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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1964 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Bleach

Asleep Auteur: hitsukarin Vue: 19344
[Publiée le: 2014-04-24]    [Mise à Jour: 2017-03-16]
G  Signaler Romance/Drame/Réflexions/Lemon Commentaires : 103
Description:
Elle n'avait pas prévue que ça se finirait comme ça. Elle avait de grand projet. Elle avait cru tout connaître de son avenir, or elle se trompait.
Karin a un secret.
Et elle n'a plus beaucoup de temps pour le dévoiler.

Hitsukarin.
Crédits:
Tite Kubo !!
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Chapitre 5 ~ Il faut considérer la fin de toutes choses...

[3414 mots]
Publié le: 2014-12-01Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Je suis super contente d'enfin pouvoir poster un nouveau chapitre et comme toujours, je suis sincèrement désolée pour l'attente. Du coup, vous avez deux chapitres pour le prix d'un. (Qui sont le fruit d'une très longue réflexion ^^)

Appuyée sur le rebord de la fenêtre, Karin pensait. Une musique douce résonnait dans ses oreilles, et elle regardait les nuages défiler lentement.

Ichigo était rentré une demie-heure plus tôt, et semblait lui aussi en pleine réflexion. Ses amis était eux aussi assis sur le sofa et regardait la télé sans vraiment la voir. Ils n'avaient pas osés poser de questions suite au regard terriblement triste de leur ami. Mais il en savait suffisamment ; Karin allait, d'une façon ou une autre, mourir. Un silence tendu régnait dans la pièce, que personne n'interrompait, pas même Kon, qui ne savait ce qu'il se passait mais sentait la tension présente. Celui-ci revenait tout juste de la boutique de l'homme au bob, suite à un long séjour là-bas.

Ichigo avait le regard dans le vide et son regard se focalisait sur sa petite-sœur. Indifférente à tout ce qu'il se passait dans le salon, elle avait le regard rivé vers le ciel. Le roux supposait même qu'elle n'avait même pas remarqué leur présences.

Des écouteurs aux oreilles, elle avait l'air ailleurs. Et complètement or de portée. Jamais il n'avait autant eût l'impression que sa sœur était si éloigné de lui. Comme si ces deux années sous silence ne le lui prouvait pas assez. Il détestait savoir qu'elle le tenait à distance. Quelqu'un avait t-il vraiment été proche de Karin un jour ? Il voulait qu'elle se confie à lui, qu'elle lui fasse confiance. Il culpabilisait de ne pas avoir été là pour elle, autant qu'il l'aurait fallu pour qu'elle lui fasse confiance et lui délivre son terrible secret.

Il soupira et passa ses mains dans ses cheveux une énième fois en trente minutes. Plus il réfléchissait et moins il trouvait de réponses à ses questions silencieuses. Il la regarda de profil.

Le soleil se reflétait sur elle, les rayons orange dansant dans ses longs cheveux ondulée d'un noir d'encre, qui était lâchement attaché avec un ruban blanc que Yuzu lui avait offert lors de leurs dernière anniversaire. De longues mèches encadrait son visage pâle. Ses grands yeux gris semblait fatigués – mais comme à leur habitude – et c'est à ce moment précis qu'Ichigo se rendit compte de l'état de sa sœur. Il n'avait jamais fait attention à sa peau plus blanche, son corps devenue si frêle et aux cernes légère sous ses yeux. Elle était tout simplement devenue plus vulnérable, plus fragile.

Il se remémorait les fois où sa sœur détournait les yeux mal à l'aise quand il lui demandait si elle allait bien. Il avait toujours pensé que c'était dû à son aversion naturelle du fait qu'on se préoccupe d'elle. Il ne se rendait tout simplement pas compte qu'elle lui mentait depuis tout ce temps ; et elle avait toujours détesté mentir.

Il avait déménagé il y avait de cela presque quatre ans et vivait désormais dans un simple studio près de sa fac de médecine. Il passait parfois et restait durant un week-end entier quand il le pouvait. Cependant, ses devoirs de Shinigami l'occupait la plupart du temps et il passait nettement moins de temps en famille. Les rares fois où il voyait ses sœurs, celles-ci était souriante. Jamais il ne s'était douté que l'une d'elle n'allait pas bien.

  • Ichigo ! S'énerva enfin Tatsuki qui était resté silencieuse depuis la révélation du roux

Celui-ci releva la tête, l'air un peu hagard. Complètement perdu dans ses pensés, il avait oublié leurs présences. Tout les regard se dirigèrent vers lui, même Kon releva la tête alors qu'il était à moitié comateux depuis son arrivé.

