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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1964 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Bleach

Nouvelle chance
[Histoire En hiatus]
Auteur: Black Demons Vue: 5917
[Publiée le: 2014-07-04]    [Mise à Jour: 2015-01-18]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 30
Description:
Suite de " Nouvelle vie ".

"C'est désormais sûr. Je suis morte en tentant d'empêcher une guerre planifiée entre les Shinigamis et les Crossbreed, programmée par un Arrancar répondant au nom de Raytoku Fauru von Eschenbrenner. J'ai été embrochée par son zanpakuto. Mais au moins, la guerre s'est terminée. Et j'ai pu révéler mes sentiments à Toshiro. Seulement maintenant, je suis morte encore une fois. Me voici de nouveau compagne de la Mort, moi, Karin Kurosaki Evans, terrienne de mon vivant et Crossbreed par une suite d'événements."

Mais et si le destin lui réservait d'autres surprises ? Et si il lui offrait une " nouvelle chance " ?

Couples : Toshiro x Karin et plein d'autres !
_________________________
Certains de mes chapitres (pas tous) seront publiés en retard, et je m'en excuse, mais j'essaierais de les minimiser. Encore désolée ^^"
Crédits:
L'univers de Bleach appartient à Tite Kubo.
Certains personnages m'appartiennent.
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13. Combats ( partie 2 )

[6768 mots]
Publié le: 2014-10-11Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Bonjour ! ou bonsoir ! Je tiens tout d'abord à m'excuser pour le retard ! Malheureusement, je n'ai plus vraiment le temps d'écrire :/ mais je suis efforcée de trouver des créneaux pour pouvoir écrire ce chapitre, qui est ma foi assez long ^^"
Mais qu'importe, bonne lecture !

Treize


Point de vue Haru


Nous étions le second jour. Celui où les combats seront les plus nombreux. Avec les autres, nous avions logé dans une minuscule chambre, avec deux lits superposés, et une salle de bain à côté. Juste un lavabo, des chiottes et une sorte de douche. Je me doutais bien que le groupe Yoso avait une suite royale. Mais nous nous en fichions. Après tout, ce n'est pas parce que nous avions le dos cassé par les matelas inconfortables que nous perdrions. Bref. Il est … sûrement trois heures du matin. Je n'arrive pas à dormir. Un sentiment mêlant excitation et appréhension me hante, me tient cruellement éveillé. A travers le silence nocturne, je perçois les timides et régulières respirations de mes amis, qui dorment profondément. Encore et encore, je me retournais sur le matelas, avant de me remettre dans cette éternelle position sur le dos, regardant sans voir le plafond. Que je pouvais toucher juste en levant le bras. Je soupirais. Discrètement, mais pourtant, un léger grognement se fit entendre dans la pièce, et j'entendis quelqu'un bouger.


- T'arrives pas à dormir ?


Natsu. Comment faisait-il, dîtes-moi, pour autant me connaître ? C'en est presque flippant.


- Nan, soufflais-je.


Le sommier de son lit grinça un peu, et après un léger soupir d'aise après une séance d'étirement, il monta l'échelle casse-gueule et métallique, réclamant sans gêne une petite place. Bon, déjà que le matelas était pas très grand, mais alors avec nous deux … Y en a un qui va se briser une côte. Minimum. Pourtant, j'obtempérais, me collant contre le mur. La sensation du plâtre froid contre mon dos nu me procura un frisson. Natsu entra rapidement sous la couverture, et m'attira contre lui. Je le laissais faire, encore.


- Tu stresses ?, me demanda t-il en caressant distraitement mes cheveux.


Je ne répondis rien. Un silence s'installa entre nous, et sentir son torse se lever et s'abaisser d'une manière si régulière, sentir ses doigts caresser mes cheveux, entendre son souffle, tout ça, réussit à m'apaiser.


- Et toi ?, fis-je.

- J'en sais rien, soupira t-il. Je peux pas m'empêcher de me dire que peut être, on perdra. Qu'on mourra. Que je vous perdrais tous.


Un second silence s'installa. Je ne savais pas quoi répondre … Moi aussi, j'avais peur. De cette cruelle et pourtant possible éventualité.


- Que je te perdrais toi …, murmura t-il.


Mon souffle se coupa. Bon, d'accord, ce n'est pas sa première déclaration d'amour, mais ça fait toujours quelque chose non ? Je levais les yeux vers lui, avant que nos prunelles ne s'ancrent entre elles. Nous avions stoppé tout mouvement. Juste un regard. Puis, doucement, un sourire s'étira sur mes lèvres, et je l'embrassais dans la pénombre. Rapidement, ce baiser devint plus fougueux. Je le sentais bander, et je n'étais pas mieux, en toute honnêteté. Nos souffles entremêlés et chauds se répercutaient bruyamment contre les murs de la chambre, mais pour le moment, ça ne comptait plus. Tout ce qui nous importait était nos lèvres qui se réclamaient, nos yeux qui ne souhaitaient que se perdre dans ceux de l'autre, nos corps qui demandaient un acte bien plus charnel et bestial … Enfin, pour le moment, car, brisant cet instant, la voix de Aki retentit, sourde de colère.


- Bordel, si vous voulez baiser, allez ailleurs !, hurla t-il, et s'attirant ainsi une injure de Fuyu – qui nous était aussi adressée d'ailleurs, et des rires.


