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+...Il n'y a que mon coeur qui saigne...
[Histoire Terminée]
Auteur: Amethyste Vue: 242
[Publiée le: 2013-07-22]    [Mise à Jour: 2013-07-22]
G  Signaler Romance/Drame/Amitié Commentaires : 3
Description:
Une bataille...
Gin et Rangiku se font face...
Et Rangiku pense à lui, à elle, à son cœur qui saigne...

Couple Principal : RangikuXGin
Crédits:
L'univer appartient à Tite Kubo.
<< ( Préc )
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+...Il n'y a que mon coeur qui saigne...+

[1891 mots]
Publié le: 2013-07-22Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Voici un OS que j'ai écris depuis un petit moment déjà, j'espère qu'il vous plaira.
Mon kimono se tache de rouge. De ce liquide vital et amer que je connais si bien. La pointe de ton épée continue lentement son chemin, elle entaille un peu plus ma peau, déchirant ma chaire d'une façon douloureuse mais supportable avant de se retirer.
Une grimace déforme mon visage et ton sourire hypocrite vacille l'espace d'un instant. Ce n'est pas long, juste une seconde et ton masque à déjà reprit a place, comme si tu n'étais pas vraiment concerné, juste un spectateur parmi tant d'autres...

_ Il me semble t'avoir blesser plus que je ne le pensais.

Non. Ne te fis à tout ce sang qui déteint ma tenue. Ce sang qui se répand sur le sol, sous mes pieds...
Ne te fis pas à tout ça. Parce qu'en vérité, ce n'est pas du sang qui s'écoule de ma blessure qui est importante. Non, celle là n'est que superficielle en comparaison de mon cœur. De mon cœur qui saigne...
Mais je suppose que tu dois t'en douter non ?
Je sais que tu es conscients du tourment que tu fais naître en moi. De cette douleur insupportable qui me terrasse lorsque j'ai ne serait-ce que le malheur de penser à toi.
Mon cœur, déjà fort meurtri, se fissure à nouveau. Je l'entends distinctement louper un battement, peut-être même plusieurs, et prendre un rythme plus rapide, presque effréné.

_ Oh.

Je te lance un regard qui se veut neutre.
Je sais que tu n'aimes pas mes silences, encore moins lorsqu'ils remplacent les réponses que je donne souvent à chacune de tes phrases, qu'elles sont interrogatives ou non.
Je sais aussi que je ne dois pas relâcher ma concentration, qui n'est pas vraiment là à vrais dires, mais pourtant je le fais. Je lève mes yeux vers le ciel, et je suis rapidement aveuglée par les gouttes de pluie qui s'échappent du ciel pour tomber sur mon visage ravagé par les larmes que j'ai si souvent versé. Que je verse encore en ce moment même...

_ Je déteste la pluie. Murmures-tu, plus pour toi que pour moi.
_ Je sais... Pensais-je sombrement.

Tu ouvres soudainement les yeux, dévoilant des iris froides et magnifiques qui me font frissonner. Ton regard me transperce, il me balaye de haut en bas et je sens faiblir la pression que j'exerce sur Haineko. Pire encore, je me sens défaillir.

_ Tu pleures encore...

Ce n'est pas une question, simplement une affirmation à quelque chose que tu es le seul à être en mesure de comprendre.
Mes lèvres se retroussent en un sourire sardonique, qui contraste étrangement avec les perles salées qui tracent leur chemins sur mes joues rougies par le froid mordant.

_ La faute à qui ?

