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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1972 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Bleach

Au delà des limites Auteur: Moon Vue: 34313
[Publiée le: 2012-06-06]    [Mise à Jour: 2016-09-06]
13+  Signaler Romance/Drame/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 83
Description:
Une nouvelle menace plane au dessus de la ville de Karakura. Pour mettre la lumière sur cette affaire, la Soul Society envoie en mission sur terre le capitaine de la dixième division. L'accompagne sa vice-capitaine, Rukia, Renji, Ikkaku et Yumichika, déjà familiarisés avec le monde terrestre. Cependant, à peine arrivés sur terre, ils tombent dans une embuscade de taille et leur victoire semble compromise. Tandis que Rukia se dépêche de prévenir Ichigo Kurosaki de la situation, le capitaine Hitsugaya, dans un ultime assaut, dévoile une puissance encore insoupçonnée lourde de conséquences...
---------
Romance :
Toshiro/Karin
Ichigo/Rukia
---------
Ce récit prend place après l'arc des Fullbringers (donc attention aux spoils) et tient compte de quelques épisodes de l'anime.
Crédits:
L'univers et les personnages appartiennent tous à Tite Kubo, à l'exception de certains issus de ma propre création (ils seront précisés en début de chapitre lors de leur apparition).
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Les révélations d'un vieil homme

[5315 mots]
Publié le: 2016-04-26Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Bonsoir à tous !
Me revoilà avec un nouveau chapitre :) Alors, je tiens à rappeler que cette fiction prend place après l'arc des Fullbringers et ne colle donc évidemment pas avec les événements du dernier arc avec les Quincy. Je dis cela car je ne voudrais pas que vous cherchiez à faire des rapprochements, surtout avec les récents scans du mois.
Sur ce, bonne lecture !

Chapitre 30




Son corps glissait lentement vers les fonds obscures, appelé par l'abysse comme une caresse. L'eau glacée l'enveloppait de ses bras, étouffant même le silence sous son étreinte. Le temps filait à reculons. Toshirô ouvrit les paupières dans l'obscurité. Au loin sous ses pieds, ce qu'il lui apparut à des années lumières, se profilait un minuscule point blanc vaporeux. Pourtant, à mesure que son corps sombrait le point grandissait jusqu'à devenir une surface de glace lumineuse. Le jeune homme abandonna sa léthargie pour basculer et nager jusqu'à cet inconnu. Arrivé au terme de ses efforts, sa peau effleura la surface miroitante de ce cercle de glace, aussi large qu'une double porte. Qu'y avait-il de l'autre côté ? Quelque chose au fond de lui, lui disait qu'il détenait déjà la réponse à cette question. Toshirô colla son front contre la glace, ses orbes pers essayant de voir au-delà de la matière. Mais c'était peine perdu dans la mesure où la couche de glace devait se couvrir d'un manteau de neige trop épais pour distinguer quoi que ce soit. Du moins jusqu'à ce que des craquements sourds ne parviennent à ses oreilles et qu'une masse floue ne se présente au centre du cercle. Quelqu'un s'était arrêté au dessus de lui.

-Hyorinmarû !

Sorti de sa bouche, le nom de son zanpakutô s'étouffa dans les eaux sombres et froides. Pourtant, Toshirô fut certain qu'il avait entendu son appel car la silhouette indistincte s'épaissit. Elle s'était penchée près de la glace. On frotta même la surface et le capitaine s'attendit à tout moment à voir apparaître la tête épineuse du dragon. Hyorinmarû allait le reconnaître et lui ouvrir le passage. Après tout, c'était lui qui l'avait attiré vers les profondeurs, vers ce coin reculé de son esprit. Son zanpakutô avait quelque chose à lui montré. Peut-être alors comprendrait-il ce qui ne tournait plus rond chez lui.

