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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 753 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 348 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 545 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 783 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 838 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1128 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Bleach

Heaven
[Histoire Abandonnée]
Auteur: Linksys Vue: 231
[Publiée le: 2013-01-12]    [Mise à Jour: 2013-02-10]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Amitié Commentaire : 1
Description:
Je vous recommande de lire d'abord ma précédente histoire "Paradise", car voici la suite ! Dix ans plus tard, les enfants (en particulier Yûki et Ran) ont grandi. Voilà leur histoire !

A l'intention de ceux qui ne voudraient pas avoir à lire une autre fiction pour commencer celle-ci, sachez simplement que Yûki est le fils aîné d'Ichigo et Rukia et Ran, la fille aînée de Keigo et Tatsuki. L'action a lieu toujours au même endroit.

NEWS 10/02 : Chapitre 3 disponible !
Crédits:
Les personnages et l'univers appartiennent à Tite Kubo, sauf les personnages originaux.
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Eh bien, esprit, où errez-vous ainsi ?

[2754 mots]
Publié le: 2013-01-18Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Fin de "l'arc introductif" de l'histoire avec ce chapitre, autrement dit, dans le prochain, il y aura un peu plus d'action (normalement). Bonne lecture !

II. Eh bien, esprit, où errez-vous ainsi ?

Le lendemain matin, Yûki se réveilla à la première heure. Il faisait encore nuit. Il se gratta les chevilles. Ses poids le démangeaient. Il les gardait en permanence, même sous la douche ou dans le lit. En fait, ils n'avaient de poids que le nom, car c'étaient des artifices made in BDT, de simples bracelets noirs. Il s'habilla en hâte et descendit.

Le soleil éclaircissait déjà le ciel à l'est quand il sortit. Une fine couche de verglas faisait scintiller le bitume sous l'éclairage unicolore et morne des lampadaires disséminés alentour. De gros nuages de buée se formaient quand il respirait. Il ajusta son sac sur son dos, enfonça le nez dans le col de son blouson et les mains dans le poches, et entama le long périple qui devait le mener jusqu'au lycée. Il marcha une vingtaine de minutes, et s'arrêta devant une maison en particulier.


Ran s'habillait quand son téléphone sonna. Elle s'y intéressa : elle avait reçu un message de Yûki à l'instant même.

"Je suis là" lit-elle. Elle fixa un court instant l'écran et rédigea sa réponse.

"Monte par la fenêtre si tu veux, je m'habille"

Quelques secondes plus tard, le jeune homme toquait à la fenêtre.

- J'étais sûre que tu te pointerais en quelques secondes si je disais que je m'habillait, dit Ran en ouvrant la fenêtre à l'étrange oiseau qui se serrait les ailes contre le flanc pour se tenir chaud.

- Et je ne regrette pas, ho ho ! S'exclama Yûki en sautillant sur place avec légèreté, pour tenter de se réchauffer.

- Profites-en, tu risques pas de me voir en sous-vêtements avant d'avoir tenu ta promesse, rétorqua Ran.

Le jeune homme regarda la belle s'habiller, un air niais sur le visage.

- Je vais me chercher un thé en bas, je reviens, annonça Ran, quand elle fut prête.

Elle revint quelques minutes plus tard, une tasse fumante entre les mains.

- Allez, je t'attends en bas, déclara Yûki en redescendant.

Il ouvrit la fenêtre et sauta.

Il fredonnait un petit air, accoudé au mur de la maison, quand un mouvement attira son attention. Il fixa attentivement le coin de rue où cela s'était produit, mais cela ne se manifesta pas de nouveau. Il mit ça sur le compte d'un chat errant. Cinq ou six minutes plus tard, Ran ouvrit la porte et le rejoignit. Le ciel s'éclaircissait et les étoiles s'éteignaient une à une.

Alors qu'ils tournaient à un angle de rue, la jeune femme lâcha :

- Et là, c'est la scène où tu me prends la main juste avant le bisou.

- Ah, fais pas chier, tu sais que c'est pas mon genre, rétorqua Yûki, gêné.

- Hou, tu rougis, c'est mignon ! Remarqua alors Ran.

- Je pourrai te dire la même chose.

- Moi c'est parce que je suis sensible au froid, d'abord, répliqua la jeune femme.

Ils poursuivirent leur chemin en se chamaillant jusqu'au lycée. Les portes n'étaient pas encore ouvertes, et quelques élèves emmitouflés dans leur tenues hivernales se tenaient çà et là, discutant entre eux. Ran se serra contre Yûki. Il prit un air gêné et leva les yeux au ciel. Ciel qui s'éclaircissait sensiblement à l'est, pour le peu qu'il pût en juger à travers la jungle urbaine tokyoïte. Les élèves affluaient de plus en plus, et on vint ouvrir les grilles. Un flot de jeunes gens s'écoula à l'intérieur. Le couple profita lui aussi de l'occasion d'aller au chaud. Le hall se remplissait de plus en plus.

