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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 294 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr

Victor Sierra : financement participatif pour leur 5ème album
 par   - 362 lectures  - Aucun commentaire

Victor Sierra est un groupe français de musique steampunk.

Jje les suis depuis plusieurs années et nous sommes devenu amis.
Ils lancent un financement participatif pour leur cinquième album sur indiegogo :
Victor Sierra's 5th album

Ils chantent dans plusieurs langues : français, anglais, un peu d'espagnol et de yiddish dans certains titres.

Vous pouvez écouter des morceaux et voir des vidéos sur leur sites https://victorsierra.net/ ainsi que sur youtube, itunes, spotify...

 

La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 1861 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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elane

Racisme, une question de perception ?

Bloggé le 17-04-2017 22:32 avec 5259 Vues

Alors il s'agit surtout d'un petit coup de gueule que je fais là car la principale intéressée ne le lira jamais ici. Et que poser la situation par écrit me permet de mieux la digérer. Je n'attends pas vraiment de réponse mais si je peux faire réfléchir une ou deux personnes sur cette situation, ce sera déjà pas mal.

Une petite présentation s'impose...

Je suis française d'origine, blanche. Toute ma famille est française à l'exception d'une grand-mère italienne et j'ai de la famille par alliance dans un peu tous les coins du monde, de l'Afrique du Sud à la Thailande en passant par les States. J'ai grandi dans un quartier asiatique et actuellement, j'habite le quartier black de Paris (Chateau-Rouge, pour ceux qui connaissent), l'un des derniers quartiers populaires de Paris et je bosse en banlieue dans un lycée où un enfant sur trois ne parle pas français à la maison. J'ai clairement pas le même travail que la plupart des profs mais c'est aussi un endroit où j'ai l'impression d'être vraiment utile. Et j'adore travailler là. 

Pour poser les choses un peu cruement, je suis blanche et j'ai toujours habitée des quartiers où j'étais clairement une minorité visible:-) Dans ma station de métro, je pense c'est le seul endroit en France où pendant l'été, une pharmacie fait de la pub pour des produits qui blanchissent la peau.

Et pendant toute ma vie, je n'ai jamais senti que le fait d'être blanc était un avantage ou un inconvénient. Je n'ai jamais vraiment fait attention à la couleur de peau des gens autour de moi. Inconsciemment, j'ai une tendance à être plus réceptive envers les asiatiques (j'ai mis longtemps à m'en rendre compte) parce que j'ai grandi dans un quartier asiatique, mais en général, la couleur de peau des gens, je ne la remarque pas.

Depuis peu, j'ai une collègue originaire du Gabon qui réagit au quart de tour sur la question du racisme, de la condition noire, de l'esclavage, de la politique africaine. C'est black power à fond et comme elle est très entière, c'est souvent dans l'exagération mais assez drôle au final.

La première fois que nous sommes allées voir un film, une sortie entre collègues, nous sommes allées voir un film. J'avais aussi invité une amie Pat' et nous sommes allées voir un film pas génial mais dont j'avaisbien aimé le premier « Labyrinthe ». La première question que m'a posé ma collègue, avant même de savoir de quoi cela parlait, c'était « Y a t il des noirs dans le film ? ».

J'avais vu le premier et je l'avoue, j'étais incapable de répondre. Parce que je m'en fous en fait.

La deuxième chose qu'elle m'a dite c'est « Mais ton amie... elle est chinoise. » Ben oui, Patricia, c'est son nom français parce que Hua, c'est vraiment pas facile à prononcer pour un français. Vraiment pas !

Bon, je ne me suis pas formalisée pour si peu.

Elle est à fond dans la résistance suite à la prise de pouvoir d'Ali Bongo face à Jean Ping et la situation compliquée de son pays. Et je trouve que son combat est tout à fait honorable et louable.

Pour ceux qui ne connaissent pas la situation..

https://www.youtube.com/watch?v=hkZir1L7fSY

Pendant les vacances, elle m'a invitée pour son anniversaire et j'y suis allée.

J'étais la seule blanche. On était 31. Ce qui ne me choque pas d'habitude puisque je vis dans un quartier où presque tous ceux qui y habitent sont noirs.

Et la première réflexion d'une amie de ma collègue qui me dévisage « Ben celle-là, tu vas la mettre dans un coin. »... Oui, bonjour aussi...

Cette soirée a été l'une des plus longue de ma vie.

Pendant toute la soirée, j'ai été ostracisée parce que j'étais blanche, regardée de haut... et clairement, ceux qui m'ont parlé, j'aurai préféré qu'ils se taisent.

Il y avait aussi deux métisses... Et ça a presque fait débat sur le fait qu'on devait ou non leur parler comme aux autres.

Moi, il n'y a pas eu débat... J'ai été mise de côté purement et simplement. Même par ma collègue. La plus loooongue soirée de ma vie.

Ma collègue et ses amis qui sortent la carte du racisme, de la responsabilité de l'homme blanc pour tous les malheurs de l'Afrique (ils n'ont sûrement pas complètement tords malheureusement mais je ne suis pas responsable de tout ce que fait l'Homme blanc en Afrique ou ailleurs parce que je suis blanche...) tous les jours pour un oui pour un non m'ont clairement fait sentir très très mal.

Alors avec le recul, je me rends compte de deux choses.

Premièrement, malgré le fait que j'ai toujours habité et travaillé dans des quartiers populaires et clairement cosmopolites, je n'ai jamais connu le racisme « anti-blanc ». Ni dans le quartier asiatique où j'ai grandi ni dans le quartier black où je vis, ni en banlieue parisienne où j'ai toujours travaillée. Et ça, c'est plutôt encourageant et un bon signe pour la France.

Après, je comprends mieux la révolte que l'on peut ressentir face au mépris que l'on peut ressentir face au racisme. Surtout quand cela vient de personnes qui le combattent avec de grands mots et qui ne se rendent pas compte qu'ils tombent dans les pires travers qu'ils condamnent sans même s'en rendre compte, qui sont d'une susceptibilité incroyable sur tellement de sujets (du genre à réagir comme le pire des outrage d'utiliser l'expression « idées noires »...). J'ai un respect encore plus grand pour ceux qui ont vécu ce racisme et qui le vivent au quotidien. C'est terriblement destructeur de vivre une telle chose. Mon petit coup de gueule leur paraît peut-être même très déplacé. Si c'est le cas, je m'en excuse.

