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Animes-Mangas

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Bleach

Illusions perdues Auteur: elane Vue: 1298
[Publiée le: 2013-07-27]    [Mise à Jour: 2014-02-19]
G  Signaler Humour/Action-Aventure/Angoisse Commentaires : 22
Description:
La roue tourne et le présent s’évanouit. Retournons une centaine d’années en arrière, juste après le départ précipité de Yoruichi et Urahara, alors que le Sereitei est secoué par des attaques incessantes d’hollows et de tout ce qui grouille dans le noir, des disparitions étranges et de bizarreries en tout genre.
La situation critique monte d’un cran lorsque le nouveau Capitaine de la division six vient chercher son nouveau Lieutenant, Byakuya Kuchiki…
Crédits:
Rien à moi, tout à Tite Kubo.
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Cinquième Jour

[2795 mots]
Publié le: 2014-02-19Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur La suite enfin!
J'espère que ça vous plaira.
Byakuya commence à relever la tête et il ne sait pas où il met les pieds...

Cinquième Jour

MATIN

 

Le jour se lève à peine sur le Sereitei dardant ses premiers rayons froids sur le manoir familial des Kuchiki. Dans le silence de l’aube, Byakuya pâle comme un linge se glisse sans un mot dans l’ancien bureau de Ginreï Kuchiki avec l’oppressante impression de ne pas être à sa place. Une fois face au secrétaire, il glisse ses doigts dans les caches discrètes de son Grand-Père et en extirpe une nouvelle fois la lettre qu’il avait découvert le jour de ses funérailles.

Cette lettre qu’il n’avait osé ouvrir ce jour. Cette lettre qu’il avait lue dans son cauchemar.

Ces mots qui hantent son esprit étaient-ils ceux que son parent lui avait réellement destinés ?

Yoruichi lui avait dit qu’il s’était fait le propre instrument de son tourment en projetant ses pires craintes sur le papier blanc. Mais face à cette simple missive, il sait que sa lâcheté n’est en rien feinte lorsqu’il la glisse sans même y jeter un œil dans les plis de son kimono, une étreinte glacée et douloureuse contre son cœur.

Avant que les premiers serviteurs n’arpentent les couloirs, avant que l’aube n’éclate de ses reflets d’or, il prend à nouveau la fuite en se rendant au siège de sa division.

Alors qu’il traverse les ruelles encore endormies du Sereitei, il repense à l’effroyable journée qu’ils venaient tous de vivre. Chacun des membres de leur singulière équipe avait été soumis à une épreuve aussi personnelle que douloureuse. Tous avaient dévoilé cette petite partie sombre de leur âme qu’ils gardaient précieusement enfouie sous une honteuse souffrance, tous avaient dû regarder en face les tréfonds noirs de leur cœur et se relever.

Et lorsqu’ils étaient en fin sortis de leurs enfers personnels, le vide avait fait place. Toute trace de l’existence du Village qu’ils avaient traversé avait été complètement rayée de la carte. Autant dire que celui qu’ils poursuivaient avaient depuis longtemps mis les voiles.

Et la liste de ses questions sans réponses n’avaient fait que grandir un peu plus. Pourquoi le Village et tous ses habitants s’étaient-ils ainsi évanouis dans les airs ? Qui était l’Homme qu’ils avaient poursuivis en vain ? Pourquoi Urahara et Yoruichi étaient-ils revenus ? Quel était leur lien avec Tsukiyo et la disparition du village ?

Pourquoi s’étaient-ils retrouvés dans le bankaï de son Grand-Père ?

Pourquoi Tsukiyo avait tout le trajet du retour sans un mot exhalant une rage froide et terrifiante par tous les pores ?

Pourquoi…

Perdu dans ses interrogations, il arrive devant les quartiers de sa division. Mais contrairement à ce qu’il croyait, vu l’heure matinale, il n’est pas seul.

Les éclats de voix d’Immamura et de Tsukiyo lui parviennent aux oreilles. A une époque pas si lointaine, il aurait prêté une oreille attentive et surtout discrète aux mots qui transpercent les murs. Mais pas aujourd’hui.

Il s’approche et frappe à la porte.

C’est Immamura qui lui ouvre d’un geste machinal tandis que Tsukiyo fulmine à son siège de capitaine coupant court à tout ce qu’aurait bien pu dire Byakuya.

-          Je commence à voir toutes les pièces du puzzle s’assembler et le tableau final me glace les sangs, dit Tsukiyo.

-          Mais nous n’avons pas agir sans preuve, marmonne Immamura comme s’il cherchait plus à se convaincre lui-même qu’autre chose.

-          Je ne sais pas…

Tsukiyo s’arrête en plein milieu de sa phrase en se rendant enfin compte de la présence de Byakuya dans son bureau et sa colère s’essouffle un instant.

