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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1972 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Bleach

Nouvelle vie
[Histoire Terminée]
Auteur: Black Demons Vue: 19699
[Publiée le: 2013-07-04]    [Mise à Jour: 2014-01-25]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 62
Description:
" Qui aurait put imaginer que je deviendrais l'ennemie du Seireitei ? Cet événement est arrivé à cause d'une suite de problèmes , je suis morte en voulant protéger ma sœur mais j'ai ressuscité grâce à une femme mystérieuse armée d'une lance. "

Couple : Toshiro x Karin et plein d'autres !
Crédits:
L'univers de Bleach appartient à Tite Kubo.
Le début de l'histoire appartient à Hitsugaya-et-karin (blog) mais tout le reste est à moi !
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24. Je suis ta fille mais ...oublies-moi s'il te plaît

[3677 mots]
Publié le: 2013-12-29Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Ohayo ! Alors, voici le chapitre 24, tout frais ! ^^ Il sera plus basé sur DJ (ou son autre nom si vous lisez jusqu'à la fin) et sa famille. Bonne lecture sinon ! Oh ! Et joyeux Noël en retard ! ^^"


Vingt-quatre


Point de vue Karin


Voilà trois jours que j'étais sortie de la 4eme Division. Toshiro et moi avions redécouvert notre amitié et notre complicité. Mais aussitôt, un problème se posa à moi.


Nous étions sous notre cerisier habituel, Ai, Dosan et Saya étaient présents, ainsi que moi.


Ai : Karin, faut qu'on parle de quelque chose d'important …

Moi : Ouais ?

Saya : C'est à propos de DJ … Elle est vraiment au bord du gouffre.

Moi : Je vois … Et vous voulez que je lui parle ?

Dosan : On a bien tenté, mais elle ne veut rien entendre.

Moi : Je vois … J'irais la voir, promis.


Puis notre sujet de discussion tourna sur un autre sujet, bien que mes pensées étaient tournées vers mon amie. Qu'avait-elle ? Amoureuse ? Mal du pays ? Je n'en savais rien, et cela m'angoissait. Alors que nous venions de nous séparer avec les autres, je me dirigeais d'un pas assuré vers la 2eme Division, là où logeait mon amie. Demandant à quelques shinigamis, je trouvai enfin ses appartements et toquai à sa porte. Rien. Je toquai de nouveau. Toujours aucune réponse. Alors, je mis ma main sur la poignée et constatais avec surprise que celle-ci était ouverte. Un vent de panique me traversa, et je crus qu'on avait découvert notre secret. J'ouvris en volée la porte et regardais avec affolement à l'intérieur.


Moi : DJ !


Une masse sombre bougea dans un coin de la chambre, et je m'avançais vers elle doucement. Je portais la main sur la couverture rêche et l'enleva d'un coup sec, avant d'observer la personne en-dessous. DJ. Elle était recroquevillée sur elle-même, le regard dans le vide mais noyé de larmes. Aussitôt, ma méfiance s'évanouit et je m'agenouillais face à elle avant de la prendre dans mes bras, de la serrer dans ceux-ci, pour la consoler. Ce simple contact eut l'effet du déclic pour elle, et la Crossbreed me rendit mon étreinte, pleurant sur mon épaule. Je nous balançais doucement d'avant en arrière, lui caressant le dos et les cheveux, lui murmurant de douces paroles. Je ne sais combien de temps nous étions restées dans cette position, mais la nuit tombait déjà. Puis, dans une légère obscurité, je relevais la tête de mon amie, la forçant à me regarder. Mais ses yeux marrons n'exprimaient que douleur et peine.


Moi : DJ … Qu'est-ce-qu'il t'es arrivé ?

DJ : Snif … R … rien. Je … C'est de ma faute, c'est tout … Je …

Moi : Comment ça, « c'est de ma faute » ?