Bref... C'était une expérience de vie dont je me serais bien passée. Demain matin, je reprends le boulot et je vais croiser cette collègue dans la salle des profs. Et oui, je vais la jouer hypocrite, sans rentrer dans un conflit qui ne résoudrait rien pour essayer de la confronter aux contradictions de son comportement. Je ne comprends même pas pourquoi elle m'a invité au final. Peut-être qu'elle ne se rend réellement pas compte de son comportement ? Peut-être qu'à un certain niveau, on a tous ce petit côté hypocrite ?

Je ne sais pas mais franchement, je suis secouée. 

A l'heure où les Hommes construisent plus de murs que de ponts entre les cultures et les pays, je pense qu'on devrait tous réfléchir à ce qui nous unit plutôt qu'à ce qui nous divisent. 

 


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Le terme racisme anti-blanc ne me choque pas, BenP. C'est un terme d'extrême droite, donc il me dérange car il respire la xénophobie et la haine. Et les seuls qui devraient user de ce terme sont ceux qui assument appartenir à cette idéologie car il n'a pour but que d'en faire la promotion. Ni plus ni moins.

En outre, ce n'est pas qu'on ne voit le racisme qu'en France. C'est que le racisme anti-blanc en France, ça n'existe pas. Tout simplement. Et celui à l'étranger, il est très hypothétique. Désolé, je doute effectivement de ce que tu me raconte sur "Les Vietnamien ne soignent pas les blancs.", "Les Vietnaniems refusent à tes enfants la nationalité s'ils ont un nom français". Déjà, le premier est hasardeux, c'est vrai, je n'y crois pas. Ce n'est pas une pratique systémique du Vietnam, si ça t'es arrivé, et ça je veux bien le croire, c'est que tu es une malheureuse exception.

Quant au second, c'est une pratique normale, d'autant que ce pays a une relation culturelle assez compliquée avec le nôtre. En France, nous refusons également des prénoms qui ne sonnent pas français, qui sont inpronomçables et/ou illisibles, peut-être pas aussi durement que de faire chanter à la nationalité mais plein de pays le font. Certains ne reconnaissent même que le droit du sang, pas celui du sol, alors en la matière, le Vietnam est un pays assez laxiste par rapport au Japon, par exemple.

Il souffre parfois du racisme mais ce n'est pas généralisé

Bien, ce n'est donc pas du racisme. Il faut vraiment que vous appreniez à comprendre la nuance entre le racisme, qui est quelque chose qui vous dépasse en tant qu'individu, et une discrimination, qui est un acte isolé en lui-même. C'est loin d'être impossible qu'un français à l'étranger puisse être confronté à des gens hostiles, peu importe l'endroit, comme un docteur Viet qui refuse de te soigner si tu tiens à cet exemple. Mais c'est une anecdote aucunement caractéristique d'un phénomène généralisé et processoral. Le français blanc à l'étranger ne subit pas le racisme.

Quand il n'est pas touriste, c'est qu'il est ou étudiant ou travailleur expatrié, et dans tous les cas, c'est un individu riche qui jouit des privilèges des citoyens haute catégorie des pays d'accueil. Parce que nous sommes plus riches et plus avantagés et c'est précisément la raison pour laquelle on se trouve là.

Et un pays criblé par la corruption comme le Vietnam est un pays en tension sociale. Et politiquement très instable aussi. Au contraire de ses voisins plus petits, ce pays est en train d'abandonner le modèle communiste et fait depuis une dizaine d'année une transition libérale hyper violente, plus violente encore que celle de la Chine qui a commencé la transition depuis les années 70, paupérisant de fait une énorme part de la population au profit d'élites japonaises et chinoises qui investissent et capitalisent par milliards.

De nombreux Vietnamiens partent en tant que main d'oeuvre alimenter les usines Japonaise et leurs études sont devenues déterminantes pour leurs avenirs. Si tu échoue, t'es condanmé à devenir de la chair à canon, soit tu retournes à ta campagne planter des choux, ou tu vas à l'usines ou tu t'engage à l'armée. Mais dans tout les cas, tu restera pauvre et jamais ça ne changera car tu as été catégorisé à la sortie du lycée et durant tes études. C'est d'ailleurs ce qui est en train d'arriver à deux camarades auteurs Naruto anglophones que je lie (Yagami et Tina Khoa Nguyen) qui sont sur la selette depuis deux ans et avec qui je discute de leurs conditions de vie.

 


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Tout à fait d'accord pour dire que le racisme anti-blanc n'existe pas en France et n'est qu'une invention pour justifier et alimenter la haine envers les étrangers. C'est aussi évident que d'affirmer "le racisme anti-chinois n'existe pas en Chine".

Hum. Je ne vois pas l'intérêt de partager des exemples de discrimination anti-occidentale au Vietnam s'ils n'existaient pas. Je sais de quoi je parle quand même : dix ans en permanence dans le pays.

Quand je dis que le racisme n'est pas généralisé, je me contente de comparer avec la France où le racisme ne l'est pas non plus. Officiellement, les étrangers, quelle que soit leur couleur de peau, sont parfaitement acceptés dans l'hexagone.

Car les lois protègent théoriquement tout le monde (ce qui n'est pas le cas au Vietnam) : Liberté, Egalité, Fraternité. Après, dans les faits, il y a des écarts indéniables. Mais ce n'est certainement pas généralisé non plus.

Oups. Attention aux affirmations simplistes et sans fondement, par pitié !

-dire que le blanc vivant à l'étranger est forcément riche, c'est fermer les yeux sur la précarité de nombre d'entre eux

-dire que la libéralisation du Vietnam appauvrit les locaux, c'est ignorer toutes les statistiques de ces vingt dernières années

-dire que le docteur refusant de soigner l'occidental est une anecdote, c'est oublier que des hôpitaux entiers le font

Je sais que le sujet est fortement polémique. Et aussi très mal médiatisé. Les gens sont du coup très mal renseignés sur ce qui se passe réellement sur le terrain, notamment au sujet de la vie expatriée.

D'ailleurs, je reprends mon exemple du nom afin d'illustrer un peu.

Ma femme, au nom 100% vietnamien, a obtenu la nationalité francaise en gardant son nom d'origine sans le moindre ajout "francisé". Elle possède désormais un acte de naissance, carte d'identité, passeport et livret de famille tous francais.

