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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1972 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Bleach

Au delà des limites Auteur: Moon Vue: 34314
[Publiée le: 2012-06-06]    [Mise à Jour: 2016-09-06]
13+  Signaler Romance/Drame/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 83
Description:
Une nouvelle menace plane au dessus de la ville de Karakura. Pour mettre la lumière sur cette affaire, la Soul Society envoie en mission sur terre le capitaine de la dixième division. L'accompagne sa vice-capitaine, Rukia, Renji, Ikkaku et Yumichika, déjà familiarisés avec le monde terrestre. Cependant, à peine arrivés sur terre, ils tombent dans une embuscade de taille et leur victoire semble compromise. Tandis que Rukia se dépêche de prévenir Ichigo Kurosaki de la situation, le capitaine Hitsugaya, dans un ultime assaut, dévoile une puissance encore insoupçonnée lourde de conséquences...
---------
Romance :
Toshiro/Karin
Ichigo/Rukia
---------
Ce récit prend place après l'arc des Fullbringers (donc attention aux spoils) et tient compte de quelques épisodes de l'anime.
Crédits:
L'univers et les personnages appartiennent tous à Tite Kubo, à l'exception de certains issus de ma propre création (ils seront précisés en début de chapitre lors de leur apparition).
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Interventions simultanées

[5022 mots]
Publié le: 2015-02-16Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Me revoilà, héhé !
Et je vous souhaite une bonne lecture pour ce chapitre 28 :)

Chapitre 28



-Tss... Avec cette alarme à l'extérieur on ne s'entend même plus penser, grogna Mayuri Kurotsuchi. J'avais pourtant demandé à cette bande d’incompétent de faire insonoriser mon laboratoire !

Il visionnait un écran gigantesque de données et d'informations, ses grands yeux fixent semblant s'extraire de leur orbite. De ses ongles surdimensionnés, il pianotait avec dextérité sur les touches de ses machines, sous l'assistance docile de sa vice-capitaine. C'est alors qu'une voix féminine, froide et désincarnée, résonna dans le laboratoire : « Analyse terminée ». Mais le scientifique, resté imperturbable devant son écran, n'accorda aucune considération à cette dernière annonce. A l'inverse, Nemu remua pour la première fois la tête après plusieurs heures d'immobilités totales et silencieuses.

-L'analyse complète du zanpakutô de Yue Sayuki vient de s'achever, seigneur Mayuri.

Pour toute réponse, l'intéressé lui accorda un regard dédaigneux qu'il ponctua d'une réplique cinglante :

-Depuis quand t'ai-je ajouté une fonction « perroquet » ?!

Il se pencha sur elle à la manière d'un ours face à une proie sans défense, son physique délirant ne faisant que renforcer sa posture menaçante.

-Si tu ne me serres qu'à répéter les informations de mes autres machines, autant tout de suite te jeter à la casse.

-Pardonnez-moi, seigneur Mayuri, répondit-elle avec courtoisie comme si elle s'excusait d'avoir simplement éternué.

-Maintenant cesse de m'importuner, petite idiote ! Et dépêches-toi d'aller me chercher le résultat des analyses.

-Tout de suite, seigneur Mayuri.

Sur ces mots, elle prit congé. Néanmoins, le scientifique ne resta pas seul bien longtemps. En effet, la porte du laboratoire s'ouvrit presque aussitôt à la volée faisant apparaître le troisième siège de la douzième division : Akon. Son front, serti d'étranges pointes de corne naissantes, perlait de sueur et dégoulinait jusque sous son menton étriqué. Il paraissait livide, même tendu, au point qu'il fut surprenant de voir ses mâchoires se délier pour annoncer d'une voix mal assurée :

-L'invasion de Hollow s'est étendue jusque dans le monde réel.

-Intéressant... Coassa Kurotsuchi. Et c'est tout ce que tu avais à me dire ? Ajouta-t-il contre toutes attentes.

Akon ne put réprimer sa perplexité.

-Mais... Capitaine ! Vous ne pouvez décemment plus vous murer dans votre laboratoire en faisant mine d'ignorer ce qui est en train de se passer ! Quelqu'un est en train de détourner...