Quelques minutes plus tard, Kanta entra nonchalamment dans le lycée, les mains dans les poches. Il repéra instantanément Yûki, qui à ce moment discutait des dernières sorties cinéma du moment avec Ran. Yûki aussi se rendit tout de suite compte de son arrivée. Kanta lui lança un petit sourire goguenard accompagné de haussements de sourcils vifs et répétés. Puis il se dirigea vers la cafétéria, attenante au hall. Ici, ça n'était pas la cantine, qui se trouvait de l'autre côté de l'établissement, mais une petite salle emplie de tables, de chaises, avec une télé et un comptoir où quelques élèves bénévoles vendaient boissons chaudes et viennoiseries. Yûki vit Kanta s'adresser à un des élèves, qui regarda son client avec des yeux ronds.

"Il a sûrement demandé son thé chinois cinq sucres." Pensa le shinigami, avec un sourire en coin.

En effet, une des facettes de l'étrangeté de Kanta, c'était qu'il prenait régulièrement du thé chinois (il y avait dix-huit sortes de thé à la cafétéria, dont du chinois) avec pas moins de cinq carrés de sucre dedans, ce qui devenait plutôt du sucre au thé que l'inverse.

Le reste de la compagnie de ménestrels arriva au compte-goutte, et bientôt, tous, sauf Yûki, étaient attablés dans la cafétéria. Il brûlait de les rejoindre, mais il craignait de mal agir envers Ran. Ce n'était pas ça qui provoquerait la rupture du couple, mais il n'aimait pas la voir de mauvaise humeur.

Heureusement pour lui, une aide inespérée lui vint à ce moment. Une lycéenne avec de longs cheveux noirs, plus longs encore que ceux de Ran, et avec un visage angélique au premier abord, mais qui pouvait devenir diabolique si on l'énervait, s'approcha.

- Ah, Kazue ! S'exclama Ran, en voyant arriver son amie avec un sourire.

Elle laissa Yûki sur place sans plus de cérémonie. Désemparé, et plutôt revanchard, il gagna la table où s'étaient assemblés ses compères. Tels de vieux mafieux en costume noir qui se connaissaient depuis le bac à sable, ils étaient serrés autour de la table, mais étaient décontractés et à leur aise sur leur chaise. Yûki s'installa silencieusement sur la place libre préparée à son intention.

- Alors, elle t'a plaquée, ça y est ? Plaisanta Kanta.

Et alors, Yûki répondit carrément quelque chose qui laissa abasourdi les autres.

- Tu sais, des fois, j'aimerais bien qu'elle le fasse.

Il avait l'air tellement maussade que le plus optimiste simplet aurait été totalement découragé à sa vue.

- Mais t'es malade ? S'exclama Yukio, le normal (pour information, son frère jumeau s'appelait Noboru). Attends, c'est une fille en or, et, permet-moi de le dire, une des plus belle en classe de première, et tu voudrais qu'elle te lâche ?

En prononçant ce vibrant plaidoyer, Yukio s'était peu à peu levé puis penché sur la table tout en haussant progressivement le ton, se retrouvant à la fin à hurler et à postillonner sur Yûki. La majeure partie des élèves à portée fixa le groupe sans gêne, et certains s'amusèrent.

Quelque peu refroidi, Yukio se rassit calmement sur sa chaise.

- Nan mais c'est bon, te fatigue pas à me sortir tes beaux discours, je déconnais, hein, rétorqua Yûki.

- Écoute, mon gars, t'aurais dû t'entendre parler, dit Kanta, en secouant la tête pour réajuster les mèches de sa coupe au bol. Sur le coup, tu déconnais pas, garanti sur facture.

Kanta fixa Yûki, qui baissait les yeux vers le sol, jusqu'à ce qu'il daigne relever le regard vers lui.

- 'Faites tous chier, lâcha brusquement le jeune homme.

Il quitta vivement la table, et repoussa avec force la chaise sous la table, qui ne manqua pas de racler bruyamment. Il jeta son sac à dos sur ses épaules et s'en fut d'un pas long, presque en courant.

- Eh beh ? Il a pas chié droit ce matin, ou quoi ? S'étonna Noboru, abasourdi.

- Nan, il est un peu comme ça, de temps en temps, affirma Kanta.

De tous les amis de Yûki au lycée, c'était sa plus ancienne connaissance, ils s'étaient rencontrés voilà presque dix ans.

