Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Nutty Kyds : Oups
    Nutty Sheep
    Nb de signes : 5 000 - 15 000 sec
    Genre : science-fiction
    Délai de soumission : 25/05/2021
  • Océans merveilleux
    Fantasy Art and Studies
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : fantasy
    Délai de soumission : 25/06/2021
  • Nocturnes
    Revue Ecriture de soi-R
    Nb de signes : < 3 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 15/03/2021
  • Basse-cour
    LE SOC
    Nb de signes : < 5 000 sec
    Genre : art visuel - poésie
    Délai de soumission : 22/03/2021
  • Surréalisme
    Encres
    Nb de signes : < 12 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 28/02/2021
  • Road trip
    Revue de La Grenouille à Grande Bouche
    Nb de signes : 4 000 - 8 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 16/02/2021
  • Ode à l'indépendance
    L'Indé Panda
    Nb de signes : 3 500 - 35 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 28/02/2021
  • PEG Prix d'Ecriture descerné à Gruyère
    Editions de l'Hèbe
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 30/06/2021
  • PIJA Prix International Jeunes Auteurs
    Editions de l'Hèbe
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/03/2021
  • Problème
    Editions du Sagittaire
    Nb de signes : 25 000 - 75 000 sec
    Genre : théâtre
    Délai de soumission : 30/06/2021

Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1972 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Bleach

Au delà des limites Auteur: Moon Vue: 34310
[Publiée le: 2012-06-06]    [Mise à Jour: 2016-09-06]
13+  Signaler Romance/Drame/Action-Aventure/Amitié Commentaires : 83
Description:
Une nouvelle menace plane au dessus de la ville de Karakura. Pour mettre la lumière sur cette affaire, la Soul Society envoie en mission sur terre le capitaine de la dixième division. L'accompagne sa vice-capitaine, Rukia, Renji, Ikkaku et Yumichika, déjà familiarisés avec le monde terrestre. Cependant, à peine arrivés sur terre, ils tombent dans une embuscade de taille et leur victoire semble compromise. Tandis que Rukia se dépêche de prévenir Ichigo Kurosaki de la situation, le capitaine Hitsugaya, dans un ultime assaut, dévoile une puissance encore insoupçonnée lourde de conséquences...
---------
Romance :
Toshiro/Karin
Ichigo/Rukia
---------
Ce récit prend place après l'arc des Fullbringers (donc attention aux spoils) et tient compte de quelques épisodes de l'anime.
Crédits:
L'univers et les personnages appartiennent tous à Tite Kubo, à l'exception de certains issus de ma propre création (ils seront précisés en début de chapitre lors de leur apparition).
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Sous tension

[3602 mots]
Publié le: 2013-06-02Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Chapitre 17



  • Je suis de retouuuur ! S'exclama la tête du capitaine de la cinquième division qui venait d'apparaître entre les deux cloisons coulissantes du bureau.

Ses yeux balayèrent l'espace vide plus figé qu'une photographie. Les rayons du soleil filtraient agréablement à travers les fenêtres, éclairant un bureau aussi impeccable qu'à son départ. D'un côté, il ne s'était absenté que deux jours et puis il connaissait suffisamment sa seconde aujourd'hui pour savoir qu'elle ne laissait jamais rien traîner, pas même les affaires qu'il laissait lui-même s'entasser par paresse de les ranger.

Il pénétra dans le bureau à pas lourds et trainants jusqu'à son siège. Ses allers et retours à travers le Rungonkai l'avaient épuisé. Il en était de même pour ses interminables tours à l'institut Shin'ô. Éviter d'attirer sur lui l'attention du service d'espionnage lors de ses escapades secrètes était tout aussi pénible. Mais il n'avait pas vraiment le choix avec la situation actuelle. Le traitre ne devait en aucune manière avoir connaissance de ses faits et gestes. Son enquête solitaire commençait à porter ses fruits. Bientôt, il parviendrait à résoudre l'équation.

Son visage s'illumina d'un sourire triomphant quand il songea à l'antidote préparé par Kurotsuchi. Dorénavant, ils n'auraient plus à craindre la pointe effilée du sabre de Sayuki. Il se souvenait avoir demandé à Hinamori de lui ranger l'antidote dans son bureau en attendant son retour. Il ne manquait donc plus que la jeune femme pour les soi-disant recommandations du savant fou.

