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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1964 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
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Bleach


Défi : ["Le gardien céleste protège vaillament" (poème shinigami (inventé par moi) faisant référence au gardien céleste)]
Le gardien de mon coeur Auteur: cornila-san Vue: 17711
[Publiée le: 2011-06-09]    [Mise à Jour: 2012-10-19]
G  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 124
Description:
Aprés la bataille contre Aizen, la Soul Society est de nouveau calme, et nos shinigamis préférés sont replongés dans leur train-train quotidien ( vaincre des hollows, remplir la paperasse, retrouver la vice-capitaine qui s'est fait la malle avec la bouteille de saké... ). Mais dans l'ombre, un nouvel ennemi se prépare. Il recherche un pouvoir se trouvant sur Terre, et n'hésite pas à employer tous les moyens pour avoir ce qu'il veut. Et quand, dans un même temps, Toshiro se découvre un côté doux qu'il ignorait losqu'il est avec Karin... Rien ne va plus !
Crédits:
Bleach, son univers et ses personnages sont à Tite Kubo, même si j'aimerais bien acheter Gin, et les personnages OC ( Amu, Kahei, les Fuerzas, etc... ) sont à moi.
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La promesse des deux ennemis ! C'est quoi ce monde de cinglés ?

[7460 mots]
Publié le: 2012-02-21Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Bien le bonjour à toutes et à tous ! Je suis fière de vous présenter ce nouveau chapitre qui n'a pas mis trop de temps. Avant de commencer, il y a une chose que je voudrais dire : comme vous le savez, à la base, cette fic est centrée sur le couple Hitsu/Karin. Or, pour le moment, vous avez sûrement remarqué que j'ai privilégié le IchiRuki. Ceci n'était pas une erreur, mais un choix ! Et je peux vous annoncer qu'à partir de ce chapitre, le Hitsu/Karin sera quasiment omniprésent ! Voilà.
Ah, et, autant vous prévenir, c'est surtout un chapitre de transaction entre la partie "terre" et la partie "soul society", et je me suis totalement lâchée ^^.

CHAPITRE 9 :

Karin soupira en attendant que la porte devant elle ne s’ouvre. Elle était fatiguée, et un peu sur les nerfs aussi. Vivement que toute cette histoire de Fuerzas se termine, ça commençait à l’énerver.

A ses côtés, Toshiro demeurait calme, les bras croisés, regardant devant lui. Il aurait été impossible de savoir à quoi il pensait. Comme d’habitude. Cette nonchalance qui émanait constamment de lui avait tendance à agacer la brune. Parfois, il lui arrivait de se demander s’il prenait quelque chose de spécial pour demeurer aussi imperturbable.

Elle secoua la tête. Il fallait vraiment qu’elle arrête de laisser ses pensées vagabonder ainsi n’importe comment.

C’est là que la porte s’ouvrit, laissant apparaître une dame âgée.

-Toshiro-chan ? Karin-chan ?

-Bonjour, Haru baa-chan ! La salua Karin.

Hitsugaya se contenta d’un signe de tête.

-Cela faisait longtemps, je me demandais ce que vous deveniez. Entrez donc ! Les invita Haru.

-Désolée, nous n’avons pas le temps. S’excusa la brune.

La femme face à elle la fixa, attendant la suite. Ce fut Toshiro qui développa :

-Nous étions juste passé te prévenir. Nous risquons d’être absents un certain temps, et on va bientôt partir.

-Oh, un problème de shinigamis ? Demanda la grand-mère.

-Et bien…Oui. Répondit Karin, Je suis vraiment désolée, j’aurais aimé pouvoir t’en dire plus, mais la situation est un peu compliquée.

« Ca, c’est le moins qu’on puisse dire. » songea le capitaine de la dixième division.

Une dizaine de jours s’était écoulé depuis la décision d’Urahara. Karin étant humaine, elle ne possédait pas de papillon de l’enfer. Il avait donc fallu préparer le senkaimon, ce dont Kisuke s’occupait actuellement. Il aurait pu le faire avant, mais Môssieur avait trouvé le moyen d’attraper une grippe dont il s’était à peine remis. Amu avait révélé le maximum possible sur les Fuerzas, leurs caractéristiques. Selon elle, la puissance de Kahei était à peu près égale à celle du capitaine-commandant ou d’Aizen, sauf qu’en plus, il possédait une soif de vengeance énorme.

« Rien que ça ?! » s’était exclamé Ikkaku.

Elle avait également parlé des soldats spéciaux. Lors de leur transformation, les Fuerzas n’avaient pas pu emmagasiner toute l’énergie spirituelle qu’on leur insufflait. Ainsi le « trop-plein » s’était rassemblé pour former un nouvel être, dont l’âme était rattaché à celui du Fuerza à partir duquel il avait été crée.

C’était à partir de ce moment qu’Ichigo avait commencé à avoir mal à la tête.

Mais il avait bien compris que sa sœur possédait une puissance intérieure non négligeable. Cependant, ni Kisuke, ni Yoruichi, ni Amu n’avaient été capables d’expliquer en quoi consistait exactement le pouvoir de la brune. Les deux premiers disaient ne pas être au courant, la troisième prétendait que Kahei n’avait jamais révélé à quiconque ce qu’il avait découvert, pas même à elle.

Toshiro, lui, les soupçonnait juste de garder encore des secrets. Bon, à la longue, ils étaient habitués, mais c’était quand même agaçant.

