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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 2869 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 2632 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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Assassination Classroom

La nouvelle
[Histoire En hiatus]
Auteur: WizPeppy Vue: 1432
[Publiée le: 2016-11-10]    [Mise à Jour: 2018-05-08]
G  Signaler Romance/Humour/Mystère/School-Fic/Amitié/Tranche de vie/Psychologique Commentaires : 5
Description:
L'arrivée d'une nouvelle élève au sein de l'établissement Kunugigaoka risque bien de chambouler le quotidien de chacun...

Basé sur le manga Assassination Classroom, j'ai retouché l'histoire pour y incorporer un OC. Les bases de l'intrigue sont plus ou moins respectées.

Allez, première fanfic, premières boulettes... Mais fallait bien se lancer un jour ! J'ai envie de me frapper la tête contre un mur et prendre un shot de javel en relisant les premiers chapitres, mais ça fait partie du jeu, c'est ça qu'c'est beau !

Je vous remercierai jamais assez pour les 1000 vues ! Whouah, c'est énorme, je m'en rends pas compte ;-:
Crédits:
Le manga Assassination Classroom ne m'appartient pas. Lui et ses personnages ont entièrement étés créés par le talentueux Yūsei Matsui. Cependant, les quelques personnages qui y sont extérieurs ont étés créés par mes soins.
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Drame

[3380 mots]
Publié le: 2017-02-19Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Coucou tout le monde !! Je m'excuse pour ma si longue absence, beaucoup de choses personnelles se sont passées pour moi et j'avais du mal à m'y remettre, mais je suis de retour en force avec un nouveau chapitre !! J'espère qu'il vous plaira !


-PDV Nagisa-

La réaction de Rosalya avait suscité énormément de remous dans la classe. Le fait qu’elle mette Karasuma par terre en un rien de temps n’est pas passé inaperçu pour autant. Certains étaient déstabilisés, d’autres étaient admiratifs, et puis il y avait Karma qui s’en fichait un peu de tout. Il a passé la dernière heure à regarder paisiblement par la fenêtre, par laquelle il guettait le retour de Koro-sensei, et peut-être de Rosalya. Je m’inquiétais énormément, elle doit se sentir très concernée par le sujet que notre sensei avait abordé pour réagir ainsi, de plus qu’elle garde toujours son sang froid.

« Nagisa, concentre toi donc ! Tu vas louper la pâte si tu continues à être si distrait ! »

Après le savon que m’a passé Kayano en faisant le tour des tables pour voir l’avancée de chacun, je m’attelait à la tache avec plus d’hardeur cette fois. La pâte de dessert des mochi est très dure à travailler, il ne faut pas mettre beaucoup de force pour éviter de la casser mais si on y allait en douceur elle n’obéirait pas...

Je regardais un peu autour de moi, pour voir où en étaient les autres. Certains avaient l’air d’être plus en galère que lui, dont Rosalya. Depuis qu’elle avait déserté le cours de sciences-sociales, son comportement a changé, même si je voyais les efforts qu’elle mettait pour éviter que cela saute aux yeux. « Desolé, mais c’est aussi visible qu’un nez au milieu de la figure ma pauvre, quelque chose te tracasse. » pensais-je. J’observais alors Kayano s’approcher d’elle pour voir où elle en était, et ce fut le drame :

« MAIS QU’EST CE QUE TU FAIS ROSALYA ? C’EST PAS COMME CA QU’ON DOIT TRAITER LA PÂTE ! POURQUOI TU LA FRAPPES AU LIEU DE L’ECRASER DOUCEMENT CONTRE LE PLAN DE TRAVAIL ?!! »

« Désolée, la cuisine n’a jamais été mon point fort... »

« Mais c’est pas question d’être fort ou pas, d’ailleurs le contraire dans le cas présent, mais je vous ai juste demandé de malaxer doucement la pâte pour qu’elle soit molle et douce à la fin, la tienne risque d’être très épaisse et sèche si tu continues à la marteler de coups ainsi... MAIS JE T’AI DIT D’ARRÊTER !! »

Toute la classe rigola suite à cette scène de ménage, Kayano ayant complètement pété les boulons pour se mettre à la place de Rosalya qui la regardait faire avec ennui.

« Voyons Kayano, pas la peine de lui hurler dessus comme ça, se tromper est aussi un moyen d’apprentissage... » essaya de la raisonner Koro-sensei.

« Mais c’est pas possible de se tromper à cette étape de la préparation, si c’est comme ça j’ai peur de lui confier la suite... Et si je la laisse faire quand même, elle risquerait de gâcher de la nourriture ! »

« Si tu y tiens autant, continues à ma place, comme si ça me servirait un jour de savoir faire des mochi. » répondit alors la fille au cache-oeil d’un ton las.