Il esquissa un geste vers son tiroir mais s'interrompit lorsque l'on frappa une suite de coups fermes à l'entrée.

  • Je ne suis pas là, claironna-t-il désireux d'examiner tranquillement le remède.

  • C'est le vice-capitaine Abarai, je viens pour le rapport.

  • Ah...

La seconde suivante, Renji fit glisser la porte du shoji.

  • T'es un rapide toi dis-moi... Alors, du nouveau dans la onzième division ? Questionna le capitaine les mains jointes.

  • Hormis les tensions qui continuent de parcourir le Seireitei, je n'ai rien relevé de particulièrement suspect à la onzième division. D'ailleurs, ils ne sont pas mécontents des nombreux conflits qui prolifèrent depuis que tout le monde a entendu parler de cette histoire de traitre...

  • Cela va de soi... c'est bien la seule division qui peut se réjouir d'un tel tapage, marmonna-t-il sarcastique.

  • Ça veut dire quoi ça ? Grogna Ikkaku belliqueux en apparaissant derrière Renji.

  • Ah vous avez aussi reçu mon message, c'est bien ! Se félicita le capitaine.

Le chauve s'avança devant le bureau, les traits du visage durement contractés.

  • Rhalala... Pas la peine de tirer une tronche pareil Madarame, tout le monde sait que votre division jubile avec excès à la moindre petite perspective de bagarre, répliqua Hirako d'un ton dégagé. Dites-moi plutôt ce qu'il en est de la douzième division.

L'intéressé prit une bruyante inspiration comme pour contenir son mécontentement et lâcha avec dédain :

  • Ils sont tous plus louches les uns que les autres. J'peux pas être derrière chacun d'eux.

  • Mais rien de suspect ? Insista le blond. Vous avez espionné leurs habitudes durant quelques jours, il n'y avait personne qui se détachait du lot ?

  • Il y a trop de Shinigami dans une division pour que quelques jours suffisent à les épier tous un à un, scanda une nouvelle voix.

Apparût alors à son tour Yumichika écartant d'un geste léger les quelques mèches encombrants son visage.

  • Pour ma part, j'ai juste noté le retour de Matsumoto. Comme vous l'aviez prévu.

  • Parfait ! S'écria le Vizard. Elle tombe à pic, j'aurai besoin qu'elle vienne me briefer rapidement sur la situation à Karakura. Mais avant cela, j'ai du nouveau moi de mon côté contrairement à vous trois.

Il ouvrit son tiroir dans lequel il commença à trifouiller tout en s'exclamant :

  • J'ai fait la rencontre de personnes autrefois relativement proches de notre Shinigami renégate et qui ont pu me révéler quelques sordides histoires la concernant. Elle est bien plus dérangée que nous le pensions. Je suis bien content qu'on est désormais en notre possession l'anti...

Il s'arrêta soudain, figé comme une statue de pierre.

  • Capitaine ? S'alarma Renji.

Mais Hirako ne répondit pas. Tétanisé, il regardait sa main qui avait cessé de naviguer entre les quelques bricoles inutiles encombrants son tiroir. L'antidote qui aurait dû se trouver là n'y était pas. Il se souvenait pourtant d'avoir bien stipulé à subordonnée de le placer ici. Si elle l'avait rangé ailleurs, il était persuadé qu'elle lui aurait laissé un mot dans ce même tiroir.

Bien qu'il commençât à ressentir les premiers effets de la panique, il fit en sorte de contrôler du mieux qu'il put son esprit agité en le dominant par la raison. Tout d'abord, il était possible que quelqu'un se soit introduit dans son bureau durant son absence et qu'il se soit emparé du remède. Ensuite, le capitaine de la douzième division pouvait tout simplement s'être moqué de lui dans l'unique but de se venger minablement de ses accusations. Dans ce cas précis, il n'y avait pas encore d'antidote et Hinamori était repartie bredouille. Par contre cette hypothèse semblait un peu trop tirée par les cheveux, d'autant plus qu'une fois encore, la jeune femme l'aurait informé par message d'une manière ou d'une autre. La théorie du vol demeurait donc de loin être la plus plausible. Restait alors une toute dernière hypothèse qui lui oppressait la poitrine.