Ensuite, il avait fait son rapport à Yamamoto, qui avait donné son accord pour héberger Karin le temps qu’il faudrait. Il avait également décrété que Toshiro devrait se rendre dans les plus brefs délais à la Soul Society pour une réunion de capitaines. Ils avaient donc convenus qu’il viendrait en accompagnant Karin, ce qui expliquait le fait qu’il se trouvait encore dans le monde réel.

Puis en attendant, ils s’étaient chargés des préparatifs, et d’expliquer à Yuzu le pourquoi du comment. Elle était tombée à la renverse en apprenant toute la vérité, et le fait que Toshiro accompagnerait Karin à la Soul Society.

D’ailleurs, celui-ci s’était vaguement interrogé quand elle lui avait demandé si ça poserait un problème pour la cérémonie, mais il avait préféré ne pas chercher plus loin.

Rukia voulant se rendre utile, elle s’était occupée de trouver une excuse pour les professeurs de Karin, qui étaient à présent persuadés que la jeune fille avait la moitié du visage ravagée et deux bras en moins suite à un accident particulièrement violent, et qu’elle avait préféré recevoir des soins en dehors du pays.

Le problème, c’est qu’Isshin, qui était revenu de son voyage, avait décidé de faire la surprise à ses filles en passant à leur lycée…où il avait appris de la bouche du proviseur que Karin était gravement blessée. Cela avait donné suite à une scène mémorable durant laquelle il était rentré chez lui en hurlant, en pleurant et en formulant toutes sortes d’excuses à sa femme bien-aimée, puis il avait sauté au cou de sa fille en la serrant contre lui jusqu’à l’étouffer. Il avait fallu une demi-heure et l’intervention de Chad, Renji, Ikkaku et d’Ichigo pour qu’il réalise que non, Karin n’était pas estropiée, que non, elle n’avait aucune blessure, et que oui, comme tous les êtres vivants, elle avait besoin de respirer, et qu’il était donc déconseillé de lui faire subir un concours d’apnée forcé.

Bien sûr, il avait ensuite fallu lui expliquer la raison d’un tel mensonge. Il avait été abasourdi en entendant le nom de Kahei, et tout ce qui lui avait été révélé. Puis, pour la première fois depuis qu’il l’avait rencontré, Toshiro avait vu le père de famille faire preuve de sérieux, lorsqu’il s’était agenouillé en lui demandant à lui et aux autres shinigamis de protéger sa fille à tout prix…avant de se mettre à geindre des absurdités sans queue ni tête, comme par exemple que si jamais elle perdait ses dents ( Toshiro se souvenait s’être demandé ce que venait faire la dentition de la footballeuse là-dedans ), il forcerait Keigo et Tatsuki à se marier ( Toshiro se souvenait également s’être demandé qui étaient les deux personnes dont il était question, et en quoi leur mariage pouvait être une menace ), avant de se prendre un double coup : un d’Ichigo, et un de Karin. Puis, le rouquin avait sermonné Rukia pendant une dizaine de minutes au sujet de son excuse stupide.

Bref, les dix derniers jours avaient été agités. Surtout qu’Urahara, qui craignait une nouvelle attaque surprise de la part d’un quelconque Fuerza, avait demandé au capitaine d’assurer la protection de Karin en attendant.

Au début, Toshiro s’était dit que ce n’était pas une si lourde tâche, et de toute manière, il n’avait rien de mieux à faire. Sauf que la demoiselle n’était pas du genre à accepter l’aide des autres sans rien dire, et elle faisait tout son possible pour le semer, l’embarquant parfois dans des lieux plus qu’insolites, rien que pour le faire abandonner. Il s’était senti vraiment très las quand il s’était retrouvé obligé de faire le pied de grue tandis qu’elle prenait tout son temps pour se choisir des nouveaux crampons au magasin de sport, avant de réaliser qu’elle n’était plus là et de la retrouver une heure et demi plus tard tranquillement installée à la terrasse d’un café en train de boire un chocolat chaud. Si seulement elle n’avait pas « emprunté » une cape à Urahara sans son autorisation pour lui permettre de dissimuler son énergie spirituelle…

Mais le matin même, Kisuke avait annoncé que le senkaimon serait prêt dans la journée, et Karin avait tenu à venir voir Haru. C’est ainsi qu’ils s’étaient retrouvés tous les deux ici.

Cependant, l’état de la Kurosaki l’inquiétait quelque peu. Personne ne l’avait remarqué, sauf lui puisqu’il était obligé de la coller vingt quatre heures sur vingt quatre, et peut-être Amu avec qui elle était devenue amie, mais elle était en train de s’affaiblir. Elle mangeait moins, et faisait de plus en plus de malaises. De plus, les légères cernes qu’il voyait sous ses yeux le turlupinaient. Il supposait qu’elle rencontrait des difficultés pour dormir, et qu’elle cauchemardait régulièrement. Surtout que sa fatigue se sentait sur son entrain habituel qui se faisait moins présent.

Le capitaine avait voulu l’interroger à ce sujet, mais elle avait nié en bloc. Depuis, il avait tenté de la faire avouer, mais il ne savait pas réellement comment s’y prendre pour ne pas la brusquer. En bref, un casse-tête insoluble.

Il soupira. Quelque part, il aurait préféré affronter Aizen seul sans zanpakuto que la situation actuelle. Quoique…

-Bien, nous allons y aller ! Au revoir, Haru baa-chan !

Toshiro releva la tête. Karin avait fini de discuter avec la vieille dame et la saluait. Il l’imita, et tous deux commencèrent à marcher en direction du magasin.

