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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 2869 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 2632 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Assassination Classroom

La nouvelle
[Histoire En hiatus]
Auteur: WizPeppy Vue: 1433
[Publiée le: 2016-11-10]    [Mise à Jour: 2018-05-08]
G  Signaler Romance/Humour/Mystère/School-Fic/Amitié/Tranche de vie/Psychologique Commentaires : 5
Description:
L'arrivée d'une nouvelle élève au sein de l'établissement Kunugigaoka risque bien de chambouler le quotidien de chacun...

Basé sur le manga Assassination Classroom, j'ai retouché l'histoire pour y incorporer un OC. Les bases de l'intrigue sont plus ou moins respectées.

Allez, première fanfic, premières boulettes... Mais fallait bien se lancer un jour ! J'ai envie de me frapper la tête contre un mur et prendre un shot de javel en relisant les premiers chapitres, mais ça fait partie du jeu, c'est ça qu'c'est beau !

Je vous remercierai jamais assez pour les 1000 vues ! Whouah, c'est énorme, je m'en rends pas compte ;-:
Crédits:
Le manga Assassination Classroom ne m'appartient pas. Lui et ses personnages ont entièrement étés créés par le talentueux Yūsei Matsui. Cependant, les quelques personnages qui y sont extérieurs ont étés créés par mes soins.
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Je te l'interdis

[3307 mots]
Publié le: 2018-03-11Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Coucou les gens ! Pitite précision:je relisais le manga pour être sûre de ne faire aucune incohérence. Eh bien, je me suis rendue compte que j’en ai fait une pour ma fanfic, mais je ne pouvais faire autrement finalement, je précise donc:
Pendant le combat de Rosalya contre Takaoka (chapitre 4), cette dernière portait sa tenue d’assassin; or, la 3-E ne les ont reçu qu’après les résultats des examens du milieu du deuxième trimestre. Petite incohérence chronologique, que je ne juge pas si grave toutefois.
Je dois vous énerver avec mes précisions à chaque début, sorry et je vous laisse x) Enjoy


-PDV Rosalya-

Deux semaines s’étaient écoulées depuis qu’Asano m’a proposé de sortir avec lui. Je me doute bien qu’il m’a menti, il ne doit éprouver aucun sentiment à mon égard, si ce n’est du mépris. Mais il s’y tient à ce rôle, et l’exécute « très bien » ; par exemple, malgré le fait qu’il habite dans la direction opposée de chez moi, il vient me chercher tous les matins et me raccompagne jusqu’au pas de la porte le soir. Toutes les filles des autres classes ont dû me tuer plus d’une dizaine de fois dans leurs têtes en voyant Asano me prendre la main pendant les pauses, nous voir roucouler en mangeant ensemble... Et les garçons ont été presqu’en colère de savoir que je n’étais plus « disponible ». Même les professeurs ont été étonnés que le grand Asano Gakushûu éprouve enfin des sentiments humains, même s’ils ne l’ont pas démontré clairement. La seule personne qui n’a pas exprimé la moindre réaction est le père d’Asano. Ma cible. Lorsque je suis allée chez Asano à la fin des cours mardi, pour pouvoir réviser pour les examens du milieu du deuxième trimestre qui arrivaient dans une semaine, je l’ai vu rentrer. Nous avons pu discuter un peu en buvant un thé, et mes craintes s’étaient accentuées. De une, c’est bien de lui dont je me souviens. De deux, c’est un habile manipulateur, et il m’inspire la crainte. Il a donc essayé de me manipuler, pour que je sois sous son influence, et non celle d’Asano. J’ai dû démener pour me débarrasser de ces scolopendres qui semblaient s’enrouler autour de mon âme au rythme de ses paroles. Il a alors compris qu’il n’arriverait pas à ses fins si facilement.