  • Madarame..., dit-il enfin en adoptant une voix étrangement mesurée. Il y a deux jours, j'ai envoyé ma vice-capitaine Momo Hinamori récupérer l'antidote à la douzième division. L'auriez-vous par hasard croisé ?

Le concerné échangea un regard avec ses camarades.

  • Non... Pourquoi j'aurais dû ?

Nouveau silence.

Le vice-capitaine de la sixième division à sa gauche n'aimait pas beaucoup le ton employé par Hirako. Il sentait derrière cette voix faussement naturelle une profonde incertitude. Ce qu'il appréciait encore moins, c'était ses silences éloquents. Le tatoué aux cheveux vermeils avait toujours été proche d'Hinamori depuis qu'ils s'étaient rencontrés à l'université Shin'ô. Ils avaient formé un petit groupe très soudé avec Kira à cette époque. Il ne tolèrerait en aucune façon qu'il puisse lui arriver le moindre mal, surtout après toutes les souffrances qu'elle avait éprouvées à cause d'Aizen.

  • Que se passe-t-il bon sang !? S'emporta brusquement Renji qui en oublia son self-control devant son supérieur.

Le capitaine se leva de sa chaise, tendu.

  • Abarai, faites parvenir un papillon de l'enfer dans toutes les divisions. Je veux savoir si quelqu'un a aperçu ma vice-capitaine ces deux derniers jours. C'est important.

  • Dites-moi d'abord à quoi vous pensez capitaine! Exigea-t-il en frappant de ses deux mains le bureau. Pourquoi...

  • Exécution ! Ordonna le blond devenu agressif.

Il contourna vivement son bureau, détourant son regard du vice-capitaine de plus en plus nerveux.

  • Madarame, Ayasegawa avec moi. Dispersez-vous dans ma division et interrogez tous les Shinigamis sur votre route. Si vous tombez sur ma seconde, faites m'en part immédiatement. Je ne discerne pas sa pression spirituelle ce n'est pas normal...



A Karakura, le ciel ne brillait pas avec autant d'éclat qu'à la Soul Society. L'étendue infinie du plafond céleste était couvert par un voile clair mais grisonnant. La journée s'annonçait ainsi bien triste et pluvieuse. Il n'était pas loin de 7h30 et le monde tournait au ralenti. C'était en tout cas l'impression du capitaine de la dixième division qui, les bras croisés, observait la rue depuis la fenêtre de la chambre d'Ichigo. Il était prêt à partir depuis plus d'une demi-heure déjà mais c'était sans compter sur le lycéen qui remuait toute la maison à la recherche de son badge de Shinigami remplaçant.

  • Mais qu'est-ce que tu cherches depuis tout à l'heure grand frère ? Fit la voix carillonnante de Yuzu depuis le rez-de-chaussée.

  • Laisse tomber, lança excédée celle de Karin. Il va nous mettre en retard en cours.

  • Lui aussi va être en retard s'il ne se dépêche pas !

  • On s'en fiche Yuzu, vient.

  • Eh ! On n'a pas dit au revoir à Toshirô.

  • Oh ça...Il s'en remettra.

Une poignée de secondes plus tard, la porte claqua.

Le capitaine observa appuyé contre la vitre les jumelles sortir. Toutes deux avaient revêtu leur uniforme scolaire principalement composé d'un chemisier blanc à manches longues et d'une jupe bleu marine. Si Yuzu laissait convenablement sa mallette pendre à bout de bras le long du corps, Karin elle, optait visiblement pour une attitude plus décontractée en la retenant derrière l'épaule avec nonchalance. Elle ressemblait beaucoup à son frère de ce côté-là.

Tandis que cette dernière s'apprêtait avec sa sœur à rejoindre le trottoir d'en face, elle fit une courte pause, le menton relevé vers la fenêtre de l'étage depuis laquelle elle était certaine d'être observée. Lorsque la collégienne trouva son regard, elle se laissa gagner par un simple sourire duquel Toshirô répondit par un bref signe machinal de la main. L'instant suivant, Yuzu vint s'emparer du bras de sa sœur, la traînant sur le chemin du collège.