Karin, les bras croisés derrière la tête, observait le ciel tout en avançant. Elle réfléchissait à tout ce qui s’était passé récemment, entre les Fuerzas, Kahei ou Amu… D’ailleurs, quand on parle du loup…

-Karin !

L’interpellée, surprise, regarda dans la direction d’où venait la voix. Amu courait vers elle, ses longs cheveux blonds virevoltant derrière elle. Elle s’arrêta devant la brune et la salua gaiement.

La footballeuse sourit. Depuis qu’elle avait avoué être une Fuerza, elle était beaucoup plus joyeuse et ouverte…Sauf avec les shinigamis.

-Bonjour.

Amu ignora superbement Toshiro et se tourna vers Karin. Le capitaine soupira. Il commençait à être habitué, mais bon, c’était quand même un peu vexant. Cela dit, il était assez reconnaissant envers la blonde, car c’était grâce à elle que durant les dix derniers jours, il avait pu avoir quelques moments pour se reposer au lieu de courir après la Kurosaki. En effet, les deux jeunes filles s’étaient mises d’accord sur le fait que l’entraînement n’avait pas à être interrompu juste parce la brune devrait se rendre à la Soul Society et qu’elle était menacé par un malade mental, bien au contraire. Aussi, tous les jours, elle se rendait au hangar qu’Amu avait choisi, et elle tentait d’améliorer ses capacités. Il ne savait pas ce que ça donnait, étant donné qu’il lui était interdit d’assister à l’entraînement. Au fond, ce n’était pas plus mal.

-Kisuke se demandait ce que vous fabriquiez, ça va bientôt être l’heure. Déclara la blonde.

-On arrivait, ne t’inquiète pas ! Rassura Karin. D’ailleurs, on y va. Tu viens, Toshiro ?

Alors que celui-ci allait répondre positivement, il sentit une main sur son épaule. Ladite main appartenant à la Fuerza, il se posa quelques questions.

-Si tu le permet, commença la jeune fille, J’aimerais te parler, en privé.

Sans attendre la réponse du capitaine, elle le tira hors de portée des oreilles de Karin, celle-ci renonçant à comprendre. Amu avait parfois des manies un peu bizarres, inutile de s’étonner, donc ! Elle haussa les épaules et se mit à attendre patiemment.

Toshiro, en revanche, n’était pas des plus enthousiaste. Déjà qu’il avait horreur qu’on bafoue son autorité de capitaine, alors qu’on le force à suivre quelqu’un… Il allait vraiment finir par s’énerver, si ça continuait.

Sans se préoccuper des états d’âme d’Hitsugaya, Amu se plaça face à lui et le fixa droit dans les yeux, ce qui mit mal à l’aise son interlocuteur.

Au premier abord, la Fuerza ressemblait à une fillette, ou plutôt une adolescente plus proche de l’enfance que de l’âge adulte. Mais quand on y prêtait attention, il se dégageait d’elle une maturité et une expérience saisissantes. Sans compter cette aura…dangereuse. Toshiro trouvait qu’elle avait des similitudes avec ces femmes mystérieuses, qui semblent banales au début, mais qui s’avèrent au final être les maîtresses de l’ombre, celles qui dirigent les pions de l’échiquier et se débarrassent de ceux qui découvrent la machination.

En fait, Amu était une rose. Elle était belle, gracieuse et donnait envie de s’approcher d’elle pour humer son parfum et la regarder. Mais quand on tentait de l’attraper, on se blessait, à cause des épines qu’elle avait bien pris soin de dissimuler.

Mais à la différence de la fleur, Amu avait ce halo invisible à l’œil nu qui l’entourait constamment et qui lui conférait une présence charismatique. En la voyant, quiconque y prêterait un peu attention dirait la même chose : « On dirait un monstre qui cherche à cacher sa véritable nature. ». Et Toshiro pensait la même chose, à un détail près ; pour lui, elle n’était pas un monstre, plutôt une ennemie. En effet, le capitaine ne lui faisait pas confiance, comme la plupart des shinigamis. Les seuls à l’avoir acceptée étaient Karin, Orihime et Yumichika, mais ça, c’était uniquement parce qu’elle avait qualifiée ce dernier de « beau garçon », alors forcément… Rukia ne semblait pas savoir sur quel pied danser avec elle, mais les autres ne lui accordaient pas le moindre soupçon de confiance. Quant à Kisuke et Yoruichi, inutile de chercher à savoir ce qu’ils pensaient, comme d’habitude.

En tout cas, le fait qu’elle le fixe de cette manière, le visage aussi glacial, comme si elle était prête à le tuer de sang-froid le mettait plutôt mal à l’aise. Même face à Hayao, il n’avait pas ressentit cette gêne. Peut-être parce que le brun ne se gênait pas pour montrer toute sa haine et son envie de meurtre. Sûrement.

Amu prit la parole :

-Le simple fait d’être face à toi me dégoûte, alors je ne vais pas tourner autour du pot.

« Ben ça commence bien. » songea Toshiro.

-Tu es un shinigami, je suis une Fuerza. Tu ne me fais pas confiance, et je te déteste, ça, il n’y a pas photo, pas vrai ?

Hitsugaya acquiesça, tout en se demandant où elle voulait en venir.

-Karin va aller à…la Soul Society. Déclara la blonde sur un ton était méprisant, Et moi, tu te doutes que je ne vais pas aller lui rendre visite.

