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Writecontrol, le couteau suisse pour écrire vos histoires
 par   - 74 lectures  - Aucun commentaire

Writecontrol est un outil d'écriture en ligne, sécurisé, accessible et personnalisable.
Ce que vous écrivez est sauvegardé automatiquement.

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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 3012 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
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Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 2733 lectures  - 1 commentaire [16 octobre 2018 à 15:32:41]

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Assassination Classroom

La nouvelle
[Histoire En hiatus]
Auteur: WizPeppy Vue: 1452
[Publiée le: 2016-11-10]    [Mise à Jour: 2018-05-08]
G  Signaler Romance/Humour/Mystère/School-Fic/Amitié/Tranche de vie/Psychologique Commentaires : 5
Description:
L'arrivée d'une nouvelle élève au sein de l'établissement Kunugigaoka risque bien de chambouler le quotidien de chacun...

Basé sur le manga Assassination Classroom, j'ai retouché l'histoire pour y incorporer un OC. Les bases de l'intrigue sont plus ou moins respectées.

Allez, première fanfic, premières boulettes... Mais fallait bien se lancer un jour ! J'ai envie de me frapper la tête contre un mur et prendre un shot de javel en relisant les premiers chapitres, mais ça fait partie du jeu, c'est ça qu'c'est beau !

Je vous remercierai jamais assez pour les 1000 vues ! Whouah, c'est énorme, je m'en rends pas compte ;-:
Crédits:
Le manga Assassination Classroom ne m'appartient pas. Lui et ses personnages ont entièrement étés créés par le talentueux Yūsei Matsui. Cependant, les quelques personnages qui y sont extérieurs ont étés créés par mes soins.
<< ( Préc )
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Étoile polaire

[3453 mots]
Publié le: 2018-05-08Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Il y a beaucoup de descriptions dans ce chapitre, j'espère que vous n'allez pas trop vous ennuyer. J'aime bien ce genre de style d'écriture, je prends beaucoup plus le temps et c'est agréable. Je n'ai plus l'impression de rucher. Allez, enjoyy~


-PDV Karma-

« Mais allez, dépêche-toi ! Si ça continue, ils vont partir sans nous ! »

« Tu sais que je peux porter plainte pour effraction, Bakabane ? »

C’est ainsi que Rosalya tentait de rassembler ses affaires pour notre voyage, alors qu’il était déjà 4h30 du matin, le rendez-vous étant à 5 heures pile grand maximum devant l’établissement. Nickel. On allait louper nos vacances en couple, euh, notre voyage scolaire groupé.

Effaçant cette plaisante idée qui vint à mon esprit, j’observais la coupable piquer des sprints à travers toute la maison. Étonnant, j’ai envie de dire. Depuis le temps que je la connaissais, quelques semaines certes, je n’aurais jamais cru que c’était quelqu’un qui préparait tout à la dernière minute. Je l’attendais alors, dos à la porte, tenant ma valise par la manche. C’est la première fois que je me retrouve chez elle, et elle a l’air d’être quelqu’un de maniaque. Aucune poussière ni moindre tache était visible, le tout sentant une odeur citronnée, qui traduisait la propreté. Cela correspond bien à son caractère intransigeant, finalement.

Je la voyais vraiment dans le mal, balançant un livre quelconque dans sa valise ouverte au milieu du spacieux salon, tout en tenant ses chaussures dans une main et ses chaussettes dans l’autre, sa brosse à dents dans sa bouche pour couronner le tout. C’était une vision assez comique, fallait se l’avouer. Elle jura après s’était pris un mur dans l’épaule, et je soupirais en regardant ma montre. 4h36. Si elle voulait se dépêcher un peu aussi…

J’entendis le robinet être coupé, j’en traduis donc le fait qu’elle avait fini de se brosser les dents. La bonne nouvelle du jour. En m’ignorant royalement pour la énième fois ce matin, elle s’assieds en tailleur à côté de la valise pour mettre ses chaussures. Avant même d’avoir pu en mettre ne serait-ce qu’une, elle sembla soudainement se souvenir de quelque chose puisqu’elle a foncé vers les escaliers, en les montant deux par deux. Je soupirais alors pour la énième fois, m’ennuyant fortement. Quelle idée de l’attendre. Mais d’un autre côté, si je ne l’avais pas fait, elle ne se serait probablement jamais réveillée.

