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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1484 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Bleach

Tenshi no kudaketa hane Auteur: Angel9 Vue: 8596
[Publiée le: 2008-11-08]    [Mise à Jour: 2009-06-16]
13+  Signaler Romance/Humour/Action-Aventure Commentaires : 50
Description:
La base de mon ancienne fic l'ange aux ailes brisées, révisée par Kurosaki Rukia, moi-même et les précieux conseils de mama-chan !

Nouveau résumé (écrit avec l’aide d’o-nii-chan !):

Mourir pour mieux renaitre, c’est ce que pense Kuchiki Rukia, tomber pour mieux se relever, elle l’a vécu et n’en est pas sortie indemne…

Fuir était pour lui la meilleure solution, oublier, faire comme si de rien n'était, pour mieux la protéger, ou plutôt se protéger, cela ne ressemble guère à Kurosaki Ichigo, et pourtant…

Le ramener sur le chemin de la raison, déterrer son cœur et ranimer ses souvenirs, une tache bien compliquée que s’était juré d’accomplir Matsumoto Rangiku, le sauver pour mieux se retrouver…

Enterrer sa douleur, effacer ces souvenirs, ou du moins faire comme si "elle" n’avait jamais existé, Ashido pensait pouvoir survivre avec cette philosophie, son passé le rattrapera et lui fera comprendre son erreur.

Protéger l’ennemi est contre les règles du jeu, et cela même dans le camp adverse, l’appelle du pouvoir et de la vengeance envoutent, celui du cœur saura-t-il être plus fort… (Perso mystère !)

Fic sérieuse, des combats et des beaux mecs…

Des romances et…encore des beaux mecs !

Beaucoup d’humour et toujours autant de beaux mecs !

P.S. je n’oublie pas non plus mes lecteurs, Mais les lectrices ont la priorité (solidarité féminine oblige !!!)

CHAPITRE 7 INEDIT!!!! (pas d'inquiétude, je l'ai juste avencé, et cette fois, c'est fixe!)

SUITE DE L'ANGE AUX AILES BRISEES A PARTIR DU CHAPITRE 12!
Crédits:
Tout est a Kubo-sama, sauf mes perso bien sur!
<< ( Préc )
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Sacre et empathie (1/4)

[8971 mots]
Publié le: 2009-06-16Format imprimable  
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Sacre et empathie (1/4)

 

 

L’aube avait percé l’horizon depuis presque trois heures, trois heures durant lesquelles Byakuya n’avait cessé de l’observer, soigneusement dissimulé derrière les rideaux en mousseline indigo de sa chambre.

Il retournait dans sa tête les derniers événements, bercé par le bruit du Katana qui fendait fermement l’air.

Avait-il eu raison d’impliquer sa sœur dans une telle affaire ? N’aurait-il pas mieux fait de mettre son orgueil de côté et de passer le tour de garde aux Suzaku, en particulier durant cette période de troubles où jamais un cerbère n’avait été aussi menacé ?

Et sa tante qui ne pouvait s’empêcher d’ouvrir son clapet, à lui casser les oreilles et à taper du poing sur la table, Mamie Chiyo était même allé jusqu’à menacer de le déshériter, tentative d’intimidation bien sûr inutile : comment pourrait-elle déshériter quelqu’un de son propre bien car c’était bien Byakuya le "big boss" de la famille !

le Kuchiki eut toutefois l’occasion de vérifier que même si Chiyo était petit et menue, ses cordes vocales n’étaient guère en adéquation avec son physique : on aurait dit qu’elle avait un haut-parleur à la place de la bouche, les pauvres oreilles du capitaine n’étaient pas prêtes de s’en remettre, et si ça n’avait pas été Rukia, Byakuya aurait justifier son abandon par le mauvais état de ses tympans, car c’était bien pour sa sœur qu’il avait bataillé, pour lui offrir une chance de prouver sa valeur.

Byakuya connaissait sa force, son courage, sa détermination et son talent depuis leur expédition au Hueco Mundo, mais les autres membres du clan ne partageaient pas son avis, et l’incident de la veille en était le parfait exemple.

 

Dans le jardin sur lequel donnait le Est de sa chambre, Rukia pratiquait ses exercices de sabre. Le dos droit, les jambes légèrement écartées, la gauche plus avancée que l’autre, elle fendait l’air avec son Katana en bois dans un bruit de fouet, les poings serrés autour de la garde comme si elle abattait une hache sur des bûches invisibles.

Son frère examinait ses gestes d’un œil attentif : son style trop téméraire, la force brute qu’elle mettait dans ses coups, l’attaque qu’elle favorisait au détriment de la défense, tout en elle lui rappelait son passé, jusqu’à ses longs cheveux sombres remontés en une couette haute et son Shihakusho d’entraînement, étrangement semblable au sien.

Lui aussi s’était exercé avec acharnement il y avait des années de cela sous l’œil critique de son grand-père, capitaine de la sixième division à cette époque.

En ce temps là, le visage de Byakuya s’illuminait souvent de sourires. Il était insouciant, impatient, entêté et surtout heureux, alors qu’au même age, sa sœur avait traversait tellement d’épreuves que ses traits ne reflétaient plus qu’amertume et ambition.

Aussi, lorsque la brune déplorait son manque de force, Byakuya croyait distinguer dans ses iris saphir, la même lueur d’avidité qui dansait dans les yeux d’Aizen ; bien que leur but soit

Différent, cela ne les empêchait pas d’avoir tout deux soif de pouvoir.

Cependant, le Kuchiki espérait de tout son cœur que la brune ne vendrait pas son âme au diable pour obtenir la puissance qu’elle recherchait tant, mais pour le moment c’était autre chose qui avait amené Byakuya à venir espionner sa sœur.

Il ne s’était pas trompé en pensant que la brune ferait comme si rien ne s’était passé, comme si ce n’était pas sur ses frêles épaules que reposait à présent l’avenir des mondes, comme si le tatouage qui ornait son dos ne lui avait pas coûté la quasi-totalité de ses forces. Il savait que malgré sa faiblesse et son manque de reiatsu, elle n’annulerait jamais ses exercices de sabres,  même l’absence d’Ikkaku qui tenait à ses jours de congés ne l’avait pas détournée de son entraînement, même si aujourd’hui devait être une journée mémorable pour la Shinigami, elle ne semblait pas s’en soucier.

Il soupira de lassitude. Lui qui avait tant voulu faire de Rukia une parfaite Kuchiki, il pouvait se venter d’avoir accompli sa tâche jusqu’au bout, la jeune fille avait même hérité de leur entêtement légendaire. Essayez donc de faire faire à un Kuchiki quelque chose contre sa volonté, vous certifier un séjour à la quatrième division avec perte et fracas ne serait pas exagéré !

Une cascade de cheveux flamboyants ainsi que les pans d’un Yukata rose clair apparurent au coin du jardin. Matsumoto Rangiku s’était discrètement introduite chez Rukia, et la brune qui lui tournait le dos continuait de s’entraîner, elle n’avait rien remarqué. 

Pour Byakuya, cette soudaine arrivée sonnait la fin de sa petite visite, l’épreuve de la veille n’avait, semblerait-il, eu aucun impact sur sa sœur, mais qu’en était-il en réalité ? Il était bien placé pour savoir que même si Rukia était au bord du gouffre, elle ne laisserait absolument rien paraître, elle détestait par-dessus tout être prise en pitié, ce qui pour elle équivalait à une insulte. C’était tout à son honneur mais ce qu’elle ne savait pas ou plutôt ce qu’elle refusait d’admettre, c’était que toute être avait ses limites, et que les atteindre signifiait un stade encore pire que la faiblesse, l’impuissance.