-Tu me prends pour un ignare ? Bien sûr que quelqu'un s'amuse avec la technologie de notre division. Je le sais depuis un bon moment.

-Pourquoi ne pas réagir dans ce cas ?! Pourquoi laissez-vous cet intrus disposer de notre système sans rien faire !?

-Sans rien faire ? S'étonna le capitaine d'une sonorité inquiétante. C'est évident pourtant, non ?

Quand le directeur du BDT se retourna vers lui, Akon eut la très nette impression d'avoir loupé l'occasion de se taire. Il savait déjà de quelle façon son capitaine abordait les choses, même si cela pouvait leur causer le plus grand tort.

-Où serait le plaisir d'un scientifique s'il ne se gardait pas le privilège d'observer un sujet intéressant avant de le détruire ? Demanda-t-il un sourire terrifiant collé sur son visage bicolore.






-Voie de liaison 81 : Dankû ! Scanda Rangiku de toute la force de ses poumons.

Un mur translucide vint brutalement se dresser entre la Shinigami et le groupe d'individus rassemblé sur le pas de la caverne. Aucun d'entre eux ne sembla s'alarmer de l'hostilité avec laquelle la jeune femme avait réagi. Tous gardaient une attitude calquée sur leur chef, légèrement imposé en tête d'escouade et qui conservait un calme inébranlable, quasi statuaire. Ce fut à peine si l'ont pu percevoir le plissement de ses paupières, derrières lesquels une paire d'yeux noirs impénétrables examinait la vice-capitaine, essoufflée de l'autre côté du mur protecteur.

-A défaut de me répéter, nous ne sommes pas venu ici à des fins belliqueuses. Laissez-nous passer sans opposer de résistance et aucun mal ne vous sera fait, déclara-t-il posément.

-Vous commettriez une terrible erreur en...

-Nous répondons à la volonté des 46 de Chuô, la coupa l'individu d'un ton péremptoire. Et croyez bien que nous mesurons l'ampleur de la situation. C'est vous qui êtes en train de commettre une erreur. Croyez-vous votre sortilège capable de résister au Corps des Nécromanciens, nous qui sommes experts en arts du Kidô ?

Cette remarque, bien que pertinente, ne parvint pas à la faire capituler. Le chef des Nécromenciens soupira doucement et s'avança sans brusquerie à proximité de la barrière protectrice érigée par la vice-capitaine.

-C'est remarquable, même pour un individu de votre rang, de pouvoir employer un Dankû sans incantation, ajouta-t-il. Je vous aurais même félicité s'il n'était pas de ce fait aussi friable.

Le mur translucide éclata en morceaux comme un miroir brisé au simple contact de sa paume. Suite à cette action, Rangiku recula de plusieurs pas, une main posée sur la poignée d'Haineko. S'ils insistaient elle n'hésiterait pas à se battre, franchissant peut-être alors le point de non-retour. Mais la détermination qui l'animait la préservait de toute forme de doute. Non, l'abandon n'était pas une option.

La plupart des hommes issus du corps des Nécromenciens commencèrent à réagir mais furent immédiatement interrompu par la main levée de leur commandant qui leur intimait de rester en retrait.

Le grand maître en kidô s'avança alors doucement, son long manteau bleu marine se fondant dans la nuit. S'il ne possédait pas la même carrure impressionnante que son prédécesseur, Tessai Tsukabishi, il était au moins aussi grand que lui. Ses cheveux sombres, noués en chonmage* lui donnaient une allure de guerrier avisé et calculateur.

La Shinigami savait bien que sa défense était moindre. Tout ce qu'elle pouvait espérer de sa lutte, c'était gagner un peu de temps. Elle jeta un regard discret en direction du fond de la grotte, là où la petite silhouette de son capitaine continuait sa transe méditative sans peut-être même se douter de l'inconfort de leur situation.

-S'il vous plaît, soyez raisonnable, reprit l'homme du même ton calme. Vous êtes blessée et désorientée par les récents événements qui vous assaille. Je peux comprendre votre confusion...

-Je ne suis victime d'aucune confusion, rassurez-vous. Mais mon devoir est ici, à ses côtés.

