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Animes-Mangas

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Bleach

Illusions perdues Auteur: elane Vue: 1265
[Publiée le: 2013-07-27]    [Mise à Jour: 2014-02-19]
G  Signaler Humour/Action-Aventure/Angoisse Commentaires : 22
Description:
La roue tourne et le présent s’évanouit. Retournons une centaine d’années en arrière, juste après le départ précipité de Yoruichi et Urahara, alors que le Sereitei est secoué par des attaques incessantes d’hollows et de tout ce qui grouille dans le noir, des disparitions étranges et de bizarreries en tout genre.
La situation critique monte d’un cran lorsque le nouveau Capitaine de la division six vient chercher son nouveau Lieutenant, Byakuya Kuchiki…
Crédits:
Rien à moi, tout à Tite Kubo.
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Quatrième Jour 2

[3501 mots]
Publié le: 2013-09-25Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Enfin la suite...
J'espère qu'elle vous plaira.
Bienvenue au fond du Labyrinthe!

Quatrième jour 2

 

Cinquante ans plus tôt

 

Yoruichi, trônant de toute sa désinvolture sur son siège de Capitaine de la Deuxième Division et des Forces Spéciales, Urahara à ses côtés, lève un sourcil sur la jeune recrue qui baisse respectueusement la tête devant elle.

-        Pourquoi insister, Tsukiyo? Ce que tu t’obstines à demander, beaucoup le verrait comme une obligation. Alors donne-moi une bonne raison et j’y réfléchirai.

Tsukiyo prend son zanpakuto d’une main et le dépose sur le sol.

-        Intégrer la prison me permettrait de continuer à remplir mon rôle de Shinigami sans avoir à me servir de Meïan.

Urahara soupire devant les arguments de la jeune femme et s’apprête à intercéder en sa faveur lorsque Yoruichi reprend la parole.

-        Est-ce que tu sais vraiment où tu vas mettre les pieds ? Travailler dans le nid, c’est abandonner nombre d’illusions sur le Sereitei, la Soul Society et sur toi-même. Tu te sens prête à mettre à l’épreuve tout ce que tu sais, tout ce que tu connais, toutes tes certitudes.

Maï relève la tête surprise devant la note d’inquiétude qui transperce dans la voix de son Capitaine et hoche la tête dans un consentement tacite qui arrache un grognement gêné de Yoruichi qui se penche vers Urahara.

-        C’est la seule qui ne devrait pas mettre un pied là-bas, souffle-t-elle à Urahara.

-        C’est pourtant la seule qui le doit, répondit-il du même ton.

Yoruichi, visiblement contrariée, se tourne vers Maï qui rebaisse maladroitement la tête.

-        Bien, j’accepte. Et à partir de maintenant tu travailleras sous les ordres d’Urahara. Tu lui rendras compte directement.

-        Suis-moi, dit-il.

Soulagée d’être enfin acceptée, Maï marche dans les pas de son nouveau Chef sans réellement prêter attention à leur traversée du Sereitei endormi ni à son discours qu’elle trouve un brin paternaliste. Après tout, elle travaille pour la Division Deux depuis suffisamment longtemps pour savoir ce que le « sale boulot » signifie. La Milice ne s’est pas privée d’utiliser les capacités uniques de son Zanpakuto. Et si elle ne tient plus à s’en servir ce n’est pas parce que ce travail la répugne.

Cela ne lui plait pas vraiment, mais elle sait que son travail aussi ingrat soit-il, est nécessaire pour maintenir la balance fragile qui menace à tout moment de se rompre et de précipiter le Sereitei dans un chaos indescriptible.

Le nid des asticots est aussi répugnant que nécessaire.

Et il lui permettrait de ne plus utiliser plus que de raison Meïan.

Elle n’a pas menti, c’est son seul et unique but.

Lorsque son Lieutenant lui intime de déposer son zanpakuto aux gardes du nid, ni l’atmosphère pesante, ni les regards hagards de ces âmes perdues ou la lumière crue et tremblotante de ces lieux sinistres ne peuvent ternir le sentiment de folle liberté qui l’envahit.