Ce n'est qu'un murmure, une question à laquelle je n'attend aucune réponse. Une question rhétorique, qui aurait pu passer pour froide et détachée si ma voix n'était pas empreinte de douleur contenue. Pourtant tu m'as entendu, je le sais. Ton sourire disparaît un bref moment. Et tu refermes les yeux, sans pour autant répondre.
Loin de nous, mais tout de même assez près pour que je puisse l'entendre et le voir, mon capitaine lutte avec rage contre son adversaire qui n'est autre que le deuxième traître de la Soul Society. Les bruits de lames qui s'entrechoquent avec violence avant de se séparer pour mieux revenir. Tout ça dans un ballet vieux comme le monde. Le ballet de la guerre.
Mon petit capitaine donne vraiment l'impression d'être concentré par la bataille, pourtant je sais qu'il ne l'ait pas vraiment, il se préoccupe de mon sort, me lance parfois des regards et surveille ma pression spirituelle qui n'a de cesse de vaciller. Je ne peux que lui en être reconnaissante, il s'inquiète pour moi, sans se départir de son froid caractère certes, mais il se préoccupe de moi tout de même.
Un sentiment que j'apparente rapidement au soulagement me traverse, savoir qu'il n’hésiterait pas à venir m'aider est vraiment quelque chose de rassurant...

_ Tu devrais te concentrer sur ton propre combat.

Ton katana fend l'air, j'ai à peine le temps de parer. Une entaille apparaît progressivement sur ma joue gauche, le liquide rougeâtre qui coule dans mes veines se mêle rapidement aux larmes qui salissent mon visage. Ta lame est à deux malheureux centimètres de ma gorge et je peine à la repousser.
J'ai conscience des nombreuses entailles qui couvrent mon corps, pourtant je ne parviens pas à éprouver autre chose qu'une petite douleur accompagnée d'une immense fatigue...
Je veux que tout s'arrête...
Je veux que mon cœur arrête de saigner...
Je veux que mes larmes cessent de couler...
Je veux juste ne plus t'aimer...

_ Tu m'as fais mal. Dis-je en effleurant du bout des doigts la nouvelle entaille.

Ce n'est pas vraiment un reproche, juste une constatation.
Tes yeux s'ouvrent à nouveau. Ton sourire se fane. Tes lèvres s'entrouvrent et ta respiration semble s'être arrêté.

_ Mais c'est largement supportable en comparaison du reste. Protestes-tu d'un ton amer.

Je crois bien que c'est la première fois que tu parle, de façon implicites ou non, de ta trahison. De ce jour ou mon cœur m'a semblé s'être brutalement arrêté alors que tu partais sans un regard en arrière, avec des raisons que tu gardes jalousement au fond de ta mémoire.
Je serre les dents, j'hesite franchement à te lancer mon zanpakuto en pleine tète. Je l'aurai sûrement fais si le peu de raison que je possédait encore ne m'en avait empêché. La raison... J'aurai dû l'écouter cette fichue raison, au lieu d'écouter ma peine et de foncer tète baissée dans la bataille.

_ Non ? Ajoutes-tu, tes pupilles bleutées virées sur moi.

Mes lèvres se retroussent en une grimace, mes bras se tendent vers toi et une lueur apparaît au creux de ma main. La rage me consume petit à petit...
Tes cheveux argentés virevoltent encore lorsque tu réapparaît, quelques mètres plus loin. Je remarque tout de suite l'expression de ton visage. Sombre, elle n'est plus accompagné de ce sourire faux et hypocrite. Tu sembles même incrédule, franchement étonné de me voir t'attaquer à renfort de kido...

_ Tu ne sais pas... Tu ne sais rien...

Je baisse la tète, un millième de seconde et ma voix et si basse qu'il te faut tendre l'oreille pour parvenir à comprendre ce que je peux bien dire.
Mais de toute façon, je peux te dire tout ce que tu veux, tu n'en tiendras pas compte hein ? Parce que ça fait parti de ton caractère, parce que tu es né mystérieux et que tu es parti, comme ça sans rien dire, avec des secrets pleins la tète...
Parce que tu es toi-même tout simplement...

_ Je te déteste !

Je te vois frissonner et tes lèvres se fendent en un sourire fade, maussade et triste.
Le regard turquoise de mon petit capitaine se fige sur ma nuque. Je ne sais pas de combien d’octaves ma voix est montée mais je suis sûr et certaine que tout les guerriers ici présents m'ont entendu.

_ Tu ne sais rien ! Rien tu m'entends ?! Rien du tout !

Je dois avoir l'air d'une sauvage ainsi, trempée par la pluie, le visage tari par les larmes, le corps meurtri par les entailles de la chaire et hurlant à tout vas.
Mais je m'en fiche...
Je veux juste...
Je veux juste qu'il m'explique pourquoi...

