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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1946 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Bleach

Ryūbi to kōri
[Histoire Terminée]
Auteur: Ombe Vue: 21018
[Publiée le: 2013-05-27]    [Mise à Jour: 2014-03-09]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 48
Description:
Les années ont passé, et c'est maintenant au tour de Karin, 16 ans, de découvrir ses pouvoirs avec l'aide de son "meilleur ami".
Mais, les jours tranquilles vont être bouleversés par un événements... Quel est ce labyrinthe ? Où l'unique règle est de survivre...

//////////////////////////////////////////////////////

Chapitre : 17 / 17

Grande mise à jour avec corrections et modifications de certains chapitres !
Crédits:
Tous les persos et l'univers appartiennent à Tit Kubo, l'auteur de Bleach
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Chapitre 4

[3707 mots]
Publié le: 2013-06-15Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Yop ! C'est moi !
Voilà le chapitre 4 !
Bonne lecture !

Chapitre n°4 : Convocation et démission


Lorsque Karin raccrocha avec Toshiro, elle jeta un regard à son réveil et nota qu'il était presque l'heure de se lever. Elle soupira, ils avaient encore discuté toute la nuit. Elle se leva, sachant pertinemment que cela ne servait à rien de se rendormir et commença à s'habiller et à faire son sac. Elle descendit ensuite à la cuisine où Yuzu commençait tout juste à préparer le petit déjeuner.


_ Oh ! Karin-chan ! Tu as bien dormit ?

_ Ouaip. Et toi ? T'as encore rêvé de Jinta ?


Karin eut le plaisir de voir sa sœur rougir et un sourire narquois apparut sur son visage. Elles mangèrent leur petit déjeuner et partirent au lycée. Lors du premier cours, Karin fut parfaitement capable de réciter par cœur sa leçon d'histoire, au grand dam du professeur qui lui avait promit de lever sa retenu si elle ne faisait aucune erreurs. Le reste de la journée se déroula pour le mieux, la jeune fille restait sagement dans son coin et ne faisait pas de vague, se conduisant presque comme un ange.

Après la dernière sonnerie, elle fila au club de Kendo, enfila son shihakusho bleu et rejoignit les membres du club. Ils avaient le droit de ne pas porter d'armure à l'entraînement s'ils n'avaient pas envie et elle ne s'en privait pas. De toute manière, elle était la plus forte du club. Mais lorsqu'elle entra dans la salle, un sabre en bambou à la main, elle vit deux nouvelles têtes au fond de la salle.

Un garçon aux allures efféminées avec deux paires de plumes sur l’œil droit, l'une jaune partant vers la droite et l'autre rouge pointant vers le haut. Il avait une coupe au carré et ses ongles étaient parfaitement manucurés.


<< Une vraie gonzesse... >> pensa Karin.


L'autre avait un crâne d’œuf et une tête à faire pleurer les ch'tit n'enfants. Il portait un sabre en bois à la taille et certains des sempai de Karin le regardait avec un mélange de respect et de crainte.

En les observant mieux, Karin comprit leur identité. Ayasegawa Yumichika et Madarame Ikkaku.

Elle s'avança lentement vers le rang des membres et les salua joyeusement. Le capitaine du club se tourna vers elle :


_ Oh ! Kurosaki, je ne savais pas si tu viendrais.

_ Désolée, ma sœur m'a retenu tout à l'heure. Mais dis-moi, elle baissa le ton pour que les deux shinigamis ne l'entendent pas, c'est qui ces deux-là ?

_ Ce sont deux amis de ton frère, ils sont venu une fois au club et le chauve nous a aidé pour un tournois, ce sont mes sempai de l'année dernière qui m'ont raconté l'histoire.

_ Ils doivent être fort, commenta-t-elle, pensive.


