé par un auteur dans notre imagination. On peut s'imaginer et jouer avec les personnages, moduler le monde qui nous facine de bien des manières.
Mais il est un constat flagrant et particulièrement déroutant qui est le dénigrement des personnages féminins surtout dans les fanfics du genre yaoi. Dans la plupart quand les filles ne servent tout simplement pas de décor, elles sont décrites comme cruches, écervellées seulement pour justifier l'orientation sexuelle des personnages masculins. Soit c'est une pleurnicheuse, soit une mijorée qui s'extasie devant le héros gay.
J'ai constaté que dans 90% des fics les personnages féminins sont totalement ridiculisées. Pourtant, la majorité des auteurs qui écrivent sur du yaoi sont des filles.
Alors je me demande: est-ce la vision que vous avez de la femme vous qui en êtes une? Vous vous voyez faible et cruches comme vos persos, incapables d'aligner un mot devant un beau garçon? Vous vous considérez réellement comme des pipelettes qui pleurnichent pour un ongle cassé? Car c'est comme cela que vos personnages féminins sont dans les fics. Pourtant si on regarde bien, en amour puisqu'il s'agit de cela, un homme réellement amoureux peut se montrer parfois bien  plus fragile qu'une femme lorsqu'il vit une déception amoureuse ou qu'il est dans une vraie relation. Soyez fière de ce que vous êtes et ne rabaissez pas la femme ainsi.
Je serais curieuse de savoir pourquoi tous ces auteurs ont besoin que dans une fic ou les personnages sont gays, la femme n'a pas sa place. Et dans le genre opposé pourquoi la fille est toujours celle qui joue le rôle de l'amoureuse transie au premier regard.
Evidemment, ce sont des généralités mais c'est rare de voir une fic yaoi réaliste avec une égalité des sexes.
Qu'en pensez-vous?

Cet article est une réflexion fondé sur des constat et après plusieurs recherches.
Merci d'avoir lu.

Interview de Dorian Lake
 par   - 306 lectures  - Aucun commentaire

Dorian Lake, un ancien rôliste, auteur, et éditeur chez Noir d'Absinthe, sera interviewé en direct sur la chaîne youtube de studio-Infinite.
Ils vont parler de son expérience, de littératures de l'imaginaire, et de la rencontre organisée avec lui lundi 3 décembre à l'ExtraLife Café sur le thème Conflit & enjeux : écrire une bonne intrigue.

 

Writecontrol, le couteau suisse pour écrire vos histoires
 par   - 853 lectures  - Aucun commentaire

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Ce que vous écrivez est sauvegardé automatiquement.

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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 3586 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

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- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Animes-Mangas

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Fairy Tail

Eclair innatendu.
[Histoire Terminée]
Auteur: Nia-chan Vue: 1198
[Publiée le: 2011-12-19]    [Mise à Jour: 2013-06-24]
G  Signaler Romance/Amitié Commentaires : 8
Description:
Lisanna venait d'acheter un appartement en centre-ville pour retrouver son indépendance. Après l'examen de rang S, elle voulait souffler un peu car elle savait que les missions n'allaient pas tarder à affluer. Elle en était ravie, même. Mais ce qui l'étonna ce soir-là, ce fut cette lumière jaillissante de nulle part dans son nouveau salon. Dehors, l'orage grondait. A l'intérieur, un éclair l'électrifia. Pas n'importe lequel, non. Celui d'un ancien camarade...

→ Spoil ! - après arc Tenroujima. UO / Amitié / Sentiments. TS.
# Edit du 24/o6/13 : rajout d'une deuxième et dernière partie.
Crédits:
Mashima-sama est un génie, et j'essaye de m'en approcher mwahahaha. (ce qui est loin d'être le cas).
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Eclair inattendu.

[6194 mots]
Publié le: 2011-12-19Format imprimable  
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ECLAIR INNATENDU

 

 

La Guilde était en efferverscence ce soir-là. La musique englobait chaque recoin de la salle, les plats volaient de partout et les gens riaient aux éclats en discutant de choses et d’autres. Une grande famille réunie à nouveau. Lisanna ne pu réprimer un sourire de gaieté, elle aimait retrouver cette chaleur qui l’enveloppait quand elle était avec eux, il n’y avait rien qui pouvait la rendre plus heureuse que cela en ce moment même. Assise entre Jubia et Elfman, son frère aîné, elle savourait son repas du soir avec rapidité ; elle allait malheureusement devoir les quitter pour retourner à son appartement.

C’était Lucy qui l’avait aidée à le trouver et elle lui en était éperdument reconnaissante. Il se trouvait en Centre-Ville, non loin de la Bibliothèque de Magnolia où elle pouvait discuter quotidiennement avec Levy qui en sortait souvent, passant la plupart de son temps là-bas. Au début, Lisanna souhaitait se rendre à l’Internat annexé à la Guilde mais elle avait apprit qu’il avait été rasé suite au décès de sa propriétaire. Ceux qui avaient été herbégés pendant des années avaient donc dû se trouver d’autres logements et ceci le plus rapidement possible : ainsi, Jubia séjournait dans une collocation avec Bisca et Kana et Levy avait déjà acheté son petit studio. Mirajane, sa sœur aînée, lui avait proposé de résider chez eux avec Elfman, comme une bonne fratrie mais Lisanna avait besoin d’espace et avait poliment décliné l’offre –sous les larmes de sa dite fratrie, cela dit.