-Ca me semble évident. Confirma-t-il, Après tout, même si le capitaine général a accepté de te laisser le bénéfice du doute, il est tout de même près à te capturer au premier faux pas que tu commettras. Et pour lui, aller au Seireitei, c’est…

-Un faux pas, ouais, je sais. Le coupa Amu, Mais moi, c’est pas pour ça que je ne veux pas y aller. Hors de question que j’aille là où vivent les shinigamis ! Plutôt crever !

« Je m’en doutais un peu… » pensa Toshiro.

-Le problème, continua la blonde, C’est que pendant qu’elle sera là-bas, je ne pourrai pas m’assurer du fait qu’elle aille bien, ou qu’il n’y ait pas de souci. Karin…est mon amie, déclara-t-elle soudainement en jetant un coup d’œil sur sa droite, Alors, je refuse la simple idée qu’elle souffre, ou qu’on lui fasse du mal. Aussi, je n’ai pas le choix.

Elle saisit le col du t-shirt de son interlocuteur, et le fixa droit dans les yeux.

-Toi, tu as intérêt à la protéger ! Même si ça va à l’encontre de mes principes, je n’ai pas d’autres choix que de te demander de prendre soin d’elle !

-Pourquoi moi ? questionna-t-il.

-Deux raisons : la première, tu es le seul qui va se trouver à la Soul Society en même temps qu’elle. La seconde… Parce que de tous les shinigamis, tu es celui dont elle est le plus proche et avec lequel elle s’entend le mieux. Elle t’apprécie beaucoup, et je sais que c’est réciproque. Alors protège-la !

Le capitaine mit quelques secondes avant de répondre. Amu haïssait les shinigamis de tout son être. Pour elle, faire cette demande avait dû lui coûter énormément, elle s’était clairement assise sur son orgueil. Rien que pour ça, elle méritait d’être entendue.

-D’accord, je prendrai soin d’elle.

La Fuerza sembla rassurée, mais elle ajouta :

-Si jamais j’apprends qu’elle va mal, qu’elle souffre, ou pire, qu’elle pleure, tant pis pour les règles ou ma haine, je viendrais à la Soul Society et je t’étriperais de mes propres mains. Et pour ton information, même si ma puissance a un peu baissée, j’étais plus haut gradée qu’Hayao, pigé ?!

Toshiro acquiesça. Quand elle le voulait, Amu pouvait se montrer terrifiante. La blonde sembla d’un coup plus calme, et elle se remit à parler, sans pour autant lâcher le col d’Hitsugaya.

-Ecoute…Je sais que tu l’a remarqué, toi aussi. Karin a des problèmes, j’ai bien vu qu’elle a moins d’entrain et qu’elle est épuisée. Je soupçonne Kahei d’en être la cause, et tel que je le connais, il ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

Elle resserra sa prise sur le vêtement.

-Si elle est triste, réconforte-la. Si elle fait des cauchemars, réveille-la. Si elle est seule, sois avec elle. Si elle est perdue, aide-la à retrouver son chemin. Si elle a peur, rassure-la. Si elle pleure, essuie ses larmes et fais en sorte qu’elles ne coulent plus jamais ! Si tu la laisses tomber, peu importe la raison… L’enfer te paraître plus doux encore que le paradis par rapport à ce que je t’infligerais !Tu as compris ?! Protège-la quel qu’en soit le prix !

Elle avait presque crié cette dernière phrase. Elle était légèrement essoufflée et reprenait sa respiration, mais ses yeux montraient toute la détermination qu’elle avait en elle à cet instant. En regardant bien, Toshio y vu une autre lueur. De la… peur ? Amu avait peur que Karin n’aille pas bien ? Le capitaine en fut bouche bée. Bien sûr, il en faudrait plus pour qu’il fasse confiance à la Fuerza, mais il devait reconnaître qu’elle tenait vraiment à la footballeuse. Le simple fait qu’elle lui demande de promettre de prendre soin de la Kurosaki le prouvait. Il réalisa qu’elle remettait entre ses mains tout ce qu’elle désirait protéger, ce qui n’était pas rien.

Durant quelques secondes, leurs yeux se fixèrent, glace contre glace. N’importe qui aurait été à leurs côtés n’auraient pu que remarquer la similitude de leurs regard, de par leur couleur, bien sûr, mais aussi de par la lueur de détermination farouche qui brillait au fond de leurs prunelles. La confrontation visuelle continua quelques minutes, avant que Toshiro ne reprenne la parole, brisant ainsi le silence quasi-religieux qui régnait.

-C’est d’accord. Je la protégerai, quoi qu’il arrive.

-Tu m’en vois ravie.

Puis, dans un accord silencieux, ils rejoignirent la principale concernée.

Karin soupira. Même si elle savait qu’Amu avait des lubies un peu bizarre -elle l’avait déjà surprise en train de tremper une crêpe dans du jus de fruit, ou en train de réfléchir à voix haute sur le rêve qu’elle aurait eu si elle était née sous forme d’oiseau-, la footballeuse ne pouvait s’empêcher de se poser des questions sur ce qu’elle pouvait bien vouloir à Toshiro. Surtout qu’il ne fallait pas être un génie pour se rendre compte que la blonde détestait les shinigamis. Il n’y avait qu’au moment où elle avait révélé tout ce qu’elle pouvait sur Kahei et les Fuerzas, il y avait dix jours, qu’elle avait accepté de faire un effort. Mais maintenant…Elle ne se gênait pas pour ignorer le moindre porteur de zanpakuto. Quelque part, c’était sa manière à elle de se venger. Mais entre ses méthodes et celles de Kahei, il n’était pas difficile de savoir laquelle les shinigamis préféraient.

