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La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 638 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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Animes-Mangas

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Eyeshield 21

Lettre à un ami.
[Histoire Terminée]
Auteur: Nahrya Vue: 7035
[Publiée le: 2010-02-06]    [Mise à Jour: 2012-03-02]
13+  Signaler Romance/Drame Commentaires : 23
Description:
Mamori Anezaki sature. Sa patience est arrivée au bout du rouleau, l'attitude de Hiruma Yoichi la désespère. Têtu, sauvage, intelligent et par dessus tout particulièrement con, le quaterback des Devil Bats ne semble s'apercevoir de rien. Les deux (grands) adolescents, aussi borné l'un que l'autre, devront pourtant parvenir à se parler - à s'écrire ? - s'ils veulent enfin apercevoir le bout de ce tunnel sombre qu'est leur relation...

...

Une série de lettres et un peu plus. Si vous songez immédiatement à "romance"... ne jugez pas trop vite, il se peut que ce texte "romantique" vous suprenne... un petit peu, je l'espère, du moins !

Narya

EDIT : Dernier chapitre modifié !
Crédits:
Les personnages de Eyeshield 21 ne sont pas à moi, mais ne sont pas mentionnés ici. L'histoire en elle-même m'appartient, merci.
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Lorsque la lumière s'en mêle.

[2711 mots]
Publié le: 2011-04-05Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Bonjour ! Oui, oui je sais, cela fait vraiment trèèèès longtemps, mais je viens de prouver que je suis toujours en vie !
Bref, beaucoup de travail, des examens, un grand manque d'inspiration et j'en passe. Il y aura probablement un dernier chapitre, qui viendra... dans longtemps, aussi, je ne vous le cache pas. Après le bac. Bref.

Bonne lecture !

 

 

Pour ceux qui ressentent le besoin d’un résumé : Mamori et Hiruma ont communiqué par lettre, ne cessant de se prendre le bec – plus violemment qu’à l’accoutumée, en revanche. En effet, nos deux protagonistes sont victimes de ce l’ont appelle « l’Amour ». Ou « l’Amûûûr », comme vous préférez. Seulement, lorsqu’on se déclare (ici il s’agit de notre chère Mamori) à l’un des êtres les plus bornés et ambitieux de la Terre, un premier refus est de mise. Mais quand on se confronte (à présent, notre superbe Yoichi) à l’aveu d’une des créatures les plus têtues du globe, il faut s’attendre à la voir revenir en flèche. Et malheureusement, si tout cela ne se résumait qu’à nous et notre raison, ce serait infiniment plus facile… Mais et si, finalement, tout ceci permettait d’avancer… ?

 

Lorsque la lumière s’en mêle.

 

Hiruma

 

« Gagner. »

Le ciel était noir, des étoiles luisaient, la pénombre régnait. Le monde du soleil levant ne s’éveillait pas encore : l’astre lumineux, commandant de ce rythme frénétique qu’est celui de la vie, ne se dévoilerait pas immédiatement. Le sommeil restait maître des hommes pendant un instant encore, semblant immuable. La nuit, remplie de songes, parfois de cauchemars, continuait sa course folle en compagnie des étoiles pour bientôt atteindre l’apogée de son règne et ainsi mourir sous la lumière magnifique et flamboyante de l’aube.

« Gagner. »

Professionnel perturbateur de toute cette harmonie naturelle, un souffle passait les lèvres d’un lycéen quelque peu tourmenté. Présent seulement depuis peu, il contrariait pourtant la continuité de ce qui aurait du être un silence épais soutenu par la pénombre et dépourvu de vie active pour quelques minutes encore. Il se détachait faiblement de ce monde statique par ses mouvements fluides, rapides et précis de passes ; son corps se mouvait facilement, à présent habitué à un entraînement quotidien rigoureux.

