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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 771 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 397 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 593 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 833 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 847 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1175 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Bleach

BLCH THE STORY(IES)
[Histoire Abandonnée]
Auteur: Linksys Vue: 691
[Publiée le: 2012-09-22]    [Mise à Jour: 2012-10-01]
13+  Signaler Romance/One-Shot/Amitié Commentaire : 1
Description:
Recueil de OS divers principalement sur le manga Bleach, mais il est fort probable que j'étoffe dans un futur proche avec d'autres mangas.

♦SOMMAIRE PROVISOIRE♦
Sont indiqués les chapitres actuellement publiés, leur titre, le sujet (que ce soit un couple ou autre) et le manga (je mettrai ce dernier point en place quand je traiterai d'autres que Bleach).
00. Prologue (haïku)
01. love you long time (Ichigo x Rukia)
02. Someday (Combat, Zaraki x Unohana)
03. ???
Crédits:
Tout l'univers de Bleach et les personnages qui en font partie sont l'entière propriété de Tite Kubo. La Toyota Crown Royal Saloon qui apparait dans le 01 est un modèle du constructeur automobile Toyota. Sinon, tout le reste m'appartient.
<< ( Préc )
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Someday

[2733 mots]
Publié le: 2012-10-01Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Voilà, avec beaucoup de retard, le deuxième OS de mon recueil. Les personnages principaux sont Kenpachi Zaraki et un invité surprise que vous reconnaîtrez à coup sûr. Le rôle d'Unohana a moins d'envergure que celui prévu à l'origine. D'ailleurs, cet OS-ci ce passe dans l'univers de Paradise, après le chapitre 7. Bonne lecture !

Kenpachi regarda Yamamoto, complètement déconcerté.

- Moi ? En mission sur Terre ? Balbutia-t-il.

- Oui, vous. Dans le secteur de Sapporo. On y a récemment détecté une activité spirituelle étrange, qui mérite vérification immédiate.

- Pourquoi ne pas envoyer Kurosaki sur place ? Il est tout le temps sur Terre, lui !

- N'oubliez pas qu'il n'est aucunement sous nos ordres directs.

Kenpachi grommela dans sa barbe.

- Vous partirez dans une heure. Les portails sont prêts.

- J'y vais seul, au moins ?

- Oui.

- À la bonne heure !

Kenpachi quitta la salle des capitaines d'un pas décidé. C'était la première fois depuis plusieurs dizaines d'années qu'il se rendrait directement là-bas. En chemin vers ses quartiers, il passa près du quartier général de la quatrième division. Il regarda par une fenêtre tout en marchant. Il s'avérait que c'était la salle des officiers. Unohana était assise avec Isane et Hanatarô. Les deux femmes buvaient un thé qui semblait savoureux, à en juger par leur air satisfait. Quand au petit commis, alias Hanatarô, qui fixait bêtement sa tasse sans boire, il s'interrogea sur sa présence ici. C'est vrai qu'il maîtrisait le Bankai, mais il n'était que le ... Zaraki ne se souvint pas de son rang actuel dans la division.

Unohana regarda par la fenêtre, sentant comme une présence écrasante. Zaraki la regardait, le visage neutre. Elle soutint son regard quelques secondes, puis se détourna, le rouge aux joues. Alors, le capitaine s'éloigna à grandes enjambées.


Il faisait froid, sur Terre, et l'île d'Hokkaidô n'était pas épargnée. Kenpachi regretta de ne pas avoir emporté d'habit plus chaud que son simple kimono de capitaine. La neige tombait drue en cette fin novembre des plus froides. Il s'intéressa au paysage alentour. Le passage par le portail l'avait emmené au beau milieu d'une forêt hivernale. Quelques bruits alentour attirèrent son attention. Prudent, il dégaina son zanpakutô. Un macaque sauta au-desus de lui, de branches en branches.

"Des singes ..."

Il laissa les animaux en paix, et s'engagea sur un petit sentier de la forêt, en dépliant la lettre qu'il tenait à la main. L'écriture caractéristique de Yamamoto étalait ses colonnes sur toute la largeur du papier. Il devait identifier la source d'une forte pression spirituelle non identifiée dans les plus brefs délais, et l'éliminer si elle représentait une quelconque menace.

- Mais pourquoi il m'a mis sur ce genre de mission ? Je sais à peine repérer une source d'énergie spirituelle, merde !

Un post-scriptum indiquait ceci :

"Vous n'aurez pas besoin de capacités de détection pour repérer l'origine du mystère. Nous pensons que cette pression spirituelle aura suffisament d'incidence sur la forêt alentour pour vous permettre de vous repérer à l'oeil nu."

- J'espère bien, tiens !