Elle soupira. Ichigo ne cessait de la mettre en garde contre Amu, en disant qu’il ne fallait pas qu’elle lui fasse trop confiance. Mais Karin voulait croire en la sincérité de la blonde, d’ailleurs, elle le faisait déjà. Ca l’étonnait elle-même, alors que d’habitude elle était plutôt du genre méfiante, voilà qu’elle considérait comme amie une personne qui avait toutes les raisons du monde de combattre la Soul Society et quiconque ayant un lien avec elle. Elle devenait folle ? Possible. De toute façon, on ne pouvait pas décemment dire que quelqu’un appartenant à la famille Kurosaki soit totalement sain d’esprit. Même la si douce et fragile Yuzu n’était pas forcément très recommandable dans certains cas. Par exemple, cela faisait dix jours qu’elle ne cessait de parler à Karin de fleurs, de réception ou de robe, sans que la brune ne comprenne pourquoi. Le plus étrange, c’est qu’elle semblait tenir le même discours à Toshiro, lequel ne saisissait pas tout non plus.

Elle s’adossa à un mur et enfonça ses mains dans les poches de son bermuda. Une légère brise souffla, faisant voleter ses cheveux noirs noués en une queue de cheval haute, comme d’habitude. Elle était fatiguée, mais la caresse du vent sur sa peau lui faisait du bien. Pour une fois, elle se sentait à l’aise, détendue.

Cela ne dura pas.

Encore toute seule ?

Ses yeux, qu’elle avait fermé, s’ouvrirent d’un coup. Cette satanée voix ne la lâchait toujours pas, cela faisait dix jours que Karin la supportait.

Décidément, les gens te détestent, pour t’abandonner ainsi.

La footballeuse secoua la tête pour chasser l’intruse, mais la tentative était vaine. Comme à chaque fois.

Franchement, je les comprends. Déjà qu’à la base, tu ne sers à rien, alors maintenant que tu es poursuivie par des ennemis puissants, tu deviens carrément un boulet !

La brune respira à fond et fit son maximum pour ne pas laisser cette voix prendre le dessus sur sa volonté. Mais malgré elle, le son aigu et glacé prenait un malin plaisir à s’infiltrer jusqu’au plus profond de son âme et de ses entrailles. Le corps de l’adolescente frissonna, et trembla même un peu. Elle n’y pouvait rien ! Quoi qu’elle fasse, quelle que soit la volonté qu’elle mettait à repousser l’intruse, c’était comme si quelque chose brisait ses défenses et permettait à la voix de toucher l’esprit de Karin. On ne pouvait pas dire que ce soit à son goût.

C’est quand même étrange…Comment quelqu’un comme toi peut-il être important, même pour des ennemis ? Ou alors… Ils veulent juste te tuer ? Si c’est le cas, je pense qu’ils seront récompensés pour service rendu à la société.

-La ferme… murmura-t-elle en serrant les dents.

Il ne fallait pas qu’elle se laisse influencer par cette voix, surtout pas ! Si jamais cela arrivait, elle perdrait tout espoir de se battre et de vaincre Kahei. Inutile de dire que ce serait une catastrophe. Elle devait lutter, quel qu’en soit le prix. C’était trop facile de renoncer et de se laisser faire bien sagement ! Beaucoup trop facile… Il fallait qu’elle se batte, qu’elle gagne contre Kahei. c‘était la seule issue possible, elle refusait d’en envisager une autre.

Ah bon ? Moi, j’en vois une. Ta mort, après que tu aies été abandonnée par tous ceux que tu considérais comme tes «compagnons».

-Non…

Oh, si ! Je vois déjà la scène d’ici. Kahei qui te décapite comme il se doit, et ton sang qui coule à flot…

Des images affluèrent dans le cerveau de Karin, et elle se vit en train de mourir, tandis qu’un inconnu tranchait sa gorge lentement, pour faire durer le plaisir -pour lui- et la souffrance -pour elle-. Mais elle n’était pas encore inconsciente, et ses yeux restaient ouvert avec difficulté. Elle pouvait ainsi voir Isshin, Yuzu, Ichigo, Rukia, Amu, Toshiro… Tous la regardaient avec dédain. Elle tendit sa main vers eux, mais ils l’ignoraient, et partaient, non sans lui avoir jeté un dernier regard chargé de mépris.

« Non…pensa-t-elle à la limite du désespoir, Non… Ichi-nii ! Yuzu ! Papa ! Rukia ! Amu ! T… TOSHIRO ! »

Sans pouvoir se contrôler, elle tomba au sol et se tint la tête à deux mains. Elle avait complètement oublié la rue, Haru ou même le fait qu’elle se trouvait à Karakura. Une voix tentait de se faire entendre dans son esprit, en lui disant que ce n’était pas réel, que jamais ses amis ne l’abandonneraient, mais… Mais Karin n’arrivait pas à se ressaisir. Tout avait l’air tellement vrai, et même si elle savait que ce n’était qu’un sale tour de cette satanée voix… Elle y croyait presque. Et si… Et si jamais cela arrivait pour de bon ? Et si tous la rejetaient, parce qu’elle était trop faible ? Et si… Beaucoup trop de « Et si…? », de questions se bousculaient dans sa tête pour qu’elle puisse réfléchir normalement. C’était plus qu’elle ne pouvait en supporter. Elle était prête à se laisser tomber, quand…

-Kurosaki ?