Depuis ces deux semaines, l’établissement est en ébullition à cause de ces fameux examens qui se préparent. Tout le monde semble affolé et pourtant je n’ai pas croisé la 3-E une seule fois. La 3-A quant à elle révisait comme jamais. La fameuse défaite à l’épreuve du poteau contre la 3-E, dont j’ai entendu parler et qui s’est passée avant que je n’arrive à Kunugigaoka, restait encore toute fraîche dans leurs mémoires. Asano semblait bien déterminé à se venger en menant la 3-A sur le podium cette fois-ci. Quant à moi, hors de question de rester en retrait. J’allais tout donner.

***

On était samedi, et je révisais ma physique pour les examens, ma matière la plus faible. Pour me prêter un coup de main, Okuda a bien voulu venir chez moi. Mais elle a semblé désespérer lorsque j’ai commencé à mélanger les formules de notre cours. J’ y pouvais rien. J’ai essayé de m’y intéresser, pour de vrai, j’ai passé des heures et des heures à faire des exercices, mais rien n’y fait. Je ne comprends strictement rien.

« Oh non, Rosalya-san, ce n’est pas comme ça qu’on doit faire! Si on regarde de plus près le tableau des éléments, on se rend compte que la charge atomique de l’Azote est de 7. Donc pourquoi tu me l’additionnes avec du Lithium pour donner 10 ? D’abord, tu ne peux même pas additionner des charges électriques comme ça alors pourquoi tu le fais quand même?! » me dit-elle d’une voix qui partait dans les aigus, sans doute sous le coup de l’impatience.

« Parce que 10 est un beau chiffre. »

J’avais complètement craqué oui.

Dans un désespoir ultime, Okuda tourna la tête vers la fenêtre de ma chambre et semblait être tentée par l’idée de s’y jeter. Personnellement, je retenais mon envie de rire. Après tant d’émotions, je décidais d’aller nous chercher un petit quelque chose dans la cuisine. En revenant avec un plateau, je voyais Okuda, dépitée devant mon livre de physique. En m’installant près d’elle je reprenais un peu mon sérieux et lui tendis un verre de jus d’orange, qu’elle accepta avec soulagement.

« Bon, écoute, il y a-t-il un moyen que je passe cette épreuve quand même ? » lui demandais-je, fixant mon satané livre dont j’avais troué tous les exercices.

« Eh bien, je ne dirais pas que c’est impossible. Tu as un plutôt bon niveau en chimie. Donc je ne peux te proposer qu’une solution: tu te contentes d’apprendre la physique par coeur et tu pries pour un sujet davantage porté sur la chimie et les sciences de la vie et de la terre. »

« Mouais… C’est un plan bancal tout de même. Mais j’imagine que je n’ai pas le choix. »

Nous avons encore passé quelques heures à réviser, Okuda m’a permis de combler certaines de mes lacunes. Pour l’examen d’entrée, j’ai eu un examen de sciences qui était porté sur la chimie et l’environnement, j’ai eu de la chance. Cette fois-ci par contre, je ne pense pas avoir autant de bol. Mais en approfondissant davantage le travail de mon côté, je devrais pouvoir y arriver. Le week-end promet d’être long…

C’est en fin d’après-midi que je raccompagnais Okuda à la sortie. Elle est mignonne, elle a consacré toute une journée pour m’aider. D’un côté, cela lui a également permis de réviser. Au moins elle, elle n’est pas une allumée de la cafetière comme bon nombre des personnes de la 3-A. En la voyant s’éloigner de chez moi, je me rendis compte que j’avais oublié de lui demander la raison de l’absence de la 3-E pendant ces deux semaines. Mais je ne m’inquiétais pas trop; elle avait une aura sereine. Je reportais alors mon attention sur la maison d’en face. Poussant un long soupir, je m’engouffrais de nouveau chez moi pour reprendre mes livres.