Il progressa, s'enfonçant de plus en plus entre les troncs d'arbres pluricentenaires. La neige n'atteignait pas le sous-bois mais s'amoncelait au faîte des arbres, tombant régulièrement au sol par paquets. L'atmosphère inspira un indicible sentiment de plénitude à Zaraki. L'endroit était tellement beau ... Jusqu'à ce qu'un étrange macaque s'approche de lui. Son poil, au lieu d'être marron comme celui de ses congénères, était noir d'encre. Sa face pâle contrastait d'une manière repoussante avec sa fourrure. Il considéra l'humain gigantesque d'un oeil vitreux. Les globes oculaires étaient noirs. Plus noir encore que sa fourrure. Comme deux billes d'obsidienne posées sur la neige blanche, ces yeux se détachaieant particulièrement du fait de la blancheur de la peau de l'animal. Il se recula un peu, et un grondement sourd monta de sa gorge. Il montra des crocs aiguisés.

- Quoi, tu me cherches ? Lâcha Zaraki, hargneux.

Comme si c'était le signal de départ des festivités, le macaque se ramassa sur les pattes arrières et sauta au visage de Zaraki. Ce dernier le para d'un large et puissant geste du bras, envoyant rouler le singe dans les fourrés, quelques mètres plus loin. Sonné, il battit en retraite avec force piaillements.

- Eh bien, je commence à comprendre ce que le vieux disait dans sa bafouille ...

D'autres phénomènes du même genre survinrent le long du chemin. D'étranges oiseaux noirs, ne ressemblant aucunement à des corbeaux, survolaient parfois Zaraki. Leurs cris aussi étaient peu ordinaires. Soudain, il ressentit pleinement la pression spirituelle qui émanait du sous-bois comme un millier de microscopiques aiguilles de fer plantées dans sa peau.

- Wow, il doit pas être commode, celui-là !

Il accéléra la cadence, hâtif de rencontrer celui ou celle (ou même ce) qui était à l'origine de cette présence spirituelle.

Plus il avançait dans le bois, plus la pression spirituelle se faisait forte. Tant et si bien qu'il vint à se demander s'il pourrait réellement vaincre un adversaire de cet acabit. Un petit cri derrière lui le fit sursauter. Il se retourna, zanpakutô en main. C'était le macaque noir de tout à l'heure. Mais cette fois-ci, il ne semblait pas disposer à se jeter à la gorge du shinigami. Timidement, l'animal s'approcha de lui, dans la crainte d'un coup de pied.

- Je vais pas te bouffer, j'aime pas le singe. Et pis, t'as l'air plutôt gentil.

Il est nécéssaire de préciser que Zaraki n'avait pas la même conception du mot "gentil" que le commun des mortels. Car, même s'il n'avait aucune velléité d'assaut, l'animal avait toujours un air mauvais et teigneux.

Alors qu'il longeait un tronc tombé au sol, il avisa un petit espacement entre deux arbres, à une vingtaine de mètres sur sa gauche. Une chose blanche, d'apparence informe depuis son point de vue, gisait à terre. La concentration d'énergie spirituelle dans l'air était à son paroxysme, et c'était sans aucun doute cette étrange créature qui en était la source. Kenpachi assura sa prise sur la poignée de son zanpakutô et s'approcha. Son compagnon simiesque frémit quand il s'engagea vers la masse blanche. Mais il garda courage et le suivit, poussant quelques gémissements inquiets.

Kenpachi analysa le corps à terre, recrocquevillé en position foetale. La peau de l'humain - à première vue, c'en était un – était aussi blanche que celle du singe. Ses vaisseaux sanguins se détachaient horriblement. L'homme était nu, et de l'humus maculait par endroit son corps. Il avait une épaisse tignasse noire dont les épis désordonnés partaient en tous sens. Le plus surprenant, au sens de Zaraki, c'étaient ses membres fins et démesurés. Il estima l'homme aussi grand que lui voire un peu plus.

- C'est ce macchabée qui fout le boxon dans la forêt avec sa pression spirituelle ?

Il se pencha et tendit la main. La peau était brûlante.

- Mais c'est qu'il est pas mort, en plus !

Il se releva, et contempla les alentours. Il commençait à avoir mal à la tête. Mais comment un simple humain – pour peu que c'en fut un – pouvait-il émettre une telle énergie spirituelle ? Ça n'avait rien à voir avec celle d'Ichigo. Aussi fort soit-il, il n'aurait pu déployé pas plus de la moitié de ce que semblait capable l'homme recrocquevillé au sol.

Un éclat froid accrocha le regard de Zaraki. Un bout d'acier gris terne dépassait d'un noeud de racines émergeant. Il s'en approcha, se pencha à nouveau, et en tira un zanpakutô. Long et fin, il ressemblait étrangement au Bankai d'Ichigo, mais avec quelques différences cependant. Le métal était aussi froid que le corps de l'homme était chaud.