Ah. Oui. Ne jamais oublier : Aki, sorti de son sommeil d'une manière trop brutale, c'est … une toute autre personne. Ce n'est plus la personne calme et discrète. Non, ça devient une personne grossière et gueularde. Bref. Bien qu'un peu déçus de cette opportunité ratée, Natsu et moi nous nous endormîmes, lui de nouveau, moi pour la première fois.


Bon. La foule est encore plus importante que la veille. Nos exploits ont dû attirer plus de curieux. Après tout, l'un des membres du groupe Yoso qui se fait tuer en direct, le cœur arraché et broyé, c'est pas commun. A notre arrivée, les spectateurs nous acclamèrent, plus qu'hier. Je réprimais des regards de mépris, les ignorant tout bonnement. Face à nous, nos adversaires. Qui affichaient d'immenses sourires, saluant de cette manière bien trop théâtrale le public. Comme si la mort de Denki ne les avait en aucun cas touché. Je remarquais aussi que Kage était absent. En train de se reposer sûrement. Ou bien mort, tué par ses compagnons qui ne supportaient pas d'avoir un faible dans leur équipe. Sincèrement, cela ne m'étonnerait même pas. Et dire qu'on est censé les vaincre tous … Sans exception. Je soupirais, et mon regard croisa celui d'un des membres. Nous nous fixâmes, aucun de nous deux ne souhaitant détourner le regard. Mais pourtant, la main posée sur mon épaule me fit quitter ce combat. Je remarquais que c'était Fuyu. Nous échangeâmes quelques mots, et le tournoi put commencer. De sa voix criarde, le présentateur enjoué annonça les combats :


- Le premier combat de ce second jour opposera Kuki du groupe Yoso, contre Haru du groupe Kisetsu !


Mon appréhension monta d'un cran, et une boule se forma au niveau de mon ventre. Une boule très désagréable. Et merde. Je stressais. Un seul regard aux autres, et je m'avançais dans cette arène, dont les trous de la veille ont été bouché depuis. Kuki et moi regardâmes autour de nous. Il affichait un sourire orgueilleux, moi, du soutien. Puis, dans la foule, entre deux hommes hystériques, se tenaient ma mère et Myriam. Elles me sourirent, et m'encouragèrent. Je soufflais, tentant de me calmer. Après tout, le stress faisait nous faire des conneries. On annonça le début du combat, et Kuki ne tarda pas. Dans des gestes vifs, il lança des attaques. Maîtrisant l'air, ce furent des rafales qui m'accueillir. Je les esquivais, et rapidement, tirais de ma ceinture deux pistolets – des desert eagle. Le visant avec cette précision qui m'était digne, j'appuyais sur les gâchettes, tout en esquivant ces attaques. Deux Celos sortirent alors, d'une couleur rose fuchsia, et foncèrent sur lui. Une violente explosion se forma, mais je vis le corps de mon adversaire s'envoler rapidement, porté par les airs. Tiquant, je contrais l'une de ses attaques. Notre combat était rapide. Sans répit. Le visant avec seulement un pistolet, je laissais le second prendre en puissance. Un Celo de couleur rouge s'échappa, fonçant vers lui. Il esquiva, et dès qu'il eut touché la terre ferme, je l'attaquais avec un Celo bleu, rechargeant ainsi l'autre. Puis continuais à attaquer, des Celos de multiples couleurs y passant : bleu, rouge, vert, jaune, violet … Le sol se détruisait peu à peu sous nos pieds. Je voyais qu'il avait du mal à esquiver ces attaques répétitives, ce qui m'encourageait à être plus rapide. Puis un Celo et une tornade se rencontrèrent, et une énième explosion se fit voir. Chacun de nous deux profitâmes de ce court instant de répit. Puis, quand la poussière fut dissipée, nous nous observâmes, reprenant nos souffles.


- Je dois avouer que tu n'es pas trop faible, pour quelqu'un comme toi.


Bon, en premier lieu, on pourrait ne rien comprendre. Moi, je comprenais parfaitement ce qu'il voulait dire. Et un sourire arrogant se dessina sur mes lèvres.


- Ou alors, c'est toi qui est aussi faible qu'une personne comme moi. Mais ce serait dur à encaisser non ?


Il me fusilla du regard, et mon sourire s'accentua. Puis, bien que tardivement, je remarquais que ses pieds flottaient au-dessus du sol. Ce qui expliquait donc ses atterrissages sans trébuchements. Bref. Nous reprîmes rapidement le combat. Des Celos, des tornades, des ouragans et encore des Celos … Puis, une énième attaque, qui me fonça dessus. J'avouerais qu'elle faisait mal celle-là. Pourtant, je restais immobile, ne chancelant pas. Il s'interrompit, surpris par ce brusque arrêt.


- Y a un truc que j'ai oublié de préciser … Mes flingues, c'est comme un jeu vidéo …


Kuki me fixa, comme si je venais de sortir un truc du genre : « Arrêtons-nous de combattre, la violence ne résout rien. Vivons heureux, en paix et en harmonie, et partons en Alaska élever des lamas ! ». Bref.


- Au bout d'un certain nombre de Celos tirés, je peux débloquer quelques … compétences.


Puis, je levais mes armes vers le ciel, et énonça d'une voix basse ces quelques mots :


- Celo de la Muerte : Ahogo.