Elle était en train de marcher avec Lucy qui cherchait désespérément Natsu à travers la ville quand elle avait commencé à parler de son besoin rapide d’un logement, sur quoi Lucy lui avait offert son toit – car comme elle le disait elle-même, plus on est de fous, moins on paie. Cependant, Lisanna avait refusé, un sourire désolé aux lèvres en voyant l’expression effondrée de Lucy – dont des milliers de billets de jewels s’élançaient en l’air dans ses pensées – et avait prétexté qu’elle voulait un endroit à elle seule où elle pourrait se sentir elle-même. Lucy lui avait donc parlé d’un appartement qui n’avait pas l’air d’avoir un loyer colossale et passant devant une agence immobilière, elles avaient demandé des renseignements. Juste quelques jours après, Lisanna avait rencontré les propriétaires et avait signé les papiers.

Elle avait déjà commandé le meublé et devait le recevoir ce soir même, c’était pour cela qu’elle était pressée et anxieuse.

« Lisanna ? Tu veux que je t’aide tout à l’heure ? Car c’est un travail d’homme ! et seul un vrai homme peut le faire !

-         Je vais me débrouiller mais merci, Elfman-nii-chan », lui répondit-elle dans un sourire tendre.

Elfman le lui rendit, même s’il continuait d’affimer que c’était un job de mâle et qu’il était parfaitement capable de l’entreprendre. Sur quoi s’en suivit un différend entre lui et Natsu, qui commençait sérieusement à s’échauffer et en avoir marre de l’entendre raconter ce genre de choses à tout va. Lisanna eut un autre sourire tendre. Natsu, son Natsu, n’avait pas changé d’un pouce non plus. Lui et Happy lui avaient aussi proposé l’hérbegement mais ayant vu le taudit dans lequel ils vivaient et la moue de Lucy, elle avait dit non. Elle aurait aimé être comme autrefois mais elle avait grandi et malgré tout l’amour qu’elle leur portait, elle n’allait plus jouer au papa et à la maman.

Et puis, l’indépendance était plus excitante que de vivre avec dans un deux mètres carré en bordel.

Son sourire s’élargit davantage en repensant à la catastrophe que le scénario aurait pu être, puis elle fut à nouveau tirée de sa rêverie par l’arrivée de Mirajane qui avait laissé son rôle de barmaid à Max pendant quelques minutes, le temps de prendre sa pause.

« Lisanna, tu devrais accepter son aide, ou du moins, l’aide de quelqu’un d’autre ! Tu n’y arriveras pas toute seule.

-         Mais si, Mira-nee, ne t’inquiète pas pour ça !

 

-         Je m’inquiète, justement, répondit cette dernière avec un sourire triste, tu … tu viens juste d’arriver et tu repars déjà… »

Comprenant la souffrance qu’endurait sa sœur, Lisanna se redressa vivement et l’enlaça avec douceur. Elle enfouit sa tête dans la masse de cheveux enneigés de l’Ange de la Guilde et lui chuchota que rien n’allait lui arriver et qu’elle reviendrait demain à l’aube pour prendre son petit-déjeuner avec elle. Mirajane lui sourit et cela aléga le cœur de la jeune femme. Elle finit rapidement son dîner car les déménageurs allaient bientôt arriver et s’adressa à la tablée.

« J’y vais, tout le monde ! Bonne fin de soirée !

-         Ouais ! A toi aussi, Lisanna !

 

-         Bonne soirée !

 

-         Rentre bien !

 

-         A demain ! »

Elle leur adressa un signe de main, embrassa son frère et sa sœur et sortie en trombe de la Guilde avec un grand sourire radieux. Elle les aimait de tout son cœur.

En franchissant la porte qui la menait à l’extérieur, elle sentie le froid l’assaillir et vit avec curiosité que le ciel s’était noircit. Les habitants de Magnolia commençaient à rentrer chez eux avec précipitation et certains sortaient déjà leur parapluie. Elle frisonna quelques secondes, se maudissant de n’avoir porté qu’un t-shirt tout le long de l’après-midi, puis elle baissa le regard et poursuivit sa marche jusqu’à son nouveau « chez-elle ».

Là-haut, un éclair déchira les cieux et une ombre se dissimula dans la bruine qui s’écoulait déjà…

 

***

« Merci bien, messieurs !

-         Mais de rien, mademoiselle ! Vous aurez un bien beau meublé, comme ça… Pour recevoir de la famille, tout ça tout ça. »

Lisanna leur offrit un sourire reconnaissant avant de les mettre gentiment à la porte. Rester avec des inconnus à un certain âge avancé ne lui plaisait pas énormément. Heureusement, ils ne se firent pas prier et la saluèrent d’un hochement de tête avant de sortir de l’appartement. Elle jeta un bref regard à l’extérieur : les cieux étaient nuageux et il pleuvait à flot. Sûrement une tempête, pensa-t-elle. Elle soupira un bon coup en se demandant si Jubia n’était pas triste, puis la jeune Mage se retourna alors vers son salon et plaqua les mains sur ses hanches, émerveillée.

Elle avait une cuisine très espacée qui ne faisait qu’un avec le séjour, seul un bar les séparait et donnait l’impression que ce n’était pas le cas. Les meubles étaient généralement en bois, ce qu’elle préférait, cela lui faisait rappeler la petite maison imaginaire qu’ils avaient construite, Natsu et elle, il y avait fort longtemps. Le canapé bleu marine lui avait été donné par Mirajane qui avait voulu s’en débarrasser et il prenait une place importante au milieu du salon. Elle placerait une table basse devant et la télévision magique en face.  Lisanna s’imaginait déjà peindre la pièce en des couleurs fraîches, qui respireraient de bonheur et de gaieté. Il ne lui manquait plus qu’une table assez grande pour recevoir ses amis et qu’elle mettrait près de la baie vitrée, qui donnait vue sur la Bibliothèque de Magnolia. Elle se voyait bien, là, assise à boire son café le matin, et à observer Levy qui en sortirait, des livres pleins les bras.