Elle releva violemment la tête, pour croiser une paire d’yeux turquoises. Sur le moment, ses pensées étaient si chamboulées qu’elle fut incapable de déterminer si ces pupilles appartenaient à Amu, Toshiro ou même Ichigo. Cependant, elle se souvint que son grand frère n’avait pas les yeux bleus, encore moins turquoises. Non, les siens étaient… Ils étaient de quelle couleur, déjà ? La brune était si perdue qu’elle ne s’en souvenait pas.

C’est à ce moment qu’elle se demanda ce que venaient faire les yeux d’Ichigo là-dedans. Peut-être qu’elle y songeait parce que c’était eux, la réincarnation du Gardien Céleste et de la Gardienne Lunaire ? Réalisant ce qu’elle venait de penser, elle conclut qu’elle avait besoin de dormir quelques dizaines d’heures, ça ne lui ferait pas de mal.

-Karin ? Tout va bien ?

L’interpellée observa Amu, qui semblait franchement inquiète. Elle ouvrit la bouche, la referma avant de finalement demander :

-De quel couleur sont les yeux d’Ichi-nii ?

Il y eut un grand silence durant lequel la Fuerza et le capitaine se fixèrent sans comprendre. De son côté, la Kurosaki attendait visiblement une réponse et ne semblait pas disposé à bouger tant qu’elle ne saurait pas. Ce fut la blonde qui déclara :

-Les yeux d’Ichigo ? Bah… Ils sont marrons. Pourquoi ?

Il n’y eut pas de réponse, Karin semblant très occupée à réfléchir à l’information qui venait de lui être délivré.

-Je vois… murmura-t-elle soudain, comme frappée par une évidence, Alors, ils ne sont pas turquoises !

-…

Toshiro se tourna vers Amu et lui demanda :

-Qu’est-ce que tu lui as fait boire ?

-De l’eau.

-Que tu as acheté…

-Chez… OH C’EST PAS VRAI ?! Cria-t-elle d’un coup, en fulminant. KISUKE, SALE ENFOIRE !

Hitsugaya se sentit très las. Il jeta un œil vers la footballeuse qui porta les mains à ses tempes en gémissant douloureusement.

-Kurosaki ? Demanda-t-il, Ca ne va pas ?

-J’ai mal… à la tête… se plaignit-elle. Mais ça n’empêche… Que tu pourrais… m’appeler Karin….

Il soupira. Si elle le réprimandait sur sa manière de la nommer, tout allait bien. Enfin… Pouvait-on décemment dire que quelqu’un qui prenait du bleu turquoise pour du marron allait bien ?

« Disons que ce n’est pas trop grave. » justifia-t-il mentalement.

-Je vais tuer cette saleté d’escroc ! Hurla Amu, toujours en rogne.

« Bon, j’ai une fille prête à tuer un ancien capitaine pour trafic d’alcool et une autre qui apprend les couleurs sur les bras. Je fais quoi ? » se demanda-t-il.

Le seul point positif qu’il trouva à la situation, c’est qu’elle ne pouvait pas être pire.

-Taichoooo !

Le jeune homme se raidit en reconnaissant cette voix. Finalement, si, ça pouvait être pire.

-Matsumoto… commença-t-il, fatigué d’avance.

-Vous faites quoi ? On vous attend, nous ! Questionna la vice-capitaine. Tiens ? Karin-chan, qu’est-ce que tu fabriques par terre ?

Toshiro dirigea son regard vers la brune. En y pensant, c’est vrai qu’elle ne s’était toujours pas relevé. Ses yeux sombres semblaient vagues, et ses traits trahissaient une certaine douleur. Elle se mit à gémir :

-Aie… Saloperie de migraine… Satanée voix…

Le capitaine s’interrogea vaguement au sujet de cette « voix », mais ne chercha pas plus loin. Ce n’était pas vraiment le moment.

-Matsumoto, occupe-toi de calmer Amu, ordonna-t-il, autoritaire, Je me charge de Kurosaki.

La rousse acquiesça et tenta de faire entendre raison à la Fuerza, dont la préoccupation actuelle était de faire avaler son bob à Urahara.

Toshiro se dirigea vers Karin et posa doucement une main sur son épaule.

-Hé… commença-t-il en s’efforçant de ne pas être brutal, Qu’est-ce qui se passe ?

L’adolescente leva la tête, le regarda, et le monde cessa de tourner.

Leurs yeux s’accrochèrent, et pendant un temps qui leur sembla une éternité, ils s’observèrent. C’est comme si une bulle s’était formée autour d’eux, empêchant quiconque d’y pénétrer. Il plongea dans les yeux noirs de la jeune fille. Elle se noya dans ceux turquoises du shinigami. Plus rien ne comptait d’autre. En cet instant, ils avaient tout oublié. Kahei, Amu, les Fuerzas… C’était comme s’ils s’étaient soudainement fait happé dans un monde où la seule chose qui existait était la présence de l’autre. Cela aurait pu durer longtemps, mais…

-Taichoooo ! Vous faites quoi ?

Le capitaine sursauta violemment alors que sa subordonnée avait mis ses mains sur la tête de son supérieur et le regardait avec un mélange d’amusement et de malice.

-J’ai réussi à calmer Amu, et vous ? Demanda-t-elle en souriant de plus belle.