En revanche, mes enfants qui sont nés et ont passé toute leur vie au Vietnam n'ont pas pu obtenir la nationalité vietnamienne car nous leur avons choisi un nom non-vietnamien. Ils n'ont donc qu'un acte de naissance francais.

Encore mieux : la France reconnait la double-nationalité de ma femme (francaise et vietnamienne). Par contre, le Vietnam ne reconnait que la nationalité vietnamienne. Sa nationalité francaise n'existe pas à leurs yeux.

Si je devenais moi-même vietnamien, non seulement il faudrait que j'ajoute un nom vietnamien à mon nom actuel, mais en plus je devrais signer un papier officiel stipulant que je rejette toute autre nationalité que la vietnamienne.

Non, je n'invente rien.

J'ajoute aussi qu'un vietnamien quittant le pays pour s'installer, même temporairement, à l'étranger, ne sera plus considéré comme vietnamien par certains de ses compatriotes. C'est une mentalité encore très répandue.

Bref. Le racisme existe partout et pas seulement en France. Sous de nombreuses formes. Ouvrons les yeux.

Le meilleur moyen de lutter contre cela reste l'éducation. Si tous les programmes scolaires prêchaient la tolérance, on n'en serait certainement pas là.

 


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Quand je dis que le racisme n'est pas généralisé, je me contente de comparer avec la France où le racisme ne l'est pas non plus. Officiellement, les étrangers, quelle que soit leur couleur de peau, sont parfaitement acceptés dans l'hexagone.

Car les lois protègent théoriquement tout le monde (ce qui n'est pas le cas au Vietnam) : Liberté, Egalité, Fraternité. Après, dans les faits, il y a des écarts indéniables. Mais ce n'est certainement pas généralisé non plus.

Oui d'accord, théoriquement... mais non. La loi, ça ne fonctionne pas. Sinon, il n'y aurait pas autant d'inégalité entre les groupes ethniques aussi bien qu'entre les sexes. Ca, par contre, on pourrait très bien le prendre en compte comme un racisme tient, vu son aspect systémique et viscéral. Mais bon, passons. Déjà, on ne parle pas d'étrangers. On parle de citoyens français, qui ont la nationnalité française et qui ont des papiers. Pas d'immigrés clandestins, ce qui est un autre problème.

Visiblement tu n'as pas idée de l'ampleur du racisme en France pour penser de bonne foi et affirmer une telle chose. Les "écarts indéniables", ils sont généralisés, en fait, ces écarts indéniables ne sont pas des écarts puisqu'ils ne sont pas vécus en tant qu'écarts. L'affaire Théo et Adama Traoré ne sont que de regrettables exemples qui se sont médiatisés du fait de l'extrême barbarie des policiers à ce moment-là, et que c'était trop visible pour être étouffé.

Mais la réalité, c'est qu'avec ces deux types-là, ce sont des cas somme toute assez banaux d'interpellation qui ont mal tourné. Ce genre de chose arrive tous les jours, tout le temps, et avec tous les noirs, qu'ils aient un passif judiciaire ou non. Si tu es noir et que tu vis en périphérie, tu as forcément été interpellé et controlé par la police au moins une fois, et si ce n'est pas encore le cas, ça va venir.

Tes parents sont pauvres, parce qu'ils sont immigrés et peu intégrés, donc ils ne peuvent subvenir à tes besoins. Tu as des problèmes linguistiques, comme c'est le cas dans les classes d'elane. Ta condition sociale, héritée de tes origines, est profondément désavantageuse pour ton avenir professionnel. Liberté, Egalité, Fraternité devrait intervenir à ce moment-là, car nous nous vantons de l'égalité des chances des citoyens au sein de l'appareil éducatif, or il n'en est absolument rien.

Le racisme intervient constamment quand tu en es victime, du matin jusqu'au soir, à chaque repas, à chaque cours, à chaque fois que tu sors dans la rue, à chaque entretien d'embauche, de ta naissance jusqu'à ta mort. Cela m'étonnerait que ce soit le cas de tes enfants BenP.

Je pense au contraire que tes enfants sont incroyablement plus avantagés que les millions d'autres petits Viets. Et leur avantage, c'est qu'ils sont français et que t'es leur père. Et cette condition peut intervenir à tout instant pour les protéger socialement si c'est nécessaire. Et d'ailleurs, je dirais même que fort heureusement pour ta famille, ils sont vietnamiens. Le Japon te les aurait à terme rendus apatrides et les aurait renvoyés en France, aurais-tu refusé de choisir entre les nationalités françaises et japonaises.


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Je clôture rapidement la parenthèse. Car il est inutile de raisonner des gens passant à la trappe des faits indiscutables pendant qu'ils appuient avec force une vision tronquée basée sur rien.

Ayant grandi dans une Z.U.P. (Zone Urbaine Prioritaire), je connais très bien le sujet sensible des francais de couleur. Et non, je n'ai jamais vu de victimes du racisme le matin, le soir, à chaque repas, à chaque cours, à chaque sortie dans la rue.

Faut quand même pas exagérer.

Je n'occulte pas les difficultés d'intégration. Les problèmes financiers. Et les nombreux actes de racisme qui perdurent. Mais la société évolue et la loi protège tous les francais équitablement. Même l'opinion publique prône la tolérance.

Il existe encore des écarts, trop d'écarts. Rome ne s'est pas faite en un jour. Mais ca viendra.

Non. Etre francais à l'étranger n'est absolument pas garantie de succès. Je me demande d'où sortent des âneries pareilles. J'ai déjà listé des contre-exemples et je pourrais aisément rallonger la liste (logement, entrepreneuriat, postes importants).

Je ne compte plus le nombre d'occidentaux qui pensaient eux aussi que vivre à l'étranger c'est facile, et sont repartis dans leur pays au bout de quelques mois la queue entre les jambes. Pour la plupart ruinés.

L'expatrié, c'est pas que le mec à 10 000 dollars par mois avec villa, école des gosses et voiture de fonction payés, plus une femme qui n'a rien d'autre à foutre de ses journées que faire chauffer la credit card du mari. Stop les généralités.

Pour en revenir à Elane, parce que c'est un peu le sujet, elle a été victime de ce que j'appelle du "racisme découlant du racisme". Parce que les noirs n'oublient pas leur passé (et parfois leur présent), ils se vengent comme ils le peuvent.

Ce comportement est normal. Il faut juste le comprendre, l'accepter, et tendre vers des solutions. Encore une fois, je crois au pouvoir de l'éducation. C'est la base de tout.