Deux puissants Celos s'échappèrent des deux canons, avant de s'entremêler, n'en formant plus qu'un énorme et de couleurs rouge et grise. Ils foncèrent vers le ciel, perçant les nuages, avant de s'éclater en une onde de choc bien visible. Kuki ne sembla pas comprendre. Quant à moi, j'inspirais et expirais profondément de l'air, remplissant bien mes poumons, puis quand vint le moment, retint une bouffée d'oxygène, ne gonflant pas mes joues pour donner à mon adversaire un indice. La seule chose que je pus faire fut un sourire. Et l'onde de choc tomba sur nous, avant de former une sorte de dôme. Je détendis chacun de mes muscles, gardant les yeux rivés sur Kuki. Lui, était perdu. Son souffle s'était coupé dans sa gorge, et il tentait vainement de trouver de l'air. Impossible. Le dôme était mis à vide. Plus d'oxygène, plus d'air, rien. Il me regardait, et ses yeux furent rapidement injectés de sang. Puis du sang quitta son nez, sa bouche et ses oreilles, tandis que le manque d'oxygène comprimait ses poumons bientôt vides. Il chancela. Je devinais ses vertiges, de plus en plus puissants. Puis il s'écroula à terre, la bouche ouverte, de la bave en coulant, les yeux exorbités. J'attendis encore un peu, pour être sûr, et cassa le dôme. Je retrouvais enfin l'air, que j'inspirais en grandes goulées. Puis, lentement, je m'approchais de Kuki, et plaçai le canon d'un de mes desert eagle sur sa tempe. Et Celo.


Point de vue Natsu


Haru venait de tuer Kuki. Sa cervelle était étalée en toute beauté sur le sable. Couvert de blessures, mon petit-ami revint vers nous, tout content, un sourire sur ses lèvres. J'espérais qu'il n'aurait plus de combat. Il ne le supporterait pas.


Point de vue Haru


Quand j'arrivais auprès des autres, ils m'accueillirent chaleureusement, me félicitant. Je me forçais à sourire, mais le cœur n'y était pas. J'avais juste envie de vomir, pour avoir tué un homme. Mais, quand je l'avais vu, je l'avais tout de suite reconnu. Il était celui qui avait le plus roué de coups Natsu … Et, comment dire, ma haine a remplacé ma raison. Et je l'ai tué. De sang-froid. Sous les yeux de ma mère et de ma sœur. Natsu vint à ma rencontre, et passa un bras autour de ma taille, m'attirant contre lui pour me souffler des félicitations à l'oreille. Je répondis par un pâle sourire, et mon attention dériva sur le groupe Yoso, qui semblait irrité. Plus précisément, sur l'un des membres en particulier, qui nous assassinaient du regard. J'aurais voulu le narguer, mais on me tira vers l'infirmerie, pour me procurer des soins.


Point de vue Natsu


Après que Haru soit parti, je me rendis compte du regard insistant qu'avait l'un des membres du groupe Yoso sur lui, puis sur moi. Mais n'en tins pas compte. Le prochain combat fut annoncé.


- Natsu du groupe Kisetsu vs Tochi du groupe Yoso !


Joie. Sans grande hâte, je me rendis sur le lieu, qui avait été ma foi, rapidement restauré, et Tochi et moi nous nous observâmes. Je savais qu'il ne désirait qu'une chose : me tuer. Et notre affrontement commença. Sans qu'il n'esquisse le moindre geste, le sol se mit à trembler fortement, provoquant un violent tremblement de terre. Les roches se brisèrent en mille éclats, le terrain se déformait petit à petit. Et moi, je tentais de conserver un semblant d'équilibre, tout en esquivant les roches qui me fonçaient dessus. Puis, las de cette situation, je posais mes mains sur la terre déchiquetée, et elle explosa. Tochi, en aucun cas désorienté, ne cilla pas, se croyant à l'abri de tout. Des murailles, des attaques fourbes, des tremblements puissants … Tout ce que la terre pouvait faire, la terre le faisait. Une profonde fissure s'encastra à quelques mètres de moi. Déjà j'étais essoufflé, en sueur et mon rythme cardiaque un peu trop élevé, tandis que lui ne semblait pas le moins du monde fatigué. Il semblait même s'ennuyer. Pauvre con. De nouveau, il me lança une attaque, que je touchais et balançais vers lui. La roche explosa près de lui. Seulement, alors que je croyais l'avoir touché, un mur de terre s'était dressé entre la roche explosive et lui, le protégeant. Je tiquais. Malheureusement, je n'avais pas le temps pour toutes ces conneries. Plus nous finissions vite, plus nous rentrerons sains et saufs. Soufflant un peu, et épongeant d'un revers de main la sueur qui recouvrait mon front et mon nez, je me mis à courir vers lui. Attirer son attention vers quelque chose d'autre. Encore une fois, une roche fonça vers moi. Je montais dessus, et lançais des cailloux explosifs vers lui. Les roches, murailles, fissures continuaient à apparaître, et je continuais à les esquiver ou monter dessus. Puis, enfin, mon plan s'activa. En un saut souple, je retombais sur la terre ferme, et posai mes deux mains sur un point précis. Une boule de reiatsu se forma, et quatre autres s'illuminèrent. Tochi, lui, ne comprenait pas. Puis un sourire se forma sur mon visage, et les boules de reiatsu se prolongèrent en lignes, plongeant toutes vers lui. Puis, réaction en chaîne, les droites de reiatsu devinrent des explosions concentrées, qui se libérèrent sur Tochi. Une violente explosion multipliée par cinq. Aucune matière tellurique ne peut résister à ça. Un nuage de poussière immense se créa, troublant la vue. Pourtant, quand il se dissipa, nous pûmes tous – foule, amis, adversaires et moi – le corps évanoui du protecteur, presque carbonisé, mais pourtant encore en vie. Je soufflais un bon coup, et sous les applaudissements du public, revint auprès de mes compagnons. Et, à mon tour, on m'ordonna d'aller me faire soigner. Mais bon. 4-0 pour nous. On mène la danse.