Et de nouveau Urahara se tourne vers elle avec appréhension alors qu’ils parcourent le quartier le plus sécurisé de la prison, celui où les plus grands dangers potentiels du Sereitei sont retenus, isolés dans des cellules débordant de protections impressionnantes.

A chaque pas dans les couloirs sombres, ils s’enfoncent dans les entrailles de la Terre.

-        Une nouvelle recrue, Urahara ?

La voix, polie presque intriguée, sortant d’une de ces cellules perdues dans un détour noir est aussi glaçante qu’irréelle.

-        Mayuri, je vous présente Maï.

Tsukiyo sursaute malgré elle. Au sein de son unité, jamais personne ne l’avait appelé par son prénom et lorsqu’elle examine la petite cellule elle tombe nez à nez avec les yeux fous de Kurotsuchi qui l’examine sous toutes les coutures avec un intérêt grandissant.

Avant d’hoqueter d’un rire plus étrange qu’effrayant.

-        Ne serait-ce pas Maï Tsukiyo ! dit-il en insistant lourdement sur son nom.

Et de nouveau son rire se répercute sur les murs de sa cellule et des couloirs sombres qui s’enfoncent un peu plus dans les ténèbres.

-        Continuons, dit Urahara d’un ton sans appel.

Décontenancée, Maï obéit sans un mot. Malgré toutes les questions qui fourmillent dans son esprit fiévreux, elle ne peut s’empêcher de remarquer qu’ils n’avaient plus croisé une seule cellule sur leur trajet depuis un moment. Et plus ils progressent le long de cet enchevêtrement de couloirs sombres et étroits, plus elle commence à se demander ce qu’elle fait là.

Et lorsqu’enfin ils s’arrêtent, Urahara se retourne vers elle en dissimulant à sa vue la cellule qui se trouve dans son dos, une réelle appréhension se trahissant sur ses traits, Maï se dit qu’elle aurait peut-être dû réellement écouter les mises en garde de Yoruichi.

S’écartant pour la laisser passer, Maï s’avance avec une grande prudence, fixant la cellule plongée dans le noir qui se trouve devant elle.

Un pas puis deux.

Sa vision s’accommode du manque de lumière pour distinguer une silhouette assise, lui tournant le dos, les épaules rentrées, la tête penchée sur le côté.

Et lorsque l’homme se lève et lui fait face le temps se fige.

Maï s’effondre sur le sol.

 

Au fond du Labyrinthe

 

Le rire de dément du géant au zanpakuto élimé résonne dans les ténèbres, rebondit sur les parois du dôme en un étrange et terrible augure qui se répercute à l’infini dans les abysses noirs du Labyrinthe terrifiant qui s’étend à perte de vue sous leurs yeux.

Et dans un même reflexe, tous se tournent vers le fou qui se joue du Destin d’un sombre éclat de rire, Yachiru sur l’épaule qui l’encourage d’un hochement de tête.

-        Si ce que tu dis est vrai, Capitaine, on va en sortir vite de cette chose !

En se dirigeant d’un pas décidé vers la porte rouge, Yachiru sur l’épaule, il pose la main sur la poignée sans crainte :

-        Quoi qu’il m’attende derrière cette porte, je n’ai peur de rien !

Tsukiyo tend la main vers Zaraki pour l’arrêter, mais encore une fois, trop tard. Alors que la porte s’ouvre, elle ne sait qu’une chose. Personne, pas même Zaraki Kenpachi, ne devrait ne serait-ce que regarder cette porte sans trembler.

A peine ont-ils tous passés la porte qu’elle se ferme lentement en un grincement lancinant sur une immense pièce aux allures de chapiteau au toit surélevé en son centre et dont les contours se perdent dans des ténèbres incertaines et glacées. Deux pas devant tout le monde, Zaraki, Yachiru sur les épaules, avance à bon train dégainant son arme, impatient d’en découdre avec tout ce que l’endroit pourrait lui présenter.