Elle tourna la tête vers l'endroit où ils se trouvaient et remarqua qu'ils n'étaient plus là. Elle sentit un coup de vent dans son dos et s'écarta aussitôt par réflexe, se mettant en garde. Ikkaku se trouvait juste derrière elle, armé d'un sabre en bambou. Il sourit :


_ T'es la sœur d'Ichigo non ? Bas-toi !.

<< Représentatif de l'esprit de la onzième... hein... >>


Elle soupira avant de dire :


_ Ce n'est pas très gentil d'attaquer par derrière comme ça.

_ T'as esquivé de toute façon. Aller, viens, j'veux voir si t'es bien une Kurosaki.


Les membres du club s'étaient écartés pour s'aligner le long des murs, leur laissant tout l'espace centrale. Karin poussa un nouveau soupir et se souvint de la manière que Toshiro avait de rembarrer les gens. Elle fixa Ikkaku dans les yeux en prenant l'air le plus glaciale possible, ce dernier eut un sourire de dément et se jeta sur elle. Elle esquiva de nouveau et para un coup avant de passer à la posture offensive, frappant vers le bas, lâchant son sabre au dernier moment pour le remonter avec l'autre main, Ikkaku para de justesse et tenta de la frapper au flanc, mais elle n'était déjà plus là.

Ils se battirent ainsi durant une trentaine de minutes, chacun essayant de porter un coup fatal à l'autre. Ils étaient tous les deux couverts de bleus et d'égratignures, mais ils continuaient quand même, ne s'avouant pas vaincu.

Alors que le combat allait se prolonger dans la quarantième minute, la porte du club s’ouvrit pour laisser passer Ishin, Ichigo et le proviseur. Karin ne les remarqua pas et envoya un coup de sabre sur le crâne d'Ikkaku, il n'esquiva pas, trop occupé à essayer de la frapper au ventre et il se retrouva sonné. Elle lui donna un coup de pied dans l'estomac en attrapant son poignet et la garde de son sabre, le faisant lâcher prise. Il tomba au sol, incrédule. Karin sourit, victorieuse :


_ T'as perdu crâne d’œuf !


Ikkaku allait répliquer lorsqu'il sentit un Reiatsu meurtrier juste derrière lui. Karin leva les yeux et dit d'un ton angélique :


_ Tient, salut Ichi-nii.

_ Ikkaku... Qu'est-ce que tu étais en train de faire ?

_ Oh ! Salut Ichigo ! Faut que j'y aille !


Le shinigami esquiva le coup que lui destinait le rouquin et prit la fuite suivit de Yumichika. Ichigo se tourna vers sa sœur qui observait tranquillement ses blessures. Ishin et le proviseur s'approchèrent à leur tour alors que les élèves s'inclinaient par respect.


_ Kurosaki, vous semblez avoir oublié que vous étiez convoquée aujourd'hui, remarqua le proviseur.

_ Désolé monsieur, je n'ai pas vu le temps passer.


Elle était dans un sacré état. Des bleus couvraient ses bras et sa lèvre était fendue, elle avait quelques égratignure et sa cheville droite était rouge. Elle dit cependant sans rien montrer :


_ J'vais me changer et j'arrive.


Elle s'éloigna sans un mot alors qu'Ishin s'excusait auprès du proviseur et qu'Ichigo imaginait toute les manières possibles de tuer Ikkaku. Karin boitait légèrement, mais elle ne montrait aucun signe de douleur. Elle entra dans le vestiaire et se laissa tomber sur un banc, observant ses blessures. Elle s'occupa d'abord de sa cheville, utilisant son Reiatsu pour réduire le gonflement et guérir la foulure. Elle guérit aussi la côte que lui avait cassé Ikkaku et les dommages internes. Elle laissa les bleus et les égratignures tranquille. Puis, elle se changea, enfilant son uniforme, elle mit son sabre dans son sac et l'accrocha à son épaule avant de sortir.

Les trois hommes l'attendaient en dehors du dojo de l'école. Elle les suivit en silence jusqu'au bureau du proviseur et s'assit à sa place, essayant de garder son calme. Une fois tous le monde installé, le proviseur prit la parole en déposant un dossier devant lui :


_ Nous sommes ici pour parler des nombreuses plaintes des professeurs et des élèves à l'encontre de Karin.