Point de vue Aki


Une règle avait été créée pour ce genre de compétition : entre deux combats, une pause pour nous revigorer ( soit se reposer, manger, boire et pisser ) ainsi qu'échanger quelques mots sur les combats précédents, et les prochains possibles. Nous étions dans cette salle avec les casiers et les bancs. Chacun de nous recouvert de bandages, Natsu et Haru des plus récents. Haru mangeait pour quatre, et Fuyu le réprimandait, insistant sur les problèmes de digestion qu'il pourrait avoir. Natsu, lui, avalait tranquillement son repas, ne se souciant pas de la querelle qui se passait entre son petit-ami et son ami. Quant à moi, j'observais, tout simplement. Nous avions trois heures. Bien que cela puisse paraître long dit comme ça, la vérité était tout autre. Ces trois heures étaient bien trop courtes. Un toussotement se fit entendre, et nous constatâmes que Haru s'étouffait. Fuyu commença à lui taper dans le dos, mais le morceau de pain ne sortit pas, et Natsu commença à s'alarmer. Finalement, il s'en sortit, le visage rouge et les yeux larmoyants.


- Mon Dieu, j'ai cru que ma fin était proche !, s'exclama l'ancien étouffé. Tué par un morceau de pain, quelle mort tragique !

- Ouais, si héroïque …, ronchonna Natsu.


Il n'appréciait pas que nous parlions de notre mort, même sur le ton de la rigolade. Du moins, pas dans cette situation.


- Rhooo, tu fais la gueule ?, minauda Haru en se collant contre notre leader, lui faisant les yeux doux.


Natsu tenta de résister, mais ne put pas. Haru est sûrement l'une des seules personnes capable de vaincre Natsu avec un regard, une caresse ou un baiser. Nous rigolâmes alors. On ne pouvait perdre. Je ne pouvais envisager un futur sans eux. Même si je ne l'avouerais jamais à haute voix. Puis, une fois le silence réinstallé, notre chef blond se mit à énoncer la situation, sérieux.


- Bon. Pour le moment, nous avons fait la moitié de nos combats, tous gagnés. Il faut continuer sur cette voie.

- A votre avis, qui sera contre qui ?

- Moi contre Kasai, annonça Natsu. Après tout, le public et surtout les patrons, veulent du spectacle. Et quoi de mieux que les deux chefs des deux groupes en face à face ?


Personne ne répondit. Il avait raison. Haru avala une gorgée d'eau, et quand le goulot quitta ses lèvres, je vis que son regard se perdit dans le vague. Peut-être savait-il contre qui il allait combattre ? Fuyu, lui aussi, semblait savoir. Bon …


- Oy ! Haru, Fuyu, vous pensez à qui ?, demandais-je pour les réveiller.


Les deux sursautèrent légèrement, et levèrent les yeux sur moi. Puis Haru me sourit, tout comme Fuyu.


- A personne, mon cher. Si ce n'est Karin, ou nos combats.


En effet. Nos combats, si éprouvants – que ce soit physiquement ou psychologiquement. Et Karin … Celle pour qui on fait tout ça …


Point de vue Karin


Voilà deux jours qu'ils sont partis de la Soul Society, et je ne peux pas m'empêcher d'angoisser. Mes ongles sont rongés, et une quasi permanente boule au ventre me torturait. Seul Toshiro arrivait à me calmer un tant soit peu. Je n'en pouvais plus. A chaque minute, je me demande s'ils s'en sortent, s'ils gagnent, ou si au contraire, ils sont gravement blessés, voire morts … Non ! Reprise Karin ! Ils ne mourront jamais ! Oui, j'ai cette tendance à croire qu'ils sont immortels … Les pensées naïves du adolescente morte trop tôt. Mais cette pensée me rassurait, et je ne cessais de me la répéter en boucle, que ce soit dans ma tête ou à vive voix. Mes élèves ressentaient mon stress. Kira aussi. Tout comme ma famille, mes amis et les soldats sous ma charge. C'est pourquoi ils ne m'énervaient pas. Adressant une énième fois cette prière, j'espérais que mes amis s'en sortent indemnes.


