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Animes-Mangas

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Dragon Ball (+ Z)


Défi : Evolution de la relation entre Bulma et Vegeta
Les choix du Prince Auteur: Hel Vue: 52906
[Publiée le: 2007-05-28]    [Mise à Jour: 2007-07-01]
13+  Signaler Romance Commentaires : 134
Description:
Ma version, peu originale, de la "relation" entre Bulma et Végéta : sa naissance, son évolution...
Crédits:
Non, les persos de Dragon Ball et Dragon Ball Z ne sont pas à moi, je ne fais que jouer avec.
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Chapitre 19

[3594 mots]
Publié le: 2007-06-18Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Végéta repartit deux semaines plus tard, étrangement ressourcé. Comme il l’avait initialement prévu, il alla passer quelques mois dans le Nord, seul, à son habitude. Les questions qu’il se posait restaient cependant toujours sans réponse, et les arts martiaux lui manquaient de plus en plus, même s’il continuait de faire régulièrement de l’exercice.

Pire que tout, Bulma et Trunk lui manquaient à présent également de plus en plus.

Le Prince passait de longues heures immobile, à se repasser le film de sa vie passée, à se demander ce que serait sa vie future. A chercher un sens à tout ce qui était arrivé à sa planète, à son peuple, à Goku, à lui-même. Il était parfaitement conscient d’avoir changé, évolué. Mais un goût prononcé d’inachevé lui restait dans la bouche, comme s’il avait tourné une page de son existence sans avoir terminé la précédente. Il n’avait pas eu sa revanche, sa victoire. Il n’avait pas enfin combattu Goku et prouvé que c’était lui, et aucun autre, le Prince des Guerriers de l’Espace. Il ne pouvait plus rien y faire, et cette impuissance le minait.

 

Il revint enfin un matin, se posant dans le jardin de Capsule Corp, et fronça les sourcils : un ki très puissant rayonnait dans la propriété ; il l’identifia à l’instant même où la voix retentit derrière lui :

 

-             Salut Végéta !

 

Le Prince se retourna, découvrant Son Gohan, souriant, Trunk grimpé sur ses épaules. Le prince grommela un bonjour, et ne put s’empêcher de hausser un sourcil surpris : c’est fou ce que son fils avait grandi ; il avait à présent près d’un an et demi. Gohan posa Trunk à terre et celui-ci courut vers son père, s’arrêtant à quelques pas, sachant d’instinct que tout contact était proscrit. Un sourire passa sur les lèvres de Végéta, et le visage de l’enfant s’illumina. Puis le Prince reporta son attention sur Gohan :

 

-             Qu’est-ce que tu fais là, toi ?

-             On a emménagé ici depuis la semaine dernière avec maman, en attendant la naissance du bébé. Bulma a fait une crise en disant qu’il était hors de question que ma mère accouche seule et isolée dans la montagne.

-             Son Gohan ! hurla la voix trop connue de Chichi. Arrête de jouer avec Trunk, tu as tes devoirs à faire !

 

Le Prince fit un pas en arrière, se demandant soudain s’il ne ferait pas mieux de repartir aussi sec. Mais déjà Bulma et la veuve de Goku apparaissaient à l’entrée de la maison. Les deux femmes s’immobilisèrent en apercevant le saiyen, et Bulma sourit tranquillement :

 

-             Tiens, Végéta. Quel bon vent ?

-             Que viens-tu faire ici ? demanda Chichi en fronçant les sourcils.

-             Ça va hein, je peux repartir ! riposta-t-il.

-             Allons, ne commencez pas tous les deux, il y a de la place pour tout le monde, et Végéta est ici chez lui, coupa la mère de Trunk.

 

Le Prince et Chichi se lancèrent un regard noir. La mère de Gohan tourna alors son attention vers son fils :

 

-             Tu es encore là toi ? Gohan, rentre faire tes devoirs, tu rejoueras avec Trunk plus tard.

-             Bien maman, répondit le jeune garçon avec calme.

 

Chichi, ses mains posées sur son ventre maintenant très proéminent, suivit son fils à l’intérieur de la maison. Gohan fit un grand sourire à Végéta en passant devant lui, ce qui horripila le Prince. Quand il fut seul dans le jardin avec Trunk et Bulma, il demanda :

 

-             Pourquoi sont-ils ici ? Quelle idée stupide as-tu encore eue ?