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Encore une fois, tu n'as pas idée de l'ampleur du racisme. Ca se lit dans ce que tu dis, tu ne l'as pas vu ou pas vraiment donc tu n'es pas en capacité, visiblement, de le concevoir tel qu'une association de quartier pourrait te le décrire. Pour toi c'est de la fiction teintée d'une poignée de faits réels. Mais ne t'inquiète pas, c'est le cas de la majeure partie de la population, nous ne sommes pas en capacité de le comprendre parce que nous ne vivons pas le déterminisme social et le racisme ordinaire tel que le vit un noir ou un arabe. C'est un quotidien qui nous dépasse.

Mais si pouvais juste être quand même un peu moins condescendant avec moi, parce que ta petite réplique peut également s'appliquer à toi. En ce qui me concerne, je n'ai pas la suffisance pour réduire tes arguments à "une vision tronquée basée sur rien". Je n'ai pas non plus l'objectif de "te raisonner" comme si tu divaguais. Ce n'est pas parce que tu as vécu en ZUP sans le voir que cette réalité n'en est pas une.

Toutefois, on tend tous les deux vers la même conclusion. C'est l'éducation et une prise de conscience collective qui règlera le problème des inégalités. Mais encore faut-il que notre société agisse pour que cette prise de conscience se fasse... Et ça, ça prend en compte une multitude de facteurs politiques et sociaux qui ne se résument pas à simplement donner des cours d'anti-racisme. Si ça tenait qu'à ça, le problème serait déjà réglé.

Ensuite, pour clarifier sur les français de l'étranger, je n'ai a aucun moment dit que la vie d'"expatrié", en fait il s'agit d'immigré mais il faut rester politiquement correct, était une vie forcément facile. Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dis, BenP. Je sais très bien faire la différence entre un expatrié normal et un évadé fiscal. Toutefois, un immigré français, c'est pas un immigré malien. Quand tu t'installes à l'étranger, en général, tu le fais par occasion professionnelle qui se présente à toi et qui te permet de te professionnaliser à l'étranger.

C'est pas forcément le grand luxe, mais tu es tout de même privilégié par ta situation car tu ne commences pas de rien, dans une société où les portes te sont fermées. Tu commences avec tes chances, intégré dans une entreprise qui fonctionne et qui te permet, si ce n'est pas le cas, de te socialiser et de commencer une vie normal là où tu te trouve. Et d'ailleurs, si t'échoue, tu reviens chez toi. Normalement, tu devrais pas revenir chez toi vu que tu n'as pas l'argent pour.


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Etsuaku:

"C'est un blog consacré à Fdesouche, ou bien ...?"

Franchement très maladroit d'ouvrir sa réponse de cette façon.

 

"Le racisme, c'est un processus d'exclusion méthodique d'une part de la population par le système."

  • Idéologie fondée sur la croyance qu'il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les « races » ; comportement inspiré par cette idéologie.
  • Attitude d'hostilité systématique à l'égard d'une catégorie déterminée de personnes : Racisme antijeunes.

D'après le Larousse, sur le premier lien mis à disposition lors de l'entrée des mots clefs "racisme définition" sur google.

"Le racisme, idéologie partant d'un postulat d'existence de races au sein de l'espèce humaine, considère que certaines catégories de personnes sont globalement supérieures à d'autres sous tel ou tel aspect1. Cette idéologie est en théorie distincte d'une simple attitude d'hostilité ou de sympathie systématique à l'égard d'une catégorie déterminée de personnes, qui ne relèverait que des goûts de chacun et dont nul n'a à rendre compte ; cependant des difficultés se révèlent si ces préférences particulières se traduisent en choix professionnels sur une autre base que celle de la compétence (chez un chef du personnel en entreprise, ou un policier des frontières, par exemple). Cette hostilité envers une autre appartenance culturelle et ethnique peut alors se traduire par des formes de xénophobie ou d'ethnocentrisme pouvant conduire à des troubles sociaux. Certaines formes d'expression du racisme, comme injures racistes, diffamation raciale, discrimination autre que purement personnelle sur la même base, sont considérées comme délits dans plusieurs pays. Les idéologies racistes ont servi de fondement à des doctrines politiques conduisant à pratiquer des discriminations raciales, des ségrégations ethniques et à commettre des injustices ou violences allant jusqu'au génocide (Arménie, Ruanda, Zimbabwe…).

 

Le Petit Larousse définit aussi le racisme comme « une attitude d'hostilité répétée voire systématique à l'égard d'une catégorie déterminée de personnes »2. Dans cette acception étendue, des expressions comme racisme anti-jeunes ou racisme anti-seniors cessent de prendre allure d'oxymore."

D'après Wikipédia

"A. 1. Ensemble de théories et de croyances qui établissent une hiérarchie entre les races, entre les ethnies.En partic. Doctrine politique fondée sur le droit pour une race (dite pure et supérieure) d'en dominer d'autres, et sur le devoir de soumettre les intérêts des individus à ceux de la race.2. Attitude d'hostilité pouvant aller jusqu'à la violence, et de mépris envers des individus appartenant à une race, à une ethnie différente généralement ressentie comme inférieure.B. − P. anal. 1. Attitude d'hostilité de principe et de rejet envers une catégorie de personnes.2. Sentiment d'hostilité de principe envers quelque chose."

D'après le troisième lien donné par google pour ces mêmes mots clefs.

Et ainsi de suite. Je vais pas m'amuser à faire toutes les propositions google pour la recherche, mais le constat est là: le racisme est une idéologie, de laquelle peut dérouler un racisme systémique, mais la composante systémique n'est nullement la condition de l'existence du racisme. Par ailleurs, la qualification de raciste peut s'appliquer à un individu seul, donc de là à le rattacher obligatoirement avec une question systémique parait complètement erroné. Il est d'ailleurs intéressant de noter que le soit disant système raciste français dispose quand même de tout un tas de mesures permettant de lutter contre le racisme...

Donc, par définiton, le docteur viet qui refuse de te soigner parce que tu es blanc est raciste. Donc si tu subit du racisme. Donc "
Le français blanc à l'étranger ne subit pas le racisme." est faux. Le témoignage de Ben-P n'est qu'une ligne de plus sur une liste très longue de partages similaires.