La couche de neige se réduisait un peu plus à chaque nouveau frottement et bientôt, une main, puis un visage se dessina de l'autre côté. Toshirô plissa les yeux. Hyorinmarû pouvait-il avoir prit forme humaine ? Soudain, une paire d'yeux clairs, similaires aux siens, le dévisagèrent à travers la glace. Le choc le pétrifia plusieurs secondes sous l'eau. Non. C'était bien plus que cela. Ces yeux... étaient les siens. Ce visage et ces cheveux blancs aussi. Rien avoir avec un simple reflet. En effet, l'individu qui le surplombait arborait les mêmes caractéristiques physiques que lui à la différence que celui-ci pouvait s'enorgueillir de paraître plusieurs années de plus. Contrairement au jeune Toshirô resté interdit devant cette apparition, son lui plus âgé ne sembla en aucune manière surpris de se retrouver en la présence de son double. En fait, il le fixait avec une neutralité presque désobligeante. Au bout d'un moment, il se mit à remuer les lèvres. Mais de là où il se trouvait, le capitaine sous l'eau n'entendit que le silence feutré des abysses. La surprise passée, ce dernier frappa de sa paume la surface de glace qui demeura intacte.

-Eh !

Mais là encore, sa voix se perdit dans les eaux troubles. Dans sa poitrine son cœur se mit à battre avec tant de force que pour la première fois depuis qu'il s'était laissé couler au fond de l'eau, il se sentit le besoin désespéré de prendre une bouffé d'air. Alors qu'il se débattait furieusement contre la glace, une voix vrombissante le stoppa net dans ses remous.

-Ne gaspille pas tes dernières forces inutilement, tu es déjà de l'autre côté.

Toshirô se tourna brusquement et fit face à l’impressionnante masse serpentine du dragon de glace. Hyorinmarû le regardait fixement de ses yeux écarlates tandis que son corps continuait d'onduler derrière lui. Que voulait-il signifier par « tu es déjà de l'autre côté » ? Comment pouvait-il affirmait cela alors qu'il se tenait là devant lui ? Une peur primaire, de celles qui jaillissent de l'inconnu le submergea tout entier. Là encore le manque d'air lui fit défaut. Il ouvrit la bouche à la recherche d'oxygène mais l'eau glacé s'y engouffra à la place.

-Ne crains pas de mourir ici Toshirô.

Le jeune homme se retourna face à la glace recommençant à cogner. Pour la première fois, son double de l'autre côté réagit à sa détresse. Les traits fins et mâtures de son visage se froncèrent en une expression proche de la tristesse, quelque part entre la pitié et le regret. Il secoua la tête doucement, comme pour lui signifier qu'il avait tord de s'acharner.

-Cette glace ne se brise que d'un seul et unique côté, lui révéla Hyorinmarû qui s'était approché.

Toshirô cessa soudain toute activité. Progressivement sa détresse laissa place à la résolution. S'il était impossible de fendre la glace d'ici, pourquoi son autre lui n'essayait-il pas de l'aider ? L'esprit de son zanpakutô n'était plus qu'à une distance de bras et bientôt la main du capitaine se posa sur le museau glacé du géant.

-Montre-moi, pensa le jeune Shinigami. Dis-moi ce que je dois faire.

Hyorinmarû intercepta ses pensées.

-Je te l'ai dis : ne crains pas de mourir ici.

-Et que se passera-t-il ensuite ? Demanda spontanément le jeune homme.

-Nous renaîtrons ensemble.

-Quand ?

Le dragon laissa planer le silence sur cette interrogation. A la place, il leva le museau jusqu'au cercle gelé au dessus d'eux, là où continuait de les observer le Toshirô plus âgé. Le plus jeune secoua alors doucement la tête, ses cheveux nivéens balayant son front.

-Je ne peux pas attendre jusque là. Matsumoto est peut-être en danger au moment où nous parlons, il faut que j'y retourne. Mais pour ça j'ai besoin que tu me laisses reprendre le contrôle. Pourquoi ne me laisses-tu pas agir ?

Hyorinmarû rompit le contact avec la main de son possesseur.

-Bientôt il sera trop tard. Tu n'auras plus le choix.

-Que veux tu dire ? s'enquit le Shinigami alarmé par ces dernières paroles.

Mais Toshirô comprit qu'il ne l'entendait plus. En revanche, la voix vrombissante de l'esprit glacé continua de retentir dans les bas fonds.

-N'attend pas de mourir seul là haut car je disparaîtrais. Et tu subsisteras alors sous une forme qui ne t'appartient plus.

Brusquement, une vive lumière envahit tout l'espace. Toshirô se protégea de ses bras et entendit le rugissement de colère et de douleur du dragon de glace. Immergé sous l'eau, l'onde sonore l'étourdi avant de le traverser. Pourtant, le capitaine était persuadé que Hyorinmarû n'avait rien avoir avec ce phénomène.