-PDV Karma-

Après avoir passé quelques heures à réviser je m’étais accordé une petite pause de jeu. Je sortis donc ma console pour jouer quelques parties de Tekken. Rocket sauta sur mes genoux en miaulant au moment où je m’y attendais le moins et me fit perdre ma partie. Je regardais la boule de poils d’un air dubitatif, avant de soupirer et de me lever de ma chaise. Je suis un maître égoïste tout de même, j’avais complètement oublié de lui donner son déjeuner. Après lui avoir servi des croquettes, je me rendis compte que j’avais également faim. Mais n’ayant aucune envie de cuisiner, je pris mon téléphone et composais le seul numéro que je connaissais par coeur: celui du livreur de pizzas.

« Nafigate Pizza bonjour, quelle est votre commande ? »

« Deux pizzas mozzarellas et trois aux champignons de bois. »

Personne ne pouvait me juger. Mon estomac était similaire à un trou noir lorsque je révisais.

Après m’avoir prévenu que le livreur arrivera dans une vingtaine de minutes, je songeais à ce que je pouvais faire. Je décidais alors de simplement m’affaler dans le canapé en regardant le temps passer. Au même moment, Rocket vint se blottir dans mes bras, encore en léchant ses babines et je commençais à machinalement le caresser derrière l’oreille. Le regard perdu dans le vide, je réfléchissais davantage aux événements de ces derniers jours. Notre tentative loupée d’assassinat de Koro-sensei. L’entraînement sous la pluie avec Karasuma. Je souris un peu au souvenir de Nagisa en train de presque faire du patinage artistique sur la boue. Hinata qui s’est foulée la cheville. La venue de Rosalya dans l’établissement.

Je me souvenais encore de cette expression froide qu’elle arborait le jour de sa présentation devant toutes les classes. Son rire presque sadique résonnait dans mes oreilles, lorsqu’elle avait volé les documents de Karasuma dans la salle des professeurs. Son regard affûté lorsqu’elle s’apprêtait à combattre Takaoka. La tristesse de sa voix lorsqu’elle m’avait brièvement parlé de sa famille. Sa mine gênée et et son visage carmin lorsqu’on avait basculé dans ma cuisine. Son visage apaisé et l’harmonie de son corps lorsqu’elle m’avait joué du violon. La mélancolie de ce morceau. Le toucher, la douceur de ses lèvres, mais la surface rêche de sa cicatrice. La colère dans son regard lorsqu’elle m’a giflé. Ses prunelles, reflétant une envie meurtrière destructrice envers Koro-sensei. Cette force lorsqu’elle avait plaqué Karasuma au sol. Le désespoir de ses yeux, ce silencieux appel à l’aide lorsque je lui avais saisi le poignet sous la pluie. Ces yeux, presque scintillants de larmes, ces gouttes de pluie sur ses cils… Et puis, ce faux regard amoureux qu’elle portait envers Asano depuis une semaine.

Je me souvenais de toutes ces expressions qu’elle m’a laissé entr’apercevoir. Toutes ces facettes qu’elle n’a pu dissimuler, je m’en souvenais. Que ce soit ses « bons » ou ses « mauvais » côtés, cela n’avait aucune importance à mes yeux. Cela faisait partie de sa personne. Ce qui me rendait fou par contre, c’est le fait qu’elle les avait également montré aux autres.

Je viens soudainement de me surprendre en train de penser cela. D’où venait cette soudaine envie de possession ? Et puis, quel était ce sentiment que je ressentais à l’égard de Rosalya ? Je ne pouvais pas mettre de nom dessus. J’avais l’impression de ressentir plusieurs choses en même temps: de la joie, non, plutôt de la sérénité, une pointe de tristesse mais une grande sensation de liberté. Mon coeur se réchauffait lorsque je pensais à elle. Mais je ressentais un sentiment encore plus fort que les précédents: de la jalousie.

Voyons Karma, il est impossible qu’un être humain puisse ressentir tant de choses contradictoires à la fois. Je pensais plutôt avoir un système sentimental proche de celui d’une cuillère à soupe. C’est-à-dire nul.