- Mais je dois avouer qu'en ce moment, ça lui prend plus que d'habitude, reprit-il, une ombre d'inquiétude sur le visage.

- N'empêche, ça m'a bien fait flipper, ce qu'il a dit, avec Ran, là, marmonna Yukio.

- Moi aussi. Sérieux, ils sont fait l'un pour l'autre ! Je me rappelle, il y a cinq ans -okay, ils étaient pas ensemble à l'époque-, quand Yûki était parti en voyage pendant l'été, Ran était super dépressive !

Les autres appuyèrent cette preuve par un concert de hochements de têtes entendus, comme s'ils consentaient à quelque chose qui ne les atteignait que vaguement et dont ils n'avaient eu vent que de manière très parcellaire.

Yûki franchit les grilles du lycée sans ralentir. Il allait faire un tour, ça allait le calmer. L'aube était déjà clairement entamée, mais il subsistait encore de l'ombre dans le monde. Un grand type efflanqué et filiforme, avec la capuche de son sweat noir vainement rabattue sur le crâne pour dissimuler ses épis de la même couleur en forme de feuilles de palmier, accoudé contre le mur d'un pavillon voisin, le suivit du regard jusqu'à ce qu'il ne tournât au coin de la rue.

- Putain, mais qu'est-ce qu'ils ont, tous ! Rugit Yûki, quand il fut sûr qu'aucun passant ne se trouvait à distance suffisante pour l'entendre vociférer. Le vieux qui fait chier avec son putain de rapport, cette bande d'abrutis qui fait chier avec Ran, Ran qui fait chier tout court ! Merde ! Putain !

L'accès de rage retomba bien vite, et il se rendit compte ensuite que plusieurs personnes le regardaient de derrière les carreaux de leur maison. Il affronta les regards inquisiteurs en quittant la rue, la tête haute, les yeux braqués devant lui. Il se sentit horriblement con de s'être énervé à ce point, et regrettait aussi pas mal d'avoir pensé ce qu'il avait pensé de Ran, même s'il ne l'avait pas hurlé à la face du monde pendant sa crise.

L'étrange type qui se voulait dans un costume discret mais qui ne l'était pas du tout était toujours là, adossé contre son mur, mais Yûki ne lui prêta pas plus d'attention que s'il eût été un vulgaire lampadaire, depuis toujours élément du paysage urbain.

Mis à part une faible douleur, mais lancinante, dans la poitrine, Yûki se sentait entièrement calmé et prêt au dialogue en repassant les grilles du lycée. Maintenant, le hall était tout à fait rempli d'élèves, et il dût jouer des coudes et de sa taille pour se frayer un chemin jusqu'à la table de la compagnie de troubadours. D'un accord initié par Kanta, personne ne mentionna l'incident, et la conversation reprit le plus normalement du monde, comme s'il ne s'était rien passé.

Au moment où les derniers élèves retardataires franchirent les portes du lycée en courant, l'étrange type se redressa et erra quelques minutes en face de l'établissement, prenant bien garde à contenir sa pression spirituelle. Car il se trouvait, entre les murs du lycée, une certaine personne qui, sans l'ombre d'un doute, ferait une très bonne antenne réceptrice aux ondes spirituelles du type.

Yûki fouilla son sac pendant cinq minutes, en quête du devoir-maison que le professeur ramassait au même moment. Il était sûr de l'avoir fait, mais il n'arrivait pas à mettre la main dessus. Finalement, il parvint à le trouver et à l'extirper de son sac alors que le professeur était tout proche. Il lui tendit nonchalamment son labeur, en ne prêtant pas attention aux éloquentes mimiques faciales de l'enseignant, face à son travail.

- Encore du travail d'universitaire, Kuchiki ! S'exclama Suguro, le professeur de sciences naturelles.

Il feuilleta les quatre copies doubles rapidement. Toutes les pages étaient couvertes d'encre, recto-verso.

La journée au lycée fut mortellement banale et ennuyante. Yûki ne fut que trop content de pouvoir rentrer à la maison. Il n'éprouva aucun remords à abandonner Ran, sans même la raccompagner. Mais il savait bien qu'au fond, cet enthousiasme était feint. Car la date butoir imposée par Byakuya pour le rapport était le surlendemain, et il n'avait toujours pas commencé à le rédiger.


Cependant, avec un peu de volonté et deux nuits consécutives de quatre heures, il réussit à boucler le rapport, une trentaine de pages écrites en colonne serrées, et dans le plus pur langage administratif du Seireitei. Comme c'était un samedi, il avait tout son temps pour se rendre à Soul Society. Mais, de fait, il perdait une journée pour faire ses devoirs, et il devait les reporter sur le dimanche. Au final, il s'était fait entuber : aucun créneau vidéoludique supérieur à cinq heures suivies ne s'offrait plus à lui jusqu'au week-end suivant.