-          Lieutenant, vous avez pas un rapport ou je ne sais quoi à faire !

Oui un rapport… Celui de la belle expédition pour une ville fantôme qui a disparue en moins de temps qu’il en faut pour le dire accompagné d’une équipe singulière composée d’un grand balafré et de sa mascotte bondissante aux cheveux roses, d’un savant fou et de sa créature, de deux renégats bannis de la soul society et d’un second sarcastique… Nul doute que les hautes instances du Sereitei seraient ravies d’en apprendre plus sur leur petite escapade.

-          Je suis votre Lieutenant, je …

Etrangement et pour la première fois il le pense réellement, il est Le Lieutenant de la Division six.

-          n’ai pas à être congédié comme un vulgaire laquais, rétorque Byakuya.

J’aimerai bien commencer à avoir quelques réponses !

Avoir des réponses… Commencer enfin à agir plus qu’à subir. Réclamer son rôle dans toute cette histoire. Oui ! Il sent enfin le poids des voiles sombres dans lesquels il s’empêtre depuis la mort de son Grand-Père. Il n’oublie pas le devoir qui lui courbait les épaules de son empreinte noire mais pour la première fois depuis son entrée dans la Division six, il veut prendre les choses en main.

-          Alors suivez-moi Lieutenant.

 

 

Dans les pas de Tsukiyo, un œil sur le tissu blanc flottant à chacun des pas de son capitaine, il se demande bien de quel tableau final Tsukiyo parlait ? Comment tous les éléments qu’il a vécus en si peu de jour s’agencent dans un grand tout ? Qui est le Maître d’œuvre de toute cette mascarade que Tsukiyo et Immamura cherchaient à incriminer ?

Qui est cet ennemi dans l’ombre ?

Nul doute qu’ils connaissent son identité.

Tout à ses questions, il fronce un sourcil en se rendant compte que ses pas l’ont mené face au bâtiment principal de la deuxième division. L’écrasante présence qui se dégage de Tsukiyo suffit à écarter d’un regard les premiers gardes pourtant aguerris de leur poste.

Traversant les couloirs d’un pas décidés, Tsukiyo se dirige vers la salle d’audience de Soi Fon sans se retourner. Il est vrai que cette division était la sienne il n’y a pas si longtemps.

A peine a- t- il fait un pas que ses souvenirs se superposent une fraction de seconde avec la réalité. A la désinvolture et au ton moqueur de Yoruichi se substitue l’austérité froide qui émane de Soi Fon qui dévisage les intrus avec d’un froncement de sourcil dédaigneux. Blanche et glacée, toute la pièce semble s’être accordée à la personnalité inflexible de son nouveau Capitaine.

A cet instant, Byakuya n’est pas mécontent de se retrouver derrière Tsukiyo.

-          Vous avez intérêt à avoir quelque chose de tangible, Soi Fon, pour m’avoir ainsi convoquée, crache Tsukiyo.

Soi Fon tourne la tête vers elle tel un prédateur qui se penche sur une proie impertinente :

-          J’ai quelque chose qui pourrait vous intéresser. Et je suis sûre que nous pourrons trouver un terrain d’entente…

Un terrain d’entente ? Byakuya sait que la seule chose qui peut allumer une telle lueur dans les yeux de Soi Fon concerne de prêt ou de loin Yoruichi. Si le nouveau Capitaine de la milice a décidé de ne plus jouer en sous-main, elle doit effectivement avoir quelque chose d’impressionnant dans sa manche.

-          Vous n’avez pourtant pas l’habitude de tourner autour du pot, Soi Fon.

-          Je vous ai fait suivre dans votre petite expédition, dit-elle en balayant d’un geste les mots du Capitaine.

Pas vraiment étonnant, pense Byakuya.

-          Et nous avons réussi à mettre la main sur un rescapé.

La main de Tsukiyo tremble :

-          Un témoin ?

Soi Fon suspend un bref instant sa réponse en constatant le trouble percer la voix de Tsukiyo.

-          Il n’a pas encore parlé, mais je suis sûre qu’une fois entre vos mains, il saura se montrer loquace. Donnez-moi les informations que je recherche et il est à vous.

-          Soi Fon, avez-vous perdu toute notion de loyauté ? Yoruichi a peut-être été bannie mais elle a été notre Capitaine pendant tant d’années et vous savez mieux que quiconque ce que je lui dois. Ce que vous me demandez, c’est ni plus ni moins qu’une trahison.

Soi Fon encaisse les mots en tremblant de rage mais ne se laisse pas intimider par Tsukiyo :

-          Vous préfèreriez que je livre cet homme à la Chambre des quarante-six.

Tsukiyo affronte le regard de Soi Fon en serrant les dents :

-          Laissez-moi une journée pour réfléchir. Je reviendrais demain à la même heure avec ma réponse. Lieutenant, on y va !