Mais je ne pouvais ignorer ces sentiments qui me submergeaient lorsque j’entendais sa voix, ou lorsque son regard croisait le mien. Qu’était-ce ?

La réponse vint toute seule, telle une évidence. L’amour. Alors c’était cela. Mais est-ce réellement de l’amour que je ressens à son sujet ? Je n’en avais jamais ressenti avant. Je ne suis jamais sorti avec personne, j’ai toujours pensé que c’était une perte de temps. Pourquoi vouloir s’attacher à une personne en particulier, en ayant conscience de la fragilité d’un être humain, autant physiquement que mentalement ? C’est complètement stupide.

Comment fait-on pour ne plus aimer ? Comment « dé-tomber » amoureux ?

Il me semble bien que j’ai trouvé la seule question pour laquelle je ne possède aucune réponse. Devrais-je me laisser faire alors ? Me laisser porter par cette vague de chaleur douce, mais dont l’ombre cachait le plus méprisable des sentiments, à savoir la jalousie ? Devrais-je lui dire ce que je ressentais ? Ou me laisser lentement consumer par ces sentiments, jusqu’a ce que je ne sois plus moi-même ? Je ne me reconnaissais plus, de toute manière. Comment résoudre cette équation ?

Je fus tellement plongé dans mes pensées que j’ai failli ne pas remarquer quelqu’un frapper à ma fenêtre. En m’y approchant, je remarquais Koro-sensei, tenant un panneau, sur lequel ces quelques mots étaient écrits:

« Viendras-tu fêter avec les autres l’anniversaire de l’Empereur, le Tennô Tanjôbi ? »

J’ouvris la fenêtre pour pouvoir lui parler plus facilement. Je lui demandais alors:

« Pourquoi vous embêtez vous à organiser cela ? N’en avez vous pas eu assez avec la fête de l’été ? »

« Nurufufufu, j’ai toujours apprécié la culture japonaise et le culte divin que le peuple voue à son Empereur. Et ce ne sera pas totalement comme la fête de l’été. J’ai l’intention de vous emmener à la fête organisée à Kyoto. Ce sera assez similaire au festival d’été. »

Cette perspective de nouveau voyage m’intéressait. En dehors de l’école, il y aurait tellement plus d’occasions de faire des tentatives d’assassinat. Avant que je puisse dire quoi que ce soit, il ajouta avant de disparaître:

« Nous partirons le Vendredi. Je compte sur toi. Je te laisse, j’ai encore les autres à prévenir. »

Au même moment, j’entendis quelqu’un sonner à la porte. Je me dépêchais de l’ouvrir en apercevant presque avec déception le livreur de pizzas. « À qui d’autre t’attendais-tu ? À Rosalya ? » me dis-je en me maudissant d’être aussi niais.

En pensant à elle, je reportais mon attention sur la maison d’en face à temps pour voir Rosalya s’engouffrer dedans. Puis, je remarquais une silhouette qui ressemblait étrangement à celle d’Okuda s’éloigner d’un pas mal assuré dans la rue. Je devine donc qu’elle était venue chez elle. Je ne les pensais pas aussi proches.

« Ahem, Monsieur, voilà votre commande. »

Je me rendis compte que j’avais oublié la présence du livreur, lui tendis l’argent et pénétrais de nouveau chez moi avec la délicieuse odeur des pizzas m’accompagnant. Pour me changer les idées de toutes ces pensées que je jugeais insensées, je décidais de me remettre à réviser sans perdre plus de temps.



-PDV Rosalya-

Trois heures plus tard, tardivement dans la soirée, c’est avec rage que je repousse ce livre de malheur et me relève de ma chaise pour jeter un coup d’oeil à la fenêtre. La lumière dans la chambre de la maison d’en face était allumée, je devine donc que Karma est chez lui.