Point de vue Aki


L'heure est venue. A moi de combattre de nouveau. Mon adversaire avait été annoncé. Hikari. Soit le membre qui contrôle la lumière. Un sourire ironique s'afficha sur mes lèvres. Comme c'est surprenant … Comme l'avait précédemment indiqué Natsu, le public et les patrons voulaient du spectacle. Alors, en vue de mes compétences, il est vrai que mon adversaire était facile à déterminer. Bref. Nous nous faisions face, et commençâmes à combattre. Si répétitif … Des rayons lasers de lumière ne firent que m'effleurer, et la lumière éblouissante du soleil ne m'aidait en rien. Je pestais, et lançais de nouveau des dagues, cachées dans manches, bottes, pantalon et tunique. Partout, en soi. Notre combat était rapide. Peut-être aussi rapide que celui de Haru et Kuki. Mais je voyais bien les minutes s'écouler, et devinais que je ne pourrais pas tenir trop longtemps dans cette situation. Mes muscles me faisaient encore souffrir à cause du combat de la veille, et certains étaient trop raidis pour me permettre d'être plus rapide. Alors, autant jouer le tout pour le tout. En un coup puissant, je détruisis le sol. Presque tout mon reiatsu était concentré sur ce coup. La terre se brisa, et s'envola, provoquant une large ombre sur nous. Seulement, Hikari avait prévu le truc, et son corps s'illumina. Les roches tombèrent lourdement, s'encastrant dans le sol. Parfait. Autour de mon adversaire, un halo de lumière. Autour de moi, un halo d'obscurité. Il recherchait attentivement chaque signe qui pouvait trahir ma présence, qui était caché derrière une large roche. Rapidement, j'analysais le terrain, et un sourire satisfait se dessina sur mon visage. Mon plan allait pouvoir commencer.


Point de vue Haru


Encore une fois, Aki nous impressionna. Les roches étaient toutes tombées, créant de larges ombres sur le terrain. Hikari, quant à lui, le cherchait toujours. Puis un mouvement, presque indiscernable, se fit voir. Un léger soulèvement de poussière. Hikari tourna aussitôt son attention vers ce mouvement, déjà effacé, et lança une attaque sur la pierre. Elle se détruisit, crachotant quelques gravats et poussières. Mais aucune trace d'un quelconque brun mystérieux. Puis une ombre, rapide. Invisible pour ceux qui ne se concentraient pas. Invisible pour le membre de Yoso. Un sifflement. Une dague, sorti d'on ne sait où. Esquivée à temps, mais une autre la suivait. Ce schéma se répéta de nombreuses fois.


Point de vue Aki


Sans qu'il ne rende compte, Hikari avait reculé, esquivant ces dagues qui sortaient de l'invisible. Dès lors, son dos se cogna contre la paroi dure d'une épaisse roche, plus haute que lui. Espérait-il s'en sortir ? Je souris. Les ombres étaient larges, mais on y aurait de suite détecté quelqu'un. Quelqu'un de normal. Quelqu'un qui n'est pas moi.


Point de vue Natsu


Aki avait commencé. L'une de ses techniques les plus incroyables était en train de se produire. En effet, Aki avait la capacité de … se fondre dans les ombres, ne faire plus qu'un avec elles. Là où on aurait vu une silhouette, il n'y avait rien d'autre que l'obscurité. Mais il était là, omniprésent. Je savais qu'il se délectait des émotions qui passaient dans les prunelles de son adversaire, qu'un sourire s'était formé sur ses lèvres et qu'il prenait un malin plaisir à le faire craquer.

Hikari était donc dos à la roche, et se préparait à attaquer au moindre mouvement. Il se croyait en sécurité … Pourtant, un nuage passa. Brièvement. Une légère ombre s'ajouta aux autres. Je sus que mon ami en avait profité. Puis, quand ce nuage s'éloigna, ramenant la lumière sur l'arène, un lourd silence s'installa. Et, brusquement, jaillissant de la pierre, une main. Cette même main qui s'enfonça dans le ventre de Hikari. Puis une dague, traversant elle aussi la roche, qui s'encastra violemment dans son crâne. La main se retira, le cadavre du membre de Yoso s'effondra à terre, et chacun de nous pûmes discerner un trou dans cette roche. Aki apparut. Il venait de transpercer une roche à main nue. Il venait de tuer Hikari, en se fondant dans les ombres. Il venait de gagner.


Point de vue Aki


Le sang coulait le long de mes doigts, gouttant sur le terrain sablonneux, jusqu'à quitter cette couleur rougeâtre pour devenir marron. Devant moi s'étalait le cadavre encore chaud de mon adversaire. Il avait les yeux écarquillés, tant la stupéfaction, le choc de sa mort l'avait dépassé. Pauvre con arrogant va.


Point de vue Haru


Le temps s'était quelque peu figé lorsque notre compagnon avait tué son adversaire, mais cela n'avait duré pas longtemps. Rapidement, des exclamations bruyantes mais ravies se firent entendre. Je réprimais un frisson de dégoût. Ces gens, qui prenaient un malin plaisir à voir d'autres personnes s’entre-tuer, me répugnaient. Je savais que ma mère et ma sœur ne souhaitaient pas être là, mais elles savaient que j'avais besoin d'elles. Alors, elles venaient, passant au-delà de leurs convictions. Aucunes des deux n'aimaient la violence. Je les comprenais. Aki revint, et partis se faire soigner à son tour. Puis le prochain combat fut annoncé. Le dernier de la journée.


Point de vue Natsu


- Le prochain et dernier combat de la journée opposera Doku du groupe Yoso, contre …, commença t-il en gardant le suspense. Haru du groupe Kisetsu !


A ces mots, mon sang se figea. Non, non, non … Il ne peut pas combattre ! Pas tout de suite ! Il n'est même pas remis de ses blessures ! Je jetais un œil paniqué sur lui, comme les autres d'ailleurs. Mais lui, ne paraissait que légèrement surpris. Et, aussi surprenant que cela puisse paraître, son visage se ferma, son regard se fit sec et dur. Mais pourtant, un sourire ravi se forma sur ses lèvres, voire … impatient ?


