Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Journalistes du futur et d'ailleurs
    Arkuiris
    Nb de signes : < 50 000 sec
    Genre : fantasy - fantastique - science-fiction
    Délai de soumission : 04/11/2018
  • Revenir de l'avenir
    Éditions Le Grimoire
    Nb de signes : 20 000 - 40 000 sec
    Genre : fantasy - fantastique - science-fiction - horreur - dystopie - humour - steampunk - space opera - uchronie - dark fantasy - fiction
    Délai de soumission : 31/10/2018
  • La Paix
    Mouvement de la Paix du Rhône
    Nb de signes : < 10 000 sec
    Genre : fantastique - science-fiction - policier - humour - imaginaire
    Délai de soumission : 30/06/2018
  • Rindaya
    Boz'Dodor
    Nb de signes : < 12 600 sec
    Genre : fantastique
    Délai de soumission : 07/08/2018
  • #exclusif
    J'ai lu
    Nb de signes : 250 000 - 350 000 sec
    Genre : romance contemporaine
    Délai de soumission : 30/06/2018
  • Sur un malentendu…
    J'ai lu
    Nb de signes : 50 000 - 70 000 sec
    Genre : comédie romantique
    Délai de soumission : 30/06/2018
  • Dystopie
    H2 Fanzine
    Nb de signes : < 9 000 sec
    Genre : science-fiction - jeunesse
    Délai de soumission : 10/08/2018
  • Cthulhu
    Revue Horrifique
    Nb de signes : > 18 000 sec
    Genre : horreur
    Délai de soumission : 31/10/2018
  • Femmes de l'étrange
    Revue Horrifique
    Nb de signes : > 18 000 sec
    Genre : fantastique - horreur
    Délai de soumission : 30/09/2018
  • Prix Saint-Nicolas du Conte de Noël
    Éditions Ex Æquo
    Nb de signes : 18 000 - 25 000 sec
    Genre : conte - noël - tout public
    Délai de soumission : 15/09/2018

Studio Infinite


Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


Lire la suite...
Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


Lire la suite...
Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


Lire la suite...

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Bleach

Heaven
[Histoire Abandonnée]
Auteur: Linksys Vue: 232
[Publiée le: 2013-01-12]    [Mise à Jour: 2013-02-10]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaire : 1
Description:
Je vous recommande de lire d'abord ma précédente histoire "Paradise", car voici la suite ! Dix ans plus tard, les enfants (en particulier Yûki et Ran) ont grandi. Voilà leur histoire !

A l'intention de ceux qui ne voudraient pas avoir à lire une autre fiction pour commencer celle-ci, sachez simplement que Yûki est le fils aîné d'Ichigo et Rukia et Ran, la fille aînée de Keigo et Tatsuki. L'action a lieu toujours au même endroit.

NEWS 10/02 : Chapitre 3 disponible !
Crédits:
Les personnages et l'univers appartiennent à Tite Kubo, sauf les personnages originaux.
<< ( Préc )
  Commenter ce chapitre 

In the air tonight

[2464 mots]
Publié le: 2013-02-10Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Voici donc un chapitre plutôt court, mais très important pour la suite de l'histoire, lisez-le avec attention !

III. In the air tonight

Yûki erra plusieurs heures dans les allées du Seireitei. Aucun de ses amis shinigami ne se trouvait à proximité, et il se demandait ce qu'il faisait toujours ici, alors qu'il aurait pû depuis longtemps écourter son passage et rentrer au bercail. Cependant, comme il faisait beau à Soul Society, il préféra s'attarder avant de retourner dans la froidure hivernale du monde tangible.

Alors qu'il tournait à l'angle d'un bâtiment, une voix familière l'interpella.

- Hé, Yûki ! S'exclama-t-on.

L'appelé se retourna vivement. Kohei marchait vers lui.

- Tiens donc, quelle bonne surprise, ironisa Yûki. Je te croyais à Okinawa.

- En effet, j'y étais. Mais j'avais aussi un rapport à faire, figure-toi. Et des plus urgents.

- Mais je n'en doute point.

Je pense que vous l'aurez compris, mais Kohei est le fils d'Uryû et Orihime, et, bien que Quincy, il "travaillait" pour la Soul Society. Cela n'avait pas manqué de créer une brouille de grande ampleur entre lui, son père et son grand-père, mais il en sera question plus tard dans le récit. Cependant, il n'était affilié à aucune division, et remettait ses rapports directement à Yamamoto.

Pour le physique, Kohei était le reflet d'Uryû au même âge, lunettes comprises, mis à part son visage rond qui lui donnait un très vague air de famille avec Yûki.