Soudain dans une explosion noire la pièce se replie sur elle-même. Lorsque Zaraki relève la tête vers le plafond qui s’effondre, il ne voit pas les parois sombres se mettre à grouiller dans un désordre saccadé avant de former des mains d’ombres qui se précipitent dans son dos, agrippant d’une poigne de fer les poignets et les chevilles de la gamine aux cheveux roses.

Surprise, Yachiru s’apprête à crier lorsqu’une main noire sortie du néant se plaque sur sa bouche.

Avant de la tirer d’une force prodigieuse en arrière, l’arrachant à l’aura protectrice du Capitaine de la onzième division.

Et lorsqu’enfin il se retourne, il voit Yachiru disparaître derrière une des nombreuses portes qui se dissimulent dans les ombres diffuses de la pièce. Elle se ferme dans un claquement sinistre, le bois rouge brillant une seconde dans le noir d’un éclat aveuglant avant de disparaître avec sa proie.

Zaraki dont le cerveau vient juste d’intégrer l’improbable situation se précipite en criant d’une voix frénétique :

-        YACHIRU !

Le faible vernis policé qui revêt le Capitaine Zaraki Kenpachi explose dans sa rage lorsqu’il tente par tous les moyens de se frayer un chemin dans sa prison qui s’est déjà refermée. La porte n’est plus et seuls les murs noirs et meubles de leur prison reçoivent les coups d’une puissance démesurée du géant dément qui a perdu toute sa raison.

-        YACHIRU !

De nouveau, Tsukiyo s’interpose pour tenter de l’arrêter mais en vain.

-        Arrêtez !

-        YACHIRU !

-        Arrêtez ! crie-t-elle. A chacun des coups, vous rendez son retour un peu plus difficile Zaraki ! Reprenez-vous ! Immédiatement !

S’interposant entre le mur et Zaraki, zanpakuto dégainé, prête à recevoir une nouvelle salve de coups aussi désordonnés que puissants, elle tente de capter l’attention du Capitaine. Comprenant l’urgence de la situation, Yoruichi, Urahara et Byakuya se glissent dans son dos et ils ne sont pas de trop pour immobiliser au sol le fou furieux qui tente encore de se relever.

Zaraki n’a peur de rien ou presque.

-        Yachiru ! s’époumone-t-il encore face contre terre, le souffle coupé par un coup bien senti de Yoruichi.

-        C’est votre Lieutenant, Zaraki, j’ose espérer que vous avez un peu confiance en ses capacités ! dit Tsukiyo.

 

Puis, elle se tourne vers Kurotsuchi qui regarde la scène avec un intérêt presque déplacé.

-        Mayuri, je crois que c’est le moment de nous sortir tout votre attirail, dit Tsukiyo. Cela devrait nous aider d’avoir un visuel.

Avoir un visuel… Tous exceptés Nemu qui s’est déjà affairé et Kurotsuchi qui soupire se demande bien ce qu’elle veut dire par-là. L’assistante du Capitaine du Département Recherche et Développement du Sereitei tend un écran blanc qu’elle pend sur un des murs et donne d’un geste solennelle la télécommande à Kurotsuchi.

Byakuya préfère ne pas se demander d’où elle peut sortir quelque chose d’aussi grand.

Tous, même Zaraki, en oublie leur situation désespérée et la scène improbable qui se joue devant lorsque l’image à l’écran s’agite une seconde avant de se stabiliser. Kenpachi fronce les sourcils, se relève lentement, fixant l’écran en faisant bousculer tous ceux qui le maintenait à terre il y a une seconde qui comprenne ce qu’un visuel signifiait…

-        Yachiru ?

A l’écran, c’est la vision de la jeune Lieutenant qui se déroule sous leurs yeux.

-        Yachiru, tu nous entends ? Où tu es ? Où…

-        Non, dis Mayuri, on ne peut qu’observer pas interagir.

-        Mais peut-être que cela nous permettra de trouver un indice sur l’endroit où elle se trouve, dit Byakuya.

Ou au moins calmer Zaraki en lui montrant que son Lieutenant est toujours en vie, pensent tous ceux qui braquent leurs regards inquiets sur le géant.