Houla, problème aux alentours. Quand on dit ça, c'est qu'il s'est passé quelque chose de grave. Je me remémorais les disparitions, crimes aux alentours du Seireitei mais rien ne me vint. Ou alors, elle a assassiné une personne qui était seule, et a ensuite caché le corps … Stop ! Qu'est-ce-que je raconte moi ?! Ça va plus bien dans ma tête à moi aussi. Bientôt, je vais entendre des voix ! J'aurais l'air maligne tiens.


DJ : Je … Ma mère … Elle est morte par ma faute …

Moi : Je ne suis pas sûre de comprendre …


DJ renifla bruyamment avant de planter ses yeux sur le sol.


DJ : Quand je … Quand je suis née, ma mère avait dû fournir beaucoup d'efforts … Elle … Elle était atteinte d'une grave maladie, et ma naissance n'a pas arrangé les choses au contraire.


Elle marqua un temps de pause, mais je sus que ce moment sera solennel, et qu'il faudra que je me taise, qu'importe les circonstances. Puis DJ reprit.


DJ : Pourtant, elle m'a élevée avec amour, et m'a toujours donné tout ce que je voulais … Mais, un jour, quand je n'avais que cinq ans … Elle est morte.


Encore un moment de silence. Je savais ce que ça faisait de parler de la mort d'une personne chère, de la ressasser pour quelqu'un d'autre. Ma mère me manquait à moi aussi, et raconter comment elle est morte, comment nous avons dû nous en sortir, cela me faisait atrocement mal. Je me taisais encore et encore, je souhaitais l'écouter, ouverte à toute formes de tristesse ou de peine.


DJ : Mais avant de mourir, dans son lit, elle m'a donné le nom de mon père …

Moi : Ton père ?

DJ : Ouais … Il … C'était un shinigami et il ne savait pas qu'elle était une Crossbreed. Quand elle est tombée enceinte, elle a craint qu'il ne le découvre et elle s'est enfuie.

Moi : Oh … Mais ton père, qui est-ce ?


Soudainement, DJ leva les yeux vers moi et son regard, autrefois triste devint dur, ferme. Sa voix, lorsqu'elle parla, était glaciale, tranchante.


DJ : Kyouraku Shunsui.


Je tressaillis. Puis je sentis le choc monter en moi. Son père était … le Capitaine de la 8eme Division ?


Point de vue Mayuri


Rah la la ! Encore l'une de mes idées de transformation refusée ! Pourtant, elle me semblait excellente ! Il me suffisait juste d'un cobaye humain, c'est tout … J'entrais dans mon laboratoire, toujours aussi sombre et glauque. Bref, l'univers que j'affectionne le plus, par rapport à ceux qui sont toujours roses ou pleins de peluches. Tiens, Nemu n'est pas là. Peut être que ma chère fille est allée m'acheter des yeux … Pour créer une nouvelle machine vivante. Tandis que je me dirigeais vers un bocal énorme, je vis, sur mon bureau, un papier jauni, et dont l'expéditeur ne répondait qu'au nom de R. Qui est-ce encore ce R ? Je pris la lettre pliée, et la parcourut. Aussitôt, à la fin, je sentis mon excitation monter en moi, mais un doute me prit par la suite. Peut être était-ce une mauvaise blague ? Non … Après tout, ils sont oubliés depuis longtemps, et classés sujet tabou à la Soul Society. Alors, est-ce vrai ? Je l'espère … Mon excitation m'envahit comme une montée d'adrénaline, et je partis dans un rire sombre et cruel.


Point de vue Karin


Je la fixais, choquée. Quant à DJ, elle regardait ailleurs. Mes mains tremblèrent un peu, tellement la surprise était grande. Comment était-ce possible ? Enfin, si, c'est possible mais elle ?! Fille d'un Capitaine !


Moi : Tu … en es sûre ?

DJ : Oui … Kyouraku Shunsui est bien mon père.

Moi : Ce … C'est …

DJ : Improbable ? Je sais. Moi aussi, quand j'ai découvert son identité, ça m'a choqué.

Moi : Et c'est pour ça que tu … t'es éloignée de nous ?


DJ garda le silence, mais acquiesça légèrement de la tête, honteuse.


Moi : Je ne comprends pas … Pourquoi ?