Quelques mètres plus loin, la Fuerza les regardait, l’air énervé. Elle considérait Karin comme son amie, et détestait les shinigamis. Mais la Kurosaki avait été la fiancée d’un capitaine dans une autre vie, et aujourd’hui, ils semblaient plutôt proches. Pour résumer, elle avait envie de tuer Hitsugaya dans de très longues souffrances. Mais ce n’était pas le moment de penser à tout ça.

-On y va ? Lança-t-elle.

Les trois autres la regardèrent, et se redressèrent. La footballeuse tangua un peu en se relevant trop vite, mais grâce à l’aide de son capitaine préféré qui la rattrapa, elle ne tomba pas. Puis ils se mirent en route, Rangiku passant le temps en taquinant Toshiro, qui commençait sérieusement à songer à demander à Yamamoto le transfert de sa vice-capitaine dans la huitième division, et d’échanger avec Nanao.

**************************

Lorsqu’ils arrivèrent enfin à destination, ils ne dirent rien durant quelques secondes, pour la simple et bonne raison que le tableau qui s’offrait à eux n’était pas très… banal.

Ikkaku avait son zanpakuto sous la gorge d’Urahara, en disant qu’il n’était pas chauve ou quelque chose comme ça, Yumichika expliquait le fonctionnement d’un miroir à un Chad stoïque, Renji se disputait avec Ichigo, Isshin ( mais qu’est-ce qu’il fabriquait ici ? ) s’accrochait à Rukia en l’appelant sa belle-fille, Uryû parlait à Orihime de couture, celle-ci écoutait en mangeant une chose qui ressemblait à une tartine de pâte de haricots rouges sucrés au miel, Yuzu ( mais pourquoi était-elle là ? ) discutait avec Ururu et Jinta, ce dernier rougissant de temps en temps et Yoruichi écrivait sur une feuille de papier, sans prêter attention au brouhaha général.

Une veine gonfla sur la temps de Toshiro, et il hurla :

-Mais qu’est-ce qu’il se passe ici ?!

Tous tournèrent vers lui et stoppèrent leurs activités, sauf Yoruichi qui s’en moquait.

-Oh, Hitsugaya-san, Amu-san, Matsumoto-san, Kurosaki-san ! S’exclama Kisuke, ravi de pouvoir échapper à la mort ( Ikkaku et son crâne ). Que je suis content de vous voir enfin arriver !

Pendant que Rangiku expliquait le pourquoi de leur retard, Karin observa le portail, qu’elle trouva impressionnant.

« C’est donc ça qui va m’y amener… A la Soul Society… » songea-t-elle.

Elle s’interrogea un peu. Elle savait déjà beaucoup de choses ( Merci Toshiro ! ), mais elle ne pouvait s’empêcher d’avoir un peu d’appréhension. Après tout, quoi de plus normal ? Elle allait se retrouver dans un monde rempli de morts. Elle jeta un œil vers le groupe de shinigamis.

Pour une raison qu’elle ignorait, Renji était à présent en train de taper sur Yumichika avec une… serpillère ?

« Pour des morts, ils pètent la forme ! » constata-t-elle.

Elle regarda aussi son frère. Lui était bien vivant, pourtant, il était shinigami. Autrement dit, il était… mort-vivant ? La brune se mit à imaginer Ichigo version Frankenstein, et ne put s’empêcher de pouffer.

Elle se donna une claque mentale. Ce n’était pas le moment de penser à des zombies ou des choses comme ça ! Même si l’idée d’Ichigo avec des boulons dans le cou était amusante…

-Kurosaki ?

L’interpellée releva la tête. Toshiro l’observait, un micro-sourire sur le visage. … Attendez… Toshiro avec un micro-sourire ?

-Qu’est-ce qu’il y a de drôle ? Demanda-t-elle un peu suspicieuse.

Elle n’avait quand même pas…

-C’est plutôt moi qui devrait te demander pourquoi tu marmonnes au sujet de ton frère et de boulons. Répliqua-t-il, l’air toujours amusé.

… Si. Elle avait pensé à voix haute.

-Euh… Et bien… Le cerveau d’une personne peut se mettre à dériver sans aucune raison et sans pour autant qu’elle imagine des choses étranges, tu ne crois pas ? Répondit-elle, en rougissant de gêne.

S’il ne la considérait pas déjà comme une folle, c’était désormais chose faite.

Mais à sa grande surprise, le capitaine se contenta de hausser les épaules et se tourna vers le reste du groupe qui semblait enfin calmé. Enfin… si on oubliait Yumichika qui expliquait en détails la fonction d’une serpillère à Renji qui maudissait tous les produits ménagers existant.

-Bien. Nous allons bientôt partir, si vous avez des choses à dire, c’est le moment.

Yuzu, Ichigo et Rukia se dirigèrent vers Karin. Les deux jeunes femmes l’étreignirent, et le shinigami remplaçant tapota la tête de sa petite sœur.

-N’oublies pas, murmura-t-il, Tu n’as pas intérêt à mourir.

-Comment peux-tu croire que je vais me faire tuer ? Avec un frère pareil, je ne peux que rester en vie. Dit-elle en souriant.

Il répondit à son sourire et la prit dans les bras. Karin fut surprise de ce geste. Ichigo n’était pas le genre de personne à se permettre des élans d’affection en public. Mais ça ne la dérangea pas, et elle le serra à son tour en guise de réponse.

Isshin s’était un peu éloigné avec Toshiro, pour qu’il puisse lui parler sans être entendu.

-Toshiro…

-C’est Hitsugaya-taicho. Répliqua le capitaine du tac-au-tac.