Cependant, pour ce qui était de l'intellect, c'était son ascendant maternel qui l'avait emporté. Il était quand même le meilleur élève de la promotion, mais son étourderie permanente contrastait de manière cocasse avec ses capacités de réflexion.

Lui et Yûki se connaissaient depuis le berceau, car ils n'avaient que cinq mois d'écart, Yûki étant le plus âgé des deux. Mais ils n'avaient jamais pu s'apprécier mutuellement, ce qui amusait grandement leurs pères.

- Je rentre à Karakura, déclara Kohei en rejoignant son camarade.

- Bon, moi aussi, dans ce cas.

Un shinigami affairé, qui passait dans le coin, aperçut de loin les deux jeunes hommes. Il jeta un regard torve à Kohei, et continua sa route sans rien demander. L'intégration officielle du Quincy dans les rangs de la Soul Society, en tant qu'"assistant à la purification des Hollows" par les 46 de Chû'ô avait fait grincer plus d'un dentier parmi les shinigami. Les Quincy nuisaient à l'ordre des choses en détruisant directement les Hollows, et c'était pour ça qu'ils avaient été annihilés. Pourquoi en intégrer un dans le corps des shinigami ? Cela avait été le cheval de bataille des détracteurs de Kohei.

Heureusement pour lui, tout les capitaines du Gotei 13 avaient fait bloc derrière lui, et après une opération lourde qui avait modifié le comportement de ses pouvoirs, il avait été accepté.


De retour dans le monde réel, ils se séparèrent presque aussitôt, habitant dans des directions totalement opposées.


Le lendemain, dimanche, c'était pour la sixième division le temps de l'inspection de santé. Cela entrait en conflit avec l'emploi du temps de Yûki, mais Rukia avait appelé le lycée pour leur dire qu'il s'était réveillé avec de la "fièvre" et qu'il ne viendrait pas.

Quand tous les shinigami de la division furent alignés devant les locaux, Byakuya prit avec Renji la tête du groupe, et les conduisit vers le terrain d'entraînement spécial, une zone qui, bien évidemment, servait à s'entraîner. Trois shinigami étaient déjà là : le capitaine Unohana, son vice-capitaine Kotetsu et un autre type à l'allure plutôt quelconque du prof de sport lambda, mais avec uniforme par-dessus.


On fit passer à chaque shinigami divers tests d'ordre physiques, les autres essais comme l'endurance ou encore les prises de sang devaient se faire en intérieur, l'après-midi.

Au menu, il y avait plusieurs tests sur course, et un de vitesse de pointe. Yûki sentit son coeur se gonfler d'orgueil. Actuellement, les deux seuls shinigami à avoir une vitesse de pointe plus importante étaient Soi Fon et Yoruichi.

- Kuchiki Yûki, appela bientôt le shinigami-prof de sport.

- Ici, répondit l'intéressé.

Il sortit du rang et s'approcha.

- Okay, alors tu vas me faire un cent mètre et un deux cent mètres, après, un saut en hauteur, un saut en longueur, et enfin, tu vas devoir atteindre ta vitesse maximale en quatre cent mètres, d'un bout à l'autre du terrain. Compris ?

- Ouais.

Le jeune homme se dirigea vers la piste de cent mètres, en s'étirant bras et jambes. Il prit place et se mit dans les starting-blocks. Dans l'assemblée, le volume sonore des conversations avait exponentiellement augmenté.

- Hé, Kita ! C'est quoi le record du cent mètres, dans le monde réel ? Demanda-t-on.

Le fameux Kita de répondre (c'était un connaisseur du monde réel).

- Usain Bolt, neuf secondes et cinquante-trois centièmes à Rio 2016. C'était y'a presque quinze ans mais personne a encore fait mieux.

Dès que cette information fut délivrée, tout un système de paris s'échafauda, et à la fin, la cote de Yûki était à six contre un.

Le shinigami leva le bras, et le baissa d'un coup. Il y eut une détonation, dûe à la puissance de son mouvement, faisant office de signal de départ. Aussitôt, Yûki bondit des starting-blocks et s'élança sur la piste.

Quand il arriva tout au bout, une clameur monta de la foule de shinigami, et elle s'intensifia quand la borne de mesure afficha le résultat en kanji : neuf secondes et quarante-neuf centièmes. Le tout, sans aucune préparation ni entraînement spécifique. Pour le deux cent mètres ("dix-neuf secondes et seize centième, Usain Bolt, Rio 2016" dixit Kita), Yûki souffla un peu plus, mais il parvint au final à un temps respectable de dix-neuf secondes et quatorze centièmes. Pour le saut en hauteur et le saut en longueur, il ne fut pas loin du record du monde. D'autant que le record du saut en longueur, huit mètres quatre-vingts-quinze, datait d'il y a plus de quarante ans !