Puis, happé par le chaos, Toshirô entrevit la Soul Society. Devant lui, un individu se tenait debout, figé dans la glace tandis qu'au sol, il reconnut le corps inerte de Rukia Kuchiki. L'instant suivant, il suffoquait à nouveau dans les abysses de son monde. La lumière aveuglante avait disparu tout comme Hyorinmarû et le cercle de glace derrière lequel il avait rencontré son double vieilli. Il ne restait plus que les horizons obscures et le froid. Un autre flash l'amena soudainement à voir défiler les paysages nocturnes du Rukongai. Il courait vite. Et chacun de ses bonds laissaient derrière lui un sillon de givre. Toshirô fit un effort colossale pour garder ses esprits. Ces vas et vient entre les mondes lui donnaient le vertige. Quelque chose d'étrange se passait à l'intérieur de lui. Prit d'une volonté brûlante de reprendre le contrôle sur son corps, il s'arrêta net dans sa course.


L'air était frais et une forêt de pin l'entourait. Il avait donc quitté la caverne. Mais quant à savoir où il se trouvait exactement, c'était une tout autre histoire. Que s'était-il passé ? Où était Matsumoto ? Et pourquoi son corps n'était plus que ce mélange de force et de douleur lancinante ? Le capitaine releva les mains près du visage. A la lueur de la lune entre les frondaisons, il ne vit qu'une peau blafarde et bleuis que la gelée blanche rendait mortuaire. Sa propre pression spirituelle le congelait littéralement. Le froid avait même fait se désagréger la semelle de ses sandales, laissant voir les bords osseux de ses pieds gelés. Nul doute que s'il se regardait dans un miroir, il ne verrait plus de lui qu'un reflet glacé. Son uniforme, au même titre que son écharpe couleur sapin, partaient progressivement en lambeaux de cristal.

Sur ce constat, Toshirô paniqua. Que devait-il faire ? Dans son état, alors que son reiatsu était en train de faire mourir la flore autour de lui. L'herbe sous ses pieds n'était déjà plus qu'un lit de givre et un à un les arbres se tapissaient de la même voilure blanche.

-Je dois retrouver Matsumoto, récita-t-il à haute voix pour se redonner confiance. Ensuite, je dois me rendre au Seireitei.

Que j'ai pourtant fui, songea-t-il. Au dessus de lui, le tonnerre se mit à gronder.

-Et personne ne t'écoutera, conclut-il.

Le jeune homme était parfaitement lucide. Revenir au Seireitei s'était mettre en danger sa population. Il serait alors abattu sur le champs par les membres du Gotei 13. Et s'il s'attardait ici, il subirait le même sort. Sa pression spirituelle était maintenant incontrôlable, on le retrouverait rapidement. Toshirô pensa à sa vice-capitaine, dont il ignorait tout du sort, et imagina son visage douloureux en train de le regarder. Il aurait voulu hurler, mais ce n'est qu'un murmure qui s'échappa de ses lèvres.

-Je se sais plus quoi faire Matsumoto.


*****


Karin patientait seule, dos contre le mur, dans l'arrière boutique d'Urahara. Recroquevillée sur ses genoux, elle triturait la manche de son gilet. Le chat noir lui avait expressément demander d'attendre devant ce qui ressemblait à un écran de télévision géant. Apparemment, Urahara allait prendre contacte avec elle d'ici peu. Mais cela faisait bien une heure qu'elle se tournait les pouces pendant qu'à l'extérieur des Hollows erraient en grand nombre dans le quartier. Elle sentait leur aura oppressante un peu partout autour du magasin. Yoruichi était parti voir se qui se passait mais n'était pas revenu depuis et Karin se demanda s'il n'avait pas finit croqué par ces créatures masquées. Dehors, il faisait nuit noir. Avec un peu de chance, le chat leur avait échappé grâce à son pelage charbon pour le camoufler.

La jeune fille recommença à triturer son gilet nerveusement quand l'écran géant se mit à grésiller. Elle se redressa subitement, le regard rivé sur le directeur du bazar coiffé de son éternel bob à rayures.

-Ravi de vous voir en si grande forme à cette heure tardive, mademoiselle Kurosaki.

Il l'avait salué avec un sourire poli, mais son ton réservé n'augurait rien de bon.