-             Bonjour, moi aussi je suis contente de te voir mon chéri, Trunk et moi allons très bien, merci ! répondit-elle ironiquement.

-             Ça va hein ! Réponds !

-             Chichi voulait rester seule avec Gohan jusqu’à l’accouchement, c’était ridicule.

-             Et pourquoi donc ?

-             Voyons... parce qu’elle est à des heures de route de toute clinique valable, qu’elle comptait demander à son père de passer la chercher, que s’il y avait un problème Gohan aurait été seul à pouvoir réagir, parce qu’elle était épuisée, parce que…

-             Ça va j’ai compris ! Et ils sont là pour longtemps ?

-             Non, le terme est pour dans quinze jours, mais ce serait surprenant qu’elle n’accouche pas avant d’après le médecin. De toute façon, tout est prêt, sa place est réservée dans la meilleure clinique de la ville. Elle rentrera chez elle dès qu’elle aura quitté l’hôpital, son père viendra l’aider les premiers temps.

-             Ah.

 

**********************

 

Gohan et Trunk dans leurs chambres, les deux jeunes femmes étaient assises dans le salon, finissant le thé que Madame Brief leur avait préparé. Les parents de Bulma se levèrent à leur tour :

 

-             Bon, on vous laisse, nous allons nous coucher.

-             Bonsoir, et merci encore de votre hospitalité, dit Chichi en inclinant la tête.

-             Penses-tu, répondit Monsieur Brief, notre Bulma a encore eu une excellente idée, vous accueillir ici est bien le minimum que nous puissions faire pour Gohan et toi.

 

Les deux femmes se retrouvèrent seules... jusqu’à l’entrée de Végéta qui se planta devant Bulma :

 

-             Il faudra que tu laves mes affaires, qu’elles soient prêtes quand je repartirai.

-             Bien majesté, répondit-elle sans sourciller.

 

Le Prince quitta la pièce sans un mot de plus. Chichi fronça les sourcils et plongea ses yeux noirs dans ceux de Bulma :

 

-             Franchement, je ne te comprends pas.

-             Je sais. Il y a des jours où je ne me comprends pas non plus.

-             Il te traite comme une moins que rien, il vient quand ça lui chante, il ne s’occupe pas de Trunk… Sans parler de son passé !

-             Il n’est pas comme tout le monde, je te l’accorde. Mais il a des sentiments, pour Trunk et moi notamment. Il nous en fait rarement la démonstration, et jamais devant une tierce personne. Mais il s’est déjà montré… prévenant, et tendre.

-             Prévenant et tendre ?? répéta Chichi, les yeux écarquillés.

-             Oui. Ton mari était le contraire de Végéta, gentil, souriant, agréable. Mais c’était aussi un saiyen, et tu ne peux pas dire qu’il était lui aussi extrêmement prévenant et responsable.

 

Chichi ne put qu’acquiescer en fronçant les sourcils… avant qu’une ombre passe sur son visage. Bulma la regarda avec tristesse :

 

-             Pardonne moi Chichi, je n’aurais pas du te parler de lui, je ne fais que remuer le couteau dans la plaie.

-             Non, ne t’excuse pas. Voilà des mois qu’il est mort, je dois apprendre à vivre avec. J’ai Gohan, bientôt un autre enfant, ma vie continue.

-             Je t’admire beaucoup, je ne sais pas comment tu arrives à surmonter tout cela.

 

La jeune femme brune regarda longuement son amie et murmura :

 

-             Tu devrais pourtant t’y préparer. Toi comme moi avons choisi de faire partie de leur monde, Bulma. Nous avons tout à y perdre.

 

******************

 

-             C’est vrai ce que m’a dit Bulma ?

 

Végéta leva un regard noir vers Gohan, qui le regardait innocemment.

 

-             Quoi ? Qu’est-ce qu’elle t’a dit ?

-             Que tu ne te battais plus. Que tu ne t’étais plus battu depuis la mort de mon père.

 

Le Prince, gêné, détourna les yeux.

 

-             Et contre qui me battrais-je, imbécile ?

-             Je ne sais pas, c’est vrai.