DJ : J'avais peur que vous … vous éloigniez de moi en sachant ça, que du sang de shinigami coule dans mes veines, alors, j'ai préféré devancer.

Moi : T'es … totalement conne.


Elle leva les yeux vers moi, surprise de ma réaction. Pourquoi en plus ?! C'est vrai quoi, zut alors ! Maintenant, ça y est, dès que j'insulte quelqu'un, c'est la fête du string et ça fait l'effet de l'annonce du divorce de Brad Pitt et Angelina Jolie ! Enfin … Je sais même plus si ils sont en couple ou non … Faudrait que je me remette aux magazines people moi aussi. Bref, à croire que je sois devenue à leurs yeux trop polie et romantique pour insulter les gens ! J'y peux rien si j'ai des soucis de cœur moi !


DJ : Karin ?

Moi : Tu sais, on en a rien à cirer que tu ais du sang de shinigami dans les veines. Limite, ce qui me choquerait plus, c'est que tu me dises qu'en vérité, t'es un mec.


Elle me fixa quelques secondes avant d'afficher une mine surprise.


DJ : Mince ! Comment tu l'as découvert ?!


Je l'observais, puis éclatais de rire, elle à la suite. Nous rîmes ainsi durant de nombreuses minutes, ne voulant en aucun cas nous arrêter. Mais ce ne fut du même avis que nos pauvres ventres martyrisés. Alors, nous nous arrêtâmes, difficilement, mais nous nous arrêtâmes quand même. J'essuyais du doigt une larme de rire, et la regardais encore une fois.


Moi : Bref … Comment tu as pu croire ça ?

DJ : Je … J'en sais rien … Mais ils sont nos ennemis crachés alors j'ai cru que …

Moi : Tututut ! Cette simple pensée mérite sanction.

DJ : Et quelle est-elle, madame Karin ?

Moi : Hum … Redeviens juste toi-même.


Elle me considéra, avant d'afficher un petit sourire.


DJ : Ok … Je redeviens moi-même.

Moi : Bien ! Alors … Ensuite … Il faudra que tu t'expliques aux autres. Ils s'inquiètent pour toi, tu sais.


Les yeux marrons de ma chère amie blonde encore brillant de larmes se voilèrent de tristesse ainsi que de honte.


DJ : Ouais … Je ne m'en suis même pas rendue compte …

Moi : On a qu'à y aller tout de suite !

DJ : Pardon ?

Moi : Ben oui ! Vas leur expliquer maintenant, comme ça, ce sera fait !

DJ : Mais, Karin … !

Moi : Pas de mais ! Allez, lèves-toi !


En disant cela, je m'étais levée et j'avais tendu la main vers elle, qu'elle fixa un peu avant de la prendre et se lever à son tour. Puis nous sortîmes de la chambre, et rejoignîmes les autres, qui étaient dans le manoir Kuchiki. Quand nous arrivâmes dans la pièce, Ai, Dosan et Saya nous regardèrent avant de sauter au cou de la pauvre DJ. Puis ils s'isolèrent un peu, laissant Byakuya seul, mais celui-ci sortit, comprenant qu'il devait nous laisser. Quant à moi, je restais adossée contre le mur, considérant mes amis. DJ leur expliqua tout, les larmes venant couvrir ses yeux, mais à la fin de son récit, Ai la frappa légèrement, lui réprimandant d'avoir eu cette idée stupide, puis ils l'enlacèrent en de grands sourires. Cette fois-ci, DJ pleura, mais pas pour la même raison : elle pleurait de joie. Je les observais, seule, plongée dans mes pensées, un petit sourire aux lèvres, les bras croisés.


Deux jours étaient passés depuis. Mais DJ pensait à de nombreuses choses, ou plutôt, à une seule : devait-elle révéler son identité à son père ? Lui dire qu'elle est sa fille ? Elle n'en savait rien. Elle craignait la réaction du Capitaine. Quant à nous, nous ne l'aidâmes pas, non pas parce que nous ne le voulions pas, mais plutôt car nous considérions que cette question doit être résolue par elle seule. DJ s'isolait parfois, se rendant sur un plateau vide et observais la vue qui s'offrait à elle.