Je décidais alors d’observer un peu plus en détail la pièce dans laquelle je me trouvais: l’entrée donnait directement au spacieux salon, qui était annexé à la cuisine d’une part, et à l’escalier qui menait à l’étage d’autre part, en passant par l’entrée, où je me trouvais. Du même côté que l’escalier se trouvait une porte entr’ouverte, où je devinais être la salle de bain. Il n’y avait pas vraiment de décorations, c’était assez triste dans l’ensemble, mais indéniablement propre. Je remarquais alors des cadres de photos posés sur la commode de l’entrée, ce qui attira ma curiosité. Je m’en saisis alors, pour voir deux personnes dessus: une fille et un garçon qui semblaient avoir environ de 6 ans. Ce dernier avait de saisissants yeux saphirs, ses cheveux noirs comme l’ébène étaient en bataille et son sourire se voulait joueur et espiègle. Un pansement se trouvait sur son nez et sa joue; il semblait avoir passé un sale quart d’heure. Ou alors c’est quelqu’un d’autre qui en avait passé un par sa faute. Je reportais mon attention sur la fille qui se trouvait à côté de lui, et leur ressemblance physique me frappa de plein fouet. On aurait dit des jumeaux. Enfin, presque. La fille arborait un sourire réservé mais sincère, un teint de porcelaine qui contrastait fortement avec la couleur sombre de ses cheveux longs qui lui retombaient sur les yeux en de fines mèches. Ce qui attira le plus mon attention fut la couleur de ses yeux: ils étaient vairons, son oeil droit était de la même couleur que les yeux du blessé à ses côtés, mais l’autre était d’un vert éclatant. Ce détail me frappa, comme si j’avais déjà vu une couleur de yeux similaire, mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Je sentis alors le cadre m’être arraché des mains et je sursautais. Ce n’était nul autre que Rosalya, qui me fixait d’un regard sévère.

« Alors déjà que tu fais carrément effraction chez moi à quatre heures du matin, mais en plus tu as encore le culot de fouiller dans mes affaires. C’est la meilleure celle-là »

Sarcastique et en colère. C’est un mauvais combo ça. Je baissais ma tête, coupable, bien que cela ne dura pas longtemps. Elle repose le cadre, verre contre la surface plane, de sorte qu’on ne ne puisse voir la photo. Elle prit alors sa valise, l’emmenant à l’extérieur. Je lançais un coup d’oeil à ma montre: 4h47. Bon, si on se dépêche, on sera pile à l’heure.

On marchait dans la rue, dans un lourd silence. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, soit c’est le manque de sommeil, soit le manque de nourriture, soit mon imbécilité pure, mais j’avais lâché la bombe:

« C’était ton frère et toi sur la photo ? »

Elle retourna rapidement la tête en ma direction. Elle ne s’attendait sûrement pas à un interrogatoire aussi direct:

« Tch, ce ne sont que mes amis d’enfance. »

« Si tu le dis… »

Je n’insistais pas davantage, je voyais bien que le thème ne lui plaisait pas. Nous roulâmes nos valises promptement dans le silence et le calme des environs, qui n’était pas surprenant à 5 heures du matin. En nous approchant à chaque pas un peu plus vers le l’établissement, nous croisons Nagisa, qui n’était pas bien en avance non plus. Il permit de détendre un peu l’atmosphère plus que tendue qui s’était installée, mais même le garçon aux couettes s’est senti mal à l’aise en notre compagnie. Heureusement que nous arrivâmes très vite au point de rendez-vous, où tout le monde semblait nous attendre.