 

*******

 

Rangiku avançait vers Rukia à pas de loup, sourire espiègle et bras tendus vers la brune, puis sans crier gare – où presque – elle franchit les derniers centimètres qui les séparaient en lui sautant au cou comme une sauvage :

-Cette fois, je te…

Un pas éclair fit atterrir la brune quelques mètres plus loin, laissant Rangiku tomber tête la première sur la pelouse, le nez fourré dans le gazon et l’arrière-train qui pointait fièrement vers le haut, telle une gigantesque fourmilière.

-Aïeeee !

Après s’être longuement lamentée et remise dans une meilleure position, la rousse entreprit de régurgiter l’herbe coincée dans son gosier pendant qu’on se moquait d’elle, et à sa grande surprise, elle s’aperçut que c’était Rukia qui riait à pleins poumons en se tenant les côtes, pliée en deux. Etrange ! Entendre la voix de Rukia émettre ces sons lui faisait à la fois bizarre et chaud au cœur. Le rire de la brune avait quelque chose de spécial, aussi envoûtant et troublant que le chant d’une sirène, il faisait que toute personne à proximité soit emportée dans un tourbillon de bien-être, entourée d’une bulle de fraîcheur et d’insouciance :

-Qui aurait cru que Matsumoto Rangiku possédait un aussi gros popotin, j’en connais qui paieraient cher pour assister à ce spectacle ! Se moqua-t-elle en mettant à hauteur de son visage une caméra qu’elle mimait avec ses mains. Rangiku ne semblait pas apprécier la plaisanterie et balaya d’un coup sec l’objectif imaginaire :

-Mon popotin il t’emmerde, espèce de contre-plaqué ! Ragea la rousse, et puis comme le disent si bien les humais, mieux vaut faire envie que pitié !

-Ho, tu prends si facilement la mouche quand on te parle de ton physique, serait-ce ce cher Yumichika-san qui déteindrait sur toi ? Rit-elle en arquant un sourcil.

-C’est lui qui s’accroche à moi comme du galipot ! Précisa-t-elle.

-Et ça change quoi, au juste ? Questionna la brune en haussant les épaules.

-Ça change absolument tout ! Cet emmerdeur de narcissique ne peut pas s’empêcher de foutre la merde partout où il passe, il est arrivé dans la salle de réception comme un cheveu sur la soupe et a foutu tout mon travail en l’air, non mais tu te rends compte ?! S’indigna Rangiku d’une voix hystérique, comme si elle venait tout juste de prendre conscience des mots qui franchissaient sa bouche. Sept jours de dur labeur partis en poussière, mais par miracle, j’ai pu forcer les autres glandeurs à faire des heures supp’ pour rattraper le retard, et grâce à la providence, le Yumichika s’est retrouvé dans une drôle de panade au fin fond du Rukongai !

-C’est-à-dire ?

-Trois jours de garde à vue pour violation de domicile, vol à main armée et tentative de meurtre avec préméditation, cita Rangiku sur le ton de la conversation, sa photo s’est retrouvée on ne sait comment dans les fichiers de ce même district du Rukongai où il a été envoyé par erreur.

-Je ne crois pas que la providence y soit pour grand-chose, si tu veux mon avis, dit Rukia d’un air soupçonneux en scrutant l’expression de Rangiku.

-Oserais-tu insinuer que j’en suis responsable ? Et puis en admettant que ce soit vrai, commença-t-elle en changeant d’angle d’attaque, tes petits conseils de sainte Rukia l’infaillible qui ne fait jamais de conneries ne sont plus d’actualité, tu viens juste de passé du côté "commun des mortels" !

-Sans blague ! Et qu’ai-je bien pu faire d’aussi répréhensible pour que Matsumoto Rangiku joue aux donneuses de leçons avec moi ? Demanda Rukia d’un air mi-moqueur mi-amusé.

-Passer le cœur de ce pauvre Ashido au mixeur en flirtant en douce avec Ichigo, ça te dit quelques choses ?

Rukia n’aurait pas fait une tête très différente si Rangiku lui avait donné une gifle, elle paraissait à la fois scandalisée et offensée.

-Je… QUOI?

-Sale petite cachottière, cria-elle en la serrant contre elle, enfouissant par la même occasion sa tête dans sa poitrine, alors comme ça tu te gardes deux des plus belles gueules du Seireitei et tu préviens même pas les copines, la confiance règne à ce que je vois !

-Qu’est… qu’est… qu’est-ce que tu me débites comme âneries, là ? Même s’il était le dernier mec sur terre, il n’y aurait jamais rien entre moi et Kurosaki Ichigo !

-Faux ! S’écria Rangiku en se retournant vers elle, que faisais-tu hier matin, dans ton bureau de la sixième division, à dix heures, trente-deux minutes et cinquante-huit secondes  précisément ? Demanda-t-elle en tapotant le torse de Rukia de son index.

-Wouha, tu m’épates, t’as même inventé un horaire à la seconde près !

-Détourne pas la conversation ! Cria-t-elle, des témoins vous ont vu, toi et Ichigo, alors inutile de le nier plus longtemps, crache la pastille ! Ordonna la rousse en observant attentivement Rukia.

-Je… c’est pas tes oignions, fous-moi la paix ! Elle commença à s’éloigner avant que Rangiku ne lui attrape le bras et la force à la regarder.

-Si j’étais toi, je passerais aux aveux sans plus tarder, je ne connais pas tous les détails de l’histoire, mais j’ai assez d’éléments pour faire les "gros titres" de la cour des âmes pures du mois prochain, plus deux pages d’un article sulfureux qui, j’en suis sûre, plaira beaucoup à ton frère !

Rukia paraissait encore plus outrée, elle considérait ce que venait de faire Rangiku comme un coup bas, et le pire dans toute l’histoire c’était que la rousse était passée maîtresse dans l’art de la manipulation et du chantage, domaine qui lui était totalement étranger… enfin, presque.

-Redescends sur terre, personne ne croira les élucubrations d’une buveuse dont les moments de lucidité sont aussi rares que ceux qu’elle passe à travailler !

-Imagine un peu, poursuivit Rangiku sans lui prêter attention, la folle romance entre la noble héritière et le ténébreux ex-Ryoka éclate au grand jour !

-Ichigo n’a absolument rien de ténébreux, et tu n’étais pas non plus obligée de dire l’ex-Ryoka ! Protesta la brune.

-Mon imagination me jouerait-elle des tours ou tu cherches à le défendre ? Demanda-t-elle avec un sourire plein de sous-entendus.

-Le fait qu’on se prenne la tête…

-Vous prendre la tête ? S’exclama la Rousse, vous étriper, vous sauter dessus – dans le mauvais sens, évidemment – ou avoir envie de vous trucider mutuellement à chaque fois que l’un aperçoit l’autre serait plus juste, rectifia-t-elle.

-… ne change rien à ce qu’il a fait pour Soul Society, poursuivit la brune, et je lui en serais éternellement reconnaissante, on ne mélange pas les sentiments et le travail !

-Ce n’est qu’un détail qui rendra l’article encore plus intéressant !

-Tu n’oseras pas !

-Tu veux parier ? Demanda Rangiku en la défiant du regard.

-Espèce de sale chipie !

-Ignoble traîtresse !

-T’es vraiment saoulante, Rangiku ! Ajouta la brune en levant les yeux au ciel.

-Crache le morceau !