Point de vue Haru


Ainsi donc, il avait réussi ? Je suppose qu'il a fait pression sur les organisateurs de ce tournoi. Nous nous faisions face, nous regardant en chien de faïence. Nos regards s'entrecroisaient, fermés et durs. Mon sourire avait disparu. Il n'avait pas réellement changé, maintenant que je le regardais. On annonça le début du combat, et dès lors, il m'attaque, lançant comme Aki, des dagues. J'esquivais rapidement, et sortis mes desert eagle, avant de le viser. Les Celos foncèrent sur lui, et je crus l'avoir eu – sans réel espoir non plus – quand je le vis se précipiter vers moi. Un combat au corps à corps s'était alors enchaîné, où nous esquivions les coups de l'autre, en des jeux de jambes et de mains, ainsi qu'avec nos armes. Je n'hésitais pas à tirer, il n'hésitait pas à lancer. Notre affrontement était bien plus qu'un simple duel. Il était bien plus profond. Bien plus personnel. Bien plus lointain … Je contrais une dague avec l'un de mes pistolets, et il profita de cette mince ouverture pour me frapper. J'esquivais en roulade, mais me retrouvais plaqué contre terre, un poids sur mon corps, des mains puissantes sur ma gorge. Doku m'étranglait, avec une telle rage que je n'aurais jamais imaginé. Je me débattis, avant de pointer les canons de mes armes sur son front, et tirer. Il esquiva à la dernier minute, sautant en un geste gracile et rapide. J'eus tout juste le moment de me relever, et continuer à tirer. Dagues, Celos, et encore dagues … Tout s'enchaînait. A une telle vitesse que je perdis rapidement le fil. Puis je remarquais alors qu'il n'avait plus d'armes. Enfin. Pourtant, il ne fut pas de cet avis, et fonçant vers moi, esquivant deux Celos – rouges – et m'arracha les pistolets des mains, avant de les briser. Bon, du peu que j'ai pu voir, ils pourront toujours être réparés. Je contrais un coup de pied, et m'éloignais en quelques pas en arrière. Bon, topo de la situation : nous deux désarmés. Nous deux blessés. Nous deux fatigués. Moi en mauvaise posture, mes blessures rouvertes pour la plupart.


- Alors, t'abandonnes ?, me lança Doku.

- Plutôt crever !


Son sourire se fana, et ses poings se serrèrent avant qu'il ne s'élance de nouveau sur moi. Je me baissais, et tentais une réplique par en dessous, mais il avait vu venir le coup, et contra. Nous nous écartâmes synchroniquement.


- Tu penses vraiment que je ne sais que me battre avec mes flingues ? J'ai progressé, depuis !


Pour prouver mes dires, je l'attaquais, en un jeu de jambes rapide et précis. Il contrait pour la plupart. Puis, un coup traître, qu'il se prit sur le côté droit de son visage, suivi par un coup de pied puissant dans le ventre, qui le propulsa des mètres plus loin. Pourtant, il se remit rapidement, prit appui contre le sol et fonça vers moi à une vitesse hallucinante, me mettant un coup de poing puissant dans l'estomac. Alors que je croyais reculer sous la puissance, il me retint par les cheveux, et écrasa ma tête face contre terre. S'ensuivit un énième coup de pied dans l'estomac. Je roulais lourdement contre le sol, toussant fortement quand je me relevais. Du sang coulait de ma bouche, mon nez et ma tempe. Putain … Mes muscles m'envoyaient de puissantes décharges électriques, mes blessures s'étaient rouvertes, et je me demandais comment je faisais pour tenir encore sur mes deux jambes. Le souffle court et haché, je regardais Doku, qui faisait de même.


- Et si on jouait tout sur ce coup, Haru ?, me proposa fortement mon adversaire. Après tout, je voulais me battre contre toi, mais ça dure trop !

- Je suppose que t'as fais pression sur les organisateurs pour qu'ils acceptent de nous foutre en face à face ?

- Ouais, bien deviné !


Bingo. J'avais raison.


- Très bien ! Mettons tout, little sun !, m'écriais-je.


Il se crispa, et tiqua.


- Parfait, sweet heart !


Je n'ai même pas besoin de regarder Natsu pour deviner qu'il fulminait de jalousie et d'incompréhension. Tout comme le groupe Yoso. Et le public. Seul nous deux comprenions. Nous nous mîmes dans une position qui augmentait la vitesse, et nous nous élançâmes l'un vers l'autre. Puis deux coups. Pied pour moi, poing pour lui. Mon souffle se coupa sous le choc, et je chancelais légèrement. Avant de tomber à genoux, et cracher du sang. Une main agrippa mes cheveux, et força à tourner la tête, tout en me relevant.


- Perdu, dit Doku, avant d'apposer sa main contre mon cou.

Je vis son bras être parcouru de veines violettes, veines qui allèrent vers moi. Puis une sensation atroce de brûlure à l'endroit exact où il m'avait touché. La conscience qui défaille, le corps qui tombe lourdement contre la terre déchiquetée, la brûlure qui empoisonne chacun de mes sens. Empoisonne … Après tout, son pouvoir, c'était le poison … J'entendis des hurlements de la part du public, croyant la fin du combat. Mais ces hurlements ravis se sont vite tus. Je devinais que Doku leur avait signé que ce n'était pas terminé, que mon cœur battait encore à l'intérieur de ma poitrine. Qu'attendait-il ? Qu'attendait-il pour me tuer ? Je ne sais pas … A travers les exclamations, je perçus des voix, si familières …


- Haru ! Haru, réveilles-toi !, hurlaient ma mère et ma sœur.