-Monsieur Yoruichi m'a raconté ce qui s'est passé, répondit-elle gravement. Toshirô a été arrêté l'autre jour et maintenant vous appelez mon frère en renfort. Que se passe-t-il ?

-Malheureusement, trop de choses pour vous le résumer en peu de mots, s'excusa Urahara.

-Mais je suis venue ici pour ça nom d'un chien ! Pour comprendre ! Pour aider ! S'emporta-t-elle. Vous m'avez dit un jour que vous arrangeriez tout ce qu'il faut si je venais vous le demander, alors me voici ! Je vous en prie, dîtes-moi que je peux faire quelque chose. Si ce n'est pas le cas, ne me laissez pas repartir sans nouvelles !

Le blond resta silencieux un instant avant de reprendre la conversation.

-Je m'attendais à une tel déclaration de votre part. Aussi, ai-je pensé que vous pourriez venir directement à la Soul Society pour mieux répondre à vos inquiétudes.

Karin écarquilla de grands yeux abasourdis. Elle s'était attendu à devoir redoubler d'arguments, pas à répondre à un consentement direct.

-Vous parlez sérieusement ?

-Absolument. Car en vérité, j'aurais potentiellement besoin de votre présence ici, au Seireitei. Je dis bien potentiellement.

Lorsque la stupéfaction se fut complètement dissipé de son visage, Karin se rengorgea de détermination.

-Dîtes-moi ce que je dois faire pour me rendre là-bas.

L'ex directeur du BDT se parât de son plus beau sourire et déclara :

-Quand elle reviendra, Yoruichi vous y conduira. Elle vous expliquera pour le Soul Converter et la traversée du Dangai.

Karin tiqua sur l'emploie du féminin concernant le chat. Mais ses interrogations prirent un sens nouveau lorsque la porte derrière elle s'ouvrit pour laisser entrer une femme à la longue chevelure violacée et à la peau cuivrée. Sa silhouette élancée s'accordait parfaitement à ses grands yeux de félin mordorés. Elle portait un justaucorps noir, moulant toutes ses courbes généreuses faisant largement ressortir sa carrure athlétique.

-Je suis là, pas besoin d'attendre, fit savoir l'intruse d'une voix assurée de femme mature.

-Ah ma chère Yoruichi, tu arrives à point ! Commenta Urahara. Comment se porte le monde réel ?

-La troupe d'Hiyori se charge de contenir l'assaut Hollows, l'informa l’intéressée. Rien de bien méchant si ce n'est leur nombre toujours élevé.

-Mmh... Je vois. Encore une diversion semble-t-il.

-Où un point de rassemblement spécifique, rétorqua-t-elle.

-Ta clairvoyance me surpassera toujours Yoruichi !

-Tss... Cesse tes flatteries Kisuke et retourne à tes affaires. J'arrive avec la petite et je compte bien te botter le derrière après ça.

Urahara prit un air choqué, sans se soucier de l'air ahurie de Karin qui comprenait maintenant que monsieur Yoruichi était en réalité une madame et que cette dernière ne tenait plus sur quatre pattes poilues mais bien sur deux longues jambes de femme bien humaine.

-Pourquoi cette envie soudaine de me botter le derrière ? S'inquiéta le directeur du bazar.

-Parce que tu le mérites, voilà tout ! Des jours que tu traînes à la Soul Society et c'est toujours la merde là-bas. C'est à se demander ce que tu fiches avec ta science.

-Ce que tu peux être mesquine parfois ma petite Yoruichi ! Se lamenta le blond la mine boudeuse. Notre première tentative avec le Shinyukyû à échoué, Ichigo va réessayer une nouvelle fois, ajouta-t-il plus sérieusement.

-Qu'est-ce qui a planté ?

Urahara ouvrit la bouche pour répondre mais s'interrompit. Il tourna la tête sur le côté de manière à regarder quelque chose d'invisible pour ses deux interlocutrices de l'autre côté de l'écran.

-Ce serait trop long à t'expliquer maintenant, dit-il au bout du compte. Je vous attends toutes les deux à la douzième division. Protège là, veux-tu ?

Il venait de désigner Karin qui continuait d'encaisser le choc de la métamorphose. Puis l'image tressauta jusqu'à redevenir noir et inanimé. Yoruichi se tourna vers la sœur du Shinigami remplaçant.

-Allez en route, jeune fille.