Après,

Le terme "raciste anti-blanc" est en effet beaucoup utilisé par l'extrême droite, qui s'en sert bien entendu afin de légitimer son propre racisme (vous nous tappez dessus, alors nous aussi on a le droit et c'est parti pour un cercle vicieux à la con). Mais, en soit, le concept n'est pas l'apanage de l'extrême droite. Le racisme anti-blanc est l'action de racisme envers les blancs, tout comme il y aurait un racisme à destination des noirs, des asiatiques, des arabes ou des p'tit hommes verts. Si vous voulez vous attaquer à une notion vraiment stupide, c'est le "racisme inversé", qui part du postulat que le racisme a un sens de base.

De là, il y a des gens qui font preuve de racisme contre les blancs, notamment en France, c'est un fait avéré. Est-ce que cela légitime le racisme contre ces communautés? Surtout pas... mais ça n'en reste pas moins du racisme, sur lequel on a tendance à bien trop se taire, ce qui a déjà des conséquences facheuses (déjà qu'en ne faisant rien pour lutter contre, on donne du grain à moudre aux racistes de chez nous qui peuvent se poser en "opprimés de la mondialisation bobo-gauchiasse-négro-coco-judéo-maçonnique-autres").

 

La plupart des inégalités entre les groupes ethniques aujourd'hui sont le fruits d'acte passés et non d'une réelle politique discriminatoire actuelle. Déjà, il y a pas mal "d'indigènes" rescapés de la décolo, de la main d'oeuvre coloniale s'étant installée en France métropolitaine, dont on a pas su quoi foutre et qu'on a jamais réussit à intégrer (pour diverses raison, dont certainement le racisme de l'époque). Des gens se sont retrouvés dans de cités à la con, construites à la va-vite, entre eux. De là, personne n'a cherché à les en sortir et eux même on préférés rester entre eux... et c'est delà que partent la plupart des problèmes. La pauvreté est déjà importante de base, puis viennent les emmerdes allant avec (comme la délinquence), puis de là partent les associations logiques d'idée (parce que forcément, si les mecs portants des pulls rouge ont tendance à être plus violent que les mecs avec des pulls verts, ceux avec les pulls bleux vont tenir plus à l'oeil les pulls rouges que les pulls vert, quelque soient les raisons de la violence des pulls rouges), puis viennent les abus et de là on repars pour un tour de manège gratos.

Comment régler ça? Y a pas de solution miracle. L'éducation est effectivement une option viable, mais elle est tout simplement insuffisante. L'Instruction de l'Etat en elle même ne suffit pas. Il suffit de voir comment sont heureux les profs balancés en cité. Quand un élève ne veut pas reconnaître votre autorité, il ne la reconnaîtra pas (et là que parle d'experience). L'éducation passe essentiellement par les parents. Le problème, c'est que les gosses (et là je m'étends à tout les gosses, pas seulements ceux des ZUP) sont de moins en moins élevés. Et mettre tout les parent sur un pied d'égalité en matière d'éducation, c'est juste utopique. Vous avez ceux qui vont pourrir leurs gamins, ceux qui vont les laisser en mode Man vs Wilde, d'autre qui vont les accompagner tout au long de leur vie au mieux de leur moyen, etc... Enfin, même si vous êtes studieux en cour et bien élevés par vos parents, vous reste influençable très longtemps, ce qui signifie que dans des environnement très favorables aux conneries, vous aurez plus de chance de faire des conneries. Le problème est déjà trop étendu pour espérer y trouver une solution éducationnelle conventionnelle.

Pour que l'éducation soit complètement efficace pour régler ce genre de problème, il faudrait littéralement que l'Etat (ou tout autre organisme plus ou moins au service de la société) arrache tout les gamins à leurs parents dès leur naissance pour prendre en charge de A à Z leur éducation. Les gosses seraient dès le début sur un pied d'égalité et l'éducation serait efficace à 100%... mais ça implique d'en faire basiquement des drones issus du même moule.

Mais pour en revenir au sujet, ce n'est plus une question de racisme à ce niveau là, c'est carrément une question de sociologie qui englobe bien plus de sujet que le simple racisme. C'est un putain de noeud gordien. On peut le trancher, mais ça serait violent et brutal. On peut le démêler, comme tout noeud qui se respecte, mais c'est long, trop long.

Quand à une prise de conscience, c'est déjà le cas depuis des années. Mais les gens vont pas se mettre soudainement à offrir des villas de luxes aux habitants des cités parce qu'ils habitaient des cités et que ça crains là dedans. Comme l'a dit Ben-P, c'est progressif.

Il est d'ailleurs intéressant de noter qu'un noir fils de médecin en province aura plus de chance d'accéder aux hautes sphères de la société qu'un fils d'agriculteur modeste blanc ou un banlieusard métissé breton-arabe fils d'ex-mafieux.

 

 

 

Enfin, par rapport à ça: "L'affaire Théo et Adama Traoré ne sont que de regrettables exemples qui se sont médiatisés du fait de l'extrême barbarie des policiers à ce moment-là, et que c'était trop visible pour être étouffé."

L'affaire Théo est clairement peu discutable (parce que la déchirure anale a clairement été établie par les médecins), même si Théo a perdu une certaine crédibilité lorsque le masque de victime innocente qu'il s'évertuait de maintenir est tombé. Je tiens à préciser que ça ne mérite nullement une matraque téléscopique dans le cul (avant qu'on me taxe de quoique ce soit), mais, ça pose problème quand la victime d'une telle affaire ment dans de telles proportions. Où se trouve la vérité à partir de là?

En revanche, l'affaire Traoré est juste le plus mauvais exemple que l'on puisse mettre pour dénoncer le racisme et la barbarie. ll suffit de regarder le déroulé de faits pour comprendre que cette affaire a 99% de chance de n'être qu'un accident que quelques gendarmes, paniqués à l'idée de la tempête de merde qui allait s'abattre sur eux, on rendu opaque, en grande partie à cause de leur confusion. Après, là aussi leur version est entachée par les différent couacs et témoignages contradictoires, mais la situation permet de leur laisser bien plus le bénéfice du doute, ce qui fait que parler d'extrême barbarie est à peu près aussi pertinent que de causer de "bavure policière" ou de "non assistance à personne en danger" pour l'affaire du transfo.