- Je crois que j'en tient un bon. Hey, Sa-pî1, on se tire.

Mais le singe était figé. Il grognait et soufflait, le poil hérissé, tous crocs dehors. Le corps bougeait.

D'abord, cela commença par le visage. Les muscles faciaux s'étirèrent, se livrèrent à divers contorsions comme si c'était leur premier usage. Les yeux commencèrent à rouler sous les paupières. Quelques soubresauts agitèrent le corps. Les membres, aussi longs et fins que ceux d'une araignée, se déplièrement lentement. Soudain, l'homme ouvrit les yeux, avec l'air d'un poussin tout juste éclos. Il regarda autour de lui, avisa Zaraki et le singe grognant. Il ne sembla pas s'offusquer d'être tout nu. Il s'étira avec un long baîllement, et se leva.

- Salut. T'as pas des fringues en rab' ?

-Hein ?

- Ouais, t'aurais pas un kimono de secours, un truc comme ça ? Parce que là je suis à poil, tu vois. Et j'ai pas tellement envie de me choper un rhume, tu vois.

- Tu te fous de moi !

- Nan, pourquoi je me foutrai de toi ?

Un doute subit vint à l'esprit du shinigami.

- Hey, toi, dis-moi ton nom !

- Mon nom ? Attends, faut que je me réveille ...

Le jeune homme se frotta le crâne quelques instants, le visage crispé dans un intense effort de mémoire.

- Désolé, 'm'en souvient plus.

- C'est ce que je disais, tu te fous vraiment de ma gueule !

- T'es chiant ... Dis, tu voudrais pas me filer un morceau de ton singe, là ? J'ai la dalle, tu vois ?

- Tu toucheras pas à Sa-pî, mon p'tit gars. Tu l'embrouilles, tu m'embrouilles.

Quelque chose frappa soudain Kenpachi.

- Mais !? Comment ça se fait que tu me voies ?

- Très bonne question en perspective. Franchement, je sais pas, et je m'en balance pas mal en fait, tu vois ? Tiens, ce que t'as dans la main, là. File-le moi, c'est mon zanpakutô.

Le shinigami lui lança sa lame, qu'il avait gardé en main.

- Bon, ça va, elle a rien.

- Comment s'appelle ton zanpakutô ?

- Hmmm ... Gin okami no ame2. J'en suis sûr.

- Original, comme nom.

- Et ton zanpakutô ?

- Je sais pas.

Le jeune homme se prit fermement l'épaule avec la main droite, et, d'un large geste de la main, se couvrit d'un voile gris sur tout le corps. Il effectua quelques moulinets avec son sabre, assura son équilibre.

- Kenpachi Zaraki, capitaine de la onzième division des armées de la Cour. Peut-être te battrai-je sans ma resurrección, peut-être te battrai-je avec ma resurrección.

- Tu sembles bien sûr de ta victoire, mon petit pote.

- En effet.

- Figure-toi que si j'étais toi, je me méfierai un peu. La onzième division, c'est que des durs à cuire, et si j'en suis le capitaine, c'est donc que je suis pas une fillette !

- Tu m'en diras tant.

Il passa une main sur son visage. Un horrible masque apparut sur ses traits. Il avait quelque chose de sournois, de fourbe, encore plus que le masque de Hollow d'Ichigo.

- Mais ? Un Vizard ?

- Hmm ... Pas exactement, non. Je suis plutôt ce qu'on appellerai un Alter Vizard. Enfin, le nom est de moi, tu vois ?

- Alter Vizard ?

- J'ai pas envie de t'expliquer. De toutes manières t'es mort mais tu le sais pas encore, alors à quoi bon perdre mon temps pour t'expliquer quelque chose ?

- C'est ce qu'on va voir.

- Si aucune explication ne peut te faire comprendre, tu ne comprendras jamais.

- Peut-être, mais je peux en dire autant pour toi.

Le jeune homme se pencha, et courut sur Kenpachi. Celui-ci para d'extrême justesse. Le bruit du choc de l'acier contre l'acier fit sursauter Sa-pî, qui se recula de quelques pas et grogna de plus belle.

T'as l'air de te débrouiller, mon garçon ! S'exclama le shinigami.

Son adversaire ne répondit pas.

Le jeune homme avait clairement l'avantage, mais il ne faisait rien pour gagner, se contentant de parer les coups rageurs de Zaraki et, occasionnellement, d'attaquer quelques fois.

Soudain, il se rua sur son adversaire, le poussa de sa lame, et leva la paume vers lui alors qu'il reculait.

Je me demande si tu résisteras à ça, shinigami. Cel ...