  • Tu vas enfin nous dire ce qu'il se passe ?! S'agaça t-elle

  • Je...

Il fût interrompu par Karin qui entrait dans la pièce à ce moment précis. Elle venait de quitter la fenêtre du couloir où elle s'était installée. Ses écouteurs pendait librement le long de son cou.

  • Oh... Désolée, j'interromps quelques chose... ? Dit t-elle, un peu gênée

Un silence embarrassé suivit. Les regards que lui portait les personnes présente dans la pièce semblait être un mélange de compassion et de tristesse. Elle connaissait ce regard.

Elle l'avait vu pour la première fois un an plus tôt lorsque qu'elle avait passé des tests à l’hôpital. Son étage, le treizième, n'était rien d'autre que les services palliatifs. Elle avait rencontré une vieille dame, qui avait les traits fatigué et était visiblement résidente au sein de cet étage. Elle avait pu le voir grâce aux bracelet blanc que portait tout les patients du treizième. Le même que le sien.


  • Désolée... S'exclama une vieille femme en la bousculant accidentellement

  • Ce n'est rien, avait répondu Karin, en souriant aimablement

Elle avait replacé une mèche de cheveux derrière son oreille avant d'entreprendre de ramasser tout les papiers médicaux qu'elle avait fait tomber.

  • Ce bracelet... Murmura la personne âgée

Le regard de Karin se focalisa sur son nouveau bracelet. Blanc, annonçant seulement quelques informations d'elle ;

KUROSAKI. Karin

Groupe sanguin B

06/05/1998

Karin hocha la tête d'un air entendu. Et pour la première fois, elle fût l'attention de ce regard si triste mélangé à de la compassion. Karin en fût troublée.

  • Si jeune... Soupira la vieille dame avant de reprendre son chemin

Karin l'avait regardé partir sans émettre le moindre son, surprise.

Depuis, elle avait eût droit à ce regard de la part de nombreux membres du corps médical. Seule Naomi-sensei l'avait traitée comme une personne à part entière, et non comme une mourante. Elle était froide et objective et c'est ce que Karin aimait le plus chez sa médecin.

Du reste, elle comprenait ce que cela voulait dire.

Ils savaient.


*/*/*


Plus tard dans la soirée.



Karin entendit la porte d'entrée s'ouvrir.

  • Kariiiiin !! Fit la voix excentrique de son père en la voyant

Il lui sauta dessus et elle recula juste assez pour l'éviter et qu'il s'écrase ainsi contre le fauteuil.

  • Abruti ! Ne lui saute pas dessus dans son état ! S'exclama Ichigo

  • Un câlin de son papounet ne peut pas lui faire de mal ! S'insurgea Ishiin

S'ensuit alors une dispute habituelle entre eux. Ou plutôt, familière, ce qui arracha un sourire à la jeune fille. Elle lui était si reconnaissante qu'il ne change pas son comportement. Qu'il soit fidèle à lui même. Il avait beau être médecin, elle n'était pas subitement devenue sa patiente. Elle est restée sa fille.

  • Eh bien ! Il y de l'animation ici ! S'exclama Matsumoto joyeusement, apparaissant de nul-part

De toute évidence, elle était ravie de passer faire un séjour dans le monde réel. Derrière elle se trouvait son capitaine, l'air toujours aussi imperturbable qu'à son habitude.

  • Toshiro ! Matsumoto ! Fit Ichigo, surpris

  • Je les ai ramassé en chemin... dit Ishiin

  • Ne parle pas de nous comme d'animaux errant ! Gronda la rousse

Karin entendait à peine leur conversation, ses yeux étant déjà fixé à ceux du capitaine de la dixième division. Grand de taille, plus grand qu'elle, aux épaule maintenant plus large qu'auparavant, elle rêvait de se blottir contre lui. Ses grand et profond yeux bleu la fixait, comme elle le faisait. Elle aurait pu le regarder des heures sans se lasser. Lui, ses cheveux blanc mouillé, qui retombait doucement sur son visage. Son visage inexpressif, son regard froid, les traits fin de son visage... Tout en se posant encore et toujours cette même question ; que cachait son regard ? Elle avait parfois l'impression d'y voir tellement plus que ses yeux si froid. Et bleu. Trop bleu.