-             Et pourquoi vous ne vous entraîneriez pas tous les deux ?

 

Les deux sayiens se tournèrent, surpris, vers Bulma qui se tenait derrière eux, bras croisés, souriante. Végéta haussa les épaules :

 

-             Ridicule. Je ne vais pas me battre avec un gamin.

-             Ce gamin a vaincu Cell, alors que tu avais échoué, je te rappelle, riposta Bulma.

 

Gohan baissa les yeux en rougissant alors que le Prince serrait les poings de colère. L’enfant balbutia :

 

-             Je… j’ai été aidé, par Végéta notamment. S’il n’avait pas été là…

-             Tais-toi, je n’ai pas besoin qu’on me défende ! s’écria le Prince.

 

Gohan se tut, et s’éloigna prudemment, jugeant préférable d’aller jouer avec Trunk… ou même de faire ses devoirs. Bulma demanda calmement à Végéta qui fulminait :

 

-             Sérieusement, quand vas-tu reprendre l’entraînement ?

-             Je ne sais pas ! Cela ne te regarde pas !

-             Oh que si, cela me regarde. Notre fils doit devenir un grand guerrier, nous l’avons tous constaté. Il lui faut quelqu’un pour lui apprendre à se battre et l’entraîner.

 

Végéta ne répondit pas. Il n’avait pas songé à Trunk, pas du tout. Bulma se rendit parfaitement compte que l’argument avait porté, et ajouta d’un air faussement innocent :

 

-             Enfin bon, si tu ne peux pas t’en charger, ce n’est pas grave. Je demanderai à Gohan… ou à Piccolo, tiens !

-             C’est absolument hors de question ! hurla Végéta, piqué au vif. Mon fils ne sera jamais l’élève du rejeton de Carot ou d’un Namek !

-             Bien, alors il va falloir que tu te remettes à travailler, je veux le meilleur professeur pour mon fils, et excuse moi mais…

 

Bulma s’approcha de Végéta jusqu’à se trouver quasiment contre lui, et lui passa la main sur le ventre pourtant parfaitement sculpté du Prince :

 

-             … tu n’es plus le guerrier que tu étais… Il va falloir que tu retrouves une meilleure condition physique.

-             Quoi ?? glapit le Prince, outré.

 

Mais déjà Bulma s’éloigna d’un pas nonchalant, dissimulant son sourire vainqueur : décidemment, elle parvenait à présent à lui faire faire tout ce qu’elle voulait !

 

********************

 

-             Bon, gamin, suis-moi, on va aller s’entraîner, je veux voir à quel point tu as perdu depuis Cell.

 

Gohan écarquilla les yeux, et Chichi hurla :

 

-             Quoi ?? Non mais tu plaisantes Végéta ! Il est hors de question que mon fils se batte contre toi ! De toute façon Gohan ne se bat plus, et…

-             Ça se voit, grogna le Prince que les cris de la femme de Goku agaçaient déjà au plus haut point.

-             Comment cela « ça se voit » ?? répéta-t-elle, hors d’elle. Mon fils est magnifique, il n’a jamais été plus en forme, et je t’interdis de porter le moindre jugement sur lui !

 

Un sourire méprisant passa sur le visage du Prince ; Bulma jugea bon d’intervenir et se tourna vers Gohan :

 

-             Et toi, cela te plairait de t’entraîner avec Végéta ?

-             Bien sûr ! répondit spontanément l’enfant.

-             Mais… glapit Chichi avant d’être à nouveau interrompue par Bulma.

-             Chichi, c’est juste un entraînement, ils ne vont pas s’entretuer !

-             Je n’ai aucune confiance en Végéta, grinça-t-elle en échangeant un regard noir avec l’intéressé.

-             Allons, il ne va lui faire de mal ! Et puis Gohan est plus fort que lui, je te rappelle.

 

Le Prince serra les poings de rage alors que Chichi le toisait finalement avec orgueil :

 

-             C’est vrai ! Mais…

 

Végéta choisit de quitter la pièce et, plongeant les mains dans ses poches, grommela à l’intention de Gohan :

 

-             Bon, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?

 

Gohan chercha l’assentiment de sa mère, qui fronça les sourcils… avant d’acquiescer à regret. Un immense sourire de gratitude apparut sur le visage du garçon, qui suivit le saiyen en courant presque. Bulma leur cria :

 

-             Pas de blessure, hein ! C’est juste un entraînement.