_ Expliques-moi ! Dis-moi pourquoi tu me fais endurer tout ça ? Ça t'amuses de me voir perdre pied ? Réponds !

Je veux juste des réponses à mes questions...
Je veux juste que cette douleur cesse...
Je veux juste pouvoir me réveiller, comme si tout ça n'était qu'un cauchemar...

_ Je ne suis bon qu'à te faire pleurer, encore une fois... Hein Ran-Chan ?

Pitié, pourquoi diable je n'arrive pas à garder ma dignité face à lui ?
Je perd pied, je me sens partir, mon sang bat douloureusement à mes tempes.
J'ai mal...
J'ai si mal...
Faites taire cette douleur, par pitié...

_ Ne m'appelle pas comme ça !! Qu'est-ce que tu croyais ?! Que j'allais me mettre à rire, c'est ça ?!
_ Ran-Chan...

Il murmure, refermant ses yeux...
Et ce foutu surnom résonne dans ma tète, encore et encore.
Faites que tout s'arrête...

_ Pourquoi a-t-il fallut que tu me promette ça ? Je ne te demandais pas la lune... Je voulais juste que tu restes près de moi... Et tu es parti. Sans rien dire, juste avec un foutu pardon qui m'était adressé...

Ma voix se brise, ma gorge me brule, mes larmes redoublent, mes sanglots s'intensifient et Haineko semble peser une tonne dans ma main droite...

_ J'ai cherché tu sais. Longtemps, sans vraiment savoir quoi exactement... Mais j'ai cherché, une preuve, un signe, n'importe quoi... Je cherchais vraiment une raison de te détesté, parce que même après ta trahison je n'y arrivais pas...

Je me sens soudain vide, brisée de l'intérieur...

_ J'ai vraiment cherché, sans jamais trouvé... Maintenant, je suis lasse et fatiguée. Je suis vulnérable, faible et pitoyable et nous savons tout deux que je n'aurai jamais la force de te blesser sérieusement. Alors finis-en...

Tu me regarde étrangement, toi aussi tu sais que ça doit se finir ainsi.
Dans ma tète c'est le chaos, la voix de mon zanpakuto ne suffit pas à me faire changer d'avis, ni celle de mes amis, que j'entends protester alors qu'ils sont en plein combat ou, pour certains, prostrés à terre après une défaite écrasante...
Je remercie Haineko, puis je lâche doucement sa garde, comme j'aurai dû le faire plus tôt avec toi...
Tes pas résonnent sur le sol boueux, incertains par moments, assurés par d'autres. Et tes yeux s'accrochent inlassablement aux miens dans une dernière étreinte...
Quelques malheureux centimètres nous écartent, ta main tremblote légèrement et tu ouvrent les lèvres pour me demander si je le veux vraiment, comme espérant que je revienne sur ma décision. Ma gorge est sèche, la douleur est au maximum et ma tristesse est tellement grande que je sais que je ne pourrais jamais revivre à nouveau...
Tu hésites encore, et je saisis ta main armée.

_ Je suis désolée Rangiku. Sincèrement désolé...

Un froid intense envahit ma poitrine, le sang gicle et nous éclabousse tout deux tandis que je sens mon corps chuter.
Tes bras se referment autour de moi, je ne t’ai jamais vu si dévasté...
Une goutte salé tombe sur ma joue, suivant de nombreuses autres...
Je ne t'ai jamais vu pleuré non plus...

_ Je...

Mes yeux se ferment. J'ai du mal à parler...

_ Je t'aime tu sais ?
_ Oui... Oui je sais...

La pression de ses lèvres sur les miennes. Ses pleurs. Ses hurlements silencieux. Et son « Je t'aime » invisible...
Ce sont les souvenirs que j'emporte dans la tombe...

Merci Gin...
Aujourd'hui, mon cœur à arrêté de saigner...
Commentaire de l'auteur J'espère que ça vous as plu !
N'hésitez pas à m'en donner vos avis !
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