« GAGNER. »

C’était le maître mot de la pensée de ce lycéen, Hiruma Yoichi. C’était ce qui l’avait guidé, le guidait et le guiderait probablement jusqu’à la fin de ses jours ; rien d’autre ne lui importait ou plutôt rien d’autre n’aurait du lui importer. Malheureusement pour lui, découvrir qu’il pouvait entretenir une véritable relation à l’Autre, quoique absurde, compliquée et soudaine (ou presque) lui arrachait violemment et incompréhensiblement la capacité de penser à ce mot comme il l’aurait voulu. Stoppant son mouvement de passe, une grimace dévoilant ses dents acérées, le blond eut tout le loisir d’observer - avec rage – l’aube orner l’horizon. Il aurait voulu que la nuit se prolonge, que la pénombre continue à le cacher, que la lumière ne se fasse pas, que tout se déroule comme avant, que cette fuckin’ manager revienne à son attitude énergique, que le Christmas Bowl soit son seul et véritable rêve, que cette femme cesse enfin de le bousculer, lui et ses petites convictions, lui et sa petite vie bien tranquille, lui et sa réputation de personnage sans scrupules, lui et sa fierté stupide à deux sous.

« ‘Fait chier… »

         Sa main serra brusquement le ballon, tremblante. Ses muscles saillirent l’espace d’une demie seconde, révélateurs d’une puissance insoupçonnée au premier regard. Une veine battit rapidement à sa tempe, ses sourcils se froncèrent, sa mâchoire se contracta et une profonde irritation apparut sur son visage. Pourquoi ne pouvait-il pas continuer à être différent des autres ? Pourquoi donc cet espèce de destin de tout Homme devait-il donc le rattraper, lui aussi, hein !? Destin, mon cul ! Connerie de fatalité aberrante, oui !! Ne pouvait-il donc pas le laisser tranquille !?

-      FAIT CHIER !!!

Le cri résonna, la balle se retrouva férocement projetée à terre. Le quaterback s’immobilisa quelques secondes dans cette position, celle du projectile lancé, haletant, mais se redressa rapidement : le soleil levant, rougeoyant, magnifique, apparaissait. Le blond, têtu, abandonna ses ballons et, se dirigeant vers le local, lui tourna témérairement le dos. Comme un défi lancé à l’étoile éblouissante, il s’engouffrait dans le noir lorsqu’elle se montrait. Il se retirait dans son monde sombre comme un animal sauvage nocturne, sauf que lui ne craignait ni ne haïssait l’étoile. Narquois, il la narguait seulement, il la provoquait de tout son être, il la défiait de parvenir à changer le cours de sa vie et de ses rêves.

Supérieur et légèrement (seulement ?) imbu de lui-même, il ne laissa pas le temps à ses tentacules lumineuses ne serait-ce que de l’effleurer ; et en un ultime geste, insolent, il ferma avec fracas la porte métallique au nez de la lumière qui décida de l’épargner… pour le moment.

 

*

 

         Ce même éclat de soleil, doux, chauffant, vint se poser sur la joue d’une brune encore endormie pour quelques secondes. Sa respiration, calme, emplissait le silence moelleux du matin. La couette épaisse et douillette dans laquelle elle s’emmitouflait gardait son corps chaud. Ses cheveux, défaits, brillants, s’étalaient en un superbe éventail sur son large coussin. Lorsque, par mégarde, ses yeux s’aventurèrent à s’ouvrir au monde, le soleil les éblouit, non conscient de sa puissance. La pupille noire, peureuse, frappée, douloureuse, se rétracta aussitôt. Comme si elle était appelée, elle s’ouvrit pourtant quelques secondes plus tard… la lumière n’en avait pas fini avec eux deux.

         Mamori écarta sa couette. Se leva. Marcha vers la salle de bain. Se doucha. Se sécha. S’habilla. Descendit, mangea. Remonta. Prépara ses affaires. Epaula son sac à dos. Enfila ses chaussures. Empoigna sa clef. Ferma la porte à double tour. Se tourna vers l’extérieur. Marcha d’un pas rapide vers son lycée.