Après un long moment d’hésitation, durant lequel Rukia fit tout pour ne pas croiser les yeux de Rangiku, elle abandonna la partie, elle soupira de lassitude en se laissant tomber sur l’herbe, Rangiku l’imita.

Elles se murèrent dans un silence que Rukia finit par rompre. La brune lui raconta sa dispute avec Ichigo, la question qu’elle lui avait posée sur Waboku, et qui d’ailleurs était restée sans réponse, sa réaction quant à son mariage arrangé et surtout les regrets qu’elle avait ressentis après son départ.

Elle voulait même lui raconter le rêve qu’elle avait fait cette nuit, celui où Ichigo était venu la chercher aux portes des Kuchiki après la cérémonie, il lui souriait et elle s’était sentie tellement bien en l’apercevant, comme si elle flottait sur un nuage, transportée loin de tous ses problèmes, mais elle se ravisa au dernier moment.

Elle n’avait pas le droit de parler de la cérémonie, aussi, son amie pourrait mal interpréter son rêve. Après tout, il n’y avait rien de mal à rêver de la personne que vous étiez censée haïr par-dessus tout, et que ce rêve ait eu le même effet sur vous qu’une bonne dose d’hallucinogènes mixée avec un soupçon d’euphorisants, n’est-ce pas ?  

-Pauvre petite chose naïve et incrédule ! Tu t’es faite rouler dans la farine comme une vraie bleue ! S’exclama Rangiku en bondissant sur ses pieds.

-Hein ?

-Je ne savais rien du tout ! Que dalle, nada, je savais même pas que tu t’étais embrouillée avec Ichigo, il m’avait dit qu’il ne t’avait pas trouvée au bureau, mais j’y ai pas cru et j’ai eu raison, tu fais une sacrée gourde, ma belle !

-Oh ciel, se lamenta Rukia, que vous ai-je dont fais pour mériter un tel châtiment…

-J’irais droit au but, la coupa Rangiku d’un ton surexcité en sautant de joie, si tu refuses ce qui suis, je te promets que tout le Seireitei sera mis au courant de ton histoire dans les… hum, disons cinq minutes qui suivent, menaça-t-elle en balançant son Soul Pager sous le nez de la brune.

-Rangiku, tu es vraiment…

-Diabolique, démoniaque, machiavélique ?

-J’allais dire chiante, mais tout bien réfléchi…

-Bon, revenons-en à mon chantage ! Dit Rangiku en se frottant les mains.

-Odieux chantage ! Précisa la brune.

-Regarde ma tenue et tu connaîtras le prix de mon silence !

Alors que Rangiku tournait sur elle-même en balançant des hanches, Rukia examinait le Yukata qu’elle portait.

Il était en coton rose clair, parsemé de roses blanches et ajusté à l’aide d’un Obi blanc. La bande de tissu définissait parfaitement sa silhouette filiforme et son décolleté laissait entrevoir les courbes généreuses de sa poitrine.

Un Yukata tout ce qu’il y a de plus commun sauf qu’après l’avoir aperçu, Rukia était devenue aussi pâle qu’un cachet d’aspirine et murmurait "Pitié, tout mais pas ça !".

A chaque fois qu’elle apercevait la rousse dans cet habit, il en suivait un gros découvert sur sa carte bleue (le comptable des Kuchiki allait encore s’arracher quelques cheveux, et pas pour les raisons que vous croyez, on imagine mal les Kuchiki avoir des soucis de pépètes !), une forte déshydratation, un mal de chien au dos, plus plantes des pieds et poignets en bouilli, sans oublier quelques crises de nerfs à calmer, en gros les symptômes typiques d’une intense séance de shopping avec la pire partenaire pour ce genre d’activité, crainte et redoutée par tous les vendeurs et boutiquiers du Soul Society.

 Lorsqu’une autre cliente avait le malheur de poser les yeux sur la même paire de chaussures qu’elle, la gentille et gracieuse Matsumoto se transformait en véritable harpie, elle refaisait le portrait seulement avec ses ongles à toutes celles qui osaient se frotter à elle le jour de ses virées shopping.

Mais il n’y avait pas que les clients qui la craignaient, les vendeurs étaient au bord de la syncope lorsqu’ils apercevaient au coin de leur magasin la crinière flamboyante de la rousse, et c’était toujours Rukia qui calmait leurs crises de larmes après que Rangiku la terreur eut fini de saccager leur magasin.

-Oh, non non non, il n’en est tout simplement pas…

-Sois prête dans une demi-heure, je t’attends dehors ! L’interrompit Rangiku.

-Hé, pas si vite ! Cria-t-elle en courant après Rangiku, pourquoi tu…

Elle ne put achever sa phrase car ses jambes se mirent à trembler et sa vision devint floue, mais la lieutenante remarqua son malaise à temps et elle rattrapa Rukia avant qu’elle n’atteigne le sol. C’est alors que la rousse nota le teint cireux de la brune, de larges bandes violacées soulignaient ses yeux et son visage était moite. Peut-être qu’elle avait de la fièvre.

Rukia quant à elle ne se sentait vraiment pas bien, la nausée lui enserrait la gorge, elle avait l’impression d’être plongée dans une marmite d’eau bouillante alors qu’elle peinait à garder les yeux ouverts :

-Je vais bien, Rangiku, ce n’est qu’un petit malaise passager ! La rassura Rukia en tentant de se remettre debout, ce qui s’avéra être difficile vu qu’elle chancelait sur ses jambes, incapable de se maintenir droite sans l’appuie de la rousse.

-Je préfère t’accompagner, mais qu’est-ce qui t’arrive, au…

-Je t’en supplie Rangiku, ne dis rien à personne, ni à mon frère et surtout pas à Ashido, la supplia Rukia d’une voix éteinte.

-Mais je…

-S’il te plaît, je le connais, il va me priver d’entraînement pendant au moins quinze jours et m’obliger à rester à l’hôpital, ajouta-t-elle en serrant son poignet. 

A contrecoeur, Rangiku finit par accepter.

Rukia se fit escorter sans protester, en espérant de tout son cœur que ce genre de crise n’allait pas se reproduire dans la journée, en particulier lors de sa nomination.

 

******

 

Byakuya Kuchiki était une enflure doublée d’un sale ploutocrate, une ordure de première, un snob à l’ego trois fois plus gros que le ballon de baudruche qui lui servait de crâne, sa belle petite tête d’œuf était "uniquement" bourrée de mille et un principes et vidangée de tout bon sens, son cœur était aussi mou qu’un bloc de granite, et cerise sur le gâteau, Mr glaçon était totalement incapable d’interactions humaines, aussi sympathique que pouvait l’être une vieille mégère !

Il n’y avait bien eu que sa femme et actuellement sa sœur pour supporter cet énergumène à la sociabilité aussi développée que celle d’un céphalopode.

Voilà en gros l’image que se faisait Kurosaki Ichigo du frère de Kuchiki Rukia, celle qui s’évertuait à le rendre complètement maboul en toute ignorance  – enfin, c’était ce qu’il croyait !

La jeune brune était capable d’une infinie douceur comme de la pire sauvagerie. Ses changements d’humeur se produisaient à une telle vitesse que le roux avait du mal à suivre, comme lorsqu’ils s’étaient retrouvés dans son bureau où Ichigo s’était pris un énorme vase de magnolias en pleine poire.

Bien qu’il aurait fallu plus qu’un pot de fleurs pour lui allumer la tête, son sang n’avait fait qu’un tour et il s’était senti prêt à bouffer, tête la première, le crétin qui avait osé le canarder, idée vite oubliée lorsqu’il s’était aperçu que le criminel en question était… Rukia !