Vers dix heures du matin, le samedi, il descendit en courant de sa chambre, sous forme d'âme.

- P'pa ! Je vais à Soul Society ! S'exclama-t-il en traversant en coup de vent le salon, rapport sous le coude.

- Ouais, répondit Ichigo, qui regardait les informations en continu, sur une chaîne du câble.

Yûki sortit sans même prendre la peine d'ouvrir la porte.

Dehors, il faisait frais, mais il ne s'en incommodait guère, en tant qu'âme. Même s'il eût aimé être plus couvert que son uniforme sans manches de shinigami.

Urahara était assis devant le magasin et jetait des graines aux pigeons, tel un vieillard sénile, quand Yûki arriva à toute berzingue. Les volatiles s'envolèrent dans un froissement d'ailes, disparaissant dans le ciel gris.

- Ah, te voilà, jeune homme ! S'exclama le commerçant, en plaquant une main sur son bob et en le pointant avec sa canne, de l'autre.

- Vous avez préparé le Senkaimon ? Je suis pressé !

- Oui, oui, doucement, le modéra Urahara en se redressant tranquillement.

Il le conduisit dans l'arrière-boutique et, de là, dans la salle d'entraînement spécial.

- Bon voyage, déclara le commerçant.

Il claqua des doigts, et un Senkaimon apparut. Yûki s'y jeta.

Quelques shinigami passaient devant le portail principal quand le jeune homme parvint au Seireitei.

- Place, place ! Rapport urgent ! Place ! S'écria-t-il en commençant à courir.

Il atteignit en quelques minutes les locaux de la sixième division. Byakuya, qui s'exercait à la calligraphie dans son bureau personnel, passa la tête par la fenêtre au passage de son neuveu, et le réprimanda.

- Mais qu'est-ce donc que tout ces vagissements ? Ton rapport n'es pas en retard, que je sache ! Même si j'eus préféré l'avoir entre les mains plus tôt. Il me tarde de le lire. Mais entre plutôt pour me le remettre, je préfère que les choses soient faites de manière plus officielle.

Yûki fit le tour du bâtiment pour atteindre la porte, et arriva essoufflé dans le bureau de Byakuya. Il lui tendit la trentaine de pages, reliées dans le coin supérieur gauche par un ruban noir savamment noué. Le capitaine avait une pointe d'étonnement dans le regard en soupesant le paquet de feuilles. Il posa le tout sur son bureau, et se retourna pour se rassoir.

- Bien, tu peux disposer.

- Pas de mission particulière ?

- Non, mais il se peut que l'on te contacte sous peu. On ne m'a pas dit pourquoi.

Yûki releva la dernière phrase. Si même le capitaine en charge du jeune shinigami ne savait pas pourquoi il allait être contacté, c'est que ça devait être vraiment important.

- Ah, un ... Conseil, reprit Byakuya, alors que Yûki passait le chambranle de la porte.

Le jeune homme, intrigué se retourna.

- Reste sur tes gardes. On ne sait jamais. Allez, va.

Il congédia définitivement Yûki d'un geste autoritaire de la main, et se replongea dans ses dossiers. Quand toute trace de son neveu eût disparu, il releva la tête. Aurait-il dû lui dire la vérité, toute la vérité ? Il pensait avoir agi au mieux, et s'en contentait. De toutes manières, l'entraînement intensif qui lui avait été imposé par quatre des capitaines du Gotei 13, couplé à ses prédispositions naturelles et à d'autres facteurs prépondérants dans son aptitude au combat devrait être tout à fait suffisant pour se débrouiller. Comme nous le verrons en temps utile, il était plutôt rare pour Byakuya Kuchiki, vingt-huitième leader du clan Kuchiki et capitaine de la sixième division des armées de la cour, de se tromper autant.

Commentaire de l'auteur Comme dit dans le commentaire de début, le prochain chapitre, le 3 donc, sera plus "musclé" et, par conséquent, plus dense. De fait, je vais sûrement mettre un peu plus de temps pour le rédiger, le corriger, le relire, le peaufiner, etc ... Surtout que je compte bien étoffer avant d'entamer la mise en place de certains événements importants auxquels j'ai longuement réfléchi et de révéler l'identité de l'étrange type (mais je ne doute pas que d'habiles lecteurs tels que vous devineront aisément de qui il s'agit, pour peu d'avoir lu Paradise).

Chapitre 3 → Aux alentours du 25/01
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