« Tu n’as jamais fait des pâtisseries avec ta mère ? Même pas une seule fois ? » demanda alors Kayano d’un air complètement désespéré.

« Non, jamais, disons qu’elle n’avait pas que ça à faire quand elle rentrait à la maison... » La question de Kayano semblait gêner plus qu’autre chose Rosalya, mais la férue des pâtisseries n’y prêta pas attention, bien décidée de lui faire cracher le morceau.

« Comment ça ? Quel était donc son métier pour qu’elle n’aie pas le temps de faire des pâtisseries à sa fille ? » Kayano semblait très concernée par cette question. On dirait qu’elle n’arrivait pas à se faire à l’idée qu’elle n’a jamais fait ce genre de choses avec sa mère. Ca peut paraître puérile, mais connaissant la grande passion de Kayano pour la nourriture, cela n’étonne même plus.

« Mes parents... étaient militaires. » Rosalya finit par avouer, comprenant qu’autrement Kayano n’était pas prête de la laisser tranquille.

« « Etaient » ? Ils ont changé de métier ? »

« Je voudrais pas vous déranger, mais la pâte d’haricots rouges est prête. » les informa alors Okuda. Toute la classe se jeta des coups d’oeil lourds de sens. Ils savaient ce que cela voulait dire. Okuda a finalement fini de préparer la garniture de leurs mochi en y ajoutant bien évidemment l’ingrédient secret qui devrait signer la réussite de leur plan.

« Oh ! C’est parfait, juste à temps ! Apporte la donc, on va remplir les mochis ! »



-PDV Karma-

Kayano avait l’air d’être plus motivée que jamais, oubliant le sujet de conversation qu’elle entretenait avec Rosalya juste avant. D’ailleurs, cette dernière semblait vraiment soulagée, ce qui n’échappa pas à mon regard observateur. Je l’observais discrètement depuis le début du cours, et voyais bien qu’elle avait l’air chamboulée. Depuis tout à l’heure je me torture l’esprit avec des questions les plus tordues les unes que les autres, allant de sa réaction au cours d’avant jusqu’au sujet de conversation qu’elle avait entretenu avec nos trois professeurs. Lorsque Karasuma et Bitch-sensei étaient revenus pour surveiller la classe, en laissant Koro-sensei et Rosalya seuls, ils avaient l’air plus que chamboulés. Bitch-sensei était partie bien vite d’ailleurs pour se réfugier dans la salle des professeurs. Elle avait l’air malade, et n’arrêtait pas de trembler. Quelque chose clochait, il y avait anguille sous roche, et je m’en étais bien rendu compte. La liste des choses desquelles je voulais parler à Rosalya cet après midi grandissait à vue d’oeil.

« Karma, arrête de rêvasser et viens nous aider à finir les mochi avant la fin du cours ! »

Hayami m’a rappelé à l’ordre et je quittais mes pensées pour me concentrer sur notre mission d’assassinat. Tout semblait parfait cette fois, même peut-être trop parfait. En espérant que tout se passe bien cette fois. « Il n’y a pas de raisons que ça se passe mal » me rassurais-je.

Nous nous dépêchons bien vite de finir nos petites pâtisseries, trop pressés de mettre notre plan à exécution. Jusqu’à la fin, Rosalya est restée un boulet, faisant tout foirer, alors elle a été mise de côté après l’accord de tout le monde (et à son plus grand soulagement) avec Terasaka, qui avait fait le guignol avec la pâte.

Une fois fini, et la cuisine nettoyée, c’est l’heure du verdict. Toute la classe essayait de cacher son impatience, et le moment tant attendu arriva enfin :

« Bien, je crois que vos mochi sont un franc succès ! J’ai hâte de pouvoir y goûter, cela reste décidément mes pâtisseries japonaises préférées ! »