 

Végéta se contenta de hausser les épaules.

 

*********************

 

Ils avaient repris doucement, leur manque total d’entraînement depuis plus de sept mois se faisant sentir chez les deux sayiens. Ils s’entraînaient quelques heures par jour, dans le jardin, sous le regard inquisiteur de Chichi au début, puis seuls : la mère de Gohan était de plus en plus fatiguée à mesure que les jours passaient, et elle dut se rendre à l’évidence : les deux sayiens s’entraînaient avec calme et mesure… pour le moment.

Végéta devait reconnaître de mauvaise grâce qu’il avait très peu de choses à reprocher à Gohan : les années de travail avec Piccolo d’abord, et Goku ensuite avaient fait du jeune garçon un combattant hors pair : ses gestes étaient parfaits, ses mouvements souples et rapides, et il avait une incroyable faculté à rester attentif à son adversaire. Il encaissait sans broncher les remarques acerbes du Prince et en tenait immédiatement compte, corrigeant là sa garde, là un mouvement. Le Prince, à la fin d’une session, grommela :

 

-             ça va, tu respectes assez bien mes conseils.

 

Gohan sourit et répondit doucement :

 

-             Merci. Mon père m’a toujours dit que tu étais un très grand guerrier, c’est un honneur pour moi de profiter de ton enseignement.

 

Végéta en resta coi : Son Goku avait vanté ses mérites à son propre fils. Le Prince ne savait plus, tout d’un coup, s’il devait s’en agacer… ou s’en réjouir. Il ne perçut dans les yeux de Gohan que la plus grande sincérité, sans la moindre trace d’ironie ou de sarcasme. Pris de court, Végéta grogna :

 

-             Oui, bien, c’est fini pour ce soir, va rejoindre ta mère.

 

*********************

-             Végéta !

-             Quoi ?

 

Le Prince, en plein exercice en ce début de soirée, vit arriver Bulma manifestement pressée. Elle se planta devant lui :

 

-             Chichi va accoucher, je l’accompagne à la clinique. Mon père est absent, et ma mère garde Trunk, tu peux au moins t’occuper de Gohan ?

-             M’occuper de Gohan ?  Hein ?

-             Je ne sais pas moi ! Tiens lui compagnie ! Il est grand, c’est juste histoire qu’il ne soit pas tout seul, il va sûrement s’inquiéter pour sa mère.

-             Mais comment suis-je censé faire ça ?

-             Débrouille-toi ! lança Bulma en s’éloignant rapidement.

 

Végéta regarda de loin Bulma, sa mère, et Gohan accompagner Chichi à la voiture qui démarra. Madame Brief parla ensuite quelques minutes avec Gohan, puis s’éloigna avec Trunk qu’il était temps de coucher. Le jeune fils de Goku resta immobile dans le jardin, fixant l’endroit où la voiture venait de disparaître.

 

Végéta grinça des dents : s’occuper de Gohan… le fils de Carot… la situation lui semblait aussi farfelue qu’insupportable. A court d’idée, il fit la seule chose qui lui vint à l’esprit. S’approchant du jeune garçon, il demanda d’un ton bourru :

 

-             Tu vas aller dormir ?

-             Euh… Non, je ne pense pas, je préfère attendre des nouvelles de ma mère, merci.

-             Bon. Alors allons travailler.

 

Gohan, tout d’abord surpris, regarda Végéta s’éloigner vers le terrain dégagé qu’ils utilisaient pour leurs entraînements… et se dit que finalement, c’était une bonne idée : il verrait forcément revenir Bulma et pourrait se défouler un peu en attendant.

 

L’entraînement ne se passait pas du tout comme Végéta l’escomptait : Gohan était tendu, déconcentré, tournait la tête à chaque fois qu’il pensait percevoir le bruit d’une voiture… Le Prince perdait patience. Son adversaire était stressé et pas du tout à ce qu’il faisait. Un sourire passa sur les lèvres du Prince : s’il fallait pousser Gohan dans ses retranchements, ça, Végéta pouvait le faire.

 

-             Non mais tu vas te bouger gamin !