-Oui, si tu veux. Bref, je voudrais te demander… de protéger Karin. Elle est comme sa mère et Ichigo, une vraie tête brûlée, et elle n’hésiterait pas à donner sa vie pour sauver celles des autres. Je te demande de faire en sorte que cela ne se produise pas. Tu pourrais faire ça ?

« Ils se sont donné le mot ou quoi ? » se questionna le possesseur de Hyorinmaru.

Néanmoins, il répondit :

-Sans problème. De toute façon, je l’avais déjà promis.

-Promis ? S’étonna le père de famille, A qui ? Ichigo ?

-Non.

Toshiro n’ajouta rien de plus, mais le regard qu’il coula vers Amu fut une réponse satisfaisante pour Isshin.

-Je vois… murmura-t-il. Et bien… On peut dire que j’ai de la chance d’avoir trois enfants aussi entourés.

Son interlocuteur lui jeta un coup d’œil surpris, puis reporta son attention sur les trois plus jeune Kurosaki.

Ichigo discutait avec Rukia tout en empêchant Renji de mettre le feu à des produits vaisselles ( Mais d’où venaient-ils donc ? ), Yuzu retenait du mieux qu’elle pouvait ses larmes, triste de voir sa sœur partir, mais se faisait consoler par Jinta, Ururu et Kisuke qui lui tendait une sucette, et Karin parlait avec Amu, Yumichika et Rangiku, en souriant.

Un sourire bienveillant s’afficha sur le visage d’Hitsugaya.

-Vous avez raison… Ils ne sont pas seuls.

Isshin acquiesça.

-Tu as vu, Masaki ? Murmura-t-il, Même si leur vie n’est pas de tout repos et que les problèmes semblent venir les chercher, ils sont heureux…

-Vous avez dit quelque chose ?

Kurosaki père se détourna de son interlocuteur en déclarant :

-Non… Rien.

-Bon, il est grand temps que vous y alliez ! Conclut Kisuke.

Karin remarqua avec amusement que la marchand avait le nez légèrement rouge et qu’un mouchoir dépassait de sa poche.

« Urahara Kisuke, ancien capitaine de la douzième division, créateur et premier directeur du bureau de développement technique, créateur du hogyoku, l’une des seules personnes à avoir su les véritables plans d’Aizen avant tout le monde, et l’un de ceux qui était présent lors de sa défaite, enrhumé. Ca casse le mythe. » pensa-t-elle en réprimant un sourire.

-Mais dis-moi, Karin, commença Ichigo, Ca va aller ? Je veux dire… Tu vas rencontrer plein de gens que tu connais pas…

-Oh, ne t’en fais pas ! Le rassura-t-elle, Toshiro m’a déjà décrit à peu près tout le monde, je pense que je pourrais m’en sortir !

« Toshiro par-ci, Toshiro par-là… Il est un peu trop proche de ma sœur à mon goût celui-là. » songea Ichigo en jetant un regard mauvais au capitaine.

« Aaah, les grands frères protecteurs… » pensa Rukia avec amusement.

Cependant, elle fit bien attention à ne pas laisser ses pensées dériver vers SON grand frère.

-Karin ! Interpella Yoruichi.

-Mon chaton ! Mais qu’est-ce que tu faisais ? Demanda Kisuke.

-Quelque chose qui ne te regarde pas. Déclara-t-elle, Dis, Karin, est-ce que tu pourrais donner ça à Soi Fon ?

Tout en parlant, la femme-chat avait tendu une bout de papier à la footballeuse.

« C’est donc ça qu’elle écrivait… » songea cette dernière en saisissant le manuscrit.

-Et qu’est-ce que c’est ? Interrogea Urahara en se cachant derrière son éventail, C’est une lettre dans laquelle tu avoues à cette chère Soi Fon que tu as réalisé tes sentiments pour moi ?

Personne ne fit attention au mauvais quart d’heure que passa le marchand suite à sa remarque totalement puérile. C’est qu’à force, ils commençaient à s’habituer.

-Enfin bref, continua Yoruichi en laissant le cadavre derrière elle, Si tu veux la lire, libre à toi, mais c’est une chose qui la concerne exclusivement. Ne t’étonnes pas si tu ne comprends pas tout.

-D’accord… accepta la brune, Je lui donnerai.

-Je t’en remercie.

-Bien ! Il est temps d’y aller ! Annonça Toshiro.

Kisuke, miraculeusement ressuscité, se dirigea vers le portail.

-Vous êtes prêts ? Demanda-t-il.

Toshiro et Karin acquiescèrent. Mais alors qu’ils s’avançaient…

-Toshiro !

Le capitaine se tourna vers Amu.

-N’oublies pas ! Si tu ne respectes pas ta parole, je n’hésiterai pas à te tuer !

En guise de réponse, Hitsugaya se contenta d’un signe de tête. Les autres leur lancèrent un regard interrogateur, mais aucun des deux n’expliqua quoi que ce soit.

-C’est parti !

Urahara enclencha le portail et dans un même mouvement, les deux Gardiens s’élancèrent, en direction de la Soul Society.

Commentaire de l'auteur Voilà ! Je sais, je suis une sadique ^^.
Il y a une question que j'aimerais vous poser : préférez-vous ce type de chapitre court qui met moins de temps à arriver, ou les longs comme le dernier qui prennent plus de temps ? Merci de me répondre !
Allez... Comme vous m'aimez bien, un petit commentaire ? En plus, c'est bientôt mon anniversaire... ^^
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