À ce moment, le singe, sentant que quelque chose de regrettable allait se produire, poussa un formidable cri et se jeta sur l'Alter Vizard, le faisait presque basculer à la renverse. Il lui laboura le visage de ses ongles, et tenta de lui arracher son masque avec ses pieds. Mais le jeune homme reprit ses esprits assez vite, et projeta Sa-pî contre un arbre.


Un des rares shinigami de la douzième division pas encore customizé par Kurotsuchi entra timidement dans le salon où se trouvaient Unohana et ses officiers.

- Le capitaine Kurotsuchi ... M'a transmis un message à votre intention ... Dame Unohana ...

- Pourquoi n'a-t-il pas envoyé de papillon de l'enfer ?

- Il n'y en avait plus.

- Quel est ce message ?

- Alors, je cite : "Vous feriez bien d'envoyer un escadron de soin, Zaraki va se faire étaler." Fin du message.

- Tu diras à ton capitaine que je me passerai volontiers de ses commentaires désobligeants.

- Oui ...

Et le petit shinigami s'enfuit en courant, sûrement effrayé du faux sourire qu'avait pris Unohana.


- Tu m'auras résisté pendant neuf minutes et cinquante-huit secondes. Un record.

- Tu m'auras pas comme ça, crevure !

Zaraki était cloué au sol. Son adversaire était penché sur lui, le maintenant au sol en le tenant fermement au col. Il tenait son zanpakutô de la la même main. Le tranchant de la lame était à quelques centimètres de la gorge du capitaine.

- Mais on s'est assez amusés.

Zaraki réussit à la lui faire à l'envers. Il se dégagea habilement, et envoya valser le jeune homme d'un coup de pied en plein thorax. Celui-ci se releva fissa, essuya une trace de terre sur son masque et leva la paume vers le capitaine. Sa-pî était étendu au pied d'un arbre, assomé.

- Gran Rey Celo !

Le rayon décapita et arracha les arbres dans un rayon de soixante-dix mètres. Kenpachi, en ouvrant les yeux, se demanda par quel miracle il était encore en vie. Il comprit vite pourquoi. Une large fissure avait couru sur le masque de son adversaire, le fendant presque en deux jusqu'au centre. Comme de fait, il semblait fortement amoindri par cette subite perte.

- Kenpachi Zaraki, tu es infiniment chanceux. Je n'ai plus la force pour te vaincre. Je te laissera filer pour cette fois. Mais t'es pas mon objectif. Celui que je veux me faire, c'est l'autre rouquin et sa copine naine, tu vois ?

- Tu peux courir, Ichigo est pour moi !

Il se jeta sur lui, sabre en avant. Cependant, à deux ou trois mètres de sa cible, l'air se densifia sensiblement jusqu'à atteindre une densité toute proche de l'eau. Une eau impénétrable, aussi dure que de la roche. Une immense impulsion d'énergie spirituelle envoya Zaraki voler contre un arbre comme s'il n'avait pesé que quelques livres. Il s'approcha de lui, leva haut son zanpakutô, et l'enfonça profondément dans la chair de l'épaule.

- Je te laisse une marque pour pas que t'oublies, tu vois ?

Le capitaine retint un hurlement sauvage. Il tendit une main large comme une assiette vers son adversaire pour s'en saisir. Mais celui-ci s'esquiva aisément et s'en fut en courant dans les bois, aussi furtif qu'un feu follet. Kenpachi se releva douloureusement, se tenant fermement l'épaule gauche. Heureusement, la carotide n'avait pas été atteinte. Ou plutôt avait été sciamment évitée. Cependant, le sang s'écoulait en un flot vermeil qui tachait son kimono. Il envoya une demande de portail au Seireitei.


Unohana toqua à la porte de la chambre, et entra.

- Je t'apporte un remède, dit-elle.

- J'espère qu'il a meilleur goût que l'autre ! Tonitrua Zaraki.

Il était assis au milieu de la pièce, derrière une petite table, et écrivait tant bien que mal sur une feuille de papier. La calligraphie, ça n'était pas son truc.

Unohana posa le bol de bois sur la petite table, à côté des feuilles de papier vierge.

- Je peux ? Demanda-t-elle.

- Ouais, vas-y.

Elle s'assit à côté du géant et se reposa contre sa massive épaule encore valide. Elle ferma les yeux, pleine de satisfaction.

Commentaire de l'auteur 1. Le suffixe -pî accolé à la première syllabe du prénom donne un surnom affectif, à la manière du -chan. Ici, Kenpachi a utilisé le "sa" de "saru" (singe) pour confectionner ce sobriquet à usage de son compagnon simiesque.

2. Littéralement "pluie du loup d'argent". Certains y verront une référence à l'anime Wolf's Rain, que j'aime particulièrement.

Concernant le titre, c'est encore une fois un titre de The Black Eyed Peas qui m'a inspiré. Pour le prochain OS, je n'ai aucune idée de sujet.
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