 

Gohan, dont l’attention était à nouveau partie ailleurs, se remit en garde et balbutia :

 

-             Excuse-moi Végéta… Je…

-             Tu n’étais pas concentré, je sais ! Et tu penses que si tu dois te battre réellement, ton adversaire te rappellera à l’ordre ?

-             Non, tu as raison, je suis désolé.

-             Je vous jure ! Mais qu’est-ce que t’a appris cet imbécile de Piccolo pour que tu sois aussi mou !

 

A l’évocation peu flatteuse de son senseï, Gohan fronça très légèrement les sourcils et renforça sa garde. Végéta sourit intérieurement : il y était presque.

L’entraînement reprit, et le Prince constata immédiatement que Gohan était soudain bien plus efficace : les coups redoublaient de force, de précision. Végéta était ravi : il se battait à nouveau contre un adversaire digne de ce nom. Comment avait-il pu croire qu’il parviendrait à tirer ainsi un trait sur ce qui constituait presque toute sa vie, son passé, ses racines ?

La vitesse des deux saiyens augmentait au fur et à mesure, de même que l’aura d’énergie qui les entourait maintenant. Ils n’y prêtaient plus attention, échangeant les coups à une vitesse hallucinante. Gohan parvenait à extérioriser un peu de la tension qui l’habitait, et Végéta se délectait des sensations qu’il retrouvait après si longtemps.

Mais ce n’était pas assez pour le Prince, ce n’était jamais assez pour le Prince. Gohan n’était pas encore assez concentré, assez puissant. Le combat – on ne pouvait décemment plus parler d’entraînement – ne satisfaisait pas encore Végéta.

Gohan reçut un énorme coup de poing sur la mâchoire et, posant un genou au sol, accusa le choc. Quand il releva les yeux, Végéta était devant lui, un mauvais sourire sur le visage :

 

-             C’est tout ce que tu sais faire ? Tu es bien le fils de ton père, tiens. Très doué pour les grands sentiments, mais pour se battre… Franchement, tu es un aussi piètre guerrier que Goku.

 

L’aura du garçon sembla exploser autour de lui, alors qu’il fronçait soudain les sourcils et se relevait lentement. Ses cheveux virèrent au blond, et de ses grands yeux à présent d’un bleu limpide il toisa Végéta avec colère.

 

Voilà… On y était.

 

Végéta concentra son énergie et son aura de Super Guerrier brilla autour de lui.

 

Ils s’élancèrent l’un contre l’autre.

 

****************************

 

Madame Brief se retint avec difficulté au mur du couloir  alors que toute la maison tremblait dangereusement. Elle se précipita auprès de son petit fils, qui debout dans son lit pleurait à chaudes larmes :

 

-             Mon chéri… ne t’inquiète pas, c’est ton papa qui s’amuse. Enfin… Je crois.

 

***************************

 

Les coups n’étaient à présent plus visibles que pour les deux combattants auréolés de lumière. Végéta avait toutes les peines du monde à retenir les attaques de Gohan et encaissait d’ailleurs coup sur coup. L’enfant était doué, très doué. Et en colère aussi, même s’il gardait inconsciemment à l’esprit que son adversaire n’en était pas vraiment un. Végéta avait mal, son corps le faisait souffrir, il portait ses attaques avec toute l’énergie qu’il retrouvait enfin. Gohan en repoussait la plupart, encaissait les autres sans broncher.

 

Ils se battirent un très long moment, totalement hermétiques au monde extérieur, habités seulement l’un par la joie de se battre à nouveau, et l’autre par la tension contenue depuis trop longtemps et qu’il pouvait enfin un peu relâcher.

 

Végéta fronça les sourcils : il fatiguait. Son corps, plus du tout habitué à être ainsi mis à l’épreuve, donnait des signes de faiblesse. Furieux contre lui-même, il lança vers le garçon une boule avec toute l’énergie qui lui restait encore.

Gohan la reçut de plein fouet, et ses pieds s’enfoncèrent dans la terre quand il recula de dix mètres, se protégeant le visage de ses bras croisés.