Koro-sensei prit quelques mochi et les avala d’un coup. La tension était palpable, tout le monde le regardait avec une intensité déconcertante, à l’affût du moindre mouvement de leur cible. Soudainement, de la vapeur commença à s’échapper de ses supposées oreilles, ses yeux sont devenus larmoyants et de la morve a commencé à couler de son nez. Les élèves observaient tous ces changements d’état, impatients de savoir si leur plan a fonctionné. Un bruit résonna, comme quand on fait exploser un ballon de baudruche, et Koro-sensei réapparut intact. Enfin, intact... Si on peut s’exprimer ainsi. La couleur de sa tête et de ses tentacules a changé et a viré à un bleu foncé. En l’observant d’avantage, on peut voir que des écailles ont aussi recouvert la totalité de son corps de mollusque. Les élèves le regardaient déçus, et surpris à la fois. La première à sortir de sa tropeur était Rosalya qui lui a foncé dedans, armée d’un couteau Anti-sensei. Alors que personne n’a encore eu le temps de réagir, elle avait réussi à l’atteindre. Elle l’a touché avec le couteau, mais ce fut tout. Elle n’a pas réussi à le blesser. Perplexe, elle réessaya encore mais le couteau se tordait sous les nouvelles écailles de notre professeur, qui ne tarda pas à réagir à son tour :

« C’était une très bonne idée d’utiliser une technique aussi fourbe, je ne m’y attendais pas du tout à ce que vous mélangiez quelque chose dans la préparation des mochi... Et vous avez confié cette tache à une experte en la matière, à savoir Okuda... Seulement... Comme vous pouvez le déduire et le constater, cela n’a pas eu l’effet que vous avez souhaité. » dit-t-il, et des lignes vertes apparaissent sur sa peau bleue, signe qu’il se moque de nous.

« Le produit Anti-sensei a dû avoir une réaction chimique avec l’un des composants des mochi... Et cela a donné ce résultat... Il s’est passé exactement la même chose que lorsque j’avais préparé du poison pour le sensei, sauf que les dégâts sont différents. » déduisit alors Okuda, extrêmement déçue que cela n’ait pas fonctionné.

« Ouais, et maintenant j’ai bien peur qu’il soit insensible aux armes classiques... » ajouta Rosalya, continuant tout de même d’essayer d’enfoncer le couteau au niveau du coeur.

« Ne vous inquiétez pas pour si peu, vous pourrez toujours essayer de me tuer plus tard, les effets de ce produit chimique ne peuvent pas durer indéfiniment ! » nous rassura alors le sensei, amusé à l’idée qu’il soit inatteignable pour l’instant.

C’est seulement quelques instants plus tard que nous entendîmes la cloche sonner, annonçant la pause déjeuner. Les élèves partaient petit à petit, vraiment déçus que leur énième tentative ait échoué.

Nous avons dû nous enfermer à l’intérieur de la classe à cause de ce déluge, pour le plus grand regret de tous. Karasuma nous avait déjà prévenu que l’entraînement ne sera pas annulé à cause de la pluie, et que cela nous permettra de savoir nous débrouiller quelle que soit la météo.

La classe débordait d’énergie, malgré ce temps morose et la tentative d’assassinat échouée. Comme à leur habitude, la bande de Terasaka ne savait pas être discrets, chantant les louanges au nouveau véhicule télécommandé qu’Itona avait fabriqué. La dite petite voiture était en train d’arpenter la classe, télécommandée par Yoshida tandis qu’Itona lui expliquait son fonctionnement. Ils se sont vraiment bien trouvés ces deux là, leur passion est admirable et tellement fusionnelle. Curieux de voir les progrès d’Itona, je m’approchais pour écouter un peu plus leur conversation :

« ... éviter qu’il se fasse repérer par les radars ou d’autres appareils du genre, j’ai recouvert la carrosserie d’aimants. Cela déstabilise les ondes des radars, et ils ne peuvent ainsi pas le repérer. » expliqua alors Itona à tout le monde qui s’était rassemblé autour de lui.

« Mais du coup, ça a un point faible majeur non ? » m’incrustais-je dans la conversation. Ils se sont tournés vers moi « Je veux dire, si des aimants recouvrent la carrosserie, cela attirera tout le fer et ses alliages qui seront en contact avec... »

« Oui, c’est vrai, mais cela reste finalement un défaut très minime par rapport à l’avantage que cela donne. » répliqua-t-il

« Oui, c’est vrai que c’est utile de ne pas pouvoir être repéré par les radars... » ajouta alors Sugino, totalement fasciné par cette technologie.

Yoshida proposa alors à Sugino de le télécommander, chose qu’il accepta avec grand plaisir. Il s’amusait comme un petit fou, en faisant un slalom entre les jambes des nombreuses personnes de la classe, les chaises et les tables. C’est alors que le petit véhicule se rapprochait un peu dangereusement de la table où Rosalya dégustait silencieusement son bento en lisant « La Dame de Pique » de Pouchkine. Lorsque la petite machine passa sous sa chaise, quelque chose d’étrange arriva. Le mini-tank semblait s’être collé à la jambe gauche de Rosalya, il essayait d’avancer mais une force invisible l’en empêchait. Lorsque celle-ci ai remarqué que quelque chose n’allait pas, Itona s’empressa d’aller récupérer son invention. Lorsqu’il l’a décroché, le tank a continué son chemin comme si rien ne s’était passé. Itona fronça les sourcils en le regardant faire, avant de se retourner vers Rosalya d’un air perplexe :

« Que s’est-t-il passé ?.. Il s’est comporté bizarrement, comme si une force invisible l’avait accroché à ta jambe... » la questionna Itona, d’un air plus que perdu.