Si seulement je pouvais … J'entendais mes amis crier mon prénom. Aki était revenu, entre temps on dirait … J'entendais Natsu, me hurler de me lever … Merde … Je sens que j'arriverais pas à rester éternellement conscient. Mes paupières réclamèrent de se fermer, et j'obtempérais, doucement, tout doucement …


Nous n'étions encore que des adolescents, âgés seulement de quinze ans. Nous nous connaissions depuis la crèche, et avions toujours été inséparable. Je lui avais tout dit, il m'avait tout révélé. Nous étions la moitié de l'autre. Puis, un jour, tout fut bouleversé.


- Je t'aime, Haru. Je suis amoureux de toi.


Je ne sais plus vraiment quel temps il faisait ce jour là. Mais j'eus une réaction de merde, le rejetant avec dégoût. Encore, mes mots résonnaient dans mon esprit.


- Putain, t'es pd ? M'approches plus, ou je jure de te tuer, sale tapette !, avais-je hurlé.


Puis je m'étais enfui. Je l'avais copieusement insulté, rejeté alors qu'il était mon meilleur ami. Et je n'avais réalisé que tardivement la vérité. Que je l'avais rejeté par peur de cet inconnu angoissant. Mais que je ne pouvais cesser de penser à lui, empêcher mon cœur de battre en sa présence. J'ai connu ce qu'on appelle le « premier amour ». Je n'avais réalisé que tardivement, je me rends atrocement compte. Je me rends compte à quel point j'avais été con. A quel point j'avais été blessant. Mais il ne s'était écoulé que quelques jours, trois tout au plus. C'était suffisant pour s'excuser non ? C'est que ce que j'avais cru. Mais, quand je l'ai revu, il faisait parti du groupe Yoso, et m'ignorais. Tellement, que je connus l'expression « avoir le cœur brisé ». Le tout en seulement quelques jours, à quinze piges, pour mon meilleur ami, un mec. Celui avec qui un abysse sans fin s'était cruellement creusé entre nous. J'ai souffert, mais je l'ai caché. Je l'aimais. J'étais amoureux de lui. De toi …


- Doku …, murmurais-je faiblement.


J'entendis faiblement Doku tourner la tête sur moi. Il devait être surpris que je sois encore en vie malgré le poison qui coulait désormais dans mes veines.


- Doku …, soufflais-je de nouveau, d'une voix plus rauque.

- Ha-Haru ?


Lentement, je me redressais. Mes bras, mes jambes – non, tout mon corps – tremblait. Le poison me brûlait horriblement, un violent mal de tête me prenait, et les vertiges étaient incessants. Pourtant, je me redressais, pour me mettre debout, sans tenir compte de la douleur qui m'assaillait de toute part. Tous avaient le souffle coupé, bouche-bées de me voir encore vivant. Je regardais alors mon adversaire, qui n'en revenait pas.


- Doku …, répétais-je encore une fois.

- Haru … Putain, t'es pas encore mort !, hurla t-il.


Je m'approchais de lui, et nos regards s'ancrèrent l'un dans l'autre. Il ne bougea pas. Je levais alors la main, comme si j'allais le gifler, mais au lieu de ça, je passais mon bras autour de ses épaules, collant nos torses. J'avais besoin d'un soutien, je l'avoue, sinon, je m'écroulais par terre.


- Je suis désolé … Doku …, avouais-je d'une voix si basse que j'eus crains qu'il ne l'entende pas.


Puis, je me sentis partir, et mon corps se retrouva irrémédiablement attiré par le sol. Pourtant, un bras me retint, et la voix forte de mon adversaire retentit jusqu'à mes oreilles.


- J'abandonne ! Il a gagné ce putain de combat !, hurla t-il, retenant mon corps qui ne faisait que glisser vers le bas.


Puis je m'évanouis.


Point de vue Natsu


Il avait abandonné … Haru avait gagné, par abandon. Sans attendre la suite, je m'élançais vers eux, vers Haru. Des marques violettes parcouraient sa peau, partant du creux de son cou jusqu'à la moitié de son torse, et le début de son épaule. Comme des flammes … Posé à terre, il semblait dormir. Mort, fut le seul mot qui me vint pourtant à l'esprit, mais je repoussais violemment cette éventualité. Doku avait ses mains posées sur lui, et j'avais voulu le dégager, quand je remarquais qu'il le soignait. Je le laissais faire, à contre-coeur, gardant un œil méfiant sur lui. C'était quoi leur relation ? Le poison se retira de ses veines, mais la marque était restée. Non plus violette, mais plus foncée que la couleur de peau de mon petit-ami. Dès que Doku eut terminé, je l'éloignais de Haru, et m'assurais qu'il était vivant. Dieu merci, oui ! Des infirmiers et médecins se précipitèrent vers lui, le prirent en charge, m'intimant de reculer. Pourtant, sur un brancard blanc, Haru ouvrit ses paupières, et aspira une profonde bouffée d'air. Son souffle se faisait haletant, comme s'il eut été en apnée. Je me précipitais vers lui, suivi par les autres, et il nous adressa un petit sourire, avant que les hommes de médecine ne me l'enlève, pour le soigner. Mais il était vivant … Et nous avions gagné … !