 

Végéta sourit, satisfait… avant de se demander soudain s’il n’était pas allé trop loin. Ils se battaient jusque là à mains nues, sans faire appel aux dangereuses décharges d’énergie, et…

 

Ses craintes se confirmèrent quand, face à lui, le visage fermé, ses cheveux blonds frémissants d’énergie, Gohan arma lentement son tir :

 

-             Kameha

 

Une sueur froide coula dans le dos du Prince qui, haletant, se savait parfaitement incapable de repousser l’attaque du jeune garçon.

 

-             meha !

 

Leurs regards se croisèrent et Gohan sembla soudain se souvenir de l’endroit où il se trouvait.. et de qui il combattait. Il était trop tard pour retenir le tir, mais il parvint à contenir un peu de l’énergie qu’il comptait y mettre.

 

Végéta se protégea à son tour le visage quand la boule de feu l’atteignit. Il fut projeté au sol, traîné sur des dizaines de mètres. Le tir finit sa course dans le vaisseau et celui-ci explosa.

 

Gohan resta un instant interdit, observant bouche bée ce qui restait de cette partie de l’immense jardin où retombait les derniers morceaux de la salle de gravité. Le corps de Végéta était étendu un peu sur le côté. Le garçon se précipita, paniqué :

 

-             Végéta !

 

Il s’agenouilla près du Prince, bouleversé, et posa les doigts sur l’épaule du saiyen. Végéta, se redressant avec difficulté, le chassa d’un revers de main rageur :

 

-             Je n’ai pas besoin de ton aide !

-             Ça va ? balbutia Gohan. Tu es blessé ? je suis désolé, je…

-             Arrête tes jérémiades ! grinça le Prince. Je n’ai rien !

 

Il se releva lentement, en grimaçant. Gohan se tenait toujours devant lui, consterné.

 

-             Non mais vous êtes complètement malades !

 

Végéta leva les yeux et Gohan se retourna. Bulma, les mains sur les hanches, rouge de colère, hurla de plus belle :

 

-             Vous avez vu ce que vous venez de faire du jardin ? Et le vaisseau ! Il est encore totalement pulvérisé ! Vous êtes complètement fous !

-             Bulma, pardon, je suis vraiment… balbutia Gohan.

 

Végéta l’interrompit sèchement :

 

-             Eh oh, c’est bon Bulma, tu ne vas pas piquer une crise pour trois malheureux arbres ridicules. Tu me reconstruiras une salle d’entraînement dans la maison, voilà tout.

-             Quoi ?? Non mais et vous avez vu l’état dans lequel vous vous avez mis la propriété ! Je ne peux pas vous laisser quelques heures, ce n’est pas possible !

 

Elle se précipita sur Gohan qui était lui aussi haletant, ses habits déchirés :

 

-             Mon Dieu, Gohan, tu vas bien ? Ta mère va me tuer si tu as ne serait-ce qu’une égratignure !

-             Non non, tout va bien Bulma, je t’assure.

 

Ses yeux à nouveau noirs croisèrent soudain ceux de la jeune femme… et ils semblèrent se souvenir au même instant de ce pour quoi elle était là.

 

Bulma posa une main douce sur l’épaule de Gohan et lui sourit :

 

-             Tu as un petit frère Gohan. Il s’appelle Goten, Son Goten.

-             Oh, ne put que murmurer le garçon, au comble de l’émotion.

-             Ta maman et lui vont bien. Il est très tard, ils dorment, je t’emmènerai les voir demain matin.

 

Un immense sourire naquit sur les lèvres du garçon, qui murmura :

 

-             Merci Bulma.

 

Elle lui rendit son sourire et lui frotta la tête affectueusement :

 

-             Allez, va te prendre une douche, et après, il faudra te coucher.

 

Il bailla, la tension de son corps et de ses nerfs totalement évanouie… grâce au combat notamment. Il se tourna vers Végéta, qui s’efforçait de rester debout sans trop grimacer de douleur :

 

-             Merci beaucoup Végéta, c’était génial.

 

Le prince grogna :

 

-             Ouai, c’était pas mal. Mais bon, tu as encore des sacrés progrès à faire.

 

Gohan acquiesça et partit en courant joyeusement vers la maison. Végéta croisa alors le regard sévère de Bulma, qui le regardait, bras croisés, manifestement très énervée. Il grommela :

 

- Quoi ? Tu m’avais demandé de m’occuper de lui, non ?!

 

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