De toute façon (et outre mes avis sur ces dossiers), ce genre d'affaire n'est en rien productif sur le sujet, tout simplement parce que déjà, personne n'en a rien à foutre de la vérité. La moitié de la population a déjà décidé que les flics étaient coupables et devaient aller au pilori, l'autre moitié a décidé que les flics étaient une nouvelle fois trainés dans la boue pour avoir dégommé une racaille l'ayant amplement mérité. Quelque soit la preuve apporté, quelque soit l'argument posé, aucun camps ne changera de position, voir n'acceptera la possibilité qu'il ne s'agisse que d'un simple accident. Dans ce genre d'affaire, personne n'en a rien à carrer des faits, hormis si ils abondent dans le sens de leur thèse, car, tout ce qu'ils veulent, c'est un coupable, un héro et, surtout, avoir raison. Et ça, ça me fait chier, parce que c'est pas la polémique qui permet de rendre justice.

Si ça se trouve, le mec de l'affaire théo était juste un sadique qui l'aurait fait sur n'importe quel type sans regarder la couleur ("si ça se trouve", c'est purement hypothétique, hein?), ce qui écarterait la thèse du racisme. Si ça se trouve, les gendarme ont volontairement étouffé Adama avant de le laisser crever parce qu'il était noir. Mais ça, on ne le saura jamais, parce que la polémique aura prit la place de l'enquête.

La leçon qu'on peut en tirer toutefois, c'est que sur ce genre de débats ultra-clivant, ironiquement, il n'y a plus de débat, il n'y a plus qu'un dialogue de sourd, où les arguments sont ignorés les uns après les autre.

Voilà, une réponse un peu générale sur ce sujet.

 

Pour revenir à la discussion, notamment sur les émigré français, le fait qu'un émigré français ait plus de chance qu'un émigré malien ne vient pas du fait de la couleur de peau, mais tout simplement des qualités de vie respectives des deux pays d'origine. Quand tu pars d'un pays, quelque soit ta couleur de peau, si ce pays est riche et stable politiquement, t'aura forcément plus de chance, car le rayonnement de ton pays est plus important et inspirera plus confiance en toi. Forcément, quand tu débarque d'un pays à peine sortit d'une guerre civile, rongé par la corruption et la mexicanisation, où seul un dixième de la population peut se payer à bouffer, forcément, c'est déjà une autre affaire. Et comme je l'ai dis, ça n'a rien à voir avec la couleur de peau... si t'es sud coréen, t'aura plus de chance de réussir aux USA qu'un serbe.


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Je ne me montre plus depuis un moment mais juste pour ce sujet, je viens rajouter mon grain de sel. ;)

Moi je suis métisse, ma mère est française, mon père vient d'Afrique de l'Ouest.

Quand j'étais en maternelle, quelque part dans la campagne sarthoise, j'étais la seule noire de ma classe. Il y avait les enfants curieux qui me posaient des questions - comme seuls savent le faire les enfants. Et puis il y a eu ce jour où je me suis reçue un jet de pierres en pleine face alors que je passais devant un groupe d'enfants plus âgés. Je pense que c'est ce jour-là que j'ai eu droit à mes premières insultes racistes.

Adolescente, je me suis rendue dans le pays d'origine de mon père. Il y avait les curieux qui me posaient des questions - comme seuls ceux que l'on ne reverra plus jamais peuvent se le permettre. Et puis il y a eu ce jour où mon père a rabroué une femme dans sa langue d'origine parce qu'elle se moquait de mon petit nez et de ma drôle de couleur de peau. 

Récemment je suis patie en Thaïlande avec une amie. Nous sommes arrivées pendant le nouvel an chinois résultat : les rues et les hôtels étaient plein de chinois. Un soir dans un bar de rue, avec un groupe d'amis que nous nous sommes fait sur place, on se moquait de leur drôle de façon de se comporter, de manger, de parler. Plus tard dans la soirée, j'ai entamé la conversation avec la fille assise à côté de moi. C'était une chinoise, elle s'appelait Ming Ming. Pas sûre qu'elle m'ait entendu me moquer ouvertement d'elle et de ses compatriotes. Toujours est-il qu'elle avait un poisson entier sur une brochette et qu'elle m'en a proposé. J'ai refusé poliement et quelqu'un derrière moi lui a dit que chez nous, ça ne se faisait pas de manger ces trucs là comme ça, en pleine rue. Elle a fait une drôle de tête. J'ai essayé de rattraper la bourde en lui expliquant que tout ça, c'était des problèmes de culture, et finalement, on s'est amusées à lister les choses qui nous étonnait, choquait, dégoûtait dans la culture de l'autre. 

Tout ça pour dire que bien sûr, le racisme c'est une question de perception, de point de vue, de culture, d'éducation, de personnalité de tout ce que vous voulez. Je pense qu'on est tous, à un moment ou à un autre, plus ou moins racistes. Je pense que c'est une réaction naturelle. L'essentielle, c'est de ne pas se laisser bêtement guider par la peur de l'autre. Il faut accepter de ne pas comprendre. Inutile de faire semblant d'être hyper tolérant.

Si ta collègue agi comme tu le dis, ben la prochaine fois qu'elle t'invite tu dis que tu as rendez-vous chez l'orthodontiste et puis c'est tout. Le racisme, c'est partout, tout le temps, contre tout le monde. Il faut apprendre à vivre avce sans se taper dessus c'est tout. 


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J'sais pas dans quel monde vous vivez, mais ça a l'air cool, franchement.

Déconstruisez-vous, les gars... et comme j'ai pas envie de perdre du temps en pédaogie, un peu de lecture et de documentation...

https://www.youtube.com/watch?v=OHNf35Hr_h4

https://www.etatdexception.net/la-fragilite-blanche-pourquoi-est-ce-si-dur-de-parler-aux-blancs-de-racisme/

http://www.madmoizelle.com/racisme-anti-blanc-stand-up-215102

http://www.liberation.fr/france/2016/01/08/le-racisme-anti-blanc-n-est-pas-une-experience-de-masse_1425131

 

BenP : https://www.youtube.com/watch?v=JnlHDX7HJPg

 

(Etsukazu, tu me maries quand, sinon ?)