Byakuya s’incline dignement et obéis. Une fois sortis de l’enceinte des bâtiments de la milice, la tension baisse d’un cran et il se retourne vers les bâtiments de la deuxième Division. Repensant à l’étrange pacte qu’il avait conclu un jour auparavant avec son Capitaine, il se demande jusqu’où l’obsession de Soi Fon envers Yoruichi pourrait bien la mener.

Et lorsqu’il croise une lueur changeante dans son regard alors qu’elle les observe s’éloigner, Byakuya comprend les véritables raisons de la haine de Soi Fon envers son ancien Capitaine. Et elles n’avaient rien à voir avec son bannissement de la soul society. Non.

Yoruichi ne lui avait pas demandé de la suivre.

 

Division six

 

A peine après avoir mis un pas dans l’enceinte de leur Division, Tsukiyo fait signe à Immamura, occupé avec les nouvelles recrues. Vu le petit sourire satisfait qu’il arbore et le soulagement des nouveaux membres de la division, Byakuya se dit qu’un entraînement supervisé par Immamura ne pas être de tout repos.

Une fois dans le bureau du capitaine, Tsukiyo fait un rapide résumé de la situation à son troisième siège qui passe d’un sourire moqueur et amusé au plus grand sérieux en un souffle.

Un voile noir passe dans les yeux noirs d’Immamura à mesure que son Capitaine parle.

-          La situation se rejoue à l’identique, conclut-il d’une voix blanche, et j’ai l’impression de n’être qu’une pathétique marionnette dans la pièce qui se déroule sous mes yeux.

Se rejoue ? La pièce ? Byakuya réprime difficilement toutes les questions qui se bousculent dans son esprit. Immamura serre les poings rageusement alors que Tsukiyo hoche la tête gravement en silence.

-          Mettre la main sur ce témoin pourrait peut-être nous être utile, dit Byakuya.

Nous… Il ne sait pas encore à quoi il s’inclue de son propre chef mais il ne resterait pas à l’écart !

Mais à cet instant, il est obligé d’user de toute sa retenue pour ne pas reculer d’un pas lorsque les deux têtes se tournent avidement vers lui. Il croit même deviner l’espace d’un instant un petit sourire satisfait fleurir et s’évanouir aussi vite sur les lèvres moqueuses d’Immamura.

-          Ayant fait partie de la milice, je me doute que vous avez tous les deux une solide idée de l’endroit où se trouve ce témoin, s’enhardit Byakuya.

Vu les regards fuyants des deux anciens de la division deux, Byakuya sait qu’il a non seulement raison mais que cet endroit devait être quelque part entre l’enfer froid qui se terre dans les sombres rêves des Hommes et un tour dans le bureau de son grand-père après une mauvaise blague.

-          Je crois que c’est une bonne idée Capitaine, dit Immamura en se tournant vers Tsukiyo.

Tsukiyo baisse la tête, pensant le pour et le contre avec des considérations que Byakuya ne peut même pas appréhender. Après quelques secondes de silence qui lui paraissent s’étirer pendant une éternité, Tsukiyo prend la parole :

-          C’est risqué. Et dangereux. Même pour toi, dit-elle à Immamura.

-          Avec l’aide du Lieutenant, je suis sûr que ce sera une vraie promenade de santé.

En regardant l’air soucieux de Tsukiyo et celui sarcastique de son troisième siège qui cache maladroitement ses craintes derrière une bravade qui ne trompe personne, Byakuya se demande lequel des deux était le plus effrayant et dans quel enfer il vient de sauter à pied joint, les yeux fermés.

A contre cœur, Tsukiyo accepte d’un léger hochement de tête. En prenant congé, Byakuya entraîne Immamura dans ses quartiers et compte bien obtenir quelques réponses. Enfin…

A vrai dire, il ne savait trop par où commencer tant les questions se bousculaient dans son esprit.

-          Avant de s’embarquer dans cette histoire, j’ai besoin d’en savoir plus! Je dois savoir où je vais !

-          C’est l’erreur que nous avons faite, dit Immamura presque pour lui-même, chercher à savoir. Et je pense que nous somme encore en train d’en payer les désastreuses conséquences.

-          Qui nous ? Tsukiyo, Vous ?

-          Pas uniquement, rétorque sombrement Immamura.

-          Quelle est cette scène qui se rejoue ? Qui est derrière tout ça ? J’ai comme l’impression que vous soupçonnez quelqu’un sans avoir la quelconque preuve.

-          Tout ce que je peux vous dire, c’est que dans cette histoire, vous devez vous méfier de tout ce que vous croyez savoir, de tout ce que vous cherchez à savoir.

Byakuya écoute les phrases sibyllines d’Immamura sans baisser les bras et choisit un autre angle d’attaque.