-Bien avant le capitaine Hitsugaya, votre devoir tend envers la Soul Society. Ne l'oubliez pas, rétorqua-t-il plus fermement. Si vous deviez faire un choix d’allégeance, celui-ci devra donc se porter sur ses plus hauts dirigeants que sont les 46 de Chuô. Ils exécutent le pouvoir judiciaire de ce monde et répondent directement aux exigences de la famille royale.

-Vous m'avez mal comprise..., murmura presque Rangiku. Là, tout de suite, me fiche de mon devoir de vice-capitaine ou même de celui de Shinigami.

Le chef des Nécromenciens resta un instant à la considérer silencieusement avant d'incliner le menton d'un air désolé.

-Je vois, vous parler de devoir envers votre cœur.

Il expira bruyamment.

-C'est louable et regrettable à la fois, acheva-t-il.

C'est alors qu'il redressa subitement la tête, les mains tendues en avant dans une succession de signes étranges à la fin desquels il clama d'une voix de stentor :

-Première technique de destruction : Shô ! (poussée)

La vice-capitaine n'eut pas le temps d'anticiper sa manœuvre et se sentit soudain propulsé en arrière jusqu'à percuter la pierre froide de la caverne. Et froide, celle-ci l'était vraiment. Elle s'était écroulée à deux pas de son supérieur qui dégageait une aura si glaçante que l’atmosphère en était infectée. C'était exactement comme ce fameux soir où elle était venue le trouver chez lui, quelques heures à peine après leur première rencontre devant un petit magasin du premier district.

Elle prit soudain conscience qu'Haineko lui avait échappé des mains, la laissant complètement démunie face au corps des Nécromenciens à présent déployé sur toute la largeur de la grotte. Chacun d'eux avait formé au creux de leur main une flamme spirituelle, éclairant leurs visages fermés d'un inquiétant halo rougeoyant.

-Croyez-bien que je regrette, déclara le grand maître.

Ce dernier posa ses orbes sombres sur le jeune capitaine de division, resté immobile devant son sabre. Il observa un instant les stigmates bordés de givre lui parcourant la peau ainsi que les fluctuations erratiques de son reiatsu glaçant. Pendant une fraction de seconde, Rangiku eut l'espoir fou de le voir renoncer. Mais le chef des Nécromencien s'exclama :

-Neutralisez-le.

-Non !

Dans une action inconsidérée, la vice-capitaine bondit en avant, faisant barrage de son corps. En revanche, ce n'est pas face à un assaut de sortilèges qu'elle s'écroula, mais en se cognant contre une immense masse informe qui venait subitement d'émerger des ombres.

-Il me semble que la dame a dit « non ».

Le corps des Nécromanciens cessa toute mise en œuvre, effaré devant l'apparition soudaine du capitaine de la huitième division, Shunsui Kyoraku, à présent totalement défait de l'obscurité. Ce dernier se tourna vers la jeune femme qui, à terre, le fixait avec autant de stupéfaction. Il lui tendit une main secourable dont elle se saisit non sans incertitudes. Que signifiait sa présence ici ?

-Capitaine...

-Je ne peux pas rester indifférent à la détresse d'aussi sympathiques collègues surtout si l'un d'eux est une jolie femme, lui répondit d'un sourire facétieux le capitaine au chapeau de paille comme s'il avait pu déchiffrer sa question silencieuse.

Puis il fit à nouveau volte-face sans toutefois menacer les nécromanciens d'une arme.

-Alors ? Et si nous essayons de résoudre calmement les choses, mh ? suggéra-t-il affable. Je suis certain que l'on peut trouver un arrangement. Et si possible, hors de cette caverne lugubre.

-Vous avez conscience de ce que vous êtes en train de faire, capitaine Kyoraku ? Demanda le grand maître le ton bien moins cordial. Vous vous opposez aux directives de la Soul Society.

-Oui ça je le savais déjà avant de venir ici, merci, répondit le capitaine en inclinant respectueusement son chapeau. C'est justement le but de ma visite. Voyez-vous, je n'aime pas beaucoup aller contre les ordres mais je supporte plus mal encore l'injustice. Et mon jeune collègue derrière moi mérite bien que j'intervienne en sa faveur.