Tout au long de notre marche vers la gare, l’atmosphère put un peu être détendue par Nakamura, qui faisait remarquer à tout le monde la grandeur du sac de Kayano. Cette dernière se défendit en disant qu’elle doutait de la capacité de l’hôtel à les rassasier tous avec un dîner. Sacrée Kayano, elle ne changeait pas. Je jetais un coup d’oeil à Rosalya lorsque nous étions devant notre train, où Kataoka lui avait demandé de se mettre à côté d’elle le temps du trajet. Je l’entendis alors répondre, quelque peu embarrassée:

« C’est gentil, mais vaut mieux pas pour toi… J’ai le mal des transports. »

À peine il eut entendu ça, Koro-sensei se précipita sur Rosalya, lui fourrant dans les bras tout un tas de médicaments, un thermomètre dans la bouche, une bouillotte sur la tête et pour finaliser le colis, l’entoura d’un plaid, à la façon d’un maki. Elle se retrouva rouge, tentant tant bien que mal de se débattre de l’emprise de Koro-sensei, qui l’avait déjà installée à côté de lui. Je crois bien que personne ne compris ce qu’il venait de se passer. Néanmoins, tout le monde s’activa afin de déposer leur bagage dans la soute avant de venir s’installer. Je me mis au fond du compartiment qui nous avait été attribué, à côté de Nagisa et nous jouions à tour de rôle sur ma console durant tout le trajet, qui dura deux heures.

Un quart d’heure avant notre arrivée, nous commençâmes déjà à voir les décorations installées pour l’occasion, bien qu’elles semblaient être floues à aise de la distance. Koro-sensei expliqua que nous allons faire un passage par l’hôtel afin que nous puissions y déposer nos bagages et enfiler notre kimono.

-PDV Rosalya-

Oh là, tombe pas Rosa. Pas encore. Je marchais d’un pas mal assuré depuis que nous avions quitté le train. P***in de mal des transports, pourquoi ça s’acharne toujours sur moi. J’avais envie de dégueuler tout mon maigre petit déjeuner. Lorsque nous étions arrivés à l’hôtel, je me rendis compte que Koro-sensei ne nous avait pas menti: cet hôtel était vraiment fait dans un style traditionnel japonais. Nous allons donc dormir dans les futons. Je remarquais aussi que toutes les filles de la classe allaient dormir dans la même chambre, en y comptant Irina. J’imagine que c’est la même chose pour les garçons. Je retins un fou rire lorsque je me suis imaginée Karasuma et Koro-sensei cohabiter ensemble dans la chambre, en compagnie des autres garçons. J’espère pour la santé mentale de notre professeur de sport qu’il avait pris une chambre à part pour lui et le poulpe. Cela me semblait déjà être plus proche de la vérité. Je soupirais, mettant mes réflexions de côté et me décidais enfin à ouvrir la porte coulissante de la chambre que je partagerai pour cette nuit. Je voyais certaines filles discuter entre elles en déballant leurs kimono, les montrant aux autres. Je soupirais une fois de plus, et je sens que j’en avais pas fini.

« Rosa, Rosa, tu nous montres ton kimonoo ? »

Je lançais un regard noir à Kurahashi, qui me dévisageait avec un intérêt non-dissimulé. Je lâchais un soupir, oui, encore un, avant de me retourner et lui répondre sèchement:

« À quoi bon, nous allons nous rejoindre tout à l’heure de toute façon. »

Sur ces mots, je quittais la chambre pour me rendre dans le jardin intérieur pour prendre un peu l’air, suite à ma mésentente avec le transport. J’allais attendre jusqu’à ce que toutes les filles partent afin de pouvoir me changer. En regardant les carpes paisiblement nager dans le bassin, je jouais frénétiquement avec la chaîne autour de mon cou. Ce n’était peut-être pas une si bonne idée ce voyage scolaire. Je serai tellement mieux chez moi en ce moment même…

« Rosalya, tu vas bien ? »

Nagisa venait de s’asseoir à mes côtés, portant un long et simple kimono bleu foncé. Toutefois, il n’avait pas l’air d’être très à l’aise. Sentant mon regard le détailler, il me dit:

« Rosalya… C’est assez gênant la façon dont tu me fixe… »

« Oh, le petit Nagisa est intimidé par ma présence. »

« Arrête, ou ce sera vraiment le cas… »

Je pus le taquiner un peu, avant que je me décide de finalement enfiler mon kimono et de rejoindre les autres. Nous avons du marcher une bonne vingtaine de minutes avant de rejoindre les stands installés au milieu de la ville. Cela faisait même pas une demi-heure que mes geta me faisaient déjà mal aux pieds. Ce sera la libération, tiens, quand je les enlèverai le soir…

L’ambiance de l’endroit était vraiment magique; les décoration, à couper le souffle. On nous laissa visiter à notre guise les stands, nous autorisant donc à nous séparer en petits groupes. J’étais partie de mon côté, n’ayant pas forcément envie de me mélanger aux autres. Alors que je marchais, une odeur permanente de taiyaki planait dans l’air, pas pour me déplaire. J’étais subjuguée par l’élégance des danseurs traditionnels sur la scène principale. Au même moment, Sugino, Karma et Nagisa m’ont surpris par derrière, ce dernier m’offrant un taiyaki. Je bredouillais un merci, me retournant pour continuer à regarder le spectacle, qui était fini. Visiblement déçue, je me retournais vers les garçons et Sugino prit la parole:

« Tu avais vraiment l’air d’être hypnotisée par la danse. Tu aimes ça ? »

Je me recroquevillais sur moi-même en mordant avec hésitation mon taiyaki avant d’acquiescer.

« J’aime la culture japonaise tout court… »

Je ne sentis pas la catastrophe arriver, jusqu’à ce que deux mains agiles viennent me tirer les joues par derrière:

« Oh, mais regardez-la, elle boude parce que le spectacle est fini ! »

« Lâche-moi, Bakabane… »

« Mais c’est qu’elle sort les griffes. Tes joues ont dirait des mochis, on a envie de croquer dedans ! »

« Ça va pas, espèce de cannibale ! Lâche-moi avant que je te fasse une clé de bras ! »

« Très bien, très bien… Mais sache qu’il me reste toute la journée pour te sortir de tes gonds ! Aïe ! »

Agacée par ses paroles, je lui jetais une de mes geta à la figure. Vu la dureté de la chaussure, j’espère qu’il aura un bon oeuf de pigeon sur le crâne. Je la récupérais, passant devant mon assaillant, pour rejoindre Nagisa et Sugino, pliés de rire suite à notre échange.

Le reste de la journée se passa sans accrocs. À midi, nous avions pu manger des takoyaki, pour mon plus grand plaisir. Décidément, je ne me lasserai jamais de la cuisine japonaise. Nous étions à notre troisième portion lorsqu’un joueur de biwa vint sur scène, suivi d’une démonstration de sumo, à la fin de laquelle le soleil commençait déjà à se coucher. Nous décidâmes de rentrer à l’hôtel, qui était finalement notre point de rendez-vous commun. Notre seule consigne était de rentrer avant le coucher du soleil, ce qui fut respecté pour notre petit groupe. J’ai pu échanger avec Sugino sur le sujet du baseball, pour son plus grand contentement. Nous avions rejoint la salle du diner, où quelques élèves étaient déjà arrivés. En attendant l’arrivée des derniers retardataires, je me suis assise à côté de Nakamura, qui fut accompagnée de Kayano, de Kanzaki et d’Okano. Nous parlions de tout et de rien, jusqu’à ce que le sujet fâcheux ne fasse surface.

« Alors comme ça, tu as passé la journée avec Karma ? Dis-nous-tout, a-bso-lu-ment-tout. »

« Il y avait aussi Nagisa et Sugino… Il n’y a rien à dire Nakamura. Non, enlève ce sourire de ton visage. Nous n’avons fait que manger des takoyaki et regarder un combat de sumo. »

« Tu me déçois sérieusement, Rosalya. Ne me dis pas qu’il n’y a vraiment aucune information croustillante à votre sujet. » dit Okano, exagérant sa mine boudeuse.