  • Bordel ! Tempêta Ichigo qui débarquait brusquement dans la chambre. J'étais certain de l'avoir laissé là hier soir !

Il s'approcha de la veste accrochée au dossier de sa chaise de bureau et fit simultanément plonger ses mains dans les poches. Abandonnant toute patience, il s'attaqua à son bureau, renversant cahiers, livres et crayons sans nul trace de son badge. Le Shinigami aux cheveux blancs resta silencieux les bras croisés à le regarder retourner toute la chambre.

Entra alors une Rukia courroucée, tenant entre ses doigts l'objet en question, la peluche orange à tête de lion répondant au nom de Kon suspendue à celui-ci.

  • Je l'ai trouvé grand sot, dit la Shinigami. C'est Kon qui l'avait.

  • Ne lui donne pas Nee-san ! Geignit la peluche en s'agrippant à la petite plaque comme une sangsue.

Ichigo se saisit du badge tendu par la Shinigami et tenta d'y arracher le Mod soul.

  • Tu vas le lâcher oui !? Grinça Ichigo les dents serrées par l'effort.

  • Nooon ! S'égosilla Kon qui lâchait prise. Pourquoi tu ne n'emmènes pas moi à la place de ce machin ?! Je peux veiller sur ton corps pendant que tu t'affaires à tes jeux de Shinigami !

  • T'enchaîne connerie sur connerie avec mon corps, il hors de question que je te laisse avec !

Sans plus de considération, il jeta la peluche à travers la chambre qui percuta le mur dans un couinement aigu avant de retomber sur le lit.

  • Je fais un meilleur grand frère que toi ! S'exclama Kon qui s'était remis sur ses petites pattes rondes à la vitesse de l'éclaire.

  • C'est ça... grommela le roux en rangeant sa licence de Shinigami remplaçant dans la poche de son jean. Bon, on peut y aller maintenant.

Ils s'apprêtaient tous à sortir de la chambre pour se rendre chez Urahara quand sonna une série de notes brèves et singulières.

  • Qu'est-ce que c'est encore ? S'impatienta Ichigo.

  • Message de la Soul Society, répondit Rukia tout en sortant son denreishinki.

Cependant, l'information écrite déclencha chez la jeune femme une expression interdite qu'elle eut beaucoup de mal à contenir.

  • Un problème Kuchiki ? Se renseigna le capitaine en arquant un sourcil.

Rukia resta muette quelques secondes, ses yeux toujours fixés sur l'appareil en tout point similaire à un téléphone portable. Puis, sans relever la tête, elle se détourna des deux hommes en s'exclamant indécise :

  • Non ce n'est rien... Rien d'important.

Elle mentait. Le message ne lui laissait pas d'autres choix. Seulement voilà, elle sentait peser sur elle le regard interrogateur d'Ichigo et celui froidement inquisiteur d'Hitsugaya. Sans doute ce dernier avait-il compris qu'elle n'était pas sincère. En fait, elle ne se serait pas crue elle-même à leur place.

  • Urahara doit certainement déjà vous attendre, reprit-elle en tentant d'essuyer la maladresse qui trahissait sa voix.

  • Comment ça « vous » ? Souligna le lycéen. Tu ne viens plus avec nous ?

Elle se retourna vers le roux, évitant de son mieux le regard perçant du capitaine sur sa droite.

  • Le capitaine Hirako m'a donné du travail en ce qui concerne la mission, dit-elle sur un ton d'excuse mais en retrouvant tout de fois son assurance. Je vous rejoindrai quand j'aurai terminé.

  • Très bien..., acquiesça Ichigo légèrement troublé par les inconstances de son attitude. Dans ce cas on se voit tout à l'heure.

Il marcha jusqu'à la porte, appelant Toshirô à le suivre.

  • Je te rejoins dans une minute, répondit ce dernier qui attendit que le Shinigami remplaçant soit sorti de la pièce.