-Un capitaine de division ne peut pas se permettre de perdre la maîtrise de ses pouvoirs. L'injustice n'a pas sa place dans cette affaire où la sécurité prime sur la tolérance. Ce garçon est une vraie bombe à retardement.

-En effet, s'exclama une nouvelle voix depuis l'entrée de la caverne. C'est pourquoi le sortir de sa transe maintenant serait non seulement dangereux mais aussi, pardonnez les mots, excessivement stupide.

Le soulagement ressenti par Rangiku de voir enfin apparaître le directeur du bazar fut si intense que ses jambes plièrent comme deux bâtons de guimauves. La tension, le stress et les craintes de ces dernières heures d'attentes étaient retombées d'un seul coup, la faisant choir au sol. Le capitaine de la huitième division vint s’accroupir près d'elle pour lui tapoter le dos avec bienveillance, ne comprenant que trop bien son malaise, d'autant plus qu'elle semblait à bout de forces.

Le grand maître se retourna vers le nouveau venu, sans paraître véritablement surpris.

-Vous parlez comme si vous, vous étiez en mesure de maîtriser la situation, Kisuke Urahara, répliqua le grand-maître, une pointe d'ironie dans la voix.

-Parce que c'est le cas.

L'assurance avec laquelle lui répondit le blond le désarçonna quelque peu. Et bien qu'il semblât réévaluer mentalement la situation, il rétorqua comme si de rien n'était :

-La chambre des 46 vous a explicitement demandé de vous retirer de cette affaire. Elle a fermement rejeté votre proposition. L'expérience que vous voulez tenter est d'une telle absurdité que...

-C'est vrai, je dois bien le reconnaître, concéda l'ex-capitaine de la douzième division en l'interrompant. Mais...

Urahara posa son regard sur Toshirô dont l'aura prenait largement possession des lieux à présent. Hyôrinmaru présentait-il la menace planer au-dessus de son possesseur ? Auquel cas, rester à proximité risquait de déclencher un désastre. Un seul coup d’œil au capitaine Kyoraku lui suffit pour comprendre qu'ils étaient sur la même longueur d'onde.

Dans ce cas il ne manquait plus que la présence d'Ichigo pour parfaire sa manœuvre. Il savait ce dernier arrivé à la Soul Society, mais son retard devait de toute évidence s'expliquer par la récente invasion d'Hollows descendus sur le Seireitei.

-Pourrions-nous finir cette conversation à l'extérieur ? Proposa le blond. Comme vous pouvez le constater, le capitaine Hitsugaya ne risque pas de vous fausser compagnie dans l'instant.

Le grand-maître le dévisagea durant plusieurs secondes qui parurent interminables pour Rangiku. Elle sentait comme un fil invisible entre les deux hommes, tendu à l'extrême, sur le point de rompre. Toutefois, Urahara traînait avec lui une certaine réputation, doublé d'une éloquence peu commune. Peut-être que le chef des Nécromanciens serait alors assez curieux pour se laisser persuader de prendre le temps de l'écouter. Et c'est au bout de ce silence insoutenable que le verdict tomba :

-Je suis navré. Le temps n'est plus à la discussion désormais... Bakudô n°41 : Asahikôshô ! (Morsure du soleil levant).

Une forte détonation retentit et un flash de lumière aveuglante enveloppa toute la caverne. Urahara s'éjecta à temps à l'extérieur tandis que Kyoraku, bloqué à l'intérieur avec les deux hauts gradés de la dixième division ne put contrecarrer à temps le sortilège. Certes, ce dernier n'était pas de nature destructrice. Mais pour Kyôraku, il s'agissait là d'une tactique bien ingénieuse de la part du Nécromancien en chef.

Ses membres étaient complètement paralysés et derrière lui, Rangiku souffrait du même inconfort car elle aussi avait été surprise par la lumière blanche. Si lors d'un affrontement, cette technique ne laissait qu'une toute petite marge de manœuvre à l'adversaire pour attaquer, nul ne savait combien de temps la paralysie pouvait durer lorsque ce même sort était émis par le chef des Nécromanciens en personne.

-Nous voilà dans de beaux draps, tenta de plaisanter le capitaine qui ne pouvait plus que remuer les lèvres.