         Sa journée aurait pu être décrite ainsi, continuellement, objectivement, mécaniquement si l’on avait du refléter l’attitude de la manager. Une automate. Elle agissait par instinct, par habitude, sa conscience semblait complètement coupée de ses membres, éradiquée de son corps. Et lorsque elle parvint sur le terrain, elle s’acquitta parfaitement de sa tâche, plus par coutume quotidienne que par zèle. Quoiqu’aucun détail ne lui échappa, quoique ses yeux captèrent, notèrent le moindre changement, quoique ses mains s’affairèrent rapidement, son esprit, lui, la portait ailleurs. Chaque seconde la faisait suffoquer, la présence du quaterback blond à ses côtés l’oppressait : près de lui, elle perdait ses moyens et ne savait que faire d’elle-même. Elle était totalement impuissante.

-      …chan ! Mamori nee-chan !

-      Hein ?

 La jeune femme se retourna, surprise. Sena la regardait avec inquiétude. Ses sourcils, froncés, indiquaient comme un vague sentiment anxiété. Il avait remarqué l’attitude étrange de sa protectrice… plutôt son absence. Stupéfaite, elle écarquilla les yeux et sa bouche s’apparenta soudain plus à celle d’un poisson mort qu’à un membre humain. Fébrile, elle cligna des paupières deux ou trois fois, parvenant à connecter les quelques neurones fonctionnels restants qu’il lui restait.

-      Est-ce que… ça va ?

-      Non. Enfin si ! Je… oui ça va très bien ! bafouilla-t-elle.

Fort désireuse de couper court à une conversation dangereuse, elle bondit du banc et courut vers le local, s’y enfermant aussi rapidement que son état le lui permettait. La porte fermée soutenait ses mains, violemment plaquées contre elle, ainsi que tout son poids qui s’y appuyait. Ses muscles lui paraissaient avoir répété un exercice intense, exténuant, cassant. Elle ne les sentait plus, un câble de fer les liait, les rassemblait, les emprisonnait, les glaçait.

-      Qui est là ?

La voix avait été neutre, détachée et habituelle. Si glacée, pour la jeune femme. Une perle de sueur froide traça son chemin de sa tempe à sa mâchoire, se mourut sur le carrelage dans un hurlement silencieux, celui de sa créatrice. Celle-ci se détourna de la plaque de métal qui la séparait de l’extérieur, se focalisa sur le détenteur de la question sans réponse.

-      C’est moi.

Elle n’avait su empêcher sa voix de paraître rauque, presque brisée.

-      Ah.

Approbation, constatation, déception ? Inutile de chercher, les trois neurones qui s’entretuaient dans son cerveau évidé n’auraient pas pu trouver de réponse adéquate. La seule note qui clignotait sans cesse était « chagrin d’amour ». Evidemment, c’était précisément ce qu’elle expérimentait depuis quelques semaines. C’était « totalement normal », cela n’avait absolument « rien d’exceptionnel ni même de dramatique en soi ». Exactement les mots de sa mère – qui n’eut encore jamais l’occasion d’identifier le ravisseur du bien-être de sa fille. Mais Mamori ne voulait pas de tout cela. Elle refusait que sa condition soit « totalement normale ». Elle refusait de n’avoir « rien d’exceptionnel » ! Ces mots, elle aurait souhaité les rendre, les vomir pour faire comprendre aux personnes qui l’entouraient que non, ce n’était pas parce que tout le monde pouvait vivre, vivait ou avait vécu un chagrin d’amour qu’il fallait le banaliser !! C’était dur, c’était froid, c’était douloureux !!!

-      Fuckin’ manager, si t’as rien à faire ici, sors.

Ces paroles la sortirent de sa léthargie profonde. Pendant deux secondes, l’étonnement l’attrapa. Pendant deux secondes, elle fixa béatement l’homme blond. Stupide, elle était vraiment stupide, elle le serait encore sûrement longtemps et ce qu’elle s’apprêtait à faire se montrerait tout autant idiot que le reste. Elle serra les poings, marcha, déterminée, vers Hiruma. Elle se plaça en face de lui, plaqua ses mains sur ses joues fermement, le surprenant. Ses yeux, grands ouverts, les sourcils froncés, elle ouvrit la bouche tandis que le quaterback se raidissait.

-      Fucki

-      Est-ce que tu m’aimes ?