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Concernant le lien youtube:

le point de vue est intéressant et a au moins l'honnêteté de ne pas seulement résumer le racisme à un phénomène systémique, même si il est très focalisé sur le point de vue systémique, pour nous sortir au final l'exemple des violence policière, qui n'est en aucun cas une manifestation du système et qui est un phénomène que l'on a tendance à réprimer bien plus aujourd'hui que les violences envers les policiers, ou encore la question d'accès aux études, qui, là encore, n'est pas qu'un problème de couleur de peau, mais aussi de moyen, ce qui renvoie à un problème bien plus complexe qu'une dimension unilatéralement raciste. L'exemple du milieu de la santé est déjà plus intéressant, mais il faut distinguer selon que l'on soit dans un cabinet privé, une clinique privée ou un hopital publique. Et même comme cela, est-ce réellement une conséquence systémique, ou bien une conséquence résultant d'une personne travaillant pour le système, ce qui est franchement différent. Un bon exemple est néanmoins le délit de facies, qui d'une certaine façon pourrait être relié à une problématique systémique, mais qui peut néanmoins être quelque peu nuancé.

L'incompréhension du racisme dénoncé vien surtout du fait que pour n'importe quel clampin, le racisme, c'est celui de la définition qu'on retrouve partout, le terme courant qui désigne un acte de discrimination à l'encontre d'une personne d'une autre "race". Lorsque l'on parle de racisme systémique, le désigner sous le seul terme de racisme va déjà poser problème, car ça fout un sacré bordel en restreignant la définition d'un terme qui est bien plus large, quand cette restriction pourrait être précisée par un simple adjectif qui retirerait toute ambiguïté.

Le terreau qu'elle désigne d'ailleurs comme étant à l'origine du racisme systémique est au final une forme de racisme inconscient et personnel, chose à laquelle absolumment tout le monde est plus ou moins confronté. Elle va par ailleurs jusqu'à se plaindre des blagues racistes (et d'autre comportement, certes, mais elle inclue quand même les blagues là dedans) peuvent avoir des conséquences sociétales et déboucher sur le racisme systémique. Donc on fait quoi? On fait des blagues sur les chats?

Bon point sur la colonisation, dont on subit toujours les conséquences aujourd'hui. Néanmoins, prendre conscience de la colonisation ne l'effacera pas... pas plus que l'autoflagellation ou d'aller demander des comptes à des gens qui n'ont jamais connu cette époque ou qui n'avaient pas leur mot à dire là dedans.

Elle a effectivement raison, on ne peut pas en parler de la même façon, les blanc n'étant pas exposé à une forme de racisme systémique... néanmoins, je pense que si l'on creuse un minimum, cette affirmation peut être quelque peu rayée, sans compter si l'on commence à sortir du simple cadre national. Elle en profite par ailleurs pour mettre en relief les raisons du racisme anti-blanc, qui pourraient découler du racisme systémique classique, un bon point effectivement. Mais, dans ce cas là, on peut aussi dire que le racisme anti-blanc va nourrir le racisme classique... et on a un vieux cercle vicieux qui ne va faire qu'envenimer les choses.

Je comprend l'intention qui est derrière, mais, pour moi, dire que le racisme anti-blanc n'existe pas peut amener à une sacrée confusion. Cette vidéaste a au moins l'honnêteté de délimiter le sujet et d'expliquer ce qu'elle entend par racisme. Néanmoins, quand les interolucteurs d'une discussions lancent ce sujet sur le plan de la définition élargie du racisme, ça devient stupide de nier le racisme anti-blanc.

 

Concernant l'article d'Etat d'exception:

Difficile de le prendre au sérieux. L'article, par son titre "la fragilité blanche", s'aliène déjà une partie de son lectorat, sans compter que le "Je suis blanche. J’ai passé des années à étudier ce que cela signifie d’être Blanc dans une société qui proclame l’insignifiance de la race, alors que celle-ci structure profondément la société." est foutrement maladroit car on a l'impression que l'auteur n'assume par son titre un peu putaclic, sans compter la petit touche qui pourrait frôler l'argument d'autorité (moi j'ai étudié, moi je sais).

 

"Si nous sommes contre le racisme tout en ignorant commettre des actes racistes, nous ne pouvons pas être racistes".

Je sais si tu vois ce qui peut sortir d'un tel truc, mais basiquement, ça clame qu'on commet des actes racistes, dans le contexte, parce qu'on est blanc. Bon, déjà, de base, c'est à peu près aussi agréable que si quelqu'un disait qu'un noir est [insérer terme péjoratif] parce qu'il est noir... et une telle phrase apparaitrait comme... raciste.

 

"Les sciences sociales comprennent le racisme comme un système multidimensionnel et hautement adaptatif – un système qui assure une répartition inégale des ressources entre les groupes raciaux. Parce que les Blanc-he-s ont bâti et dominent toutes les institutions importantes (souvent au détriment et grâce au travail non rémunéré des autres groupes), leurs intérêts sont intégrés dans la fondation de la société états-unienne. "

Primo, il est essentiel de comprendre que le public se méfie des sciences sociales, de plus en plus perçues comme partiales sur ce genre de question... secundo, la suite ne s'applique que connement à la France (nan parce que dans un pays aux origines celtico-latino-germanique, c'est un peut logique de voir des blanc construire et dominer les institutions. Tu fabrique ta maison pour habiter, donc forcément, les derniers arrivés auront pas de place). Mais à la base on est sur un article traitant des USA.

"Que des personnes blanches puissent être contre le racisme, elles n’en bénéficient pas moins de la répartition des ressources contrôlées par leur groupe."

Et donc, selon la sacro-sainte définition sociologique, les blanc sont donc raciste pour ça? Ou plutôt, ils commettent des actes racistes en profitant de ces ressources, sur l'acquisition desquelles pratiquement aucun d'entre eux n'a pu dire quoique ce soit? Je suis vraiment le seul à trouver cette logique un poil malfoutue?

"Oui, une personne racisée [person of color ] peut s’asseoir à la table du pouvoir, mais l’écrasante majorité des décideurs seront blanc-he-s."

Oui et? Il a jeté un oeil aux stats démographiques américaines? Plus de 60% des américains sont blancs... il s'attendait à quoi au juste?

"Oui, les personnes blanches peuvent rencontrer des problèmes et faire face à des obstacles, mais le racisme systématique ne sera pas l’un d’eux."

Mais face à ces obstacle, aucun blanc ne pourra tirer la carte racisme dans une société qui cherche de plus en plus à apparaître comme non raciste. Sans compter les cas de potentielle discrimination positive, les gens véritablement objectifs, qui peuvent donner des millions d'exmple que le racisme négatif ne sera pas systématique dans l'ascenseur social.