Les cartons et les armoires l’entouraient, elle décida de s’en charger après avoir visité le reste. Sa chambre était sur la gauche, petite mais suffisante, le lit était en acajou et le bureau en verre. Quant à la salle de bain, elle était lumineuse et possédait une baignoire qui étincelait. Ayant soudainement froid, Lisanna voulu bien se réfugier à l’intérieur, mais elle avait du pain sur la planche.

Revenant vers le séjour, elle remarqua que la porte d’entrée était légèrement ouverte. Peut-être avait-elle oublié de la refermer après avoir mit dehors les déménageurs. Soupirant, elle la boucla à demi tour à l’aide d’un verrou – Elfman-nii-chan avait vraiment peur qu’il lui arrivât quelque chose – et commença à trier les cartons.

Elle n’avait rien emporté d’Edoras, puisqu’elle avait tout laissé à Earthland. Heureusement, Mirajane n’avait rien jeté et Lisanna avait pu retrouver toutes ses affaires. Elle retrouva ainsi des vêtements qu’elle avait portés auparavant et pleins de petites babioles de son enfance. Parmi eux, une brosse à cheveux rose, des bracelets, quelques romans et des vieilles requêtes de missions. En les lisant toutes, elle se rappela de chaque quête qu’elle avait faite et cela lui procura une nostalgie naissante. Elle avait besoin de retrouver du travail.

Tandis qu’elle rangeait tour à tour ces objets dans les commodes de sa chambre, elle tomba sur un album photo qui datait un peu vu la poussière sur sa première de couverture. Quand elle l’ouvrit, souriante, elle tomba sur des clichés qui remontaient à si loin mais qui la remplissaient de bonheur. Elle se vit enfant avec Natsu, riants aux éclats, avec Happy bébé dans leurs bras. Sur une autre, elle était avec sa sœur et son frère, plus grands, les bras soudés. En tournant les pages, elle vit la Guilde comme elle avait été auparavant et elle reconnaissait chaque personne avec entrain. Le Maître Marakov grondant Natsu, Erza qui commandait, Natsu et Grey qui se chamaillaient, Kana qui buvait déjà à treize ans, son frère avec sa perruche, Levy et un livre sur ses genoux, concentrée, avec Jett et Droy qui sautillaient de partout à ses côtés, et puis…

Et puis celui qu’elle n’avait pas revu depuis l’examen de rang S. Mirajane lui avait brièvement expliqué son histoire mais elle doutait qu’il était devenu comme cela, elle n’arrivait simplement pas à le croire. Certes Luxus était quelqu’un de particulier, mais il avait toujours été gentil avec elle, bien que taquin, et l’idée qu’il avait pu déclarer la guerre entre les membres de Fairy Tail la révoltait. Apparemment, il était revenu à la raison – puisque tout s’était bien terminé à l’Île Tenrou entre les membres et lui – mais il avait quand même été banni par son propre grand-père. Et ce genre de choses ne pouvait pas être pardonné.

Elle soupira et regarda une énième fois le cliché qui la mettait aux côtés de Luxus, semblant bouder pour une chose qu’elle ignorait. Elle, elle souriait de milles feux, mais lui, il croisait les bras et regardait ailleurs, ses cheveux blonds électriques se dressant autour de sa tête. Elle avait toujours apprécié sa chevelure en pique, comme si elle était sur le point d’exploser. Pas comme celle de Natsu, non, c’était différent. Luxus avait une aura à la fois dérangeante et apaisante, on était attiré par lui mais il ne fallait pas trop l’approcher : il pourrait vous électrifier en un rien de seconde. Il ne lui avait jamais fait de mal, mais avait souvent mis Natsu au tapis. Avec un petit sourire, elle se mit à penser que Natsu avait vraiment grandit pour avoir battu le grand Luxus…

Elle entendit soudainement un fracas sonore et se redressa d’un bond, les sens en alertes. Le bruit provenait du salon. Un intrus ? Impossible, elle avait fermé la porte. Alors qu’était-ce donc ?

Lisanna décida de vérifier par elle-même. Après tout, ce n’était peut-être qu’un carton qui était tombé ou un meuble. Et puis, elle était une mage, elle savait se défendre. Et ce ne serait sûrement pas la première fois que ce genre de choses arriverait, désormais qu’elle habiterait seule. Reposant doucement l’album sur son lit défait, elle poussa lentement la porte de sa chambre pour se faufiler dans l’étroit couloir. Les lumières étaient toutes éteintes et l’interrupteur ne se trouvait qu’au fond. Marchant à pas de loup, Lisanna entendit un autre bruit qui la fit frissonner, on aurait dit que quelqu’un poussait quelque chose près de la porte afin de la barricader. Elle blêmit soudainement.

Dehors, le son de la pluie s’intensifiait. Elle carembolait sur les vitres en un bruit assourdissant et Lisanna songea un instant à la grêle, après tout, l’hivers recommençait. Elle espérait uniquement qu’il n’y aurait pas d’orage ; elle n’en avait pas peur, mais pour son premier soir en indépendante, elle avait aspiré à mieux. Soudain, le calme revint dans l’appartement et elle s’approcha lentement du séjour, silencieuse dans le moindre de ses pas.