Karin releva ses grands yeux sombres encore stupéfait, ce qui finit d'exaspérer l'ex-commandante des services d'espionnage.

-Ne me fixe pas avec une tête pareille, j'ai fait l'effort d'enfiler une tenue avant de venir tu sais ? J'ai cru comprendre avec ton frère que vous êtes assez pudibond dans la famille.


*****


-Depuis quand savez-vous ?

L'homme qui venait de parler persistait à garder sont visage dans la pénombre. Mayuri Kurotsuchi n'en avait que faire de voir sa figure désormais. Il eut l'expression caricatural de ce qui tombe sous le sens.

-Disons... depuis cet instant grâce à votre question. Mes soupçons en revanche remontent à hier, lorsque vous vous êtes introduit dans la salle de commande pour faire dysfonctionner la vidéo-surveillance du Kûran où y était enfermé Hitsugaya. A part ça, j'étudie vos manigances depuis le jour où vous vous êtes emparé du Brumisateur spirituel que j'ai mis au point, celui qui permet de dissimuler temporairement la pression spirituelle de quiconque s'en asperge sur le corps.

Kurotsuchi se mit à glousser.

-Vous pensiez vraiment que je ne m'en apercevrais pas ? J'ai immédiatement fait le lien entre les Hollows absent de pression spirituelle et la disparition de mon Brumisateur. Il y avait même ma signature apposée sur l'Arrancar que l'équipe de cette vermine d'Hirako m'a apporté le mois dernier. Heureusement pour moi, je n'avais encore jamais sorti ce Brumisateur spirituelle du labo. Le comité n'aurait certainement jamais validé cette invention. Le Gotei 13 tient trop à suivre la trace spirituelle de ses officiers, c'est vraiment dommage. Au moins, ais-je évité d'être directement suspecté dans cette histoire. Quoi qu'il en soit, si j'en juge par la pression spirituelle des Hollows qui nous attaquent un peu partout, vous ne devais plus avoir une goutte de mon Brumisateur, je me trompe?

-Vous êtes bavard, fit remarquer son mystérieux vis-à-vis d'une voix égale.

-Et ce n'est là qu'une de mes nombreuses qualités, rétorqua Kurotsuchi dont le visage noir se fendit en un trait de dents éclatantes.

L'individu sortie de l'ombre et révéla son visage vieilli et à moitié défiguré.

-Je n'en doute pas, répondit celui-ci. Mais c'est à mon tour de parler capitaine Kurotsuchi. D'abord, permettez-moi de vous remercier car vous avez bien servi ma cause. Même si...

-Attendez attendez ! Les interrompit une voix claironnante depuis le couloir. Ne commencez pas les révélations sans moi !

Il y eut des « clacs » précipités provenant du couloir, laissant supposer des semelles en bois.

-Si ce n'est pas pour m'énerver ça..., persifla entre ses dents le capitaine de la douzième division qui se tourna agacé vers l'encadrement de la porte du laboratoire.

C'est alors qu'apparut un Urahara pantelant, une main plaquée contre son flanc droit, visiblement atteint d'un point de coté. Toutefois, il souriait. De la main gauche, il s'empara de son chapeau rayé et commença a s'éventer théâtralement.

-Il faut arrêter de construire tous ces laboratoires Kurotsuchi, la douzième division est en train de se transformer en véritable labyrinthe ! Se plaignit le nouveau venu. J'ai bien cru que je ne finirez jamais par te retrouver.

-La prochaine fois j'ajouterais des pièges si ça peut me permettre de me débarrasser de toi, répliqua le capitaine le plus sérieusement du monde.

-J'en prend note dans ce cas, répondit le blond.

-Tu n'avais pas un coup de fil à passer au lieu de me suivre ?

-C'est déjà fait ! Je t'ai vu t'éclipser et je me suis dit que tu avais sûrement des choses secrètes et intéressantes à faire.

-En effet, alors dégage tu nous déranges, lui lança Kurotsuchi de plus en plus inhospitalier.

-Kisuke Urahara, s'exclama enfin le vieil homme à la cicatrice. L'homme qui n'a eut de cesse de contrecarrer tous mes plans.

L'ex-directeur du BDT replaça son chapeau et l'inclina respectueusement sur la tête.

-Je suis flatté que vous connaissiez mon nom, mais je ne crois pas que nous ayons déjà été présentés.