-        Mais comment est-ce que… , commence Urahara.

Une question qui reste en suspens lorsque la petite silhouette de Yachiru lève la tête, encerclée par des ombres noires aux allures de bêtes sauvages aussi cruelles que disgracieuses qui fixent leurs regards jaunes sur elle.

-        Yachiru, murmure d’une voix plein d’inquiétude Zaraki.

 

Les monstres aux babines retroussées affichent  des rangées de dents plus qu’honorables et dépassent la gamines d’une bonne tête. Byakuya remarque sans peine que Zaraki est pétrifié devant les images qui défilent.

Il a peur.

Pas pour lui mais pour elle.

C’était donc cela le Bankaï de son Grand-Père.

Si Tsukiyo le connait aussi bien, c’est qu’il avait eu le temps de se battre de toutes ses forces face à elle. Et quelque part, cette simple pensée le rassure un peu et éloigne la question de l’impossibilité de leur situation.

Y avait-il derrière chacune de ses portes rouges qui se perdent dans les sombres détours de cette pièce mouvante une version de leur propre enfer personnel ? Y avait-il une porte pour chacun d’entre eux ? Y avait-il une porte pour lui ?

A quoi pouvait bien ressembler un tel endroit ?

Il aurait bien été tenté de croire que ses plus grandes craintes, il était déjà en train de les vivre en levant les yeux vers Tsukiyo et que rien de pire ne pourrait l’attendre derrière ces méandres rouge.

Mais Zaraki lui aussi était persuadé que rien ne pourrait l’effrayer. Et là, il assiste impuissant au calvaire de son Lieutenant.

-        Yachiru n’est pas votre Lieutenant pour rien, dit Yoruichi, elle saura se sortir de là sans votre aide.

Et le regard que lui renvoie Zaraki montre que la logique n’a plus aucune part dans ses raisonnements.

-        Yachiru, murmure-t-il…

 

Yachiru tourne la tête en jaugeant d’un regard la menace et pose sa main sur son Zanpakuto. Prête à dégainer, elle ne peut imaginer à ce moment les têtes, serrées les unes contre les autres se tourner avidement vers l’écran en tentant d’avoir la meilleure place car personne à part Zaraki n’avait jamais vu la gamine aux cheveux roses se battre.

Lorsque Byakuya voit Zaraki se tendre lui aussi vers l’écran, il doute un instant que même son Capitaine n’ait jamais vu de quoi elle est réellement capable.

Et lorsqu’elle sort son zanpakuto de son fourreau rose, tous retiennent leur souffle, se demandant bien les pouvoirs que peuvent receler la lame du Lieutenant de la onzième Division.

Yachiru, nullement impressionnée par la situation fait tournoyer sa lame d’un geste ample :

-        Dévore, Hine !

Alors qu’un tremblement anime l’acier, tous les shinigamis qui regardent la scène se pressent devant l’écran les yeux grands ouverts.

La lame explose d’une aura rose avant de se tordre dans tous les sens en s’évanouissant dans un nuage vaporeux. Puis il se matérialise en deux Loups qui montent la garde de part et d’autre du Lieutenant en montrant des crocs impressionnants.

Mais rose…

Et lorsque les deux molosses se lancent avec une férocité et une voracité incroyables sur les ennemis de Yachiru, taillant dans la masse avec une efficacité redoutable, tous reculent avec respect devant les capacités d’Hine.

Malgré leur appréciation des talents du zanpakuto, ils ne peuvent totalement se départir de leur petit rictus déconcerté devant la tornade pleine de dents qui s’agite dans tous les sens dans un nuage rose

Et lorsque les deux monstres ont mis à bas les dernières velléités de l’endroit à produire tout un tas de créatures bizarres aux yeux jaunes plus étranges les unes que les autres contre Yachiru, ils retournent  bien sagement vers leur maîtresse, passant de monstres sanguinaires à de gentils toutous à la queue frémissante en moins d’une fraction de seconde.