-Que peux-t-on faire !? S'enquit Rangiku qui observait impuissante les Nécromanciens les contourner afin de s'organiser autour de son supérieur.

-Compter sur nos deux jokers ici présent, répondit-il sur le ton de l'évidence.

-Nos deux... ?

Apparurent alors simultanément Kira et Hisagi, leur zanpakutô posé à revers sur l'épaule. De plus, une expression étrange habillait leur visage alors qu'ils regardaient Matsumoto. Une expression à mi-chemin entre la joie et l'urgence.

-La prochaine fois que tu veux te faire passer pour morte Rangiku, arranges-toi pour nous inviter à une dernière soirée arrosée avant ton départ, déclara Hisagi.

-Oui, histoire qu'on soit suffisamment saoul le lendemain pour éclater de rire lorsqu'on nous annoncera que tu t'es faite exploser avec l'ennemie, ajouta Kira qui souriait véritablement derrière sa longue frange blonde.

Sur le coup de l'émotion, les mots manquèrent à la Shinigami. Elle les dévisageait tout deux avec un mélange de honte et de gratitude, espérant que cela soit suffisant pour leur demander pardon. Pour quelqu'un qui détestait que ses proches la quittent sans rien dire, c'était vraiment malhônnete de sa part d'être partie sans même leur faire un semblant d'adieu.

-On prendra le temps de discutailler plus tard, les jeunes, les interrompit Kyoraku. Si je ne m'abuse, nous sommes en plein milieu d'une mission sauvetage.

-Oui, c'est vrai ! Commença Kira en s'approchant de l'imposant capitaine.

-Ah non, l'arrêta ce dernier tout sourire. Comme dirait ce vieux dicton humain : les femmes et les enfants d'abord !

-C'est risible de votre part, ne put s'empêcher de souligner Rangiku tandis que le vice-capitaine de la troisième division fonçait déjà vers les Nécromenciens regroupé autour de Toshirô.

Hisagi se chargea d'évacuer la jeune femme, restée pétrifiée par le sortilège. Dans ses bras, Rangiku n'avait de cesse de protester. Elle ne pouvait voir ce que les nécromanciens faisait subir à son supérieur mais les décharges spirituelles qu'elle sentait se disperser dans l'air ne lui disaient rien qui vaillent.

-T'inquiète pas pour ça, voulut la rassurer le vice-capitaine de la neuvième division. Kira se charge de les arrêter.


Mais à peine eut-il dit ces mots que le concerné fut catapulté hors de la caverne, passant comme un boulet de canon à leurs côtés. Hisagi se dépêcha de se rendre auprès de son camarade à terre, le corps fumant jusque sous la plante des pieds.

-Rien de casser, ça va ?! Que s'est-il passé ?

-Ils sont fort..., dit-il une main sur le thorax et l'expression douloureuse.

-Et mon capitaine ?! Le pressa Rangiku.

-Ils se servent d'une pratique du kidô que je ne connais pas. Mais quoi qu'ils fassent, j'ai l'impression que ça ne fait qu'empirer les choses...

Cependant, Kira du couper court à son analyse lorsqu'un tourbillon d'éclairs bleus éclatants s'abattirent à une dizaine de mètres de leur position. Se mettant à couvert, ils ressentirent malgré tout l'incroyable puissance de l'onde de choc les traverser et furent propulsés sur plusieurs mètres en avant. Hisagi qui continuait de maintenir fermement la Shinigami entre ses bras fit de son mieux pour la protéger.

L'attaque ne leur était pas destinée. En réalité, celle-ci provenait du grand-maître suspendu plus loin dans les hauteurs de la nuit et visait directement le directeur du bazar. Ce dernier, replié derrière un bouclier spirituel proche d'un amas roche se contenta de sourire.

-Je reconnais bien là la didactique de Tessai. C'est vraiment drôle.

-Je trouve désolant pour ma part que notre ancien maître ait ainsi révélé toutes les ficelles de notre art de combat à quelqu'un d'aussi peu respectueux de nos usages, répondit son vis-à-vis d'un air maussade.