J'étais dans le bureau de Toshiro, assise sur son canapé, tandis que lui, et bien, il remplissait ses papiers.


Moi : Dis-moi, Toshiro …

Toshiro : Hum ?

Moi : Le Capitaine de la 8eme Division, Kyouraku Shunsui, il est sympa ? Et indulgent ? Ainsi qu'ouvert ?


Mon ami aux cheveux de neige leva les yeux vers moi, une moue perplexe sur son beau visage.


Toshiro : Pourquoi tu me demandes ça ?

Moi : Comme ça … C'est juste qu'il fait parti des Capitaines que je n'arrive pas à cerner alors …


Toshiro soupira un peu et quitta ses feuilles pour caler son dos contre le dossier de son fauteuil. Je me demande s'il m'a cru pour la raison de ma question …


Toshiro : Et bien … Je dirais qu'il est toujours joyeux, avec le sourire, pervers, alcoolique et relax.

Moi : Mais est-ce qu'il est ouvert à pleins de possibilités ?

Toshiro : Hum … Je dirais que oui.

Moi : Ok ! Merci Toshiro !


Un fin sourire naquit sur mon visage. Au moins, je savais qu'il y avait un peu de chances qu'il ne l'envoie pas balader.


Le lendemain. DJ nous avait convoqué sous l'arbre. Quand nous arrivâmes, elle était déjà là, les bras croisés sur sa poitrine. Ses yeux étaient décidés. Nous nous assîmes tandis qu'elle restait debout.


DJ : J'ai une annonce à faire.


Nous la regardâmes, perplexes.


DJ : Je vais tout lui dire. Je vais révéler à mon père que je suis sa fille.

Ai : Tu es sûre ?

DJ : Hum.


Elle l'avait dit affirmativement.


DJ : Je ne pourrais pas me regarder dans un miroir si je ne le faisais pas. Et puis, je l'ai cherché durant de nombreuses années, ce n'est pas pour me dégonfler maintenant !


Nous gardâmes le silence. J'approuvais sa décision, comme les autres d'ailleurs, mais seulement, je craignais que le Capitaine de la 8eme Division ne lui vole tout espoir, ne la brise en quelques secondes. Puis elle partit, et nous ne la suivîmes pas. Après tout, nous savions qu'elle viendrait nous voir, soit pour partager sa joie soit sa tristesse.


Point de vue DJ


Je marchais à travers les rues du Seireitei. Et dire que bientôt, il y aura une guerre ici-même, sur ce sol que je foule. Je venais de quitter Karin et les autres, et déjà je sentais le stress former une boule au creux de mon ventre. De nombreuses fois sur le chemin menant à la Division 8, je voulais faire demi-tour, me dire « Tant pis ! Ce sera pour la prochaine fois ! ». Mais je me connaissais. Si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferais jamais. Alors, juste en me récitant cette phrase inlassablement dans la tête, je mettais un pied devant l'autre et je raccourcissais la distance qu'il y avait entre mon géniteur et moi. Finalement, j'arrivais à bon port. Bon, c'est là, à ce moment, que je devrais faire preuve de courage. Mais je repensais à ce que m'avait dit ma mère, juste avant de rejoindre Dieu.


Maman : Écoute, il faut que tu fasses quelque chose pour maman, s'il te plaît …

Moi : C'est quoi ?


J'étais en larmes, ma voix était parcourue de sanglots et tremblante. Pourtant, j'arrivais à l'écouter, à lui répondre … Elle dessina sur ses lèvres un faible sourire.


Maman : Je veux que … que tu préviennes ton papa de ma mort … Que tu lui dises que tu es sa fille … Tu le feras, ma chérie ?