Yachiru tout sourire leur lance quelques bonbons qu’ils engloutissent d’un coup de langue et sort un bout du haori du Kenpachi qu’elle lui avait arraché avant qu’ils soient séparés si brutalement.

-        Hine, cherche !

Les deux molosses reniflent le bout d’étoffe, se consultent du regard d’un air complice avant de s’élancer à travers les murs de la pièce, dévorant littéralement tout sur leur passage, Yachiru sur leurs talons.

Le sol se met à trembler avec une force effroyable, tous voient le mur de la pièce voler en éclat entre la gueule des deux Loups roses accompagnés de la gamine qui ne s’est pas départie une seule seconde de son grand sourire.

A peine a-t-elle mis un pas dans la pièce qu’elle range Hine d’un geste dans son fourreau sous les regards éberlués de ses spectateurs, les deux Loups disparaissant dans la seconde, et saute dans les bras de son Ken-chan qui a bien du mal à cacher son soulagement en la replaçant d’office d’où elle n’aurait jamais dû partir.

Sur ses épaules.

Se sentant à nouveau serein, du moins autant que Zaraki Kenpachi puisse l’être, il fixe la prochaine porte avec une certaine appréhension. Quoi qu’il se cache derrière cette barrière rouge, il le doit le prendre au sérieux.

A vrai dire, Byakuya se dit que personne n’a l’air de vouloir être le premier à franchir la porte qui se dresse devant eux.

Lui-même hésite un instant.

Et lorsque Tsukiyo s’avance en premier, il ne peut s’empêcher de se sentir soulagé. Tenant Meïan d’une main et son katana de l’autre, elle ouvre la porte avec une grande prudence en poussant le panneau de bois rouge, tous marchant dans ses pas, se demandant bien ce qui pourrait surgir des ombres de cette prison étrange.

Byakuya observe la scène, surpris de la reconnaitre. Ce n’était plus un large chapiteau aux multiples ouvertures mais une succession de couloirs sombres qu’il avait lui-même arpenté il y a peu. Les premières cellules sur sa droite et la lumière crue et verdâtre qui se projettent sporadiquement sur les murs confirment rapidement ses soupçons.

Ils sont au cœur du nid des asticots.

Et si un instant, il se demande si cette porte est bien destinée à Tsukiyo, un seul regard lui confirme qu’il ne se trompe pas. La main crispée sur la garde de son Zanpakuto et la tension qui transparait dans chacun de ses gestes prudents ne trompe personne. Mais elle n’est pas la seule à montrer sa nervosité.

-        Me dites pas que…, commence Yoruichi alors qu’Urahara se tourne vers Tsukiyo, la même question sur les lèvres.

-        Si, l’interrompt abruptement Tsukiyo.

-        Merde, conclue Immamura d’une voix faible.

Alors que Zaraki comme Byakuya tente de comprendre les sous-entendus qui filtrent entre les quatre anciens membres de la milice, Kurotsuchi est bien le seul à s’amuser de la situation. Après tout pense Byakuya, lui aussi avait fait partie des murs, même il n’était pas vraiment du même côté des barreaux.

-        J’aimerai bien qu’on m’explique à quoi on doit s’attendre ! s’exclame Zaraki énervé d’être ainsi mis à l’écart.

Tsukiyo s’arrête brusquement, mais c’est Yoruichi qui prend la parole en se tournant vers Zaraki 

-        Il y a cinquante ans, le plus dangereux des prisonniers du nid des asticots s’est échappé de sa cellule. Toutes les issues ont été condamnées immédiatement et lorsqu’Urahara et moi nous avons pu y mettre un pied les seuls survivants du nid n’étaient autres qu’Immamura, Maï et Kurotsuchi.

-        Nous avions conclu un pacte pour qu’il nous aide, dit Tsukiyo.

-        Un pacte ? dit Kurotsuchi. On peut appeler ça comme ça, continue-t-il ironiquement.

-        L’évadé constituait une menace telle pour le Sereitei que nous avons dû appliquer les mesures d’urgences, dit Urahara.

-        Les mesures d’urgence ? demande Zaraki.