Puis son regard s'attardèrent sur ses lèvres. Qu'elle pensait devoir être si douce et chaude, comparé à son apparence et à sa personnalité... Elle fut coupée dans ses réflexions quand son frère parla.

  • Allons dans ma chambre, proposa t-il en posant un regard inquiet sur sa sœur

Ils devaient sûrement parler d'histoires surnaturel dont elle n'était en rien concernée. Ichigo pensait peut-être les protéger ainsi... De toute façon, Karin ne voulait rien savoir de plus de ce monde qu'elle ne voulait en rien côtoyer. Le simple fait d'y penser la révulsait presque. Vivre dans un monde inconnu l'effrayait. Un monde sans ses repères, son quartier, ses amis, sa famille... n'était rien d'autre pour elle qu'un monde inimaginable... Bien qu'une autre partie voulait terriblement se rapprocher du monde où vivait Toshiro.

Sans qu'elle ne s'en rende compte, son regard -brusquement devenu mélancolique- s'était perdu au loin, à travers les fenêtres où la pluie tombait à n'en plus finir.

Même si elle le souhaitait, elle n'aurait sûrement jamais l'occasion d'être proche du capitaine Hitsugaya à nouveau.



*/*/*



Yuzu était roulée en boule sous sa couverture. Après être rentrée tard et n'avoir décrochée un mot à personne, elle avait simplement fini par regagner sa chambre. Elle avait une sorte de boule. Elle ne serait la situer. Une sorte de creux. Un horrible sentiment. De perte, d'inquiétude. Elle avait l'impression qu'elle n'arrivait plus à respirer.

C'était douloureux.

Et elle était en colère. Elle ne savait contre qui. Contre elle... ? Mais était-ce vraiment sa faute... ? Ou contre elle-même. Elle ne savait plus où elle en était.

Elle voulait rester à ses côtés mais une autre partie d'elle même voulait juste se replier dans un coin. Et c'est exactement ce qu'elle était en train de faire. Elle ne voulait pas voir la réalité en face. Il lui fallait plus de temps. Mais elle ne savait pas si elle en avait.

Les larmes revinrent. Elle n'avait fait que ça, pleurer toute la journée. Incapable d'agir ou de penser correctement.

Elles avaient toujours été très proche. Elles avaient surmontée tant de choses ensemble ! Elle ressentit une terrible injustice. Pourquoi elle ? Bien qu'elle se cachait sous un masque froid et indifférent, Yuzu la connaissait mieux que quiconque. Elle donnait toujours sa place aux personnes âgées dans le train. Elle s'occupait toujours des chatons qu'elle trouvait abandonné dans une boîte. Populaire à l'école – pour sa beauté, ses aptitudes en sport et ses notes incroyable –, elle n'en n'était pas pour autant orgueilleuse. Juste naturelle. Elle ne s'énervait jamais. Était juste patiente. Pour Yuzu, sa sœur était parfaite.

Ses sanglots ne s'atténuèrent pas. Plus violent, ils étaient incontrôlable. Elle serra son coussin contre son visage pour atténuer le bruit. Elle avait mal à la tête et était fatiguée à force de pleurer.

Elle sentit une main sur son épaule. Elle se détendit, elle la reconnu comme celle de son père. Grande, et chaleureuse. Elle se blottit dans ses bras et s'accrocha à son pull. Il la serra fort en retour. Tandis qu'elle pleurait de tout son soûl, elle se posa brièvement une question ; durant tout ce temps de silence, qui consolait Karin lorsqu'elle était triste ?


*/*/*


Le ciel s'était assombri, et la pluie ne s'était pas arrêtée. Elle était seule dans le salon. Face à la fenêtre, elle regardait les gouttes de pluie s’écraser sur le sol. En plein mois de novembre il ne faisait que pleuvoir...

La pièce était plongée dans la pénombre, et il commençait à faire noir à l'extérieur. Elle s'inquiétait. Se sentait coupable. Yuzu devait sûrement lui en vouloir. Elle devait se sentir trahie suite à ce si long secret. Auparavant, elle se racontait toujours tout, ne se cachant jamais rien. Mais ces deux dernières années, elle avait omis de lui dire beaucoup de chose et se confiait beaucoup moins, se contentant d'écouter sa sœur. Elle avait fait en sorte qu'une sorte de distance prenne place, aussi. Car elle savait ce qui l'attendait et qu'elle connaissait son hypersensibilité.

Mais, Karin ne regrettait pas. Elle avait eu du temps précieux où elle avait pu vivre normalement.