-Temio Tsumada, répondit à la place le capitaine de la douzième division. C'est en tout cas sous ce nom là qu'il a été recruté ici. Un siècle plus tôt, il portait le nom de Imeto Tamadus et était professeur à l'académie Shin'o. Si l'on s'en tient à ce schéma là, on peut remonter des dizaines de noms jusqu'à...

-Meito Matsuda, acheva Urahara. Des anagrammes, bien sûr.

Son sourire se crispa.

-Et dire que c'est votre frère que nous traquions. Vous nous avez mené sur une fausse piste.

-La vice-capitaine Hinamori n'a fait que répéter ce que j'ai bien voulu lui révéler. Je crains cependant que Yue n'y soit allée un peu trop fort le temps que dura sa captivité. La pauvre fille était tellement fragile qu'elle n'a su que vous bredouiller quelques mots qui vous ont fait croire que mon frère était derrière tout ça.

-Hinamori n'est pas une fille fragile au sens où vous semblez l'employer, dit une voix grinçante derrière Urahara.

Ce dernier se retira pour laisser passer un homme à la coupe au carré, dont la frange était mal égalisée.

-Vous m'excuserez, je me suis permis d'inviter un ancien collègue à moi, voici Shinji Hirako, présenta l'homme au getas tout en s'écartant. Capitaine de la cinquième division.

Hirako entra dans le laboratoire, le regard sombre et menaçant dirigé vers Matsuda.

-Si Hinamori était incapable de formuler une phrase correctement c'est parce que vous avez donné l'ordre à Sayuki de la torturer, reprit Hirako accusateur. Au point qu'elle n'en puisse plus et perde connaissance. A cette heure, elle est toujours plongée dans le comas. Vous allez le payer cher.

-Votre ami à vos côtés se débrouillait pour retarder l'échéance, expliqua Matsuda faisant largement référence à Urahara. J'ai dû aller à quelques extrêmes je dois le reconnaître. Cette mise en scène avec votre vice-capitaine devait forcer l'arrestation de Toshirô Hitsugaya et j'y suis parvenue. Maintenant, j'ai réussi à le faire s'évader du Kûran et l'équilibre est sur le point de se rompre. Je vais enfin pouvoir achever l’œuvre de mon frère.

-Pourquoi ne vient-il pas l'achever en personne ? Demanda Urahara.

Le vieux Matsuda plissa imperceptiblement les yeux.

-Mais mon frère est mort. Il y a longtemps.


Il fit quelques pas sur le côté, se détournant des trois Shinigamis qui l'écoutaient. Ainsi, il se posta devant un aquarium cylindrique remplit d'une substance vaseuse en ébullition et contempla son reflet pour poursuivre.

-Il y a mille ans, j'étais encore un jeune garçon en plein apprentissage au sein même de l'institut spirituelle créée par Genryusai Yamamoto. Mon grand frère, Ryûko, était déjà diplômé depuis quelques années et s'était tourné vers la science spirituelle qui a cette époque ne relevait pas de la même importance aux yeux des dirigeants de la Soul Society. On le prenait pour un fou mais c'était un visionnaire incompris. Il avait entendu parlé des légendes qui entour la création des trois mondes : celui des Hollows, des humains et celui des âmes. Le mythe dit qu'à l'origine ces trois mondes n'en formaient qu'un. Le bien et le mal étaient des notions qui ne comportaient alors pas encore de sens. Une seule force régissait le monde alors. Et c'est ça que mon frère à découvert. Une chose qui serait à la source des pouvoirs du roi spirituel et que l'on appelle matière noire.

Hirako ne put s'empêcher d'éclater de rire.

-Je n'ai jamais rien entendu d'aussi fantaisiste! La matière noire ?! Une invention pour nourrir les spéculations d'idéologistes cinglé comme vous, oui !

A ses côtés, Urahara se plongea dans la réflexion.

-J'en ai vaguement entendu parlé, dit-il. Mais son existence n'a jamais pu être prouvé.

-Faux ! Ne pouvoir prouver l'existence d'une chose ne signifie pas pour autant qu'elle n'existe pas, fit remarquer Kurotsuchi dont l'expression se peignait de suffisance.