Une Rukia à deux doigt de la rupture nerveuse ; le roux s’était vite refroidi, et paf, la dispute avait repris de plus belle, ces joutes d’injures étaient devenues leur bouclier à problèmes : fuir était tellement plus facile qu’assumer… Puis soudain, la dispute s’était de nouveau arrêtée, lui, les nerfs à vifs, la tentions grandissante et la colère palpable, elle, les nerfs qui flanchaient, le malaise évident, une indifférence tellement désirée mais très mal jouée.

Pris d’un soudain élan de douceur envers la brune tremblante, il s’était calmé, non pas par pitié ou compassion, seulement une soudaine envie de gentillesse mal interprétée par la brune, de nouveau coléreuse. Ichigo avait alors préféré mettre les voiles, avait-il eu raison ? Qui le savait ?!

N’empêche que l’alternance chaud-froid n’était pas vraiment sa tasse de thé, c’était une certitude.

Aussi, il savait que quelques rares privilégiés ne risquaient certainement pas de rencontrer ce genre de problème, son frère par exemple – sans commentaire ! – ainsi que l’autre crâneur de pseudo beau gosse, m’as-tu vu superficiel qui ne lésinait pas sur la vantardise aussi, connu sous le nom d’Ashido, celui-là non plus, sa tête ne plaisait pas trop à Ichigo, voire pas du tout, il ne savait pas quoi, et il s’en fichait presque, l’important, c’était que dés qu’il apercevait le brun, le mot danger revenait automatiquement dans son esprit !

Mais revenons-en plutôt à cette mystérieuse embrouille qui avait, quelques heures plus tôt opposé le Shinigami remplaçant au chef Kuchiki.

 

 

Flash back

 

Que les six énergumènes les plus casse-pieds de toute l’histoire des Kuchiki viennent lui gâcher la soirée, il pouvait le comprendre. Quand on avait une grand-tante avec une aussi grosse araignée au plafond, et que cette tare était malheureusement héréditaire, que pouvait-on bien faire mis à part fermer les yeux ?

Mais que l’autre médiocre ait eu le toupet de désobéir aux ordres, de laisser tomber sa sœur et de ramener sa fraise à la toute fin pour jouer les donneurs de leçons, trop s’en était trop ! Byakuya Kuchiki avait beau être réputé pour son sang froid à toute épreuve, il n’empêche que sa "noble" patience avait ses limites qu’elles n’étaient pas loin d’atteindre :

-Rukia !

Sans plus de cérémonie, Ichigo franchit à grandes enjambées l’imposant portail en bois de chêne puis longea rapidement l’allée blanche en fixant les bras de Rukia, pendant négligemment sur les épaules de son frère qui faisait face au roux, ses yeux onyx légèrement plissés, toujours aussi inexpressifs :

-Kurosaki Ichigo… que fais-tu ici ? Lui demanda le brun d’une voix lente en mettant Rukia dans les bras de Mariko.

-Euh, et bien, c’est-à-dire que…, bégaya le roux. Qu’avait-il à répondre si ce n’était que lui même l’ignorait ? La raison qui l’avait poussé à venir jusqu’ici lui échappait tout autant qu’à Byakuya ou à Kotarou et Mariko qui s’étaient volontairement mis à l’écart.

-Comment va-t-elle ? Demanda Ichigo dans l’espoir de détourner la conversation.

-Ce n’est plus ton problème, désormais ! Lâcha-t-il le Kuchiki en lui tournant le dos. Ta conduite de ce soir montre que tu es indigne de ta mission, j’ai bien essayé de raisonner Yamamoto Soutaisho, il n’a malheureusement rien voulu entendre, mais après ce soir, il ne pourra plus me contredire sur le fait que tu n’es qu’un incapable !

Un dernier regard plein de mépris et Byakuya tourna les talons vers la sortie.

Ichigo avait très mal encaissé le reproche, il le comprenait mais s’entendre dire que vous étiez indigne de confiance n’était pas toujours facile à digérer :

-J’ai merdé, je te l’accorde, sauf que t’as l’air d’oublier que question connerie, t’es pas en reste, Byakuya, lui lança Ichigo

-Nani ? Questionna-t-il d’une voix sans timbre en s’immobilisant.

-J’ai la mémoire qui cafouille ou t’as bien failli laisser crever ta sœur sous tes yeux ? Demanda le roux en croisant les bras, alors inutile de te la jouer m’sieur incorruptible avec moi. Byakuya le fusillait du regard en gardant le silence.

L’obscurité envahit très vite l’allée, les taches de lumière jaunâtres que projetaient les lanternes ne pouvant éclairer tout l’espace.

Ichigo ne distinguait qu’à grande peine la forme immobile de Byakuya, et inutile de dire que ses doigts qui s’approchaient dangereusement du manche de Senbonzakura lui étaient totalement invisibles, mais contrairement au roux, Kotarou avait vu le manège de son neveu, et comprit qu’il fallait agir vite sous peine de voir le roux se faire subdiviser en feuillets.

 

-Ne t’inquiètes pas mon garçon, Rukia va bien, assura le Kuchiki en tapotant chaleureusement l’épaule d’Ichigo, maintenant tu devrais aller te reposer, une dure journée t’attend demain !

-Vous êtes qui, vous? Questionna le roux en tentant d’apercevoir le nouvel arrivant, un homme plus grand que lui, à l’allure mince et musclée, d’une cinquantaine d’années.

Ses cheveux longs et grisonnant étaient coiffés en arrière, ses yeux sombres étaient entourés de légères ridules et son menton ainsi que ses joues creuses portaient la marque d’une barbe naissante.

-Kuchiki Kotarou, déclara-t-il avec un sourire en lui tendant une main qu’Ichigo serra, je suis le patriarche du clan Kuchiki !

Les traits d’Ichigo se durcirent soudain, il observait Kotarou avec un regard mauvais.

Le Kuchiki le remarqua mais préféra ne rien montrer, voulant d’abord connaître la raison d’une telle aversion à son égard :

-Alors… alors c’est de ta faute, hein ! Dit-il la tête basse.

-Pardon ? S’étonna Kotarou.

-C’est toi et ta bande de clowns qui avez forcé Rukia à le faire, pas vrai ?... Espèce de sale enfoiré ! Cria-t-il en lui sautant au cou pour le secouer dans tout les sens.

Mariko restait dans son coin en serrant Rukia contre elle.

Alors que Byakuya s’apprêtait à attaquer Ichigo, Kotarou lui ordonna de rester en place en levant la main :

-Allons mon grand, qu’ai-je bien pu forcer Rukia-chan à faire pour te mettre dans…

-La ferme, vieux con ! Tes excuses à deux yens, tu peux te les enfoncer où je pense, hurla le roux en secouant Kotarou de plus belle. Ce dernier encaissait sans broncher alors que sa femme s’était mise à rire.

-Ravi de voir que ma situation t’amuse, chérie ! Railla Kotarou, son cou toujours entre les mains d’Ichigo qui commençait sérieusement à s’impatienter :

-Fais pas comme si j’étais pas là ! Lui Cria-t-il en rapprochant encore plus leur visage.

Le calme olympien dont faisait preuve Kotarou lui rappelait étrangement Ashido, ce qui ne faisait qu’accentuer sa hargne envers lui.