Moi : O … Oui maman …


Juste après, elle m'a donné le nom de mon père et a décédée. Mais après tout, cette rencontre entre lui et moi n'a rien de personnel. C'est une promesse faite à ma défunte mère, c'est sa dernière volonté que je dois respecter, que je dois accomplir, qu'importe la difficulté. Prenant alors une grande bouffée d'air, j'entrais dans la division, et demandais à un soldat passant par là où se trouvait Shunsui. Il m'indiqua qu'il était à son bureau, mais face à mon regard perdu, il m'accompagna avec le sourire jusqu'à l'endroit souhaité. Arrivés devant la porte, je le remerciais en un grand sourire, sourire auquel il répondit, gêné. J'aperçus même de légères rougeurs sur ses joues. Mes cheveux blonds font leur effet on dirait. Ainsi que mon physique … Je me tournais face à la porte et allais toquer quand elle s'ouvrit brusquement. Face à moi, un buste. Je levais la tête et le vit. Mon père. Kyouraku Shunsui.


En remarquant ma présence, il baissa la tête vers moi et m'adressa un sourire.


Kyouraku : Bonjour jeune fille ! Vous êtes perdue ?

Moi : Je … Euh … Non …

Kyouraku : Que se passe t-il ?

Moi : Je …


Je pris une soudaine bouffée d'air et le regarda dans le blanc de ses yeux, déterminée.


Moi : Je dois vous parler.


Il leva un sourcil, interrogateur et perplexe, avant de soupirer et de m'inviter à entrer dans son bureau. Mais à peine avais-je franchi le seuil que l'odeur de l'alcool agressa violemment mes narines. Je me retins de porter la main à mon nez, trouvant ça déplacé, puis considérais la pièce. En bordel. C'est tout ce que je peux dire. Des papiers, des bouteilles traînaient par-ci par-là. La porte se ferma derrière moi, et je fis volte-face pour fixer mon père. Il me dévisageait. Ça y est, il est temps. Temps de faire le grand saut, de tout avouer, à mes risques et périls. Mais je le ferais, pour toi maman.


Kyouraku : Alors ? Qu'avais-tu à dire ?

Moi : Je … Est-ce que vous connaissez Cornélia Jane ?


Il me fixa,en tout premier lieu,avec neutralité. Puis ses yeux s'écarquillèrent de surprise, comme s'il venait de recevoir un coup de couteau dans le cœur.


Kyouraku : Comment … est-ce que tu … ?


Je me mordis la lèvre inférieure, m'ordonnant de ne pas laisser aller mes émotions, et serrais l'un de mes bras, collé contre mon buste. Je sentis mes jambes trembler légèrement, puis tout mes membres, mais me forçais à continuer. Baissant la tête, j'ajoutais :


Moi : Vous la connaissiez, n'est-ce pas ?

Kyouraku : Je … Oui …

Moi : Elle … Elle est morte il y a maintenant treize ans …


Le Capitaine de la 8eme Division laissa ses yeux, aberrés, écarquillés par la surprise, me fixer. Il vacilla en arrière légèrement avant de se reprendre. Une tension s'installa entre nous, dans cette pièce. Une tension désagréable, qui me prenait de toute part, aspirant à ne plus me faire respirer. En effet, j'étouffais.


Kyouraku : Cornélia est … décédée ?

Moi : Oui …

Kyouraku : Comment est-ce …

Moi : Mais, avant de mourir, elle a donné naissance à une enfant …

Kyouraku : Que … ?

Moi : Cet enfant est le vôtre.


Je crus qu'il allait tomber par terre tellement sa stupéfaction était à son comble. Il était choqué de savoir qu'il a eu un enfant, pourtant, je n'ai toujours pas fini.


Kyouraku : Comment est-ce possible … ? J'ai un … enfant ?

Moi : Oui … Et cet enfant est toujours en vie.

Kyouraku : Par … Pardon ?


J'affichais alors un semblant de sourire, mais ma bouche tremblait, comme tout mon corps d'ailleurs.


Moi : Je … Je suis cet enfant.


Il ne répondit rien, anéanti. Ses yeux exprimaient clairement son ahurissement, et sa bouche était ouverte de surprise.


Moi : Je suis votre fille … Et celle de Cornélia Jane.