-        Si nous n’étions pas sortis au bout de vingt-quatre heures, le nid et tout ce qu’il pouvait y contenir devait être englouti.

Urahara teste du doigt la solidité des murs.

-        Ou que nous soyons réellement, ce lieu est en tout point semblable au nid. Ce qui veut dire que la moindre attaque d’envergure détruirait les murs et le piège se refermerait sur nous tel qu’il a été conçu.

Zaraki est visiblement déçu de devoir la jouer discret et lorsqu’ils sortent enfin des couloirs noirs, ils tombent sur la cour des prisonniers que Byakuya avait vu quelques heures auparavant. Mais au lieu du spectacle de ces âmes perdues aux regards ternes, le spectacle est d’une tout autre nature.

Les corps sont disposés dans une macabre mascarade, un tableau funeste où les corps des prisonniers et des gardes sont enchevêtrés dans une toile humaine presqu’aussi insoutenable que l’odeur putride qui s’en dégage.

-        Intéressant…

Tous se retournent sur Kurotsuchi qui inspecte la scène avec un recul dérangeant.

-        Tout est comme dans mes souvenirs, continue-t-il froidement avec l’air d’un expert inspectant une scène connue.

Il se tourne vers Yoruichi détaillant le fourreau de jade du zanpakuto qui pend sur sa hanche.

-        Exactement comme dans mes souvenirs…

 

Petit guide illustré des Shinigamis

 

 

Quelques heures plus tôt

Alors que Yachiru vient juste de retrouver l’abri douillet des épaules de Kenpachi, elle fixe l’écran qui affiche encore sa propre vision et s’amuse à fermer les yeux.

Juste avant de se rendre compte que, ne pouvant elle-même voire l’effet produit sur l’image, cela n’a rien de vraiment drôle.

Alors elle s’empare d’un bond de la télécommande sous les yeux ahuris de Kurotsuchi qui ne l’a même pas vu venir et appuie frénétiquement sur toutes les touches, l’écran ne cessant de passer d’une image à l’autre…

Et tous reconnaissent pêle-mêle… Les couloirs de la Division huit, cinq, six, onze, les appartements privés de quelques clans nobles…

Lorsque l’image se stabilise à nouveau sur l’écran.

-        Oh, je suis revenue sur moi, s’exclame Yachiru en se retournant vers Zaraki, avec un amusement particulièrement naïf.

Mais lorsqu’elle se tourne, l’image reste statique, une mise en abyme parfaite de la vision de l’écran qui se reflète à l’infini dans l’iris de Yoruichi.

Avec un sourire qui aurait fait fuir les plus braves, elle se tourne vers Kurotsuchi et l’image suit parfaitement son regard.

-        Mayuri, dit-il du même ton calme qui annonce une tempête dévastatrice à venir.

-        Yoruichi, je…

-        Mayuri…

 Et tous se tournent vers l’écran qui se focalise de plus en plus sur Kurotsuchi qui tente vainement de fuir.

Dans un même mouvement tous se penchent sur la gauche, puis sur la droite, encore un peu plus, accompagné de quelques « Ooooh » suivis de « Ahhhh » impressionnés.

Sans même y penser, Yachiru tend un sac avec quelques friandises où Immamura et Urahara piochent allègrement.

Et après un mouvement particulièrement audacieux :

-        Y a une inventivité remarquable, dit Immamura.

-        Accompagnée d’une rage contenue particulièrement agréable à voir, ajoute Urahara dans un « crunch » appréciateur.

-        Je savais même pas qu’on pouvait faire une chose pareille, dit Zaraki avec une voix autant emplie de crainte que de respect.

Se penchant tous à nouveau sur la gauche, un peu plus, un peu plus, encore un peu… Au point qu’ils basculent tous sur le sol dans un fracas pour le moins coordonné…

Enfin presque tous.

Nemu reste totalement impassible devant l’écran et le spectacle affligeant de cette bande d’idiots et sort stoïquement un petit panneau en carton avec une inscription.

10/10.

 

 



 

Commentaire de l'auteur Bravo Nemu :-p
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