Une lumière jaillissait au bout du couloir, brillante de luminosité. Elle scintillait sur place et l’aveuglait à chaque pas qu’elle faisait pour la rejoindre. Plaçant une main devant ses yeux, elle poursuivit son manège, voulant savoir si ce n’était qu’un éclair qui égayait son soft, et pas autre chose. Malheureusement, quand elle ouvrit à nouveau les yeux, elle s’aperçut que la lumière ne provenait pas de l’extérieur, mais de l’intérieur. Une silhouette grande et robuste était entourée d’une aura éclatante et allait de droite à gauche dans son salon, poussant ses meubles à elle, pour les remettre à leurs places convenues. Lisanna écarquilla les yeux et se demanda si elle ne rêvait pas.

Peut-être qu’elle allait se réveiller et se retrouver dans son lit en acajou, l’album sur ses genoux. Elle se pinça brusquement et attendit ; mais elle dû bien se rendre à l’évidence qu’elle avait mal et qu’elle était bien éveillée.

Une lumière se promenait librement dans son appartement et rangeait ses meubles à sa place.

Elle essaya de parler mais rien ne sortit de sa bouche. Comme paralysée, elle observa la forme et remarqua qu’elle avait tout l’air d’être humaine. Faisant deux bonnes tailles de plus que Lisanna, elle avait les épaules carrées et larges et le tronc robuste et long. La lumière qui sortait d’elle était si lumineuse que Lisanna su qu’elle l’avait déjà vue quelque part. Quand elle regarda avec plus d’intérêt la silhouette, cette dernière se retourna vers elle et la jeune femme fût brusquement surprise. Un visage long, des écouteurs oranges, des yeux noirs aux traits allongés, un nez aquilin et des cheveux électriques blonds en batailles… Luxus.

Luxus Drear, troisième du nom, dans son appartement, en train de ranger ses meubles. C’était certain, elle rêvait. Le pincement n’avait servi à rien, mais elle rêvait.

Ils se regardèrent un instant sans rien dire puis la lumière qui émanait de lui s’évapora peu à peu. Bientôt, il était face à elle et Lisanna pouvait entendre de la musique sortir de son casque. Il la regardait d’un visage impassible, les sourcils légèrement froncés, comme s’il se demandait pourquoi elle était là. Alors que c’était pourtant bien le contraire.

Un grondement de tonnerre retentit dans l’atmospère quand elle ouvrit la bouche.

***

Jamais un orage n’avait tant assailli Magnolia. Les cieux pleuraient toute leur tristesse sur la ville et tous les habitants s’étaient réfugiés chez eux, de peur d’être foudroyés par les éclairs qui illuminaient brusquement chaque fenêtre sans crier gare. La pluie s’était accentuée et Lisanna craignait l’inondation. Heureusement qu’elle était au troisième étage, mais la Guilde allait devoir être forte pour tenir. Elle fit couler distraitement le liquide chaud dans la tasse posée devant elle et failli se brûler les doigts, trop absorbée par l’extérieur que par la tâche qu’elle accomplissait. Soufflant sur sa main, elle ammena la boisson et celle qu’elle avait déjà préparé jusqu’au salon, où l’attendait son invité… Surprise, il fallait bien le dire.

« Tiens..., dit-elle d’une petite voix. C’est assez chaud. »

Il ne lui adressa aucun regard particulier et s’empara de la tasse. Il était assit sur le canapé au milieu du salon et en face ne figurait qu’un mur sans papier peint. Lisanna se promit de changer les choses dès le lendemain, mais là, elle était bien trop nerveuse. S’asseyant à ses côtés, elle but sa boisson avec délicatesse, ne voulant pas se brûler la langue et senti qu’un horrible silence pesant prenait possession des lieux. Seuls le tonnerre qui tambourinait à ses fenêtres venaient de temps à autre le briser.

Lisanna ne savait plus trop comment s’y prendre avec Luxus Drear. Il n’était plus le petit garçon d’autrefois et surtout, elle ne l’avait pas connu sur Edoras. Elle jeta un regard curieux à son ancien camarade qui avait déjà finit sa tasse et qui regardait le vide, la musique sortant toujours autant de son casque. Il n’avait décidément aucune politesse ; voilà ce qu’il n’avait pas changé.

« Euhm… Luxus-san ? » demanda-t-elle poliment. 

Il ne lui répondit pas. Elle se râcla la gorge.

« Luxus-san ? Tu… Tu ne m’as répondu, tout à l’heure. »

Elle avait haussé la voix pour qu’il l’entende. Il tourna la tête vers elle et la toisa d’un regard impassible. Les prunelles pourpre de Lisanna entra en contact avec celles onyx de Luxus, et elle se raidit davantage. Il avait toujours eu ce regard pénétrant mais avant, il pétillait de malice. C’était il y a longtemps, malheureusement.

« Je… Tu m’entends ? »

C’était une question tout à fait dépourvue de sens car évidemment qu’il ne l’entendait pas. Ou plutôt, il ne l’écoutait pas. Luxus pointa ses écouteurs d’un geste las, lui faisant comprendre qu’il était occupé. Lisanna n’apprécit pas ce geste.

Il était vraiment arrogant. Voilà un deuxième point qui n’avait pas changé. Petit, même s’il était sympathique avec elle, il ne se ménagait pas avec les autres. Tous ceux qui se mesuraient à lui – en particulier Natsu – il leur faisait bien comprendre qu’il allait les rétamer au tapis en moins d’une seule seconde – et il s’éxécutait à chaque fois. Lisanna avait dû intervenir quelques fois en dissuadant Luxus de s’attaquer ainsi à ses camarades, mais il lui rétorquait que ce n’était que défense et que ces morveux n’avaient qu’à mieux se battre. Il était un peu l’enfant innaccessible, qui ne mâchait pas ses mots et qui rendait tous les coups. Fort, il le demeurait et Lisanna le savait supérieur à bon nombre des membres de Fairy Tail, mais il n’avait pas à se comporter ainsi avec les autres. Son attitude était parfois révoltante.