_ Des élèves ? S'étonna la jeune fille.

_ En effet.

_ Mais je passes tout mon temps avec mes amis sur le toit, qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour que des élèves se plaignent de moi ?

_ Vous avez blessé au moins une fois tout les garçons du lycée.

_ J'avais une bonne raison.

_ Et, pourrais-tu nous la donner Karin ? demanda Ishin.

_ Ils harcelaient Yuzu. Et moi aussi de temps en temps. Et comme Yuzu est trop timide pour se défendre toute seule, il faut bien que je leur fasse comprendre qu'ils n'ont aucune chances.

_ C'est une bonne raison, confirma Ichigo.

_ Ichigo ! s'insurgea leur père.

_ Tu préférerais laisser des adolescents plein d'hormones s’approcher de Yuzu ? répliqua-t-il. Lui voler son innocence.


Il avait touché le point faible de leur père, ce dernier tapota l'épaule de Karin en disant :


_ Continu de protéger ta sœur. Mais évite de frapper là où on voit les blessures.

_ T'inquiète, j'assure.

_ Je vois que dans votre famille, vous avez une manière de penser différente d'ici. Mais il est interdit de se battre dans l'enceinte du lycée, mis à part dans les clubs. Et, tant que nous parlons de ça, les armures sont obligatoires au club de kendo.

_ On n'est pas obligé d'en mettre si on ne veut pas, répliqua Karin, c'est le capitaine qui l'a dit. Je ne suis pas la seule à me battre sans. De toute façon, on a signé une décharge disant que le lycée n'était pas responsable si on se blessait au club.

_ Il faudra que je parle à ce capitaine.


Karin pensa alors à un autre capitaine aux yeux turquoise et aux cheveux blancs, elle se demandait comment ça se passait de son côté. Elle soupira pour elle-même, elle voulait vraiment le revoir. Ishin remarqua le léger soupir de sa fille et l'attribua à de l'ennui, et donc à une possible explosion de colère. Il demanda :


_ Et les autres plaintes ?

_ D'après les professeurs, Karin est insolente et n'écoute pas en cours, elle n'en fait qu'à sa tête et ne respecte quasiment aucune règles de l'établissement.

_ Mais, mes résultats restes toujours au-dessus de soixante-dix, commenta la jeune fille.

_ Ce n'est pas une raison pour avoir un tel comportement. Si vous agissez ainsi une fois entrer dans la vie active, vous aurez des ennuis avec votre futur employeur.

_ Papa, mon caractère te dérangera à la clinique ? demanda-t-elle innocemment à son père.

_ Bien sûr que non, vue que tu ne t'occupe que des soins et laisse à ta sœur le social.

_ Vous voyez, aucun problème avec mon futur employeur.


Elle eut un grand sourire.


_ Écoutez, je sais déjà où je vais travailler et j'ai toute les capacités nécessaires pour soigner les patients à la cliniques. Si je le souhaitais, je pourrais avoir mon diplôme de médecins cette année même. Si je viens encore au lycée, c'est uniquement pour faire acte de présence et parce que Yuzu m'y oblige. Sinon, je resterais bien à la clinique toute la journée. Mon avenir est déjà assuré, alors pourquoi est-ce que je ferais un effort ici ?


La question resta suspendu dans les airs, Ishin et Ichigo ne pouvait que se taire face à la justesse des propos de la jeune fille.


_ Peut-être n'aurez-vous aucun problème avec votre employeur, comme vous travaillez à la clinique de votre famille, mais votre comportement peut aussi vous porter des préjudices sociaux.