L'officier en chef de la dixième division n'avait toujours pas quitté la vice-capitaine des yeux. Rukia ne savait plus où détourner ses pupilles et préféra les garder fixement en direction du sol. Elle ne s'était pas attendue à ce qu'Hitsugaya s'attarde volontairement et regretta soudain de ne pas avoir pris la fuite en devançant Ichigo pour sa prétendue « mission ». La tension qui s'accumulait progressivement dans son corps ne lui permettait plus de bouger, ni même d'ouvrir la bouche. Elle attendit, simplement, d'être enfin libéré de cet interrogatoire silencieux et glaçant.

Quand il s'avança vers la sortie, la jeune femme crut l'espace d'une seconde avoir réussi à y échapper. Son soulagement fut de courte durée. Les mains dans les poches, le jeune capitaine s'était arrêté à sa hauteur, face à la porte.

  • Kuchiki, dit-il de son timbre grave. On m'a peut-être retiré le commandement de la mission mais je reste ton supérieur malgré tout... Je pourrais exiger de toi que tu me révèles le contenu de ce message.

Rukia tressaillit.

  • Mais je n'en ferais rien, poursuivit-il finalement. J'ignore qui de Kurosaki ou de moi doit être tenu à l'écart de cette information... C'est peut-être la seule question que je te poserai alors.

La tête toujours baissée, la Shinigami pressa sur le denreishinki qu'elle retenait dans sa main. Dans un souffle elle lui donna la réponse qu'il appréhendait :

  • Je suis désolée capitaine...

Nouveau silence.

  • Je vois... merci.

Sans ajouter un mot de plus, Toshirô s'en alla rejoindre le Shinigami remplaçant laissant la vice-capitaine le cœur serré.

Kon qui avait assisté dubitatif à leur échange, s'inquiéta de la voir si défaite.

  • Nee-san... ?

Rukia porta tristement ses iris bleus de nuit sur la peluche avant de les rabattre sur le petit écran recelant le message.


Hinamori a été enlevée.

Le Gotei est en alerte.

Je t'en prie, ne dit rien à mon capitaine...

Matsumoto.


*****


Une jeune fille était négligemment adossée contre un arbre à l'ombre de la chaleur cuisante dégagée par les rayons du soleil. Sa longue chevelure noire effilée retombait sur ses frêles et pâles épaules à moitié dénudées. En effet, l'uniforme blanc des étudiants de l'université des sciences spirituelles de Shin'ô qu'elle portait était déchiré sur une bonne longueur au niveau du col et ne semblait plus pouvoir couvrir décemment son buste. Par ailleurs, de larges taches écarlates imbibaient le tissu immaculé. Son visage émacié se voyait lui aussi recouvert d'éclaboussures de sang, tout comme ses mains osseuses qui retenaient entre leurs doigts la poignée d'un katana. La lame de ce dernier était longue et aussi fine qu'un fleuret. Sa garde, plus rouge encore que la poignée, formait un élégant tourbillon tel un petit remous d'eau.

Elle n'était ni endormie, ni épuisée, ni même triste. Juste lasse. Lasse et confuse. Son esprit revisitait inlassablement des corps et des visages lacérés, tordus par la peur et la souffrance. Le souvenir des cris et des supplications qui continuaient de résonner dans sa tête lui donnait presque le tournis.

A quelques mètres de là, s'était approché un petit garçon en kimono bleu. D'une voix hésitante il quémanda :

  • Euh... Est-ce que ça va ?

La jeune fille releva lentement le menton, dardant sur l'enfant ses prunelles mauves et vitreuses. La frayeur surpassa largement le garçon qui à la vue de son visage sali de sang prit la fuite.

A la place, apparurent plusieurs silhouettes d'hommes vêtus de noir des pieds à la tête, ne laissant tout juste visible que leur regard impassible. Ils devaient être une dizaine au plus, tous armés d'un sabre plus court qu'un katana ordinaire légèrement incurvé, communément appelé wakizashi. L'un d'eux s'avança vers elle et débita d'une voix monotone mais claire :

  • Yue Sayuki, vous êtes accusée d'avoir volontairement agressé, blessé et torturé pas moins de vingt six étudiants de l'institut Shin'ô ainsi que deux de vos professeurs. Dès votre arrestation, vous serez dépossédée de votre zanpakutô et emprisonnée jusqu'à votre procès duquel sera prononcée la sentence.