Puis elle se souvint que même si tout s’était bien terminé à Tenroujima, il n’en restait pas moins banni de la Guilde. Alors pourquoi était-il là aujourd’hui ? Elle avait entendu dire qu’il avait passé quelques jours avec les Raijin, puis qu’il devait repartir. Après tout, sept ans étaient passés et Marakov, bien que gentil avec son petit-fils, ne souhaitait apparamment pas le faire revenir à la Guilde.

Elle se retourna vers lui après avoir pauser sa tasse sur la table basse et lui enleva brusquement le casque des oreilles. Il la foudroya du regard. Elle senti un frisson la parcourir de tout son être. Luxus avait le regard mauvais.

« Qu’est-ce que tu fous ? cracha-t-il presque.

-         Toi, plutôt. Pourquoi tu es ici, Luxus-san ? Ne devrais-tu pas être avec le Maître ? Ou bien avec Fried-san ? »

Soudain, un sourire taquin éclaira son visage. Lisanna ravala sa salive et mit le casque sur ses genoux. Ils étaient côte à côte et elle pouvait presque entendre le bruit de sa respiration régulière. Son rictus malicieux s’intensifit.

« Quoi ? demanda-t-elle d’une petite voix.

-         Tu n’as pas changé, p’tite tête. »

Il refit la même chose que lors de leur rencontre à l’examen de Rang S, il ébourriffa ses cheveux nivéens avec force, le même sourire aux lèvres. Lisanna rougit faiblement. Luxus avait ce pouvoir étrange de changer de comportement en une seconde et retrouver son apparence d’enfant très jeune.

« Tu fais genre que t’es douce mais en fait, t’es un roc. Dommage que ce crétin de Natsu l’a pas comprit, hein… »

Elle rougit davantage. Il retira sa main. En la voyant aussi écarlate, il se moqua d’elle en s’esclaffant bruyamment.

« Pff ! Pathétique ! »

Lisanna se mordit les lèvres. Elle ne rougissait pas pour ce qu’il disait, mais parce que sa proximité avec elle était bien trop proche. C’était vrai oui, elle avait été amoureuse de Natsu par le passé, mais cela remontait à des années ! Et aujourd’hui, ses sentiments avaient changés. Elle l’aimait comme un frère, comme un meilleur ami. Luxus se trompait sur toute la ligne. Elle se souvenait qu’il l’avait bien charriée sur ce sujet-là, comme il avait charrié chaque personne qui montrait des sentiments envers autrui. Luxus était comme cela.

Le silence retomba après qu’il eut fini de rire. Elle retrouva des couleurs et lui demanda, d’une voix fluette.

« Pourquoi es-tu rentré dans mon appartement, Luxus-san ? Et… Mes meubles ?

-         Ils me barraient la route, c’est tout. Je voulais roupiller un peu donc j’ai dû ranger. Quant à la lumière qui t’a aveuglé, c’est parce que j’y voyais rien.

 

-         Tu…Tu n’as pas tout à fait répondu, Luxus-san », reprit-elle en un sourire poli. 

Il redevint impassible et plaqua ses bras derrière sa nuque, fermant les yeux.

« J’allais pas dormir dehors… »

Lisanna écarquilla les yeux, surprise de cette réponse qui regorgeait de mystère. Elle n’y comprenait rien, vraiment. Il était un personnage très énegmatique et elle n’avait jamais su si elle aimait cela ou non. Il aurait pu trouver refuge chez les membres de son groupe, ou chez son grand-père, mais il avait fallu qu’il vienne ici – sans y être invité d’ailleurs car ses paroles montraient qu’il allait dormir sur le canapé et partirait le lendemain – et Lisanna se trouvait embarrassée. Elle ne savait pas trop comment réagir. Devait-elle le mettre à la porte ? Mais… Vu le temps qu’il y avait d’ailleurs, ce n’était pas sympathique de sa part. Cependant, elle n’allait pas non plus le laisser dormir ici ! Elle ne le connaissait plus très bien. Pas qu’elle s’imaginait qu’il allait tenter quelque chose, mais, il restait Luxus après tout…

Et rien n’était sûr, avec Luxus.

« Tu comptes rester ici ? », interrogea-t-elle. 

Il ne répondit pas.

« Bon… Parce que je n’ai rien pour te couvrir, je viens à peine d’emménager… Peut-être devrais-tu partir chez quelqu’un d’autre… »

Encore une fois, un silence lui répondit. Lisanna soupira, ses sous-entendus ne marchaient pas. De toute manière, il le faisait exprès, c’était certain.

Elle prit une grande inspiration.

« Luxus-san, je ne peux pas t’héberger ce soir. Je suis navrée. Je pense que tu devrais rentrer à la Guilde. »

Elle lui rendit son casque et se redressa en prenant les tasses vides qu’elle partit rincer dans l’évier de sa cuisine. Bon, elle avait été très franche sur ce coup-là. S’il ne partait pas, c’était qu’il se foutait ouvertement d’elle. Après avoir finit la courte vaisselle, elle se rendit pour la énième fois de la soirée dans son nouveau séjour ; et ce fut à ce moment-là qu’un éclair traversa la pièce.