-Ordure, c’est vraiment dégelasse ce que vous faites, et si tu penses que Rukia va sauter dans les bras du premier con bourré de fric qui va se pointer, tu te fous le doigt dans l’œil jusqu’au cul, le vioc ! S’indigna le roux sans pour autant le lâcher.

Pour la première fois depuis le début de la dispute, Kotarou parut estomaqué, la situation avait l’air de lui échapper, il regardait le roux avec un air de profonde incrédulité.

Mariko avait quant à elle, cessé de rire.

-Quoi ? S’étrangla-t-il.

-Arrêtes de me reluquer avec cet air d’andouille, je sais tout ! Rukia m’a…

Les zanpakutos s’entrechoquèrent dans un crissement de métal qui fit projeter des éclats lumineux. Ichigo avait volontairement poussé Kotarou sur le côté avant d’empoigner son Zanpakuto pour contrer celui de Byakuya :

-Byakuya, mais enfin qu’est-ce que tu fabriques ? Lui demanda son oncle.

-Kurosaki Ichigo, ton impertinence pourrait te coûter bien plus que la vie, tu ne sais pas à qui tu t’adresses, tu vas le regretter ! Lui dit-il sans une once d’impatience dans la voix.

-Jeune homme, j’ai bien l’impression qu’on s’est mal compris, vous et moi ! Lui assura Kotarou en hochant la tête, les mains derrière son dos.

-Vous croyez, l’ancêtre ? Demanda-t-il d’une voix enrouée en serrant les dents, la sueur perlait à son front et les dalles craquaient sous ses pieds alors que son Katana tremblait sous la pression de celui de Byakuya.

-Oui, je le crois, le mariage arrangé de Rukia – c’est bien de ça dont tu parles, n’est-ce pas ?

Ichigo se contenta d’un simple "ouais" trop occupé par le sabre de Byakuya qui s’approchait dangereusement de sa gorge. Et bien, c’est quelque chose que je regrette tout autant que toi ! Même si je suis le patriarche du clan, il n’empêche qu’il y a certaines choses, et surtout certaines personnes contre lesquelles je ne peux rien faire, prenons par exemple mon imbécile de sœur !  

-Tu ne vas pas recommencer ! S’exclama sa femme en levant les yeux au ciel.

-Cette veille chouette complètement siphonnée est une espèce de conservatrice des anciens us et coutumes du clan, comme les alliances entre les puissantes familles du Soul Society, les mariages arrangés et tout le tralala, expliqua Kotarou d’une voix enjouée. Il n’empêche que si tu veux mon avis, mon grand, murmura-t-il en se penchant vers lui tout en jetant des regards furtifs vers sa femme, occupée à tenter de réanimer Rukia, il y bien d’autres choses dont elle devrais s’occuper de conserver ! Dit-il en cachant sa bouche du revers de sa main.

Le fait que le sabre d’Ichigo soit toujours en contact avec celui de Byakuya ne semblait pas le préoccuper.

-Kotarou, je t’ai entendu ! Lui cria sa femme.

-Quoi ? C’est vrai, au lieu de rendre la vie des autres impossible, cette vielle sorcière ferait mieux de s’occuper de ses rides ! S’exclama-t-il, et toi, il pointa Byakuya du doigt, aurais-tu l’obligeance de laisser cet enfant en paix ?

L’enfant en question parut stupéfait, même s’il avait failli l’étrangler il y avait quelques minutes, Kotarou ne semblait pas du tout en colère après le roux, à moins qu’il veuille personnellement en finir ave lui.

Trop absorbé par ses réflexions, Ichigo se laissa surprendre par Byakuya qui le poussa violemment quelques mètres plus loin, le roux resta un bon moment à terre, maudissant à voix basse le Kuchiki en lui lançant un regard noir. Ses membres endoloris lui donnaient l’impression d’être une énorme masse engourdie, étalée par terre de tout son long jusqu’à ce que Kotarou vienne lui prêter main forte.

-Rien de casser, mon grand ?

-Non, je crois que non ! Répondit-il en acceptent son aide, il jetait des regards assassins à Byakuya qui avait rejoint Mariko.

-Byakuya n’est pas mauvais au fond, il est juste un peu… névrosé, exactement comme ma femme !

-Pour la dernière fois, Kotarou, je ne suis pas NEVROSEE ! Cria sa femme d’une voix aiguë où perçait nettement l’impatience.

-Bien sûr que non, chérie ! S’empressa-t-il d’ajouter… charmante quand elle le veut mais horripilante à souhait la plupart du temps, murmura le Kuchiki si bas qu’Ichigo dut se pencher pour l’entendre

-Vous savez, euh… désolé pour ce que j’ai fais tout à l’heure, je…

-Tu parles du fait de m’avoir traiter de sale enfoiré, de vieux con, d’ordure ou de m’avoir à moitié étranglé ? Lui demanda le Kuchiki en souriant, alors qu’Ichigo se sentait de plus en plus penaud à chaque accusation.

-C’est déjà oublié, et puis ce n’est pas comme si tu voulais vraiment me tuer, sinon tu n’aurais pas hésité à dégainer ton Katana.

Ichigo préféra ne pas le contredire sur ce dernier point, car même si il n’avait pas sorti Zangetsu, il était plus que sérieux quand il parlait de faire avaler son bulletin de naissance au patriarche.

-Euh… dites-moi, j’ai une… ou plutôt deux questions à vous poser.

-Je t’écoute.

-Est-ce que Rukia va s’en remettre, je veux dire… elle n’a rien de grave…

-Tu verras demain quand elle redeviendra aussi énergique et agaçante que d’habitude, tu te diras qu’elle n’était finalement pas si mal endormie ! Assura le noble en regardant sa femme avec une moue amusée.

-Tant mieux… et sinon, est-ce que Rukia peut encore remédier à sa situation ? Demanda-t-il avec hésitation.

Kotarou soupira de lassitude, son visage d’habitude jovial avait soudainement perdu ses couleurs, semblable à un masque de théâtre sous l’effet des ombres que créaient les lanternes :

-Je crains que non, malheureusement, avoua-t-il avec un air désolé

La vie d’un Kuchiki n’est faite que de sacrifices, j’ai eu la chance d’épouser celle que j’ai choisi, Byakuya aussi, ce qui nous a attiré les foudres de bon nombre de monde, mais Rukia… Rukia est un cas à part. Le sang des Kuchiki ne coule pas dans ses veines, ce qui fait qu’elle n’a pas les mêmes droits qu’une véritable noble. De plus, elle a été nommée en tant que gardienne et héritière du clan. Si elle s’avisait de désobéir aux règles, les conséquences pour elle seraient bien plus importantes que deux ou trois imbéciles qui murmurent sur son passage…

Ichigo baissa la tête, l’air découragé. Il n’osait se l’avouer mais ce qu’il était réellement venu faire ici n’était pas seulement sa mission, principalement des réponses, auprès de Byakuya, de Rukia ou de quiconque ayant la capacité de les lui fournir. Il les avait trouvées.

Il savait que ce n’était pas Rukia qui souhaitait ce mariage, et en apprenant cette nouvelle, c’était comme si on l’avait déchargé d’un fardeau qu’il sentait de plus en plus lourd sur ses épaules, sentiment qui disparut bien vite car la seconde nouvelle n’était pas du tout ce qu’il espérait, et cela se reflétait clairement sur son visage.