Il sous-entendait clairement par là que personne ne voudrais de Karin comme épouse. Ishin et Ichigo savaient que c'était vrai, le caractère de la brune dérangeait beaucoup, les garçons du lycée ne s'intéressaient jamais à elle, juste à Yuzu. Karin était peut-être jolie et gentille au fond, ses manières de garçon manqué risquaient de la faire finir vieille-fille. Mais, contre toute attente, Karin répliqua, acerbe :


_ Vous inquiétez pas pour ça, si je trouve personne ici-bas, y a bien quelqu'un là-haut qui veux de moi.


Ichigo ne comprit pas que par là, sa sœur avouait sortir avec un shinigami, cependant, Ishin comprit immédiatement. Le proviseur la regarda, incrédule :


_ Vous ne pensez pas sérieusement qu'il y a un monde où les morts se retrouvent, voyons, seuls les enfants croient encore au paradis.

_ Les enfants, et ceux qui savent.

_ Karin.


Le ton de son père était sec, il ne fallait pas qu'elle parle des fantômes ou de la Soul Society à une personne ne pouvant les voire. La jeune fille soupira avant d'ajouter :


_ Quelle sera ma sanction pour mon mauvais caractère ?

_ Avant cela, je voudrais que vous nous montriez votre cahier d'histoire.


Karin soupira, elle n'allait pas y couper. Elle ouvrit son sac et en sortit son cahier. Mais alors qu'elle le sortait de son sac, un paquet de feuille tomba au sol. Elle se hâta de les ramasser, mais on pouvait y voir des dessins de personnes. Elle allait ranger les feuilles lorsqu'Ichigo les lui prit des mains. Il posa le tas sur le bureau et regarda la première feuille. Il se retrouva face à son portrait, portant un sweat à capuche bleu et rouge ouvert sur un T-shirt blanc et un jeans avec son badge à la ceinture. Il passa à la seconde feuille et là, il revit son image, mais en tant que shinigami cette fois, mais c'était le vieux modèle de son shihakusho. Sur la troisième, il y était en Bankai, la suivante, avec son nouveau style, celle d'après, son nouveau Bankai. Il observa Karin qui regardait ailleurs. Il passa une nouvelle page et se retrouva face à un portrait de famille les rassemblant tous les six, Rukia et Ikari comprises. Karin l'arrêta alors qu'il allait continuer en disant :


_ Je m’ennuie souvent alors je griffonne un peu. C'est tout.

_ Et dessiner votre frères en kimono noir avec un sabre, c'est tout ce qui vous est venu à l'esprit ? demanda le proviseur, cynique.

_ Bah, il est cool comme ça.

_ C'est gentil ça Karin, commenta le concerné. Mais il y a trop de feuilles pour que ce soit juste les membres de la famille, fit-il remarquer.

_ Comme si je ne connaissais que vous. Rends-moi ces feuilles Ichi-nii, t'es pas sensé les voir.


Il s'exécuta et elle se hâta de les ranger dans la pochette qu'elles n'auraient jamais dû quitter. Le proviseur la laissa reprendre son cahier d'histoire avant de dire :


_ La punition normale serait de vous renvoyer pendant une semaine...

_ Youpi !

_ Mais, comme ce ne serait pas vraiment une punition pour vous, vous aurez des cours supplémentaires pendant les vacances.

_ Qu'est-ce qu'ils vous ont fait les profs pour que vous les punissiez ainsi ? demanda Karin.

_ Je ne les punis pas.

_ Bah, devoir rester au lycée pour donner des cours sup à une sale gosse, désolée, mais c'est plus une punition pour eux que pour moi.

_ Et que proposez-vous mademoiselle ?

_ De ne rien faire du tout. Mais en échange, je promet d'être sage. Sauf quand il s'agit de Yuzu, bien évidemment.

_ Vous vous en tirez un peu trop bien à mon goût.

_ Papa ? Je peux passer mon diplôme l'année prochaine ? J'm'ennuie ici moi !

_ Il faut attendre tes dix-huit ans pour que tu puisse le passer.

_ Alors je reste à la maison ?

_ Non. Je préfère te savoir au lycée, même si tu n'as pas besoin d'y rester.