Beaucoup plus assourdissant que les autres, il la paralysa sur place. Il lui sembla qu’il dura d’une éternité, tant il était bruyant et déchirant de soufrance. Il éclaira longtemps le visage impassible de Luxus, toujours assis sur son canapé bleu-marine, dans la même position qu’elle l’avait laissé. Il ne bougeait pas, comme s’il était habitué à tant de bruit ; ce qui était bien normal, utilisant la lumière comme pouvoir…

Quand l’orage se calma un peu, elle vit les traits de son invité se crisper. Soudainement, Lisanna comprit qu’il n’était pas là par hasard et que quelque chose se tramait. Mais alors pourquoi elle ? Pourquoi n’était-il pas parti voir Fried ou Marakov ? La réponse était pourtant évidente : parce que Luxus ne pouvait pas parler de son problème avec quelqu’un. Tout simplement parce qu’il niait en avoir un. Il n’avait jamais été doué en sentiments et Lisanna n’avait jamais su pourquoi. A vrai dire, elle n’avait pas osé poser la question. Elle savait juste que son père n’habitait plus ici depuis longtemps et que c’était lui qui avait éloigné Luxus de leur Maître.

En y resongeant, la situation de Luxus avait toujours été bancale. Lisanna n’avait jamais vu son père ni sa mère, et doutait d’ailleurs que cette dernière existait encore. Luxus avait toujours été proche de Marakov, au point que celui-ci remplaçât certainement son propre père dans son cœur. Il n’avait jamais exprimé ses sentiments à qui que ce soit et se contentait de se moquer des autres et de les battre à plâte coûtures.  Il avait souvent été très seul et Lisanna savait que derrière son masque d’indifférence se trouvait une grande souffrance.

Une souffrance qu’il ne semblait pas pouvoir accepter et qu’il reniait depuis sa plus tendre enfance.

Elle se mordit les lèvres, observant l’homme qui se trouvait assis dans son salon. Il lui semblait à la fois si proche et si loin et elle avait envie de l’aider, même si elle ne savait pas en quoi. Elle se demandait de quoi il souffrait, pourquoi il n’en disait rien et s’enfermait, et s’il aimerait redevenir un membre de Fairy Tail. Elle se demandait si la déchirure des cieux n’était pas simplement ce qu’il ressentait au plus profond de lui-même mais qu’il ne souhaitait pas le faire sortir en s’adressant à quelqu’un. Peut-être était-il comme Jubia, au fond ; sa colère et sa tristesse se faisait ressentir par les orages, comme les pleurs de la jeune femme se retrouvaient dans la pluie…

L’hypothèse lui sembla tenir debout, d’autant plus que les éclairs s’accentuèrent et que les cieux devinrent noirs sanglant au fur et à mesure que les traits du visage de Luxus se crispaient.

« Luxus-san… ? », l’appela-t-elle doucement.

Brusquement réveillé de sa stopeur, il tourna la tête vers elle. Elle croisa son regard sombre, ses pupilles fermes et dénouées de sentiments. Son rictus taquin avait disparu depuis belle lurette.

Dehors, l’orage s’amplifiait davantage.

« Est-ce que ça va… ? »

C’était une question absolument stupide. Il ne lui répondit pas.

« Si tu veux...

-         Merci. »

Elle écarquilla à nouveau ses iris pourpres.

« Comment ?

-         Merci de m’héberger pour cette nuit. A vrai dire, le vieux m’a foutu dehors. T’en fais pas, demain, je serais déjà parti. »

Elle voulu rétorquer quelque chose mais les mots se fondirent dans sa gorge. Puis elle se souvint qu’il pouvait parfois lire dans les pensées et se laissa sourire. Luxus ne lui rendit pas, trop occupé à changer de chanson sur son casque qu’elle lui avait brusquement éteint.

« Je vais chercher une couette », dit-elle avant de partir.

Quand elle revint avec un drap épais de rechange, Luxus s’était déjà dévêtit. Il ne portait que son pantalon et elle pouvait voir ses muscles saillants dans la lumière des cieux. Son casque toujours braqué sur ses oreilles, il ne l’avait pas entendu venir. Elle remarqua, amorphe, plusieurs cicatrices qui barraient son dos et ses bras. Sur n’importe quel autre homme, elle aurait trouvé cela inaproprié mais sur Luxus, cela le rendait unique. Elles montraient qu’il aimait se battre et qu’il avait certes pris des coups, mais qu’il s’en était remit. Cela contrastait avec son arrogance et son incapacité à avouer ses défaites…

Et sa plus grande défaite, songea Lisanna, c’était contre lui-même. Il avait perdu à un combat bien plus important que tous les autres, celui de sa propre personne. Luxus était blessé, pas seulement physiquement, mais surtout à l’intérieur. Et il faudrait bien du temps avant qu’il ne l’admette.

« T’as fini de mater… Je te signales que t’as l’idiot de Natsu pour ça… »

Elle tourna la tête, les joues légèrement rosies.

« Ton drap. Et je ne mate personne.

-         Bien sur, bien sur. Moi, si, par contre. Je suis pas un ange, tu vois. »

Lisanna lui jeta le drap qu’il récupéra en s’esclaffant d’un rire rauque. Torse-nu, il possédait encore plus de cicatrices qu’à l’arrière ; et rien que cette pensée la fit rougir. Elle ne portait quant à elle que son short et son t-shirt, ce qui, d’après le regard avenant que lui lança Luxus, n’était pas davantage approprié.