-Cependant… qui sait ce que nous réserve l’avenir, dit Kotarou en contemplant la lune d’un air serein, il peut se produire tant de changements en si peu de temps…

Ichigo leva lui-aussi son regard vers la lune, la clarté du croissant qui tranchait nettement avec le noir absolu du ciel offrait aux yeux un spectacle envoûtant, si bien que l’on se trouvait incapable de s’en détacher. On ne pouvait s’empêcher de laisser son esprit gambader au loin alors que sur les iris se reflétait l’image déformée de l’astre nocturne.

-Oui… qui sait, répéta Ichigo en dirigeant son regard éteint vers Rukia, toujours endormie dans les bras de Mariko.

 

Fin du flash back

 

Quelle nuit de chien ! Avait-il pensé en retournant au quartier de la dixième, là où logeait tout le groupe sur invitation spéciale d’Hitsugaya.

Ichigo avait retiré son Hakama et ses Warajis qu’il avait jetés aux pieds du lit avant de s’écraser sur le matelas.

Le sommeil ne l’emporta que bien plus tard, à trois ou quatre heures du matin, le reste du temps, il l’avait perdu à ressasser les événements de la journée en se traitant mentalement de "gros con" !

Il avait gaffé sur toute la ligne et avec tout le monde, Matsumoto et Ashido qui étaient sur son dos non-stop, l’autre nain aux tifs javellisées qui tournait un peu trop autour de sa sœur -D’ailleurs, il pensait que ses intentions en leur offrant l’hospitalité étaient tous saufs honorables, il allait falloir qu’il garde un œil sur cette demi-portion.

Ensuite il y avait l’autre buté de Byakuya – toujours sans commentaire !–, la Rukia qui se faisait de plus en plus infecte, insipide même chiante voire emmerdante, sans oublier l’autre folle du Katana qu’on lui avait refilée en guise de lieutenant.

D’après ce qu’il savait, un lieutenant était censé assister son capitaine en l’allégeant de certaines besognes, et pas lui créer tout un tas d’embrouilles ou essayer de le découper menu au sabre.

En gros c’était une tarée de plus qui se joignait au groupe, ça promettait !

Surtout que s’il avait bien compris, la blonde n’était pas franchement copine avec Rukia, au point de se filer mutuellement la gerbe ! Le seul point commun qu’il leur connaissait, c’était leur agressivité excessive et leur indéniable talent pour la comédie, ce qui ne présageait rien de bon pour sa pauvre pomme.

 

 

Jour de nomination des nouveaux Taisho

 

Dix heures

 

Siége de la dixième division

 

-Iiiichiiiiigooo ! Murmura Waboku d’un ton enjoué par l’entrebâillement de la porte.

Personne ne prit la peine de lui répondre. Etonnée, elle haussa les épaules et pénétra la chambre sans plus de cérémonie.

Les jointures rouillées de la porte grinçaient au moindre mouvement et le plancher gorgé d’humidité craquait sous chacun de ses pas.

Un grognement de mécontentement fit s’immobiliser la jeune fille, elle resta le pied suspendu au-dessus du sol et le dos courbé dans un mouvement craintif pendant plusieurs minutes.

Mis à part les mouvements réguliers de sa cage thoracique et un ou deux autres grognements, Ichigo ne manifestait aucun signe de vie, un soupir de soulagement franchit les lèvres rosées de Waboku, le roux dormait toujours.

La chambre n’était que très peu éclairée, l’unique fenêtre de la pièce était ouverte, laissant une légère brise s’engouffrer dans la chambre.

Le rideau écarlate qui masquait le soleil se mouvait au rythme du vent, laissant filtrer de temps à autre quelques rayons lumineux. La future lieutenante entreprit alors de tirer les stores avec un minimum de bruits.

Dehors, le soleil de dix heures, haut perché dans un ciel azur, répandait sur les toitures orangées une douce lumière, une belle journée se profilait à l’horizon.

La fenêtre qui arrivait à la taille de Waboku, était assez grande pour laisser deux ou trois personnes s’y adosser, ce que fit la blonde. Le poing contre sa joue gauche, elle s’abandonna à de lointaines pensées, admirant les oiseaux virevoltant dans le ciel avec mélancolie, leurs chants lui parvenaient comme un écho du bout d’un long tunnel.

Elle resta dans cette position pendant plusieurs minutes, le temps lui semblait si futile tout d’un coup, comme plusieurs autres choses depuis quelque temps, inquiète ? Elle l’était, pour la première fois de sa vie, elle n’était plus sûre de rien, son avenir était… incertain ! Oui, elle n’aurait pas pu trouver meilleur qualifiant, la crainte se mêlait à l’excitation comme si elle s’apprêtait à faire un saut en parachute, ça pouvait paraître étrange mais… elle adorait ça ! 

Ses lèvres napées d’une touche de gloss transparent s’étirèrent en un sourire mutin, elle balaya d’un geste désinvolte ses cheveux blonds, légèrement bouclés qui ondulaient jusqu’à son cou et revint à sa contemplation.

Un grognement plus important que les autres la sortit de sa rêverie, Ichigo parlait dans son sommeil. Waboku s’approcha du lit et se pencha vers lui en tendant l’oreille, elle fit bien attention à retenir ses boucles blondes pour ne pas le réveiller, et parmi les mots hachés et dénués de tout sens que baragouinait le roux, elle aurait juré avoir entendu… son nom !

Elle se redressa soudain, la surprise se lisait clairement sur son visage avec ses yeux grands ouverts et bouche bée, expression qui laissa très vite place à une autre qu’on aurait pu prendre pour de l’amusement et de la satisfaction.

Elle bondit un peu trop brutalement sur le lit pour se rapprocher au maximum du Shinigami, et ainsi ne pas manquer un mot de ce songe si intéressant :

-Alors comme ça, on fantasme sur sa nouvelle lieutenante, quel vilain Taisho tu fais là, Ichigo ! Murmura-t-elle en croisant les bras et en hochant la tête de gauche à droite.

Mais ce qu’elle ignorait, c’était que le roux n’avait pas raté une miette de sa précédente tirade, vu qu’elle venait juste de le réveiller.

Néanmoins, il ne jugea pas nécessaire de la prévenir qu’il ne dormait plus, il continua à lui tourner le dos sans bouger, ouvrit un œil et le referma aussitôt avec un sourire.

-… Waboku…, marmonna-t-il. Elle se rapprocha encore plus jusqu’à presque le toucher en tentant, tant bien que mal d’étouffer son hilarité.

-… t’es…

-Oui, je suis quoi ? Demanda-t-elle d’une voix où perçait clairement l’impatience.

-…tu es…

-Belle ? Attirante ? Troublante ? Sexy ? Se laissa-t-elle emporter.

-… complètement allumée de la touffe… dit-il en remuant légèrement.

-QUOI ? S’étouffa-t-elle d’un air outré.

-… dingue… bruyante… vraiment flippante…

-Ah, alors comme ça je te fais flipper ? Répéta la blonde en tordant sa mâchoire, signe de réflexion.

Estimant avoir assez énervé sa vice-capitaine, Ichigo décida d’insérer pour la blonde une petite compensation dans son pseudo-rêve: 

-Ouais… Rukia… aussi flippante qu’elle…

"La vengeance est un plat qui se mange dès sa sortie du four" pensa Waboku avec un sourire machiavélique en sortant un portable blanc métallisé de son décolleté.

-Bien… alors, tu disais sur Ruki-ch… je veux dire Rukia ? Demanda-t-elle en rapprochant son portable d’Ichigo après avoir appuyé sur la touche "enregistrer".

-… tout aussi dingue que toi… désagréable… froide… violente… plus c’est une planche à pain…

-Tout simplement GE-NI-AL, murmura  Waboku, avec ça j’en connais un qui va morfler et pour un bon bout de temps !