En réalité, le scientifique était trop content de savoir une chose qu'Urahara pouvait ignorer. C'est pourquoi il poursuivit sur le même entrain dédaigneux :

-Contrairement à toi, je suis ouvert au hypothèses extravagantes que personne n'a su démontrer. Et j'ai eu mon lot de réponse. Pour quelqu'un qui est allé aussi loin dans la matérialisation du Hogyokû, tu me déçois Urahara. Les deux sont pourtant intimement lié.

-Contrairement à toi, Kurotsuchi, Kisuke à un grain de bon sens, signala le Vizard que le ton méprisant du scientifique insupportait.

-Je ne communique pas avec les gens étroit d'esprit, riposta l'intéressé.

-Connard!

-Quel rapport a la matière noir avec le capitaine Hitsugaya ? Questionna aussitôt Urahara à l'adresse du vieil homme de la douzième division.

Il n'avait pas bougé et continuait de fixer son reflet. Il poursuivit alors son récit, comme s'il n'avait jamais était interrompu.

-Ryûko l'a trouvé sous sa forme la plus pur et a commencé a expérimenter son potentiel. Il en a déduit qu'elle libérait les flux spirituelles et que pour un Shinigami, cela signifiait accroître son pouvoir de manière exponentiel. Mais il s'est rapidement rendu compte que tout le monde ne pouvais pas prétendre au pouvoir de la matière noire. Une fois absorbée, la plupart des âmes implosaient sous son attraction. Une minorité pouvait s’enorgueillir d'avoir réussit à la supporter mais à un prix coûteux... Et enfin, il y avait un dernier cas de figure. Une personne qui n'avait alors pas encore atteint une maturité suffisante pour comprendre jusqu'où son pouvoir l'emmènerait. Une force scellée mais bien réelle. Au point qu'une fois libéré de ses entraves et transcendée par la matière noire elle soit capable de briser les frontières de son âme et l'équilibre des mondes que vous chérissait tant. Je fus cette personne là, cet enfant, autrefois.

Matsuda finit par se retourner vers ses trois interlocuteurs restés attentifs.

-Et aujourd'hui, Toshirô Hitsugaya se révélait être le candidat idéal pour prendre ma relève. Comme lui, je montrais des aptitudes exceptionnel pour mon âge quand j'étais à l'académie. Je développais mon pouvoir bien plus vite que les autres étudiants Shinigami tout en sentant au fond de moi que je ne grattai en réalité qu'une infime part de ma force véritable. Mon frère le savait et à expérimenté la matière noire sur moi, certain qu'elle libérerait tout mon potentiel. Mais ça ne s'est pas vraiment passé comme il l'espérait. Alors il ma poussé jusque dans mes derniers retranchements et j'ai finit par franchir la limite imposé par mon zanpakutô. La matière noire s'est nourrit de mon pouvoir et j'ai finit par devenir incontrôlable. Mais je possédais une force sans commune mesure grâce à elle, révélant ainsi ma vrai nature. Voyez vous, j'étais devenu une porte sur la vérité de l'univers. Les flux spirituelles amenaient les mondes à converger vers moi. Je prouvais ainsi que mon frère avait raison : que les frontières n'existent pas, que l'équilibre est une illusion inventé par les hautes sphères du monde spirituel pour mieux nous contrôler !


Soudain, Matsuda se crispa l'air contrarié. Urahara profita de cette intermède pour échanger un regard entendu avec Hirako. Ce dernier maintenait sa main prête sur la poignée de son zanpakutô. A leur côté, le capitaine de la douzième division apparaissait beaucoup plus détendu. En fait, il n'avait même pas cligné des yeux tout le temps du récit, le faisant ressembler à un magnétophone humanoïde quelque peu effrayant.

-Le Gotei 13 de l'époque s'en ai mêlé, reprit Matsuda ulcéré. J'ai été gravement blessé par les flammes du commandant Yamamoto. Nous n'étions pas préparé comme il faut. Mon frère ma sauvé au prix de sa vie et m'a fait promettre de continuer après lui. Mais à mon réveil, je n'avais plus aucun pouvoir, plus de zanpakutô et Ryûko était mort. Il m'a laissé la matière noire en héritage afin de redonner au monde son véritable visage. On m'a cru mort et j'en ai profité pour changer d'identité. J'ai longtemps poursuivi les recherches de mon frère, faisant mes propres expériences et j'ai fini par me retrouver professeur à l'institue Shin'o afin de chercher mon digne successeur. Mais les décennies, les siècles ont passé et j'ai commencé à croire qu'un tel individu ne réapparaîtrait jamais après moi. Jusqu'au jour où j'ai fait la connaissance de Yue Sayuki.