« Mais je n’en sais rien, c’est pas moi qui a inventé ce machin, il a sûrement dû se coincer dans ma chaussure ou il s’est accroché à mon collant... Va le récupérer pour de bon, avant que quelqu’un ne marche dessus. » lui répondit-t-elle sèchement, avant de reprendre son livre. Elle avait l’air un peu troublée.

Le petit génie décida de faire comme elle le lui avait conseillé, et de ranger son invention. Le reste de la pause se passa sans encombrement, mais lorsque la cloche retentit, tout le monde lâcha un soupir de résolution. On allait pas échapper à l’entraînement d’aujourd’hui, ça, c’était certain. Après avoir traîné des pieds jusqu’aux vestiaires où tout le monde s’était changé en tenue adaptée, nous sortîmes dehors où la pluie faisait rage. Complètement trempés en moins de deux, Karasuma nous expliqua qu’on allait pratiquer du parkour dans la forêt, et que la pluie allait nous aider à être plus attentifs aux dangers. Il nous a montré quelques rapides enchaînements en guise d’exemple pour son exercice : devait user de tous les moyens possibles pour se déplacer sur cinquante mètres sans que nos pieds ne touchent le sol une seule fois. Les premiers à passer ont fait de leur mieux, mais la pluie réduisait considérablement leur champ de vision et leurs capacités physiques. Ils arrivaient à avancer sur une trentaine de mètres, mais au moment de sauter au dessus d’une petite faille, leurs mains glissaient de l’écorce de l’arbre auquel ils étaient accrochés, ou bien leurs pieds glissaient sur les rochers. Karasuma avait l’air complètement dépité. Même Kataoka ou Nagisa n’avaient pas réussi à accomplir l’exercice. On voulait voir de quoi Rosalya était capable, mais elle n’est pas venue. D’après ce que nous a très brièvement expliqué Karasuma, elle avait des problèmes d’articulations aujourd’hui. C’est étant complètement épuisés et trempés que Karasuma nous relâche enfin, d’un air exaspéré. Le peu de bonne humeur que nous avons réussi à récupérer pendant la pause déjeuner s’est vite estompée et après s’être changés, nous retournons en salle de classe où on voyait Rosalya et Bitch-sensei en pleine discussion sérieuse. En y entrant, je me faufilais tel un ninja derrière elles pour voir ce qu’elles faisaient. Je pus brièvement apercevoir une carte affichée sur un ordinateur portable avant qu’elles ne se rendent compte de ma présence et me la cachent.

« Karma-kun, c’est malpoli d’espionner les affaires des autres ! » me reprocha Bitch-sensei.

« Qu’était cette carte ? » les questionnais-je sans perdre un instant.

« Rien qui puisse te concerner » me coupa Rosalya en prenant l’ordinateur et le rangeant dans son sac. « Et n’essaye pas d’en savoir davantage, ça pourrait mal finir pour toi. »

Après cette menace, elle ramassa ses affaires après que les autres soient déjà partis. Ils s’étaient tellement attachés à elle qu’ils ont sûrement oublié que c’était sa dernière journée dans la classe. Ils s’en rendront bien compte lundi. Je ramassais vite mes affaires et me dépêchais de la rattraper. Je n’avais pas oublié mon plan d’aujourd’hui, donc je me fiche qu’elle m’envoie bouler si je lui propose de rentrer ensemble. Elle fera de son mieux pour m’ignorer sur le chemin, en mettant de la musique à fond dans ses écouteurs, mais j’obtiendrai ce que je souhaite.

Je courus dans les couloirs du bâtiment pour la rattraper, et au virage je bouscule quelqu’un. Nous tombons ensemble à la renverse, et je me retrouve à nouveau étalé sur le sol avec Rosalya. Elle avait l’air totalement déboussolé. En même temps, qui peut prévoir qu’une furie allait lui entrer dedans. Nous nous regardons dans les yeux, un peu surpris et sonnés à la fois pour finalement éclater de rire. Je me relève et lui tends la main pour l’aider à se relever. Elle hésite un peu, pour finalement accepter mon aide.