-… toi t’es vraiment galère…

-HOOOO, cette fois c’en est trop, j’en ai assez entendu ! Cria la blonde en se levant soudain. Debout espèce de sale ingrat !

Elle souleva le matelas pour faire faire un vol plané au roux qui atterrit lourdement sur la moquette prés de la porte d’entrée, son postérieur avait amorti sa chute mais restait à savoir si les os de ce dernier étaient encore en un seul morceau.

-Ho merde, je crois que je me suis péter quelque chose ! Se lamenta le Shinigami en se massant l’arrière-train, horriblement douloureux, ÇA VA PAS LA TÊTE ! S’écria Ichigo en dévisageant la blonde, à présent adossée au chambranle de sa porte, ESPECE DE TARREE, T’ES COMPLETEMENT FOLLE, MA PAROLE !!!

-Waboku, ho Waboku, bel ange du paradis qui vient me tirer de mon sommeil… Cita la blonde d’un air dramatique en tournant sur elle-même.

-Un ange ? Une diablesse, oui ! Souligna le roux.

-Bien le bonjour à toi aussi, Ichigo ! Dit la blonde d’un air déçu.

-Je t’ai posé une question, non ? QU’EST-CE QUE TU FOUES DANS MA PIAULE ?

-Aurais-tu l’obligeance de te la fermer, tu me casses les oreilles ! Gémit-elle en plaquant ses paumes de chaque côté de sa tête.

-T’es sacrément gonflée, quand même ! C’est bien TOI qui viens de me réduire le dos en bouillie, et tu voudrais que je me la ferme ?

-Les chambres de la dixième ne sont pas aussi inconfortables que je le croyais, s’exclama-t-elle les mains sur les hanches en balayant les lieux du regard, plus pour faire taire les jérémiades du Shinigami que par intérêt pour la déco.

Elle entreprit toutefois d’examiner les lieux pour prolonger le silence. Les mains sur les hanches, elle progressait dans la pièce avec la grâce et la légèreté d’une danseuse.

Les pants de son Yukata immaculé ainsi que les bords de son Obi couleur or frôlaient le sol dans un crissement sourd, les talons aiguilles de ses nu-pieds noirs claquaient contre le plancher à rythme lent et régulier, son regard métissé pétillant de malice passait la pièce au peigne fin.

La chambre n’était pas très spacieuse, elle avait toutefois le mérite d’être chaleureuse et confortable.

Le lit sur lequel avait dormi Ichigo comportait un couvre-lit rouge. Il était disposé contre le mur, juste à côté de la fenêtre,  une table de nuit y était accolée et une bibliothèque en bois noir comportant plusieurs livres faisait face à l’entrée.

Deux chaises du même matériau ainsi qu’une table basse étaient disposées à la gauche de la blonde, le vase qui y trônait comportait plusieurs lys immaculés, quelques pétales défraîchis avaient chuté du bouquet pour tomber autour du vase.

Le haut et le bas Shihakusho d’Ichigo ainsi que ses Warajis traînaient aux pieds du lit, et fond de la pièce, dans le coin opposé à la bibliothèque se trouvait la salle de bain.  

-Et les portes, c’est pas fais pour les chiens, tu pourrais frapper avant d’entrer ! S’indigna le roux en s’apercevant qu’il n’avait rien d’autre que ses sous-vêtements sur le dos.

La blonde retira à la manière d’Ichigo son Zanpakuto piqué à la verticale dans son obi en forme de papillon et le posa sur la table basse. Elle s’assit sur une chaise en prenant au passage une fleur de lys entre ses fins doigts aux ongles vermillons.

Son Yukata en soie blanche, échancré jusqu’a mi-cuisses et ajusté à l’aide de la large ceinture dorée, brodée d’hiragana noirs et penchés mettait en valeur ses jambes interminables et finement musclées, élégamment croisées l’une sur l’autre.

Les talons aiguilles de ses sandales la faisaient paraître encore plus grande, le col bateau du Yukata laissait à l’air ses épaules laiteuses et mettait en valeur sa poitrine en se terminant par une fente juste au-dessus du buste.

La blonde caressait distraitement les pétales du bout des doigts tout en  examinant un Ichigo rougissant à mesure que son regard passait et repassait sur lui.

-Si c’est ça qui t’inquiète, dit-elle en pointant le doigt sur son torse, rassure-toi je ne risque pas de loucher dessus, mentit la blonde d’un air blasé, car elle-même commençait à rougir devant le corps délicieusement musclé du roux. J’ai connu beaucoup mieux si tu veux savoir !

Elle jeta négligemment la fleur sur la table et se leva pour se diriger vers la bibliothèque afin d’examiner les livres, les mains croisées derrière son dos.

Ichigo voulut se relever mais le craquement qu’il ressentit au niveau du bassin l’en dissuada.

Il s’apprêtait à gratifier sa future lieutenante de toutes les insultes disponibles dans son répertoire lorsqu’il sentit une étrange chaleur parcourir son dos.

-Hé, mais qu’est-ce que tu…

Waboku qui était quelques secondes plus tôt à l’autre bout de la pièce se trouvait à présent derrière Ichigo, un genou à terre et appliquait un étrange Kidou violâtre sur son dos.

Sa main droite n’était qu’à trois centimètres de sa peau alors que le faisceau améthyste l’enveloppait en dessinant dans l’air des volutes de fumée rose. 

-Ne m’oblige pas à te briser une jambe pour te maintenir tranquille ! Menaça la blonde. Cette phrase eut l’effet d’un électrochoc sur Ichigo qui s’était immobilisé, la bouche entrouverte et les yeux écarquillés.

Ce n’était pas la menace qu’il l’avait interpellé, mais plus les mots en eux-même qui revenaient sans arrêt dans sa tête :

-(te briser une jambe… c’est bizarre, j’ai l’impression… d’avoir déjà entendu ces mots, exactement pareil… mais quand…)

-Ça te fait toujours mal ? Demanda Waboku qui avait remarqué son trouble.

-Hun ? Non, ça va… il est bizarre ton Kidou, comme si une force étrangère me réparait de l’intérieur, ça ressemble à la technique d’Inoue, mais ce n’est pas la même sensation ! S’étonna le roux plus pour détourner la conversation que par intérêt pour la technique de la blonde. 

-Compte pas sur moi pour te livrer le secret, et même si je le faisais, tu serais bien IN-CA-PA-BLE de le reproduire ! Déclara-t-elle en se relevant.

Ichigo en fit de même en s’étirant vers l’arrière pour dérouiller les os de son bassin.

-Ha oui, et pourquoi ça ? Demanda-t-il passablement échaudé par la remarque de la blonde.

-Tout simplement par ce que je te suis de très loin supérieure, tu devrais t’estimer heureux d’avoir un lieutenant comme moi ! Répondit-elle avec une assurance déconcertante.

-Si tu me ressorts tes histoires de noblesse à la con, je ne réponds plus de mes actes ! La menaça le roux, en ramassant son Hakama, les traces de son altercation avec Rukia à ce sujet étaient toujours présentes.

-Loin de moi l’idée de me venter de mon statut de noble, bien qu’il faille l’avouer, je te surpasse de très loin dans l’échelle sociale, paysan ! Souligna la blonde avec un sourire en coin, mais rassure-toi, je ne suis pas Ruki-chan, moi !

-Hum, je l’avais remarqué… marmonna-t-il.