Celui-ci fit une nouvelle fois apparaître une déferlante d'énergie spirituelle entre la paume de ses mains et le directeur aux getas dû redoubler d'efforts pour déjouer l'offensive. D'un bon sur la paroi rocheuse, il força une ouverture remontant le long du faisceau telle une comète en train de caresser l’atmosphère terrestre avant de s’enflammer.

-Impossible !

Mais Urahara parvenait bel et bien indem au bout de son ascension le regard brûlant de détermination, ses lèvres sur le point sceller sa riposte :

-...le sifflement de lances résonne dans la forteresse vide ! Technique de destruction numéro 63 : Raikôhô ! (canon d'éclairs rugissants).

-Haïen  (flammes de bannissement) ! Eut tout juste le temps de s'écrier son opposant.


L'explosion qui suivit eut de quoi faire pâlir Hisagi qui observait la scène.

-Ça craint, commenta-t-il.

Dans ses bras, la vice-capitaine de la dixième division se mit à tousser bruyamment, rapportant son attention. Elle semblait reprendre peu à peu l'usage de ses membres, bien que ses mouvements conservaient encore une certaine raideur. Il la posa à terre, Kira déjà agenouillé prêt d'elle. Dans un ultime haut-le-cœur, la Shinigami régurgita une impressionnante quantité de sang sous le regard inquiet de ses deux homologues.

-Ça va, je vais bien ne vous en faites pas, dit-elle sans qu'elle ne puisse toutefois contenir ses tremblements.

Kira passa ses mains par-dessus le corps de la jeune femme, se rappelant à ses anciennes fonctions de soldat de la quatrième division. Son expression se durcissait à mesure qu'il établissait son diagnostic.

-Tu as plusieurs organes endommagés, conclut-il la mine sombre.

-Tu peux y remédier ? Demanda alors Hisagi.

-Je peux améliorer ça mais il me faudra un peu de temps.

-Ok, dans ce cas, emmène-là à l'abri dans le district et soigne-là de ton mieux, répondit aussitôt le brun. Pendant ce temps, je retourne aider le capitaine Kyoraku à l'intérieur de la caverne.

-Non ! Protesta Rangiku. Prodigue-moi les soins sur place, s'il te plaît...

Son ton était suppliant et tout deux connaissaient ses motivations. Sous ses doigts, elle serrait contre sa poitrine un bout de l'étoffe blanche de son capitaine comme si le lâcher équivalait à le perdre pour de bon. Cela leur faisait mal d'assister à sa détresse. Cependant, ils ne céderaient pas à sa requête. Ici, elle était en danger.

Sans plus attendre, Kira la souleva de force et quitta la zone de combat d'un shunpo. Son camarade greffé d'un soixante-neuf sur le visage, fit de même en direction de la caverne.




-On y est ! Clama Renji lorsqu'il vit enfin se dessiner les contours du 23ème district à l'horizon. Le signal provient de ces montagnes plus loin.

Ichigo, qui jusqu'à présent se tenait en fin de fil, accéléra l'allure pour devancer ses deux compagnons. Il devait régler l'affaire au plus vite pour pouvoir retourner sans attendre au Seireitei victime de l'invasion d'Hollows. Peut-être n'était-il pas indispensable à la défense comme l'avait si bien souligné Byakuya plus tôt mais un mauvais pressentiment le taraudait.

-Dépêchons-nous, les pressa-t-il tandis que Rukia et Renji s'échangeaient un regard.

A près de cent mètres de leur objectif, les trois Shinigamis effectuèrent une halte entre les rochers sous l'initiative de Rukia.

-Pourquoi veux-tu qu'on s'arrête ? S'impatienta le roux.

-On ne s'immisce pas dans un combat sans un brin d'observation, grand sot.

En effet, au loin deux silhouettes s'affrontaient dans un duel où éclairs de lumière et explosions en tous genres faisaient rage. Leur vitesse de déplacement était des plus impressionnantes et aucun d'eux ne semblait pour le moment prendre l'avantage sur l'autre. D'un autre côté, ils n'étaient pas présents depuis suffisamment longtemps pour en juger. Renji fut le premier à identifier à haute voix les opposants.

-Je crois qu'Urahara est en train d'affronter Genjirô Ichinose.

-Le chef des Nécromanciens ? Celui qui a succédé à Tsukabishi ? Demanda Rukia impressionnée.