Ce petit dialogue suffit à convaincre le proviseur.


_ Très bien, vous avez gagné, aucun sanction ne sera retenue. Mais vous avez intérêt à améliorer votre comportement.

_ D'accord, fit Karin avec un sourire d'ange.


Le proviseur les laissa partir et ils se rendirent en silence à la maison Kurosaki. Ishin cogita durant tous le trajet afin de deviner avec quel shinigami pouvait bien sortir sa fille. Ce n'était sûrement pas les deux qui étaient présents en ce moment, ils ne correspondaient pas vraiment au style de sa fille. Peut-être un shinigami qui serait passé il y a peu. Mais à sa connaissance, Karin n'avait aucun lien avec les shinigamis, mis à part Ichigo et Rukia. Bien sûr, elle avait croisé Toshiro cinq ans auparavant, mais ils ne s'étaient pas revus depuis et il doutait que son ancien apprenti prenne le risque d'enfreindre le règlement en sortant avec une humaine. Il n'eut pas le loisir de réfléchir d'avantage car ils étaient arrivés.

Ichigo dîna à la maison avec eux. Mais durant le repas, il semblait soucieux et il ne faisait pas vraiment attention à ce qu'on lui disait. Karin fini par demander :


_ Qu'est-ce qui t'arrive Ichi-nii ?


Il releva la tête de son dessert et l'observa.


_ Je réfléchissais juste.


Karin fit semblant d'être surprise pour le taquiner avant de dire :


_ Aller, dis-nous ce à quoi tu penses, ne tourne pas autour du pot.


Il hésita, mais il fallait bien qu'il leur dise un jour. Il prit une inspiration et dit :


_ Je compte m'installer définitivement à la Soul Society avec Rukia et Ikari.


Cette déclaration jeta un froid sur la tablé. Des larmes commencèrent à monter aux yeux de Yuzu et le père de famille prit un air sérieux. Quant à Karin, elle passa par plusieurs émotions. D'abord la colère, comment osait-il s'en aller ? Puis, la peine à l'idée de ne plus le revoir. Mais enfin, vint en elle l'image d'un certain capitaine. Elle réfléchit à ce qui se passerait si Toshiro lui demandait de venir vivre au Seireitei. Oui, elle accepterait sans la moindre hésitation. Elle comprenait ce que devait ressentir son frère. Rukia était une lieutenante et aussi une noble, elle ne pouvait pas rester éternellement en dehors de la Soul Society. Après un moment de silence, elle se redressa et demanda :


_ Pourquoi ?

_ Nos devoirs respectif rendent cette situation trop compliqué, c'est plus simple pour nous de tous aller vivre au Seireitei.


Yuzu fondit en larme en disant :


_ Alors tu vas partir ? On ne va jamais plus te voir ?

_ Bien sûr que si Yuzu, je vous rendrais visite autant de fois que je le pourrais.


Il essaya de réconforter sa sœur cadette alors que son père l'observait. Ce dernier demanda finalement avec un ton grave :


_ Tu es vraiment prêt à y aller ? Sais-tu à quoi tu t'engage ?

_ Oui. Tu es partie pour maman, et moi, je pars pour Rukia et Ikari, c'est la même chose.

_ Hum. Dans quelle division vas-tu entrer ? Avec tes pouvoirs ce serait facile de passer capitaine.

_ Oui, mais il n'y a pas de poste libre. Même si certaines rumeurs disent que Toshiro compte accepter de prendre sa retraite quand on lui en donnera l'occasion dans deux ans.

_ Comment ça ? demanda Ishin, intrigué.

_ Comme tu le sais, on propose à chaque shinigami de prendre sa retraite tous les cinquante ans. Il y a des rumeurs au Seireitei qui disent que Toshiro serait tenté de quitter son poste.

_ Ça ne lui ressemble pas, qu'est-ce qui peut bien le pousser à vouloir quitter le Gotei treize ?