-En parlant de Ruki-chan, reprit-elle en se tournant vers lui, accoudée au rebord de la fenêtre, j’ai remarqué que vous ne vous entendiez pas super bien ! Souligna-t-elle en haussant un sourcil.

-C’est plus compliqué sur ça en a l’air, lâcha Ichigo en mettant le haut de son Shihakusho.

-C’est ce qu’ils disent tous… ha oui, votre autre réplique préféré est "attends chérie, je vais tout t’expliquer, c’est pas ce que tu crois", Rit-elle en se moquant ouvertement du roux, j’ai lu ça dans un magazine du monde réel.

-Ouais ben tu devrais changer tes lectures, répliqua Ichigo.

-Et… si jamais Ruki-chan venait à entendre des trucs que t’aurais dits sur elle, et qui ne seraient pas très… cool, est-ce que ça envenimerais encore plus la situation, à ton avis ? Demanda-t-elle en battant frénétiquement des cils.

-Des trucs comme quoi ? L’interrogea Ichigo alors qu’il cherchait sa deuxième Waraji sous le lit.

-Comme ça, dit-elle avec un sourire satisfait en appuyant sur la touche lecture de son Soul Pager.

La voix ensommeillée du roux proférant toutes sortes de critiques à l’égard de la Kuchiki lui arracha une grimace d’horreur.

-Qu’est… qu’est… qu’est-ce que c’est que ça ?

-Surpris ? Ce n’est pas très gentil de critiquer sa lieutenante en plein rêve Ichigo, et surtout très imprudent de ta part.

-Je… quoi ? Ho, merde, voilà que cette fichue blague se retourne contre moi… écoute Waboku, c’est pas ce que tu crois, commença le roux en tendant déjà la main vers le Soul pager de la blonde.

-Tu vois que le magazine avait raison, on peut pas vous faire confiance, assura-elle d’un air enfantin en serrant contre elle son portable.

-Je pensais pas un traître mot de ce que j’ai dit, c’était juste une blague pour te faire enrager, maintenant sois cool et file-moi ce portable.

-Hum… Waboku mimait la réflexion en regardant vers le plafond, son index sous son menton, non ! Mais ne t’inquiète surtout pas Ichigo, quel vilain lieutenant je serais si je ne savais pas garder les secrets de mon Taisho, minauda-t-elle en tripotant le Hakama du roux avec une moue enfantine. Et honte à moi si je tentais de faire pression sur toi pour obtenir un quelconque privilège en utilisant ces informations, je ne suis pas assez machiavélique pour ça, assura-t-elle en haussant les épaules. Mais…avoue que ce serait un odieux stratagème, pas vrai ?

Ichigo blêmit, cette fille était vraiment dangereuse et elle venait de le prouver, qu’avait-il donc fait pour mériter un tel châtiment ?

-Ne t’inquiètes pas, je t’ai dit que ton secret serait bien gardé avec moi… du moins, pour l’instant, elle éclata ensuite de rire en s’asseyant cette fois sur le lit tout en balançant ses jambes comme elle l’aurait fait dans l’eau, au bord d’un lac.

-Je vais te…

-Ho non, mon Ichi-chou, tu ne vas rien faire du tout… ou plutôt si, car tu vois, la frêle et douce jeune fille que je suis ne peut se permettre de porter certaines choses, alors…

-Je te vois venir, et laisse-moi te dire que tu peux te foutre le doigt dans l’œil, il est hors de question que je joue les porteurs pendant que tu fais tes courses, que ça rentre bien dans ta petite tête ! Refusa catégoriquement le roux en tapotant du doigt le front de Waboku, doigt qu’elle balaya d’un revers de main.

-Ce n’était pas vraiment mon intention mais c’est une excellente idée, je suis ravie de voir que tu prends ton rôle d’esclave avec autant de sérieux !

-Esclave ?! S’étonna le roux, t’avais pas dis que tu n’utiliserais jamais tes conneries contre moi ?

-Moi j’ai dis ça ? Demanda la blonde avec un air forcement outré, diantre, je n’en ai pas le moindre souvenirtu sais quoi, on va aller faire les courses puisque tu insistes tant, un bon maître se doit de satisfaire les désirs de ses serviteurs, allez viens, on y va !

-Tu prends tes rêves pour des réalités, il est hors de question que je participe à ton manège ! Dit Ichigo en se détournant.

-S’il te plaît, pour me faire plaisir ! Larmoya-t-elle les lèvres tremblantes.

-Non, trancha le roux.

-Pitié, dit-elle en faisant chuter des larmes de crocodile avec une facilité déconcertante.

-Pas moyen !

-Ho… je me sens mal tout d’un coup, se plaignit-elle en vacillant légèrement.

-Tu pourrais tomber dans le coma que ça n’y changerait rien, coupa le roux.

La blonde, hors d’elle, serra les poings et tapa du pied sur le sol en boudant dans son coin.

-Je suis navrée d’en arriver là, mais… j’appelle Ruki-chan !

-NON ! Cria le roux avec un peu trop d’empressement. La blonde qui avait déjà placé le portable contre son oreille souriait jusqu’à ses pavillons.

-Tu vois, je sens que finalement, on va bien s’entendre, toi et moi ! Ajouta-t-elle en enfouissant son portable dans son décolleté.

Pris d’une soudaine inspiration, Ichigo décida de faire exactement le contraire de ce qu’il aurait fait en temps normal, autrement dit, la jouer tout en finesse :

-Je… il faut que j’aille aux toilettes, déclara-t-il en se dirigeant vers la porte au fond de la pièce, à moins que tu ne veuilles également me suivre dans les chiottes !

-Hé, j’suis une fille du monde moi, ôte-toi ces idées de la tête, sale vicelard, répliqua-t-elle d’un air faussement outré.

Ichigo pénétra dans la pièce d’eau avec un grognement, laissant une Waboku toute sourire, imaginant déjà les avantages qu’elle pourrait tirer de cette situation, et avec le cerveau de psychopathe que possédait la future lieutenante,  autant dire que leur nombre ne se comptait  pas que sur le bout des doigts.

Une demi-heure plus tard, Ichigo était toujours dans les toilettes et la blonde s’impatientait, si bien qu’elle se décida à frapper à la porte :

-Ichigo, qu’est-ce que tu glandes ? On va être en retard !

Aucune réponse.

-Si t’es constipé, t’as qu’à te retenir, on est pressé, là !

Toujours aucune réponse, la Suzaku commençait à sérieusement s’énerver, elle claquait nerveusement son talon sur le sol, un sourcil haussé.

-Si tu n’ouvres pas cette porte, je te préviens, j’entre… trois, deux, un, J’ENTRE !!!

 

Elle défonça la porte sans le moindre remord avec une effrayante facilité, comme si les gonds n’étaient rien d’autre que des bouts de ficelles. Mais la porte qui gisait à ses pieds n’était que le cadet de ses soucis, ce qui se trouvait dans la salle d’eau était beaucoup plus ennuyeux, c’est-à-dire… rien, mis à part la fenêtre grand ouverte et son rideau blanc qui se mouvait au gré du vent.

 

-Le salaud, il a carapaté ! Grinça-t-elle en serrant si fort ses mains que ses ongles imprimèrent la chair. De toute façon où que tu ailles, je te retrouverais, Kurosaki Ichigo, et tu apprendras que personne n’échappe à Suzaku Waboku !  

 

 

 

 

TO BE CONTINUED…

Voilà, j’espère que ça vous à plus, le suite arrivera…quand elle arrivera^^!

 

Le petite bonus sur le Japon la prochaine fois!

 

Bix

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