Son sourire taquin qui ne présageait rien de bon s’accentua puis il baissa le son de sa musique et reporta son attention sur Lisanna qui aurait tout fait pour fuir d’ici.

« Je suis plutôt un démon. Et si t’en as pas encore conscience, les démons, c’est pas des gens très bons. Ils ne font qu’une bouchée des anges… »

Il s’approchait d’elle, contournant le canapé. Lisanna était désormais entièrement paralysée. Elle porta son regard sur les cheveux électriques de Luxus et sentait que si elle les touchait, ce serait comme mettre son doigt dans une prise. Autrement dire trop dangereux.

« Et dans ce cas-là, tu sais qui est l’ange si je suis le démon ? »

Le corps pratiquement collé au sien, Lisanna respirait son odeur électrifiante. Son susurrement la rendit prise d’un frisson insurmontable, qui lui parcourra tout l’échine. Un éclair terrifiant frappa le salon pour la énième fois de la soirée, mais ce fut la première fois de sa vie qu’elle fut frappé par un tel coup de foudre.

Lisanna n’eut pas le temps de songer à cette probabilité qu’elle tomba brusquement dans les pommes. Devant elle, Luxus tendait son bras remplit d’ondes éclatantes qui jaillissaient dans un bruit assourdissant, et seul le t-shirt à moitié déchiré de la jeune femme montrait que son attaque avait bien eut lieu.

« J’espère que j’ai pas été trop fort… »

Un sourire taquin éclaira son visage.

***

Quand Lisanna se réveilla le lendemain matin, elle se trouvait dans sa chambre étroite, enroulée dans son lit. Tout lui revint instantanément ; le déménagement, l’album ouvert, la lumière du salon, Luxus, les tasses de café, les éclairs, Luxus, le visage troublé de ce dernier, Luxus, son corps à moitié nu, Luxus, et ses paroles, Luxus…

Etait-ce un rêve ou bien Luxus avait vraiment été là dans son appartement et l’avait chamboulée sans même le savoir ? Elle porta une main à sa poitrine, le cœur battant. Non, cela ne pouvait pas s’agir d’un rêve. Il lui semblait bien trop réel. Elle se redressa d’un bond et constata qu’elle portait les mêmes vêtements de la veille. Mais son t-shirt était déchiré. Anxieuse, elle le changea rapidement pour un autre et arpenta le couloir en vitesse. Arrivant dans le salon, elle fut frappée par les meubles tous à leur place sans qu’elle n’avait bougé le petit doigt. Mais aucune trace de Luxus Drear.

Seul un drap épais, deux tasses fumantes et un casque prouvaient que ce n’était pas un rêve.

***

« Lisanna ! Salut ! Bien dormie ?

-         Bien installée ?

 

-         Il fait beau, hein !

 

-         La tempête était terrifiante, hier ?

 

-         Tu te joins à nous ? »

Elle leur adressa un sourire de politesse mais ne leur répondit pas, se ruant vers le bar. Mirajane donnait des cocktails de bon matin et une fois qu’elle apperçut sa jeune sœur, son visage s’illumina.

« Lisanna ! Je me suis inquiétée toute la nuit ! Alors ? »

Elle n’arrivait pas à parler. Tout était concentré sur une unique et même personne. Son aînée perdit instantanément son sourire et se rua vers elle.

« Lisanna ? Que se passe-t-il ?

-         Rien du tout, Mira-nee… Sais-tu où se trouve-

 

-         Natsu ? Il doit être en train de se disputer avec Grey, je pense. Est-cela qui te rend ainsi ? Je sais que tu tiens énormément à lui, mais il n’a pas changé et-

 

-         Luxus-san ? Où est Luxus-san ? »

Mirajane écarquilla les yeux.

« Comment ? Luxus ? Mais…

-         Il faut que je lui rende quelque chose, balbutia Lisanna qui n’aimait pas mentir à sa sœur, même si c’était en partie la vérité. Il… Il l’a oublié à la Guilde hier soir et je m’en suis emparée par mégarde en pensant que c’était le mien… »

Elle lui montra le casque, mais Mirajane continuait de la regarder avec les yeux grands ouverts de stupéfaction.

« Il est déjà arrivé depuis longtemps, il parle avec Fried… Mais ne pars pas tout de suite le rejoindre, Lisanna, le Maître a une annonce à nous faire. »

La jeune femme acquiesça, mais se sentit soudainement rougir. Mirajane s’imaginait sûrement des choses complètement fausses, évidemment !

Tout à coup, le Maître arriva devant eux et se racla la gorge pour parler. Lisanna ne tenait pas en place, ce qui n’allait pas du tout avec sa personnalité. Elle jetait des regards circulaires à la moindre parole du Maître sur l’assemblée et appercevait tour à tour ses amis. Ils étaient tous là ; Natsu se prenant la grappe avec Grey, Gajil qui demandait un combat entre son chat et le chat de Wendy, Jubia qui regardait amoureusement son amant imaginaire, Lucy qui parlait avec Kana de cartes, Happy qui volait dans les airs, essayant de surprendre Sharuru, Levy qui tentait vainement d’arrêter les compliments de Jett et Droy, Bisca tenant la main à Arzak, Evergreen grondant sur son frère, Fried et Bixrow qui se chamaillaient amicalement à côté de…

A côté de Luxus qui tourna la tête à ce moment-là vers elle.

Elle sentit son cœur faire un bond surprenant dans sa poitrine. Serrant le casque d’un des plus puissants mages de la Guilde entre ses mains, elle ne pouvait se détacher du regard pénétrant de ce dernier. Il semblait lire en elle comme dans un livre ouvert.