Il est … vingt-trois heures du soir, et Haru n'est toujours pas rentré. Fuyu m'indiquait qu'il avait besoin de repos, mais moi, j'avais besoin de le voir. Alors qu'un débat fort bruyant allait se faire ressentir entre moi et mon ami albinos, la porte de la chambre s'ouvrit, sur un Haru souriant, respirant de vie. Malgré les bandages qui recouvraient presque tout son corps. Nous nous figeâmes, le regardant juste, et Fuyu fut le premier à l'accueillir, l'enlaçant avec force, suivi par Aki, qui ne lui adressa que quelques légères tapes sur l'épaules, amicales. Moi, je ne cillais pas.


- Aki, Fuyu, si vous voulez dormir ce soir, je vous conseille de vous trouver une autre chambre …, énonçais-je, rivant mes yeux dans les orbes orangées de mon cher.


Ils soupirèrent en une parfaite synchronisation, mais quittèrent la pièce sans scandale. Dès que la porte fut fermée, Haru se défendit pour je ne sais quelle raison :


- Écoutes, je …


Mais je le coupais, en le prenant brusquement dans mes bras, l'enlaçant avec force. Je ne me souciais pas trop sur le moment si je lui faisais mal ou non. Juste à quel point j'étais heureux de le retrouver, et que je ne voulais pas le quitter.


- Putain, j'ai eu peur, sombre crétin, dis-je.

- De quoi ? Que je meurs ?

- Ouais …, soufflais-je.

- Comme si j'allais crever aussi vite !, fit-il sur le ton de la rigolade.


Pour toute réponse, je l'embrassais. Avant de le saisir par le poignet, et le plaquer contre un matelas, le surplombant. Il jura légèrement face à la douleur.


- Putain, ça va pas ?!

- Qui c'était ce mec ?

- Hein ?

- Doku. C'est quoi votre relation ?

- Jaloux ?

- Terriblement, fis-je en fondant sur ses lèvres.


Notre baiser fut langoureux, et ses gémissements ne firent qu'accroître mon désir. Quand je me séparais de lui et de ses lèvres ( à contre-coeur ), nos visages n'étaient qu'à quelques centimètres, et la vision qui s'offrait à moi était plus que bandante. Les joues rougies, le souffle haletant, les yeux emplis d'amour et d'envie … La luxure à l'état pur. Je dus me faire violence pour ne pas me jeter sur lui.


- Alors ?, continuais-je.

- Oui ?

- Qui était-ce ?

- Hum … Un ancien amant ?, fit-il taquin.

- Ah oui ?


Je m'attaquais à son cou, là où il n'y avait pas les marques du poison, et commença à lui faire des suçons, ce qui le fit gémir encore plus.


- Nan …

- Alors qui ?

- Un ami …


Il laissa échapper de ses lèvres un léger cri de surprise, quand je me mis à le mordre doucement. Putain … Je crois que je vais pas me retenir trop longtemps … Et m'apparaissait que lui non plus … Finalement, mon interrogatoire s'est vite terminé, et nous avons passé une folle nuit.


Point de vue Aki


- Tu penses pas qu'on devrait trouver une chambre, au lieu d'être dans le couloir ?

- On a pas d'autres chambres.

- Peut-être, mais j'ai pas envie de les entendre crier toute la nuit moi.

- Moi non plus.


Nous soupirâmes. Bon, reste plus qu'à trouver une chambre. Éloignée de la leur.


Point de vue Haru


Le matin, nous nous sommes retrouvés avec les autres, et nous avons pu constater les cernes sous les yeux de Aki et Fuyu.


- Ben alors, vous avez pas dormi ?

- La faute à qui ?

- Y avait bien une autre chambre non ?

- Nan ! Juste la buanderie.

- Vous n'avez pas …

- Si.


Sans me retenir, je me mis à rire, suivi par Natsu. Mais mes deux amis ne semblaient pas de cet avis, et nous assassinaient du regard. Je leur fis un clin d’œil, et nous nous rendîmes dans l'arène, après avoir déjeuné. Une nouvelle fois, on nous acclama. Sur l'autre tribune, je vis Doku. Quand il me vit, il me fit un pâle sourire, auquel je répondis. Mais Natsu, l'ayant remarqué aussi, ne le vit pas de cet œil, et m'attira contre lui, en un élan possessif et jaloux. Je voulus le réprimander, mais la voix du présentateur me coupa :


- Bonjour à tous ! Voilà le dernier jour de combat ! Le premier opposera Mizu du groupe Yoso contre Fuyu du groupe Kisetsu !


Fuyu se raidit à l'entente du nom de son adversaire, mais se rendit tout de même dans l'arène, faisant face à son adversaire. Ils se dévisagèrent tout deux, avant que leurs voix ne percent le silence et la tension palpable :


- Ravi de te revoir, Mizu, fit froidement Fuyu.


Le jeune homme qui lui faisait face tiqua, avant de sourire, et répondit d'une voix glaciale :


- Moi aussi … grand-frère.


Commentaire de l'auteur Voilà voilà ... ^^ J'espère qu'il vous a plu ^^ ( et que la présence de yaoi n'a pas trop dérangé ), et comme vous vous en doutez, il reste encore des combats ! ( 2 précisément ). Bref, merci pour toutes les vues, les com's et au prochain chapitre !
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