Sans que personne ne la regarde avec une certaine appréhension, comme si elle était prête à s'effondrer à tout moment.

Elle soupira tout en allant préparer ses affaires pour le lycée. Elle ne comprenait plus l'utilité du lycée. En ce qui la concernait. Elle n'allait pas pouvoir vivre assez longtemps ne serait-ce que pour acquérir son diplôme de fin d'étude.

Cependant, elle adorait y passer du temps. Y retrouver ses amis. Et une vie normal. Mais elle ne savait pour combien de temps encore. Elle redoutait tellement que ce jour arrive. Le jour où sa condition de santé ne lui permettrait plus de quitter son lit.


*/*/*


Plusieurs semaines passèrent, dans une ambiance étrange. Le monde n'avait pas changé comme elle s'y était attendu, c'était le regard qu'elle portait sur le monde qui avait changé. Et les personnes qui l'entourait aussi. Soudainement, elle était devenu une source constante d'attention et d'inquiétude. Tout avait changé, entre Yuzu qui s'inquiétait à chaque effort aussi minime soit-il qu'elle faisait et son frère qui semblait perdu dans ses pensés la plupart du temps, elle avait l'impression que rien ne serait plus comme avant. Ichigo, bien qu'il avait son propre studio, dormait chez eux.

Son père cependant, restait fidèle à lui-même et faisait l'idiot pour remonter un peu le morale de ses enfants, bien qu'elle remarquait la mine inquiète qu'il arborait quand il pensait que personne ne le voyait.

Il lui avait fait passer une série de test, s'était entretenue avec Naomi-sensei, faisait beaucoup de recherche et restait plongé jusque tard le soir dans des livres de cardiologie. Karin ne supportait pas chacune de ces démarches. Elle avait fait le deuil de sa vie. Elle savait que pour sa famille cela restait difficile mais il lui était douloureux de voir que rien n'est plus la pareil depuis.

Ishiin vérifiait sa température tout les matins et lui préparait ses médicaments, qu'il plaçait près de son petit-déjeuné. Il la conduisait en voiture à l'école et s'était entretenu avec le personnel éducatif en ce qui concernait la santé de sa fille. Elle était dispensée de sport – sûrement à vie – et avait démissionné définitivement de son club de foot.

Pour ce qui était de Yuzu, elle semblait avoir perdu son éternelle bonne humeur, et n'avait plus véritablement sourit depuis. Mais elle gardait un sourire constant, bien que forcé, peut-être pour ne pas inquiéter Karin. Mais celle-ci n'était pas dupe.

  • Karin ?

Elle leva la tête. Son père l'avait sortit de ses pensées.

  • Tu as pris tes médicaments... ? Lui demanda t-il

Elle ne se sentait pas très bien. Sa tête lui tournait un peu et elle avait l'impression que le moindre effort l’achèverait. Ça lui arrivait quelques matins, comme ça ou en plein milieu d'après-midi. Elle s'y était presque faite mais ça restait désagréable. Ce matin même, elle avait conscience d'attirer l'inquiétude de sa famille.

  • Oui, fit t-elle tout en mettant ses gants

Elle était déjà sur le pas de la porte, en uniforme, avec son manteau et une grosse écharpe blanche autour du cou. Ils étaient déjà en plein mois de décembre. En plus de la neige et du vent, la température ne semblait plus vouloir atteindre un seuil normal.

  • Tu as un peu de fièvre ce matin. Ne serais t-il pas préférable que tu reste à la maison ?

Elle baissa les yeux au sol.

  • J'ai pris mes médicaments, ça devrait aller.

Son regard inquiet failli lui faire changer d'avis mais elle tient bon.

  • S'il te plaît... Murmura t-elle

Il hocha doucement la tête.

  • Mais dès que tu sens que va mal...

  • Je sais... Je vais à l'infirmerie... Le rassura t-elle avec un sourire

Il sourit puis soupira. Yuzu apparu à ce moment là, avec leur bento à la main.

  • Tout est prêt ! Allons-y avant d'être en retard ! Fit t-elle joyeusement

Une fois à l'école, Karin se sentit rassurée par cet endroit si familier. Des couloirs, aux salles de classes, Karin avait toujours aimé y passer du temps. Au lycée, elle était Karin et seulement Karin, juste une lycéenne normale. Elle n'avait rien dit à ses amis de son état de santé. Elle rangea ses chaussures d'extérieur dans son cassier tout en enfilant ceux d'intérieur. Yuzu à ses côtés, semblait pensive.