Le vieil homme se mit à tapoter nerveusement contre la poche de sa blouse, ce qui n'échappa guère au regard d'Urahara. Il porta à son tour la main sur la poigne fine de Benehime.

-Une petite surdouée, expliqua Matsuda. Mal dans sa peau, mais crainte par ses professeurs au même titre que ses camarades. J'ai cru que ce serait elle. Mais je m'étais trompé. Cela dit, j'ai donné un sens à son existence et je l'ai rendu plus forte grâce à la matière noire. Son âme a su l'assimiler... J'ai eu un regain d'espoir après ça et ma patience a été récompensée.

Il sourit. Ses rides n'avaient encore jamais autant froissé son visage et son œil meurtri, au centre de la cicatrice, disparut dans les plis de sa chair fripée.

-Il y a quelques années de ça, j'ai été intégré au département des recherches de la douzième division et j'ai eu vent des aptitudes exceptionnelles d'une toute jeune recrue au sein des treize divisions : Toshirô Hitsugaya. Mais au lieu de me précipiter comme je l'ai fait avec Yue, j'ai pris mon temps pour l'observer cette fois. Plusieurs années durant. Ce n'est que lorsqu'il est passé capitaine que j'ai commencé à élaborer un plan. Seulement, le garçon était beaucoup trop intègre et trop empêtré dans les filets du Gotei 13 pour espérer le rallier à mes idéaux de refaçonner le monde. Notre brève entrevue dans le Kûran me la encore prouvé, ajouta Matsuda dans une sorte d'aparté.

Il soupira.

-Dans le même temps, l'affaire Aizen a éclaté au grand jour. Je dois dire qu'il m'a inspiré à défaut de prétendre partager ses desseins. Le Seireitei avait les yeux braqué sur lui et moi j'en ai profité pour peaufiner mes affaires dans l'ombre. Aizen ayant finalement été arrêté l'année suivante, j'allais pouvoir mettre en place ma stratégie.

-Vous avez fait en sorte que le capitaine Hitsugaya soit envoyé dans le monde réel pour mettre un terme à l'attaque massive de Hollows sur les collines de Karakura, réagit Urahara qui joignait les bouts. Attaque que vous avez organisé dans le but de lui faire franchir la limite de ses pouvoirs.

-Il a réagi au-delà de mes espérances. Il ne me restait plus qu'à lui faire absorber la matière noire.

-Le soir même, lorsque vous avez envoyé Sayuki le trouver dans la maison d'Ichigo Kurosaki, comprit le blond consterné. Alors, elle avait réellement eut le temps de s'en prendre à lui.

-Yue m'a raconté que ça avait été un jeu d'enfant ! Jubila presque le vieillard d'une voix qui se fêla sur la fin. Il n'y avait qu'une humaine, une adolescente pour s'interposer entre elle et sa cible, s'esclaffa Matsuda. La suite de l'histoire, vous la connaissez je crois.

-Il existe encore quelques points qui me paraissent obscures et tracassants, fit savoir l'homme aux getas. Néanmoins, le temps presse et vous avez suffisamment parlé pour le moment.

Hirako tira son zanpakutô de dessous son haori et vint forcer Matsuda à capituler.

-Cela ne sera pas nécessaire, déclara posément ce dernier. Comme je vous l'ai dit, je n'ai plus de pouvoir, ni même de sabre pour me défendre depuis des siècles. Je suis vieux et las de ce monde. En fait, j'attends comme vous que commence la nouvelle ère. Soyez reconnaissant. Pour ma part, j'ai attendu mille ans.






Commentaire de l'auteur Voilà ! Chapitre un peu (beaucoup) long en explication sur la fin et qui ne doivent pas être forcément très claires étant donné que j'ai mis en pause cette fiction durant un an. Même pour moi, ça a été compliqué de me retrouver dans mes idées. Les notes que j'avais laissées étaient écrites en patte de mouche sur des feuilles volantes, un vrai cauchemar ! Alors si jamais quelque chose ne serait pas clair pour vous, n'hésitez pas à me le demander, j'essayerai d'y répondre de mon mieux.
En espérant que ce chapitre vous ai quand même plus, je vous dis à la prochaine pour la suite !
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