Enfin, il fut amené à une piste rectiligne de quatre cent mètres (une piste de quatre cent mètres standard étant courbée, ça n'est pas la meilleure solution pour tester une vitesse de pointe). Tout le monde le suivit, et la clameur augmenta. Même Byakuya se prêta à l'exercice d'encourager Yûki, bien que discrètement. À la fin de la course du jeune homme, il ne cachait plus son sourire. Il pouvait se targuer d'avoir dans sa division un des shinigami les plus rapides de l'histoire de la Soul Society, étant en plus son neveu.


Le lundi arriva un peu trop vite au goût de Yûki, et il fut temps pour lui de retourner au lycée. Le mois de décembre approchait, et se faisait encore plus sentir, dans la banlieue tokyoïte.

Toutefois, Yûki s'adonna avec joie au rituel pré-matinal : rejoindre Ran chez elle et monter ensemble au lycée. En l'occurrence, il était parti plus tôt que d'ordinaire car, quand il arrivait en avance chez son amoureuse, les chances de câlin augmentaient de vingt-deux pour cent.

Et de fait, quand il arriva devant chez Ran et lui envoya le sempiternel message pour la prévenir, elle lui répondit qu'il pouvait venir pour un câlin. Il sauta à la fenêtre, et entra, car elle n'avait pas été fermée à poignée. Ran n'avait pas quitté le lit. En fait, c'était le message de Yûki qui l'avait réveillée.

- Hmmm ... Salut ... Marmonna-t-elle, d'une voix empâtée.

- Ma chérie, dit Yûki en se penchant sur elle.

Il posa son sac au pied du lit, et entreprit de se déshabiller. En caleçon, il rejoignit Ran sous la douceur des couvertures.

- On fait un câlin ? Quémanda la jeune femme.

- Oh, oui.

Attention, dans leur usage du terme "câlin", il n'y avait aucune espèce de sous-entendu sexuel, sinon peut-être des caresses. Le réveil digital indiquait six heures trente-sept, et Yûki avait une heure d'avance sur le rendez-vous habituel. Le couple s'endormit ainsi, enlacé, quasiment nus (Ran dormait en nuisette).

Quand ils se réveillèrent, il faisait entièrement jour, et ils eurent la surprise de trouver un plateau-déjeuner posé sur le sol, près du lit. Le café et le lait fumaient encore. Le réveil indiquait dix heures dix-huit. Ran, paniquée, fut calmée à grand renfort de baisers et de chatouilles par un Yûki plus qu'heureux de sacrifier une journée de cours.

- C'est sûrement papa qui nous a amené ça, déclara Ran (après avoir reprit son calme) en contemplant le plateau.

Elle demanda à Yûki de prendre le plateau et de le poser sur leurs jambes. Ils se redressèrent contre la commode (la tête du double-lit de Ran donnait contre une commode en bois) en position semi-assise et entreprirent de nettoyer le plateau de son chargement. Quand cela fut fait, ils se levèrent et s'habillèrent. Yûki n'eut aucun problème de pudeur, mais ça ne fut pas le cas de Ran. Quand vint pour elle le temps d'ôter sa chemise de nuit (et donc, de se retrouver nue, avant de pouvoir enfiler des sous-vêtements), elle vira au rouge pivoine en quelques secondes, et ordonna en bégayant à Yûki de se retourner. Quand elle fut sûre que celui-ci était bien retourné et ne risquait pas de tourner la tête à tout moment, elle enleva par le haut sa chemise de nuit et enfila ses sous-vêtements, le tout en moins de huit secondes.

Le couple avait beau être fusionnel, ils ne s'étaient pas encore vus plus découverts qu'en maillot de bain (et encore, Ran ne portait à la piscine que des une-pièce de compétition). Yûki ne se sentait pas particulièrement gêné par ce qui avait trait à la nudité et, par extension, à la sexualité, mais Ran ne pouvait en dire autant sur elle-même. Bien qu'elle fut profondément amoureuse de Yûki et avait hâte du jour où ils habiteraient enfin ensemble, la simple idée de s'offrir nue à lui la rendait horriblement nerveuse et la faisait se sentir très gênée.

Quand ils furent habillés, ils descendirent dans la rue et allèrent se promener jusqu'à Shibuya, ce qui représentait tout de même un peu de marche. Ils revinrent à Karakura aux alentours de treize heure, ayant déjeuné sur le pouce, près de la statue d'Hachiko, le chien fidèle1.

C'était une journée en amoureux comme ils les aimaient. En général, ils sortaient ainsi une fois par mois, mais le week-end. C'était leur première incartade en semaine, et sans doute celle qui aurait les plus graves conséquences.