La présumée coupable ne daigna même pas leur accorder un regard. Elle resta figée, comme si cette petite unité de soldats d'élite n'était jamais venue la trouver.

Deux poignes fermes la saisir à chaque bras et la soulevèrent sans qu'elle n'y oppose la moindre résistance. Ce n'est que lorsque qu'un autre vint tenter de lui soustraire son sabre qu'elle réagit... violemment.

D'une souplesse et d'une habilité démesurée, elle souleva ses jambes du sol, prenant de ses bras appuie sur les deux soldats qui la retenaient. Aucun ne réagit assez vite pour l'arrêter. Les deux pieds de Yue s'étaient solidement refermés autour de la tête de celui qui cherchait à lui retirer sa lame et d'un geste brutal, lui tordit le cou dans un craquement sourd. L'homme s'effondra, sans avoir eu le temps de se servir de son arme pour se défendre.

  • Immobilisez-là !

D'une force insoupçonnée pour sa morphologie, elle se dégagea de l'étreinte de ses assaillants afin de bloquer la lame qui s'abattait déjà sur elle.

Chaque soldat des forces spéciales avait maintenant dégainé son wakizashi, fondant comme une meute de loups sur la jeune fille. Cette dernière rompit son fer contre fer pour s'élancer dans une étonnante pirouette aérienne et éviter de se faire transpercer de toute part. Ses pieds nus se posèrent avec légèretés quelques mètres plus loin dans l'herbe fraîche à la surprise générale. Néanmoins, aucun des huit hommes en noir restant ne se laissa impressionner, même lorsqu'elle leur offrit un sourire tout ce qui avait de plus carnassier et de plus fou.

Trois se précipitèrent sur elle d'un shunpô. L'un parvint à lui entailler le flanc tandis que les deux autres durent immédiatement battre en retraite face à la vivacité du coup circulaire qu'elle donna de son zanpakutô. La jeune fille était parvenue à les effleurer de la pointe de sa lame, ce qu'elle savait suffisant pour les soumettre. D'une légère rotation du poignet, elle susurra :

  • Kajiru.

Les deux hommes qu'elle avait touchés du bout de son fleuret se laissèrent tomber à terre dans un hurlement déchirant.

S'ensuivit alors une pluie de sabres qu'elle eut beaucoup de mal à contrer. Du sang gicla un peu partout dans la mêlée, nappant le sol d'un important voile rouge et inquiétant. Le nombre ne lui donnait certes pas l'avantage. Aussi fut-elle vite mise à terre par les multiples blessures qu'elle avait reçues.

Celui qui sembla être le chef de l'escadron s'avança alors jusqu'à la dangereuse étudiante qui gémissait faiblement dans une mare de sang. D'un coup vif du pied, il dégagea le zanpakutô loin de la main sanguinolente de Yue.

Celle-ci sentait sa vision se troubler et sa conscience faillir. Pourtant, entre les jambes minces des soldats qui l'avaient rué de coup de sabre, elle put y voir la silhouette familière d'un homme dont la moitié du visage se voyait meurtrie par une ancienne brûlure.


  • Dame Sayuki ? Interrogea une voix grave et râpeuse.

Yue Sayuki s'échappa de ses souvenirs pour contempler le visage grotesque de l'Arrancar qui lui faisait face. Il était humblement incliné devant elle, son imposant masque de Hollow ornant le haut de sa tête blonde en deux cornes latérales. Il paraissait davantage la craindre que la respecter.

  • Vous m'avez fait demander Dame Sayuki ?

  • Comment se porte notre invitée ? fit-elle placide.

  • Elle a une nouvelle fois tenté de s'échapper ce matin, mais nous avons fini par la neutraliser.

La jeune femme décharnée eut un rire glaçant.

  • Cette petite à du répondant, dit-elle amusée. Il va falloir qu'elle se montre plus docile cependant.

Elle s'accorda une pause réflexive pendant laquelle l'Arrancar jeta furtivement un regard haineux dans sa direction. Quand elle reporta son attention sur lui, il avait déjà rabattu ses iris verts vers le sol.

  • Ramène-la-moi. Il est plus que temps maintenant...












  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2021 / Mentions légales