-          Vous pensez que ce témoin a pu réellement voir quelque chose.

-          Peut-être. Mais je ne sais pas ce qui est le plus à craindre, qu’il ait quelque chose ou non à nous apprendre.

 

Division Deux

Les Limbes

 

Soi Fon, accompagnée par son nouveau Lieutenant, ce grand idiot d’Omaeda, passe devant les portes austères du lieu le plus secret de la Division Deux. Même Omaeda, qui vient de prendre ses fonctions en tant que Lieutenant il y a peu, n’en connait pas encore l’existence et il est du devoir de Soi Fon de l’informer des spécificités du lieu.

Une tâche à laquelle elle allait devoir se prêter de mauvaise grâce.

Omaeda jette un regard perplexe à la grande porte de bois noir qui ouvre sur un petit bâtiment aux murs blancs immaculés sans fenêtres. D’un œil, il se dit que le bâtiment n’a pas plus de un ou deux étages vu la hauteur et qu’il ne ressemble qu’à un simple cube démesuré avec une seule ouverture.

Il se demande bien pourquoi ce bâtiment tout simple pouvait inspirer un tel respect chez son Capitaine. Après tout, Soi Fon n’avait jamais fait montre d’une quelconque marque d’attention envers qui ou que ce soit depuis qu’elle avait pris ses fonctions à la tête de la milice. Depuis la trahison de leur ancien Capitaine.

Il s’était promis de ne pas poser de questions avant que son Capitaine ne parle mais encore une fois, il ne peut s’en empêcher.

-          Capitaine, vous avez bien dit que c’était une prison ?

-          Je n’ai rien dit, répond sèchement Soi Fon.

C’est vrai, pense Omeada en soupirant. Elle ne lui avait rien dit, disons qu’il avait déduit de lui-même l’utilité de ce cube blanc lorsqu’on y avait amené le témoin de la disparition du Village. A vrai dire, son Capitaine oubliait régulièrement de lui donner les informations importantes. Parfois même les plus insignifiantes… Enfin presque toutes quoi…. A croire qu’elle ne l’aimait pas vraiment ?

Nooon ! Personne ne peut résister longtemps à son charme et son sourire ravageur, pense-t-il en gesticulant dans une parfaite illustration de ce que Soi Fon qualifierait de ridicule.

-          Pourquoi n’y a-t-il aucune sentinelle devant l’unique porte, aucun garde affecté à la surveillance ? demande-t-il.

Soi Fon hausse les épaules devant l’ignorance de son imbécile de Lieutenant :

-          Tout le monde peut entrer dans les Limbes mais personne ne peut en sortir.

 

Petit guide illustré des Shinigamis

 

Yachiru balaye du regard la ruelle. Ken chan était retourné à ses cours de Kendo et rarement elle ne l’avait vu autant amusé à l’idée d’aller apprendre quelque chose. Elle avait donc décidé de rendre visite à Crâne d’œuf et la moitié de sa Division qui avait été transporté en urgence dans les bâtiments de la division quatre. Quelle idée aussi de se moquer des clochettes de Ken chan ! Mais elle s’est perdue et après avoir fait plusieurs fois le tour du Sereitei dans tous les sens et elle commence à s’ennuyer ferme.

C’est alors qu’elle le voit.

Magnifique fourrure noire. De grands yeux d’or. Une agilité remarquable… Il n’en faut pas plus pour captiver l’attention de la jeune Lieutenant qui s’élance à coup de « Minou ! » vers le pauvre matou qui fuit à toute vitesse.

Etonnée par sa vitesse, la fillette redouble d’efforts et de « Minou » sur tous les tons à mesure que la bête lui échappe. Elle s’amuse à la poursuivre dans tous les coins et recoins du Sereitei avec une énergie débordante, ravie de s’être trouvé un tel objet d’attention.

Les minutes puis les heures passent sans avoir le moins du monde entamé ni l’enthousiasme ni l’attention de Yachiru et le chat, las de courir sans relâche, stoppe un instant sa course folle. Etonnée qu’il rende les armes aussi facilement, Yachiru perd une seconde pour l’observer.

Curieusement le chat se retourne et plante ses yeux dorés dans les siens.

-          Tu n’en as pas marre, gamine ! dit-il de sa plus belle voix grave.

Les yeux de Yachiru s’agrandissent de surprise. Mais l’effet recherché par le félin ne fut pas vraiment celui obtenu.

Au lieu de s’arrêter ou même de tomber à la renverse devant un chat qui parle comme la plupart des humains ou shinigamis normalement constitués, Yachiru ne peut détacher son regard du chat, ouvre grand la bouche, les yeux littéralement consumés par des flammes dévorantes et s’exclame :

-          Minou parle !!!

Et la poursuite reprend de plus belle…

 

 

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