Mon père resta coi, tandis que je poursuivais faiblement, mon pâle sourire encore sur mes lèvres.


Moi : C'est difficile à imaginer, hein ?

Kyouraku : Que …

Moi : Je comprends que vous voulez m'oublier. Après tout, une fille qui débarque dans votre vie et qui affirme être votre enfant, c'est difficile à accepter …

Kyouraku : J'avais une fille …


Je retenais vraiment mes larmes, mon cœur était taillé en pièces. Ça fait mal putain ! Tu m'avais pas prévenue maman ! Une larme coula sur ma joue, larme que j'essuyais rapidement.


Moi : Ne vous sentez pas responsable de ne l'avoir jamais su. Ma mère n'en avait rien dit à personne, et c'est moi qui ai décidé du temps que je prendrais avant de vous le dire …

Kyouraku : Tu …

Moi : Mais on peut agir comme nous l'avons fait avant non ? On ne se connaît pas, et lorsqu'on se croise, on s'ignore.


Je dessinai un fin sourire sur mon visage. Mais ce sourire me fit horriblement mal. Renoncer à mon père … Je … C'est horrible … Mes barrières ne résistèrent plus et mes larmes coulèrent dangereusement sur mes joues rosies. Ma tête était toujours baissée, et je m'en félicitais.


Kyouraku : Comment peux-tu dire ça !!


Je relevais brusquement mon visage vers lui, stupéfaite de sa réaction. Il s'avança alors rapidement vers moi et m'enlaça avec force, sa tête à côté de la mienne. Cette fois-ci, ce fut à mon tour d'écarquiller les yeux. Puis ils reprirent leur … forme, position peut être, normale. J'esquissais encore une fois un sourire, sauf que celui-ci n'était pas douloureux. Il était … heureux.


Kyouraku : Comment peux-tu me demander de t'oublier ?! Tu es ma fille !

Moi : Papa …

Kyouraku : Je ne pourrais jamais faire ça ! Jamais ! Alors, s'il te plaît …

Moi : Je suis désolée … Mais je ne peux pas …


Je me défis de cette étreinte avec douceur, avant de le regarder dans les yeux.


Moi : Je ne veux pas t'obliger à vivre une vie de famille que tu ne souhaites pas. Mais, juste, laisse moi te dire ceci …


J'affichais alors un doux sourire.


Moi : Heureuse de t'avoir rencontré, papa.


Puis je le dépassais, sans attendre une réponse, et j'allais atteindre la porte quand sa main m'attrapa le poignet, me forçant à me retourner. Il me regardait, avec peine et amour.


Kyouraku : Jamais tu ne m'obligeras à faire semblant de vivre une vie de famille ! Je la souhaite, je veux te connaître, connaître ma fille ! Alors, s'il te plaît, laisse-moi le droit d'apprendre à te découvrir … Laisse-moi le droit de t'aimer !


Je sentis mes larmes revenir en force, et me précipitais dans ses bras, souhaitant ressentir encore une fois cette chaleur réconfortante. Il m'étreignit encore une fois, un doux sourire sur ses lèvres.


Moi : Papa !

Kyouraku : Je t'aime …

Moi : Moi aussi, je t'aime …


Nous restâmes ainsi, enlacés, durant de nombreuses minutes, peut être même des heures. Puis nous nous séparâmes et nous nous assîmes sur le canapé, après qu'il eut chassé d'un geste toutes les bouteilles et les feuilles volantes.


Moi : Au fait, tu ne connais même pas mon nom …

Kyouraku : Euh …

Moi : Je m'appelle Diana Jane.

Commentaire de l'auteur Alors ? Aloooors ? Si vous avez pas fait le rapprochement, sachez que DJ sont les initiales de Diana Jane. Bref. Le prochain, soit le 25, sera publié prochainement.

( Conscience : En gros, dans deux mois quoi !
Moi: Meuh que nan !
Conscience : Meuh que si !
Moi: Meuh que NAN ! Bref, si au passage, vous voulez laisser votre avis, il est le bienvenue ^^ Allez, à la prochaine !)
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