Ne lui ayant pas parlé de la semaine, le rouquin commençait à me manquer. Son comportement de pitre, parfois puérile, me faisait bien sourire. Chose que je ne savais plus faire, juste sourire, sincèrement. Je ne veux pas qu’on reste en froid, et même si nous ne sommes plus dans la même classe, j’ai bien envie de lui reparler. Après tout, Okuda est bien venue chez moi. C’est peut-être une attitude complètement déplacée pour une élève de la 3-A, mais je me fiche pas mal du regard des autres. S’ils ont un problème, ils n’ont qu’à venir le régler avec moi face-à-face. Je leur ferai goûter à l’une de mes nombreuses prises de combat dont je suis si fière.

J’enfile donc rapidement une veste, n’oubliant pas mes gants, et sors de chez moi pour affronter le vent glacial du soir. Je mets ma capuche, referme le portail, et m’empresse de sonner chez lui. J’attends, pendant de longues secondes, jusqu’à ce que j’entende un tintement mécanique, signe que le portail de mon voisin s’ouvre. Je le referme vite, et au même moment un visage si familier, orné de cheveux couleur vermeil apparaît dans l’encadrement de la porte. Je soupire de soulagement, et lui lance un petit sourire.

« Salut Karma... Ça fait longtemps qu’on ne s’était pas parlés, alors je me suis permise de passer... » lui dis-je maladroitement tandis qu’il refermait la porte derrière moi.

« Entre donc... Je vais préparer du thé. »

Cette simple phrase m’a fait frissonner l’échine. Le ton employé était glacial. Ce n’était peut-être pas une si bonne idée de passer aujourd’hui...

« Je te dérange ? Tu as l’air de ne pas être dans ton assiette. »

« Oh non... Tu te fais des idées. Tu es la bienvenue ici. » me répondit-t-il depuis la cuisine.

Ce n’était vraiment pas une bonne idée...

En nous installant face-à-face, je ne pus m’empêcher de me dire que l’ambiance ressemblait à celle quand Asano est venu me voir samedi dernier. Cela ne promet rien de bon.

« Alors ? Quoi de neuf ? J’ai remarqué que la 3-E n’était pas présente pendant deux semaines... Je suis passée deux-trois fois pour tuer Koro-sensei ». J’ai essayé de parler avec un ton agréable et détaché, mais ce n’était pas gagné car on pouvait ressentir l’angoisse dans ma voix.

« Oh, la classe n’était pas là car nous avons fait une gaffe... » Je le regardais d’un air interloqué, l’encourageant à continuer « Nous avons blessé un vieil homme qui s’occupait d’un orphelinat, et étant donné qu’il a été hospitalisé le poulpe nous a obligé à travailler à sa place... Sinon je n’aurais pas cru que tu aurais le temps de venir nous voir en prenant en compte ta nouvelle « compagnie». »

Ce n’était VRAIMENT pas une bonne idée...

« Co... Comment ça ma « nouvelle » compagnie ? » lui demandais-je d’un ton hésitant.

« Ohh, ne fais pas l’innocente, je t’ai bien vu avec l’autre y’a une semaine en train de vous embrasser si passionnément sur le pas de la porte... Et je ne site pas toutes ces fois où il est venu te chercher le matin et raccompagné le soir... » Karma n’avait plus l’air de se contrôler, le ton de sa voix devenant de plus en plus ironique sous le coup de la… colère?

« Mais, attends Karma... c’est pas ce que tu crois... »

« Ce n’est pas ce que je crois hein ?! » Cette fois ci, il explosa, en se relevant brusquement de la chaise. 