« Ah non, hein ! Tu vas pas t’y mettre aussi Okano ! Enlevez cet air satisfait de votre visage, vous trois ! »

« De plus, vous êtes venus ensemble ce matin, il y a vraiment quelque chose de louche~ » Kayano en ajouta une couche, se prenant au jeu. Ça ne veut pas dire que ce sont des filles que je vais me montrer clémente à leur égard.

« Nous habitons l’un en face de l’autre. Pardonnez-moi la coïncidence… »

« Tu ne m’as pas répondu, Rosalya. » reprit de plus belle Okano, bien décidée à me tirer les vers du nez. Qui étaient inexistants d’ailleurs.

Inconsciemment, ma tête se tourna en direction de Karma pour me rendre compte qu’il regardait dans notre direction, un air amusé au visage. Il a du écouter depuis le début. J’ancrais mon regard froid dans le sien ambre, en prononçant distinctement:

« Il n’y a absolument rien entre lui et moi. »

Je me levais de la table, agacée par leur comportement. Je ne pris même pas la peine de scruter la réaction de Karma face à mes paroles et quittais la salle. Le soleil était déjà couché et j’entendais les derniers retardataires se faire réprimander par Karasuma. Je me faufilais dans ma chambre pour pouvoir accéder au jardin intérieur. Je n’ai pas très faim de toute manière, j’avais un peu abusé des taikoyaki et je ne me voyais pas manger de nouveau ce soir. Je désserais un peu mon kimono, afin de ne pas l’abimer, m’adossant contre un rocher en face du bassin. J’admirais les dernières lueurs du soleil avant que le ciel ne perde définitivement toute couleur. Je soupirais pour la je-ne-sais-combientième fois aujourd’hui. Pourquoi m’étais-je autant emportée face aux filles ? Elles ne voulaient sans doute pas me mettre dans l’embarras, alors pourquoi étaient-elles aussi insistantes avec leurs questions ? Ma relation avec Karma porte tant que ça à confusion pour les autres ? Ce n’est qu’un sale gosse qui se la ramène un peu trop à mon goût… Il est gentil quand même, il est intervenu face à Asano, il m’a soutenu quand ça n’allait vraiment pas… Mais n’est-ce pas là le rôle d’un ami ?

Cessant ces interrogations inutiles, je m’allongeais sur le dos, observant les étoiles et ce qui reste de la Lune. Autant que je peux m’en souvenir, j’ai toujours été fascinée par le ciel nocturne. J’ai été tellement absorbée par cette pure beauté de la nature, que je ne remarquais pas tout de suite la silhouette qui vint s’assoir à mes côtés. Je lui lançais un regard interrogateur, avant de me relever.

« Viens, tout le monde t’attend pour le dîner. Il y a du katsu curry et des gyozas. »

« C’est gentil Irina, mais je n’ai pas très faim… Ne me regardez pas avec ces yeux, je ne dis pas ça pour me défiler ! »

« Pourtant, on croirait tout le contraire d’après ce que les filles m’ont raconté. Tu es si fâchée que ça contre elles ? »

« Oui, enfin non. Je sais pas… C’est que je suis paumée. Tout le monde commence à me faire ce genre de réflexions, Karma le premier. Nous ne sommes que camarades de classe après tout, amis, si on peut nous qualifier ainsi. »

« Es-tu vraiment sûre de cela ou tentes-tu de te voiler la face ? N’y aurait-il pas quelque chose de plus ? »

Je ne répondis pas, fixant avec incertitude les yeux d’un bleu pur d’Irina, éclairés par la lune. Encore un souffle d’échappa d’entre mes lèvres, jusqu’à ce que je décide d’abandonner la conversation, m’allongeant de nouveau sur l’herbe.