-A en juger par sa pression spirituelle et sa tenue, je ne vois pas bien qui ça pourrait être d'autre.

-C'est quoi un Nécromancien déjà ? Intervint Ichigo.

Renji, replié sur sa gauche, roula des yeux comme pour réprimer son envie de soupirer.

-C'est un Shinigami super doué en kidô, lui expliqua-t-il. Mais cherche pas à comprendre, tu ne sais pas t'en servir de toute façon.

Le lycéen réagit au quart de tour à la pique lancée ouvertement par le tatoué.

-Tu peux parler ! Je t'ai vu à l’œuvre avec ton petit panache rouge au Hueco Mundo alors qu'on partait sauver Inoue !

-Hein !? De quoi tu parles ? Je... Je me suis vachement amélioré depuis ! Se défendit le vice-capitaine le teint cramoisi.

-Il faudra que tu nous fasses une démonstration alors parce que je ne me souviens pas t'avoir vu lancer un seul hadô sans qu'il ne t'explose à la figure, vint s'ajouter Rukia à la pertinente remarque d'Ichigo.

Le Shinigami devint plus rouge encore.

-Ok, j'ai compris ! C'est une preuve qu'il vous faut, c'est ça ?! Très bien !

Renji retourna ses manches d'un air contrit puis s'avança d'un pas déterminé.

-Espèce d'idiot ! Arrête ! Lui lança Rukia soudain sévère. Tu vas nous faire repérer !

-Je préférerais aussi que tu t'abstiennes perso..., ajouta alors Ichigo qui esquissa un mouvement de recul mais pour des raisons bien différentes.

Cependant, l'intéressé sourd à leur remarque, tendit ses bras devant son torse.

-Voie de la destruction 31 : Shakkabô !

Une flamme minuscule s'échappa alors de la paume de ses mains pour se consumer presque instantanément dans un bruit hautement ridicule.

-Wouah... Je n'ai jamais vu un truc aussi minable, déclara Ichigo après un instant de silence embarrassant.

-Tu devrais peut-être essayer la formule complète la prochaine fois, ça améliora tes chances, suggéra à sa suite Rukia d'un ton qui se voulut conciliant.

-Fermez-là bande de nazes! Rétorqua le vice-capitaine de la sixième division aigri.

Soudain, les trois compagnons s'immobilisèrent. La gravité semblait s'être brutalement intensifiée. Mais cette sensation, ils le savaient, provenait de la pression spirituelle émise par un individu. Et sa familiarité ne laissa planer aucun doute sur sa source. Seulement, aucun d'eux ne se souvenait l'avoir un jour senti dans de telles proportions. Elle paraissait plus virulente que jamais et plus pure dans son essence.

Ichigo se pressa d'extraire le petit écrin transparent dans lequel tournoyait le Shinyûkyû. Le moment était venu pour lui d'entrer en action. Une goutte de sueur perla du haut de sa tempe tandis qu'il se remémorait la procédure à suivre.

« D'abord l'épée... » se répéta-t-il mentalement. « Puis le Shinyûkyû. Quant à la suite...»

Les deux vices capitaines à ses côtés le contemplèrent gravement.

-Et si ça ne marche pas ? Finit par lâcher Renji comme s'il avait pu percevoir son trouble.

-J'ai confiance en Urahara, assura-t-il malgré tout.

-On va te créer une ouverture, dit Rukia.

-Ouais, alors ne te loupe pas idiot, ajouta l'autre dans un sourire qui en disait long.

Ichigo se redressa de toute sa taille, le Shinyûkyû enfermé dans le creux de sa main. L'autre, libéra la large lame de Zangetsu de sa bande d'étoffe qui lui faisait office de fourreau.

-Ok, on y va !





Une vague glacée s'échappa depuis la caverne où se trouvait encore le Corps des Nécromanciens, Hisagi, ainsi que les capitaines de la dixième et huitième division. Urahara et Ichinose durent interrompre leur combat, leurs yeux rivés sur la scène.

-S'il y a des pertes parmi vos hommes, cela sera de votre responsabilité, avertit Urahara les sourcils froncés. Je vous avais dit de ne pas le sortir de sa transe.