Question directe. Pas de détour, d’enrobage inutile, simplement naturel. Simplement frappant, simplement déroutant. On lui posait la question de l’Amour. Aimer ? Et pourquoi le ferait-il ?

-      Fuckin’ manager, c’est ridicule, arrête de…

-      Ce n’est jamais ridicule d’aimer. Alors, est-ce que tu m’aimes ?

Toujours aussi simple, toujours aussi marquant, toujours aussi déstabilisant. Irrécupérable, intransigeant, inévitable. Elle ne lui posait pas de question, en fin de compte. Elle le confrontait à tout ce qu’il refusait simplement d’admettre. Mais bordel, toute cette histoire le mènerait à sa chute ! Il perdrait le Christmas Bowl, il perdrait la ligue professionnelle ! Il ne pouvait pas se consacrer à une fille… à une femme. C’était impossible, cela lui prendrait… tellement de temps… et c’est exactement ce dont il avait besoin. S’entraîner, s’améliorer, se surpasser, conquérir. Et le plus important, gagner. Un soupir passa ses lèvres, il ferma les yeux pour les rouvrir et les planter comme deux flèches dans ceux de la femme – car c’en était bien une à présent - en face de lui.

-      Le Christmas Bowl, fuckin’ manager, tu te souviens ?

-      Je m’en contrefiche. Je ne te demande pas de me consacrer du temps. Je ne te demande pas de sacrifier ton rêve. Mais je le répèterais une dernière fois… que je sache enfin. 

Lui qui s’attendait à la secouer en lui faisant brutalement face, fut surpris par son aplomb et sa détermination qui luisaient dans l’océan tourmenté de ses yeux.

-      Est-ce que tu m’aimes ?

Est-ce qu’il l’aimait ? Il ferma les yeux, fronça les sourcils, frustré. Il n’avait aucune envie de répondre. Les mains sur sa figure le tétanisèrent. Tout cela l’ennuyait, le contrariait profondément. Le souffle léger de Mamori, comme une brise fraîche, lui effleurait le visage. Décidément, il se sentait de plus en plus énervé. Une mèche lui chatouillait la joue, envoyant une minuscule décharge électrique qui dressa ses cheveux fous. Il tiqua, la colère monta, boule de feu implacable. Cerise sur le gâteau, l’arôme de la jeune femme l’envahit, l’engourdit, le drogua presque. Il rouvrit des yeux flamboyants de noirceur et attrapa vivement les mains de la brune. Il était définitivement perdu, ses yeux l’avaient complètement cadenassé.

-      Oui. Bordel de merde. Oui, fuckin’ manager ! Oui, oui, oui !! Tu fais chier !!!

Il s’immobilisa. C’était sorti, et il ressentait comme un soulagement. Et aussi autre chose, une énergie caressante et brute à la fois, comme le bruit lointain d’un ruisseau, qui en réalité se révèle être un torrent implacable et fougueux.

-      Et merde. Et putain de bordel de merde.

Le pire, ce qui l’ennuyait, le perturbait, l’irritait le plus, c’était qu’il ne regrettait même pas de l’avoir avoué. Il s’en montrait même presque satisfait ! Il soupira, bouscula légèrement une Mamori malicieuse, étourdie, enfin soulagée, et s’apprêta à sortir… quoique la jeune femme n’en avait pas tout à fait fini.

-      Ecoute, lâcha-t-elle. Je n’interférerai pas. Ce que tu as dit… me suffit. Je t’attendrai autant qu’il le faudra.

Elle soupira, souriante, s’approcha de lui, se rangea à son niveau, plus petite que lui. Mais lui le sentait, pendant ce fugace instant, ce pénible, ce superbe et savoureux instant, elle dominait. Ses orbes azurs s’ancrèrent profondément dans ceux, émeraude, du capitaine. Détermination, force, feux follets, tempête… et encore d’innombrables mots que l’ont aurait pu citer pour décrire la sensation qui se dégageait d’elle à cet instant précis. Elle menait la danse.

-      Mais je ne te lâcherai pas une seconde, attend toi à ce que je te suive. Partout.