« Désolé, je t’avais pas vu... »

« Je l’avais deviné oui, ce n’est pas ton délire de bousculer les gens d’après ce que j’ai compris. » me répondit-t-elle d’un air amusé. « Sinon, pourquoi tu courais comme un dératé ? »

« Pour te rejoindre. J’ai remarqué que tu n’avais pas de parapluie, donc j’ai voulu qu’on partage le mien. »

J’y crois pas que j’ai dit quelque chose d’aussi niais. On est pas dans un film à l’eau de rose, merde ! La preuve, elle a éclaté de rire suite à mes paroles complètement ridicules :

« Je ne sais pas ce que tu as derrière la tête, mais j’ai une capuche et c’est plus que suffisant. »

« Très bien... comme tu voudras. »

Sans même nous concerter avant, nous sommes partis ensemble en direction de nos maisons respectives. La lourdeur de l’atmosphère qui s’était crée entre nous ces derniers jours semble avoir partiellement disparu. Nous marchions en silence, pendant que je me retourne les méninges pour essayer de trouver un moyen d’aborder le sujet. Par quoi commencer d’abord ? Faut-t-il que je lui parle de ses hurlements la nuit ? Fait-t-elle des cauchemars ou est-ce encore autre chose ? Si je lui parle de ça, elle risque de me prendre pour un psychopathe qui observe la fenêtre de sa chambre à la longueur des nuits, et disons que c’est à éviter. Quoi lui demander alors ? Pourquoi elle avait ainsi réagi face à Koro-sensei ce matin ? Encore un sujet à éviter, vu comment elle s’était emportée face à Karasuma, je n’ai pas envie de tenter l’expérience. La questionner sur quoi elle avait parlé avec les professeurs suite à son départ du cours ? Elle va me répondre de pas me mêler de ses affaires, et elle risquerait de se refermer une nouvelle fois sur elle-même comme une huître. Déjà qu’elle ne me fait plus autant confiance à cause de la dernière fois qu’elle a été chez moi alors...

Mais merde, maintenant que j’y suis et que la tension s’est un peu relâchée, je n’arrive pas à trouver la manière d’aborder le sujet ! Je suis complètement irrécupérable...

« Hé, Karma... On est arrivés. » Rosalya me sort de ma tropeur en me secouant légèrement l’épaule. « Quelque chose ne va pas ? Tu avais l’air perdu dans tes pensées depuis que nous sommes sortis... »

« Ah ? Pourtant, pas plus d’habitude... »

« Ah la la, tu es un piètre menteur. » me déclara-t-elle. « Enfin bref, moi je rentre, si tu veux rester sous la pluie, je ne t’en empêcherai pas. »

Elle tourna les talons en sortant ses clés pour ouvrir le grand portail de chez elle. Je me dis alors que je n’avais rien à perdre, et accourus pour lui saisir le poignet. Elle sursauta, et se retourna vers moi :

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

Je ne savais quoi lui répondre, et me décidais d’arrêter de penser. J’encombrais ma tête avec des pensées inutiles, donc je décidais de laisser mon instinct me guider.

« Je... Est-ce que tu vas bien ? »

Bien joué Karma, tu n’as pas plus conne comme question ?! J’ai une subite envie de me mettre une baffe, quand je remarquais que Rosalya a baissé la tête suite à ma question. Elle me regarda droit dans les yeux quelques secondes plus tard en affichant un sourire, que je soupçonne être faux.

« Bien sûr, pourquoi ça n’irait pas bien ? »

C’en est trop.

« Arrête donc cette comédie, ton sourire a l’air plus faux que la perruque de Koro-sensei ! Et après ça, c’est moi le piètre menteur ?! »

Voyant que sa tentative de mensonge a échoué, son sourire s’effaça et elle tourna la tête. Une expression dure s’afficha sur son visage, et elle me répondit les yeux fermés :

« Ce n’est pas une comédie... Mais plutôt un drame. »

Bien décidée de regagner son foyer, elle referma le portail derrière elle, et pénétra à l’intérieur de sa maison. Je suis resté dehors, encore en train de digérer ce qu’elle venait de dire. « J’avais donc raison... Quelque chose ne va vraiment pas... » En tournant les talons d’un air hésitant, je crus entendre des sanglots étouffés, déformés par la pluie, ne pouvant rien faire pour les arrêter.


Commentaire de l'auteur Et voualaa, j'espère que ça vous a plu ! L'histoire prendra bientôt une autre tournure, la phase de présentation est presque finie. À bientôt !! N'hésitez pas à laisser un commentaire, ça me fait toujours plaisir !
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