  • Oh, Kurosaki-san ! L'aborda son professeur de sport alors qu'elles marchaient dans les couloirs

  • Bonjour, Sensei ! Dirent Yuzu et Karin

Il se pencha légèrement pour saluer.

  • J'ai appris la nouvelle... Tes professeurs semble assez bouleversé... Comment vas tu ?

  • Je vois... Je... hum...

  • Je suis désolé. Je ne voulais pas être indiscret...

Elle secoua la tête négativement.

  • Appelons un chat, un chat... Sourit t-elle doucement

  • Comme je le pensais... Tu réagis vraiment bien à tout ce qui arrive... Mais si tu as besoin de parler, n'hésite pas... Yuzu-san aussi.

  • Oui, Merci.

Il disparu à l'angle du couloir.

  • Je ne sais vraiment pas... commença Yuzu

Karin la regarda.

  • Si je déteste ou si j'admire cette part de toi-même. Je n'aime pas te voir si résignée...

  • Yuzu...

  • Tu n'as pas à être forte... Pas avec moi.

Yuzu la regardait fixement, le visage triste. Elle disparu à son tour dans les couloirs avant que Karin ne réponde quoi que ce soit. Elle fronça les sourcils, ne sachant pas comment réagir.

  • Karin ! Le salua Kei, accompagné de Heita

Ryohei et Kazuya était dans un autre lycée, mais elle restait en bons termes avec eux. Elle salua ses amis, échangea des banalités. Puis elle rejoignis ses amies dans sa classe. C'est ainsi que commença sa journée de cours. Au moment du déjeuner, Karin se sentait encore plus mal. Sa fièvre avait augmenté, elle le sentait. Sa tête lui semblait lourde et elle ne savait plus si elle avait chaud ou froid.

  • Quelque chose ne vas pas... ? Tu es pâle... Chuchota Yuzu, qui l'avait rejointe

  • Je ne me sens pas très bien... Avoua Karin

  • Allons à l'infirmerie, fit Yuzu, inquiète

Karin hocha la tête sans protester.. Mais elle découvrirent quelques minutes plus tard que c'était fermé.

  • Oh non... On devrait appeler Otou-san... Fit Yuzu

  • Non... Je pense que je devrais tenir l'après-midi... répondit Karin en secouant la tête

  • Mais...

  • Ne le dérangeons pas...

Yuzu hocha la tête mais n'en était pas moins inquiète. Elle la déposa plus tard devant sa classe, avant de rejoindre la sienne non sans lui avoir donné plusieurs recommandations.

Karin avait sourit. Yuzu pouvait vraiment sembler plus mature que son âge, des fois... Une heure plus tard, le visage tournée vers la fenêtre, elle regardait les flocons de neiges tomber doucement. Plus le temps passait et plus elle se sentait mal. Elle essaya de rester concentrée mais elle sentait déjà son malaise revenir.

On l'interrogea au tableau. Toute les têtes se tournèrent vers elle. Karin leva la sienne. Elle connaissait la réponse et elle se dit que ça serait sûrement rapide. Quand elle se leva, elle sentit un légers vertige. Elle marcha doucement. Ses pas était lourd.

  • Tout va bien ? L'interrogea son professeur

Elle hocha la tête. Mais elle fit quelque pas supplémentaire avant de s'écrouler au sol. Elle sentait son souffle se faire court, son cœur battre douloureusement dans sa poitrine. Elle connaissait le terme médicale de ce qu'elle endurait. « Palpitation cardiaque ». Elle ne saurait compter le nombre de fois où elle avait entendu ce mot... Mais elle n'avait pas le temps de penser à ça, déjà, la douleur revenait, plus forte encore. Elle gémit douloureusement. Elle sentit le goût familier de rouille sur sa langue. Elle entendit des exclamations étouffés, les voix de ses camarades de classe.

  • Kurosaki-san ! Kurosaki-san ! L'appelait son professeur

Il comprit qu'elle ne répondrait pas.

  • Appelez l'infirmière ! Tout de suite ! S'exclamait t-il, s'adressant à ses élèves, complètement paniquée.

Plus tard, elle sentit qu'on l'a portait. Elle entendait son cœur battre, assourdissant.

Puis plus rien.





Commentaire de l'auteur Ps ; Merci pour vos commentaire adorable ! Sérieux, à chaque fois, je fond !
Le prochain chapitre est beaucoup plus long, et enfin, Toshiro fait son entré !
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