« Le nouveau Maître est… Guildarzt Crive ! »

Elle n’arrivait pas à se concentrer sur ce qu’il se passait. Les yeux rivés sur Luxus Drear, elle sentit que plus jamais sa vie ne serait pareille et elle ne savait pas pourquoi.

« Ehh ? Mirajane ?

-         Guildartz-san a laissé une lettre pour vous, répondit-elle en souriant. »

Lisanna savait qu’il était en train d’arriver quelque chose d’important mais elle ne pouvait pas retirer son attention de Luxus. Leur échange durait depuis plus de cinq minutes et ni l’un ni l’autre n’avait baissé le regard. Son cœur s’emballait.

« … Et réintégrer Luxus à Fairy Tail ?! De quoi il se mêle, celui-là !? »

Les éclats de joie retentirent dans la Guilde. Lisanna fut sortit de sa torpeur en voyant le visage de Luxus réagir à la nouvelle. Et comme lui, elle réagit aussitôt. Luxus… Allait revenir ?

Les membres recommencèrent à boire, à rire, à faire la fête. Les Raijin étaient heureux, tous remerciant intérieurement Guildarzt d’avoir fait rentrer à nouveau Luxus à Fairy Tail. Marakov demeurait lunatique et Mirajane, bien que souriante, était retourné en bar en ne la lâchant pas du regard. Happy tournoyait dans les airs, avant de se laisser tomber sur le comptoir en demandant un poisson bien frais. La Guilde était à nouveau joyeuse et pleine d’entrain.

Mais dans la précipitation de la nouvelle, Lisanna avait perdu de vue Luxus. Elle reprit ses esprits et le chercha à nouveau ; après tout, elle avait ecore son casque…

Finalement, elle l’aperçut. Entouré de ses amis qui l’obligeait à boire comme un trou, il lui était innaccessible. Mais Lisanna n’abandonna pas pour autant, reprenant son calme, elle avança vers lui.

« C’est trop génial Luxus !

-         Tu reviens !

 

-         J’idolâtrais Guildarzt à vie ! 

 

-         Eh bien, je…

 

-         Luxus-san ? »

Il tourna la tête vers elle et Evergreen lâcha l’emprise qu’elle avait sur son bras musclé.

« Lisanna ? Tu viens féliciter Luxus, aussi ?

-         Euh, oui, oui.

 

-         Parce que c’est trop génial ! s’exclama Bixrow en buvant une chope entière de bière.

 

-         Fais gaffe, quand même, essaya d’intervenir Luxus.

 

-         Laisse-le, c’est la fête ! »

Fried s’empara lui aussi d’une chope et tirant Evergreen par le bras, il l’emmena elle et Bixrow plus loin. Luxus balbutia quelque chose qu’elle ne comprit pas, puis se retourna à nouveau vers elle.

« Je… Tiens, tu as oublié ça. »

Elle lui tendit le casque. Il le regarda quelques secondes puis l’entreprit en lâchant un grognement inaudible qu’elle prit comme un remerciement de sa part.

« Euh… Hier soir-

-         Oublis.

 

-         Comment ? »

Il mit son casque sur ses oreilles et enclencha la musique. Bientôt, elle su qu’il ne l’écouterait plus.

« Mais… Il s’est passé quelque chose hier soir, et ce n’était pas un rêve. Mon t-shirt était déchiré. Qu’as-tu fais ? »

Silence.

« Luxus-san ? »

Il augmenta le son et parmi la cohue, Lisanna se mit presque à crier.

« Explique-moi, s’il te plaît… Je-

-         Ferme-là. »

Sans qu’elle ne put dire quoique ce soit, il plaqua son casque doré sur sa tête blanche et son corps se rapprocha ainsi instantanément d’elle. Lisanna ne fut pas surprise d’entendre le son d’un groupe aux allures de rock, cela lui correspondait tout à fait. Elle sentait ses bras sur ses épaules, sa respiration sur ses cheveux nivéens et imaginait le sourire taquin qu’il avait. Puis, elle ferma les yeux et fut bercer par la musique. Elle oublia.

***

Luxus s’éloigna petit à petit d’elle et ne retira pas son casque. Il la toisa quelques secondes puis poussa la porte de la Guilde, sans que personne ne l’ait vu. Les cieux n’étaient plus tristes, une faible éclairci les traversait ; seules les immenses flaques d’eaux demeuraient les vestiges d’une nuit mouvementée.

Fourrant les mains dans ses poches, il songea à la veille. Il l’avait suivi parce qu’il n’avait pas voulu se retrouver avec Marakov et que Fried l’aurait trop assailli de questions. Il était resté parce que cela faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vue. Il l’avait électrifiée parce qu’il ne voulait pas qu’elle le voit davantage. Mais maintenant, un rictus taquin illumina son visage.

Il l’avait laissé en plan parce qu’il allait revenir à l’assaut.

 

 

 

Commentaire de l'auteur Bwaaah! Que de sentiments xD! M'enfin... En plus, en me relisant, je viens de me rendre compte que ce OS dégage un sentiment de sournoiserie, c'est bizarre. Enfin, je ne m'en étais pas du tout rendue compte en l'écrivant ! La fin est étrange, aussi. Je la réécrirais surement, parce que je ne suis pas satisfaite du tout. Mais je l'avais promis à quelqu'un que je posterais vite alors ça c'est un peu précipité ... Bref, vous en avez l'habitude, non, que je réécris toujours mes trucs u_u. En tout cas...

Y'a-t-il quelques fervents du LuLi dans le coin (L) ?
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