Alors qu'Ishin se posait cette question, aucun des membres de la famille ne remarqua que le visage de Karin avait pâlit. Elle n'écoutait déjà plus, la seule information qu'elle avait, c'était que Toshiro comptait laisser tomber son travail. Elle se leva et s'en alla. Ichigo fut surprit et interpréta ce geste comme une réaction colérique à son départ. Il voulut la rattraper, mais son père l'arrêta, lui faisant comprendre d'un simple regard qu'il fallait la laisser seule.

Karin s'enferma dans sa chambre et se précipita vers le téléphone. Il était vingt-deux heures, mais elle doutait qu'il soit encore à son bureau. À dire vrai, elle s'en foutait royalement. Lorsque le jeune homme décrocha, il demanda, surpris :


_ Karin, qu'y a-t-il ?

_Ichi-nii vient de nous dire qu'il comptait s'installer définitivement au Seireitei. Tu le savais ?

_ Oui, il est venu demander l'autorisation avant-hier. Je suis désolé de ne t'avoir rien dit, mais il nous as demandé de le laisser vous prévenir.

_ Ça, je m'en fiche, ce qui m'inquiète, c'est ce qu'il a dit après. Quand mon père lui a demandé s'il comptait prendre un poste de capitaine. Tu sais ce qu'il nous as dit ?


Toshiro hésita, il était parfaitement au courant des rumeurs qui couraient à son sujet. Mais il choisit la carte de la prudence et répondit :


_ Non.

_ Il nous a dit que des rumeurs comme quoi tu comptais prendre ta retraite circulaient dans le Seireitei. C'est vrai ?

_ Ce ne sont que des rumeurs Karin...

_ Répond-moi !

_ Je ne sais pas.


Karin s'assit sur son lit, la réponse du capitaine était parfaitement honnête. Elle se força au calme et le laissa poursuivre.


_ Je ne sais pas si je vais accepter de me retirer ou non. Ce que je sais, c'est que je ne supporte pas d'être séparé de toi et que je refuse de te forcer à quitter ton monde, tes amis pour moi. Je veux juste être prés de toi, rien d'autre, et si pour cela, je dois quitter mon poste, je le ferais sans la moindre hésitation.

_ Ce serait plutôt à moi de dire ça ! Si tu me le demandais, je ferais mes bagages ce soir et je te rejoindrais au Seireitei sans la moindre hésitation, quitte à tous laisser derrière moi. Je ne veux pas que tu quitte ton travail juste pour moi, Toshiro.


Il y eut un instant de silence, puis Toshiro reprit d'une voix où perçait une certaine émotion :


_ Je le sais Karin. Je veux juste que tu sois heureuse. Et puis, de toute manière, cette proposition ne viendra que dans deux ans, nous avons tout notre temps. On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve.

_ Hum... adhéra-t-elle. Ce serait plus simple si on pouvait s'enfuir, juste nous deux et parcourir le monde à notre guise.


Elle entendit le rire du jeune homme derrière le combiné et elle sourit à son tour.


_ Oui, ce serait merveilleux. La vie serait beaucoup plus simple.

Karin s'allongea sur son lit, elle voulait tellement qu'il soit là, près d'elle. Elle murmura :


_ Tu me manque Toshi...

_ Toi aussi Karin. Tu me manque énormément.

_ Tu reviens quand ?

_ Je ne sais pas. Mais dés qu'une mission à Karakura se présente, je la prendrais.


Elle hocha la tête sans rien dire. Il y eut un moment de silence et ils soufflèrent en même temps :


_ Je t'aime.


Elle sourit et raccrocha. Elle le voulait lui, et personne d'autre. Elle entendit un petit rire dans sa tête et elle frissonna, décidément cette gamine la faisait toujours flipper. Elle ferma les yeux et se laissa aller dans son monde intérieur. Le lendemain était un samedi, elle aura tout le temps de s'entraîner chez Urahara.


Commentaire de l'auteur J'attend vos commentaires avec impatience !
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