-      Et merde…

Le capitaine sourit à cette pensée. Avec elle à ses côtés, malgré tout ce que sa raison lui criait ou s’ingéniait à lui hurler, il savait parfaitement, au fond, que tout allait être beaucoup, considérablement, infiniment plus intéressant. Tout cela allait se montrer rude, peut-être même incroyablement difficile, mais près de cette fille il était certain d’apprendre d’incroyables choses. Le travail à deux. Un nombre incalculable de tactiques élaborées à n’en plus finir, des nuits exténuantes à se crever les yeux à la tâche. Soutien. Comme lorsqu’il fallait s’occuper du ménage, ou à chaque fois qu’elle les encourageait en match, ou encore, plus intimement, quand ils sentaient que leur moral allait flancher. Confiance. Un partage mutuel de cette envie de gagner, une passion qu’il avait fait naître chez elle pour le football américain, des moments qu’eux seuls comprendraient, ce langage codé qu’eux seuls déchiffraient, et puis, peut-être bien – sûrement, se reprit le quaterback à ce moment – quelque chose de plus qu’une relation de capitaine à manager. Quoiqu’ils étaient déjà plus que cela, l’un pour l’autre.

Mais il fallait attendre. Il ressentait ce besoin d’attendre. Ils avaient pour l’instant autre chose à penser. Leurs examens (bien que ce fut un détail particulièrement futile à ses yeux, cela importait à sa fuckin’ manager), et bien sûr l’entraînement, les matchs, et plus que tout, le Christmas Bowl. Le blond comprit à cet instant précis la nécessité de patienter, de se construire un peu plus, d’abattre quelque peu ces barrières, ces apparences qu’il avait construites. Apprendre à établir une relation à l’Autre, ce n’était pas si aisé. Cela prenait du temps. Cela se construisait, se développait. L’amitié, l’amour aussi. Et lorsqu’il comprit tout cela, un sourire put se dévoiler sur ses lèvres. Mais un vrai sourire, sincère, nouveau, une bouffée de fraîcheur.

Oui, la vie était intéressante à vivre, et il profiterait de tout ce qui pourrait se présenter à lui comme occasion.

-      Eh bien, fuckin’ manager, alors il faudra attendre un bon bout de temps. On a plein de choses à faire. Avant tout, gagner.

La brune sourit. Réponse indirecte, ce « on » lui certifiait qu’il ne l’abandonnerait pas non plus, qu’il resterait avec elle. Son sourire s’étirant, elle le vit brandir son bien-aimé AK-47 et s’engager au-dehors, vers la lumière.

-      Alors… au travail ! Parce que si on continue comme ça… c’est certain que le Christmas Bowl ne viendra pas tout seul !!! FUCKIN’ MIOCHES !! Vous avez intérêt à vous déchirez les muscles sinon je vous plombe le cul, c’est clair !?

Mamori prit calmement son calepin et son crayon, puis emboîta le pas à son capitaine. Cette histoire avait duré un petit moment et heureusement elle ne se terminerait pas de sitôt. Finalement, elle avait pris la bonne décision. Lui avouer ses sentiments avait peut-être bien été la meilleure chose à faire. Elle sourit et serra son carnet contre elle. Lentement, avec bonheur et délectation, elle esquissa un pas, elle aussi, vers cette lumière de fin de journée, exquise, chaude, caressante.

         Ils vaincraient, certainement. Et ce maître mot qui s’était profondément ancré dans l’esprit de Hiruma Yoichi prit alors possession d’Anezaki Mamori. Il signifierait tant de choses dans le futur qu’elle ne put retenir un frisson de joie malgré le soleil chaleureux. Le mot résonna encore, avec force. Elle ne le laisserait pas partir et s’en emparerait comme le blond l’avait déjà fait.

« Avancer, sans cesse, rebondir, recommencer, ne pas abandonner, avancer, sans cesse… »

Elle lui devait bien ça. Une volonté de feu qui, elle le sentait, brûlait chaque parcelle de son corps et enflammait son esprit.

« Gagner. »

 

Commentaire de l'auteur J'espère que cela correspondra à la hauteur de vos attentes si frustrées. Sinon, eh bien tant pis, je ne mourrai pas.
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