-Vous êtes culotté de me rejeter ainsi la faute Kisuke Urahara, lui répondit son interlocuteur. C'est pourtant vous qui mettez en péril cet opération avec vos manigances.

-Tout aurait pu être beaucoup plus simple si vous m'aviez écouté ! Maintenant nous allons devoir composer avec les difficultés à venir. Et si nous continuons de jouer l'un contre l'autre, nous serons tous perdant et le véritable coupable dans cette histoire aura...

Mais il ne parvint pas au bout de sa phrase, surprit par le vacarme d'une seconde vague gelée d'où s'échappèrent plusieurs silhouettes. Le capitaine Kyoraku portait sur l'une de ses épaules un homme appartenant au Corps des Nécromanciens, visiblement inconscient. Derrière lui, Hisagi tenait le rythme, bien que très essoufflé. Quant aux autres, ils s'étaient dispersés autour de l'ouverture, déjà prêt à reconduire leur manœuvre.

-Ces idiots, commença le vice-capitaine de la neuvième division. Ils n'ont rien compris!

-Que s'est-il passé à l'intérieur ? se renseigna Urahara qui les avait rejoint d'un shunpo.

-La pire situation qu'on puisse imaginer, lui répondit Kyoraku d'un ton navré en déposant l'inconscient sur le sol. Celui-là a manqué d'y passer.

Le directeur aux getas se retourna vers le grand-maître, le regard lourd de reproche.

-Rappelez vos hommes, Ichinose. Leur kidô ne pourra plus rien contre lui dorénavant.

L'intéressé considéra à tour de rôle son subordonné à terre et Urahara. Son expression demeurait impassible et ses pensées insondables. Quoiqu'il eut décidé, il était de toute façon trop tard car le capitaine de la dixième division s'était déjà exposé à la lueur de la lune, son sabre étincelant tendu en avant. Une traînée de volutes blanchâtres se dissipait derrière lui, révélant le corps immaculé des cinq nécromanciens restés près de l'ouverture. L'un d'entre eux s'écroula à terre, explosant en mille morceaux comme un verre brisé, sous les regards interdits de tous.


Pour Ichigo, Rukia et Renji qui venaient d'arriver sur les lieux, ce fut comme si l'effroi les avait à jamais rendus muet.

-Merde... Dites-moi que je rêve ! Finit par s'épouvanter le Shinigami remplaçant encore sous le choc.

Mais Toshirô ne sembla en aucune façon troublé par son acte meurtrier. Calme en apparence, il abaissa son zanpakutô et ne se tourna vers Ichigo que parce-qu'il l'avait entendu parler. Son expression dégageait une froideur si menaçante que le lycéen dressa d'instinct Zangetsu devant lui. Le jeune homme qu'il avait vu lutter contre sa propre force ses dernières semaines ne présentait plus du tout la même allure. Il n'avait rien à voir non plus avec celui qu'il avait connu jusque-là. Non. Le Toshirô qui se tenait devant lui irradiait d'une animosité nouvelle et sans commune mesure. Sans doute était-ce là aussi un effet de son apparence. Les stigmates violacés lui bariolant une partie du visage le dénaturaient complètement. Du givre vagabondait même autour de ces marques jusque sur le bout de ses cils. De plus, même avec la simple lumière émise par l'astre de la nuit, on remarquait sa peau presque aussi décolorée que ses cheveux. Comment avait-on pu le laisser se perdre aussi loin?

Malgré toute la force qu'il libérait, Ichigo eut l'étrange impression de se retrouver devant un mourant.

Commentaire de l'auteur *Le chonmage est une coiffure japonaise traditionnelle beaucoup portée par les Samouraïs.

Voilà pour l'info ^^
Sinon, ben j'espère évidemment que vous avez aimé ce chapitre. Vous aurez remarqué aussi que je me suis inventée un nouveau chef des Nécromanciens. Donc s'il y en avait un nouveau entre temps dans le manga et que je n'avais pas correctement les yeux en face des trous, je vous prie de m'excuser. Et enfin, je me suis permise d'inventer un sort de kidô (après tout il y en a pleins qu'on ne connait pas encore alors j'avais assez de liberté là-dessus).
A la prochaine pour la suite !
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