« Mais en quoi ça te concerne au juste ? Ca ne te regarde pas ma vie privée ! Je te rappelle que je ne te connaissais ni toi, ni lui il y a deux semaines ! »

« Et pourtant tu as fait ma connaissance avant celle de ce manipulateur... J’ai juste l’impression que tu te moques du monde ! »

« Attends... Tu es jaloux ? »

Cette phrase a eu pour effet de faire taire Karma instantanément. Il rougit, et détourna la tête. J’ai vu juste. Asano a beau de ne point ressentir quoi que ce soit à mon égard, Karma au contraire...

Je me rapprochais doucement de lui, lui prenant le bras. Il fallait que je le calme, que je le canalise. Je sais à quel point on peut souffrir lorsque les autres ne se rendent pas compte, ou font semblant de ne pas s’en rendre compte de la peine que tu caches. Voyant qu’il ne réagissait pas, je le secoue un peu, essayant d’être la plus douce possible, comme quand ces gens tentaient de me calmer lors d’une nouvelle crise.

« Karma... écoute, je ne sais pas quels sentiments à mon égard te poussent à réagir de la sorte, mais sache que cela ne change rien à notre relation, on peut rester... amis. »

Quel étrange sentiment... Je n’ai jamais dit à personne que c’était mon ami... Ou alors je l’ai déjà dit, mais je ne m’en souviens pas.

« « Amis » hein... c’est justement le problème. »

Ce fut le choc. J’ai compris. Je commençais à reculer, lorsqu’il m’avait regardé avec une expression douloureuse, néanmoins lourde de sens. Je compris alors quels « sentiments » il éprouvait à mon égard. Son baiser s’expliquait aussi alors.

« Non... Non, non, non, non, non... ne me dis pas ça Karma... Tu ne peux pas, je ne peux pas !! Je te l’interdis !! »

« Et pourtant, je n’y peux rien. »

Suite à ces paroles, je sors en furie de chez lui, pour m’enfermer dans ma chambre, ne prenant même pas la peine d’allumer la lumière. Ses sentiments étaient donc réels, pas comme ceux d’Asano… Mais il ne doit pas, au risque de se faire du mal à lui même. Je ne peux pas aimer, je me l’étais interdit. Quand on aime, on blesse et on se blesse, et j’en ai fait les frais.

Karma Akabane, tu te dois de m’effacer de ton coeur.

***

Le jour tant attendu et appréhendé fut vite arrivé. Le premier jour des examens. Certains élèves semblaient affolés, d’autres au contraire, très sûrs d’eux. Je ne me classais dans aucune des deux catégories. J’étais lassée. Oui, ces examens m’ennuyaient. Mais j’éprouvais de la crainte pour autre chose en ce moment. Et cette autre « chose » était cette porte devant laquelle je suis plantée depuis cinq minutes, n’osant pas entrer. Le Proviseur m’avait demandé, par le biais d’Asano, de venir le voir le lundi matin, avant les examens. Je me demandais vraiment quelle mouche l’avait piqué. Soupirant de résolution, je me décidais enfin à frapper à la porte. Une voix m’invita alors à entrer. Je vis le Proviseur, assis dans son fauteuil, me tournant le dos.

« Te voilà donc... Installe-toi, nous avons quelques mots à s’échanger. »


Commentaire de l'auteur J'ai fait quelque chose de plus tranquille, ça fait du bien. Je me suis vraiment amusée à l'écrire (mais surtout à retoucher ce chapitre, il était deux fois plus court xD). Je me suis permise une petite touche d'humour concernant le passage avec Okuda, j'aime vraiment ce personnage. Petite anecdote, je me suis inspirée d'une véritable session de révisions de physique que j'ai eu avec une amie pour écrire ce dialogue (je suis une quiche concernant les sciences x)). Chapitre léger donc, mais Karma s'avoue enfin ses sentiments et c'était assez compliqué de décrire ce qu'il se passait dans sa tête, néanmoins très enrichissant. Et vous allez enfin en savoir plus concernant cette étroite relation que Rosalya et le Proviseur semblent entretenir c:
À la prochaine, et je m'excuse encore si je ne tiens pas mon rythme .-.
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