Le couple sortait tout juste d'un magasin de mangas, quand quelque chose se produisit. La rue piétonne était emplie de monde, et il était quasiment impossible de retrouver à vue une personne qu'on aurait perdue. Mais un énergumène se distinguait du lot. Il était grand, plus grand que n'importe lequel des passants. Son épaisse tignasse noire ébouriffée lui valait les rires étouffés de quelques jeunes filles indiscrètes. Ses habits, un gilet polaire blanc sale et un jean noir, presque comme ses cheveux, tranchaient étrangement avec la mode qui se portait dans la région. Son visage était las et émacié, comme s'il n'avait dormi tout son content, mais ses yeux étaient vifs et alertes. Ses longs bras filiformes, terminés par des mains qui n'étaient pas sans évoquer une araignée albinos, plongeaient dans les poches de son pantalon. Sa démarche tout à fait singulière forçait les gens alentours à s'écarter, laissa un large ovale de vide autout de lui. Il jetait de temps à autres des regards distraits autour de lui.

Yûki avait roulé son Weekly Shônen Jump fraîchement acheté, et venait de le mettre dans sa poche kangourou, quand son regard croisa celui de l'étrange gars, alors qu'il tendait sa main vers celle de Ran. Le regard absolument indifférent du marginal eut un grand effet sur Yûki. L'impressionnant brouhaha de la foule s'estompa lentement à ses oreilles. Puis, dans un faible "pop !", tout bruit disparu, mais pour lui seulement. Il n'arrivait pas à détourner son regard. Les lèvres du type louche remuèrent, mais aucun son n'en sortit. Pour autant, Yûki en tira tout de même quelques informations. Dans sa tête résonnèrent les mots suivants :

"Je suis Mukandeieth Shinokuni, et je crois que tu devrais me dire merci."

Dès que l'esprit du jeune homme se fut vidé des échos de cette annonce mentale, sa vision se brouilla. Il eut le temps de voir Mukandeieth disparaître dans la foule, aussi subrepticement que s'il avait été un spectre. Alors, le sol trembla sous ses pieds, et il s'écroula au sol. Une fugace douleur lui parvint de sa cage thoracique, le monde s'obscurcit autour de lui.

Ran se planta devant Yûki, l'air quelque peu contrarié. Le jeune homme avait manifesté le plus grand intérêt pour son projet d'orientation, dont ils débattaient fermement. Et voilà qu'il s'était planté au beau milieu de la rue, les bras ballants, les yeux fixés devant lui dans une expression de stupéfaction figée. Ran agita la main devant les yeux de Yûki, mais aucune réaction n'eut lieu. Elle lui donna une tape sur la joue. Toujours rien. Elle se recula d'un pas. Au moment où elle ouvrait la bouche pour ordonner au jeune homme de réagir, celui-ci s'effondra subitement. Il fut agité quelques secondes de spasmes, et il cracha un peu de sang sur le bitume.

- YÛKI ! Hurla Ran, en s'agenouillant près de lui.

La plupart des passants ne virent rien, ou plutôt firent exprès de ne rien voir, mais quelques braves virent la scène et se précipitèrent auprès du souffrant, qui toussait toujours. Une âme charitable dégaina son téléphone portable, et composa rapidement le numéro d'un grand hôpital de la banlieue de Tôkyô, où il travaillait. Ran, hébète, sentit des larmes rouler sur ses joues.

Moins de trois minutes plus tard, les sirènes d'une ambulance se firent entendre. Le vacarme, éloigné d'abord, se rapprocha à une vitesse fulgurante. On entendit un véhicule se stopper au bout de la rue dans un grand crissement de pneus, et deux hommes accoururent, fendant la foule avec force. Ils portaient un brancard. Yûki fut promptement chargé dessus.


1. Chien venu attendre chaque soir son maître à la gare de Shibuya pendant plusieurs années, malgré sa mort, et ce jusqu'à ce qu'il meure à son tour.

Commentaire de l'auteur Et voilà, un nouveau chapitre de terminé ! Comme dit dans le commentaire de début, il est important pour la suite, mais le chapitre suivant sera lui aussi capital, sans doute même le plus important de toute l'histoire. C'est pourquoi je compte bien prendre mon temps pour l'écrire, traquer les fautes et autres incohérences, et réfléchir à la suite de l'histoire ! (paradoxe : je sais très précisément (ou presque) ce qui se passera lors du dénouement, et je peux mettre ça en place dès les prochains chapitres, mais je préférerais faire durer un peu plus le récit, et là, problème : je n'ai aucune idée de péripétie à commencer pour allonger l'histoire !) Bref, merci d'avoir eu la patience d'attendre ce chapitre, et surtout, merci d'avoir pris la peine de le lire !
  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc )



© Fanfic Fr 2003 - 2018 / Mentions légales