« Pourquoi aimes-tu tant les étoiles ? »

Irina me posa soudainement cette question. J’ai du réfléchir à une réponse compréhensible pendant quelques secondes:

« Elles sont si lointaines, pourtant, elles nous paraissent tellement accessibles. Ce ciel nocturne me rappelle que même dans les heures les plus sombres, il peut y avoir la lueur d’une étoile pour nous éclairer le chemin, qu’on ne peut voir lorsqu’il fait jour. »

Un confortable silence s’installa entre nous, jusqu’à ce qu’Irina me demande:

« Pourtant, n’est-ce pas l’avènement d’un jour nouveau que tout le monde attend ? »

Je connaissais déjà ma réponse:

« Non, je ne veux pas l’avènement d’un jour nouveau. »

« Pourquoi ? »

« Parce que je ne pourrai plus admirer les étoiles. »

Un nouveau silence s’installa, interrompu parfois par les rires qui filtraient à travers les murs fins de l’hôtel. Je sentais Irina dubitative sur la question, et repris alors:

« Celle qui brille le plus dans le ciel, se démarquant des autres; l’étoile polaire. « Tout le monde », comme vous dites, n’attend pas forcément l’avènement d’un jour nouveau, mais plutôt la lumière d’une étoile polaire. Le ciel ne nous semble pas aussi sombre en sa compagnie. »

Suite à cette déclaration, elle me répondit du tac au tac, me fixant dans les yeux:

« Et toi donc ? »

Je ne compris pas tout de suite la question.

« Pardon ? »

« Quelle est l’étoile polaire de ton ciel ? »

Je n’y répondis pas tout de suite, réfléchissant à une réponse adéquate:

« … Toutes les étoiles que nous admirons nous parviennent seulement après plusieurs années lumières. Nous les contemplons, alors qu’elles sont déjà mortes. Nous trouvons une certaine beauté dans la mort. Nous nous rendons compte de la valeur des choses seulement après leur disparition… »

Quelque secondes plus tard, je lui demandais:

« Ai-je répondu à votre question ? »

« Tu as indéniablement raison. Toutefois, je ressens une certaine alchimie entre Akabane et toi. Tu t’obstines à dire que vous n’êtes qu’amis, mais je te pousse à la réflexion concernant ce sujet. Ce gamin peut t’aider, mais seulement si tu le souhaites toi-même. »

Après quelques instants, Irina se releva, enleva une poussière imaginaire de ses genoux avant de conclure et de s’en aller, me laissant songeuse:

« Laisse-donc la lumière de cette étoile nouvelle percer à travers le voile de nuages qui recouvre ton ciel. »

Après avoir longuement réfléchi aux mots d’Irina, je décidais de finalement rejoindre les autres. Je suis sûre qu’elle a pu trouver une excuse pour me couvrir. J’aime vraiment cette femme, elle se montre tellement compréhensive envers moi, et c’est extrêmement rare. Nous sommes similaires, j’ai comme l’impression. À peine la porte de la salle à manger franchie, Koro-sensei se précipita vers moi, un sourire plus que suspect sur le visage, étant donné qu’il se couvrit de ses rayures vertes. 

« Voilà donc notre grande absente. Bien, nous sommes désormais au grand complet, vous allez pouvoir tous me suivre après avoir fini votre dîner. Vous vous changerez également; nous allons faire un peu de randonnée. »

Des regards interrogateurs se tournèrent vers lui. Quant à moi, j’en profitais pour me glisser entre Okuda et Maehara. Quelle sorte d’idée tordue est encore venue à l’esprit de notre professeur…


Commentaire de l'auteur Chapitre avec beaucoup de descriptions, j'espère que ça n'a pas été trop ennuyant pour vous >.< Du coup, je n'ai pas trop détaillé ce qu'il s'est passé pendant la journée, je suis désolée, mais je pense que ç'aurait été beaucoup trop long... Surtout que je ne pensais pas que j'allais couper le chapitre: en effet, il devait s'arrêter après l'"activité" que Koro-sensei a prévu... Tant pis, ce sera pour une prochaine fois ;) À bientôt
PS: Vous pouvez désormais voir la photo que Karma regardait chez Rosalya sur le compte Instagram que j'ai créé: @rosalyacallisto.
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