"Ainsi, nous nous déplaçons dans un monde entièrement racialisé avec une identité déracialisée (par exemple, les Blanc-he-s peuvent représenter l’ensemble de l’humanité, les personnes racisées seulement leurs semblables)"

Euh... what? D'où il sort son exemple au juste? Personne n'a jamais eu à représenter l'humanité autre part que dans les média de divertissement... et dans la culture d'un pays occidental a majorité blanche, logiquement, le héro va être blanc dans un grand nombre de cas... mais ça sera exactement la même chose... si on va en Asie ou en Afrique, c'est pas vraiment un européen qui va pouvoir toucher le public, donc le représentant de l'humanité sera pas blanc.

" Voici des exemples du genre de défis qui déclenchent du stress racial aux Blanc-he-s :"

Pas du stress, de la putain de lassitude.

"Suggérer que le point de vue d’une personne blanche provient d’un cadre de référence racialisé (défi à l’objectivité);"

Le défi à l'objectivité marche dans les deux sens, mais, ça, on l'oublie souvent.

"Personnes racisées qui parlent ouvertement de leurs propres perspectives raciales (défi aux tabous blancs à parler ouvertement de race);"

Peut-être que si on arrêtait de montrer tout les blancs comme des racistes de fait, peut-être que si il n'y avait pas de double standard...

"Personnes racisées qui choisissent de ne pas ménager les sentiments raciaux de personnes blanches à propos de la race (défi aux attentes raciales des Blanc-he-s et au besoin/droit au confort racial);"

Là où l'inverse est immédiatement taxé de raciste, donc, encore une fois, double standard.

"Personnes racisées pas prêtes à raconter leurs histoires ou à répondre aux questions sur leurs "

Euh... non... soit on s'en fout, soit on est des être humains doué d'un minimum d'empathie, soit on décelle un mec qui nous racontre de la merde...

"Un-e Blanc-he ne consentant pas aux perspectives raciales d’un-e autre Blanc-he (défi à la solidarité blanche);"

Cas ne concernant que quelques individus. Mais sinon, la plupart s'en foutent de savoir de quelle couleur de peau est leur interlocuteur dans ce genre de débat.

"Être confronté-e à une réaction sur l’impact raciste de son propre comportement (défi à l’innocence raciale blanche);"

Qui aime être accusé à tort sur ce qui ressemble fortement à un préjugé racial? Qui aime qu'on le fasse chier pour un truc commit il y a des siècle par un type qui ne partage avec vous que la nationalité?

"Suggérer que l’appartenance au groupe est significative (défi à l’individualisme);"

Euh... parce-que personne aime se faire accuser d'un acte malveillant au simple motif qu'il appartient à un groupe?

"Recevoir une information sur le fait que l’accès est inégal entre les groupes raciaux (défi à la méritocratie);"

Parce que les trois quart du temps cette information est biaisée et ne prend en compte que la dimension raciale, pour servir un discour généralement malhonnête, quand bien d'autres facteurs sont à prendre en compte.

"Être confronté-e à une personne racisée qui est dans une position de leadership (défi à l’autorité blanche);"

Ne concerne que certaines personnes.

"Être confronté-e à des informations sur d’autres groupes raciaux, par exemple à travers des films dans lesquels les personnes racisées mènent l’action mais ne sont pas dans des rôles stéréotypés ou dans l’éducation à la diversité (défi à la centralité blanche)."

Bon, là, y a trois écoles: les gros cons qui vont hurler au scandale, ceux qui vont se désintéresser du film par manque de possibilité d'identitifation au personnage principal, ceux qui vont savoir passer outre. J'ai même envie de dire que le token secondaire stérotypé a tendance a autant faire chier le spectateur blanc, qui préférera largement suivre un personnage de couleur non stéréotypé et bien construit. Entre Coco, l'aide de Tintin dans Tintin au Congo et le personnage de Samuel L Jackson dans the Hatefull eight, mon choix est largement fait.

"Dans les rares cas où nos sommes confronté-e-s à ces défis, nous nous retirons, nous nous défendons, pleurons, argumentons, minimisons, ignorons, et par tous les moyens repoussons ces défis pour regagner notre position raciale et l’équilibre. J’appelle cette action précise consistant à tout repousser, la fragilité blanche."

Et cela marche aussi dans l'autre sens.

"Ce concept est issu de mon expérience en cours menée à travers des discussions sur la race, le racisme, le privilège blanc et la suprématie blanche avec des auditoires principalement blancs."

Ok, foutrement rien d'étonnant qu'elle arrive à de telles conclusions. Si tu viens accuser un mec d'être raciste, ou que tu commence à parler du racisme avec des blancs en leur causant de la "fragilité blanche", t'es quasiment certain de te bouffer une demi-tonne de retour négatifs.

"Nous éprouvons tout défi à notre vision du monde raciale comme un défi à nos propres identités conçues comme bonnes et morales. Cela conteste aussi notre sens de la place qui nous revient dans la hiérarchie."

Parce que, basiquement, aux USA, nation mère des SJW, 95% des conversations sur le sujets finissent par un véritable réquisitoire contre les blancs, qui deviennent alors le putain de grand satan de l'univers, une affirmation qu'aucun argument ne pourra jamais contrer.

"Les motifs suivants font qu’il est difficile pour les personnes blanches de comprendre le racisme comme un système"

Parce que c'est une putain de vision qui va à l'encontre de la définition du terme, qui, comme par hasard, va faire des blancs, tout les blancs, de sales racistes volontaires ou par complicité ignorante et qui, bien sûr, se limite cruellement sa vision au point d'en ignorer totalement des pans entiers du racisme.

"la plupart des Blanc-he-s vivent, grandissent, jouent, apprennent, aiment, travaillent et meurent principalement dans une ségrégation raciale, à la fois sociale et géographique."

Mais bordel, vous êtes dans un pays à majorité démographique blanche... déjà, forcément, oui, les blancs ont de méga chance de vivre entre eux, parce que c'est comme ça qu'ils vivaient à la base et que les nouveaux ont toujours du mal à s'intégrer au départ. Ensuite, foutrement plus rien n'empêche un mec de couleur d'aller s'installer à wasp town aujourd'hui... mais les gens vont pas non plus aller se taper des quota pour avoir un voisin noir, un voisin asiatique, un voisin arabe et un voisin latino tout les quatres voisins blancs, sous prétexte de répondre à un soit disant besoin moral fumeux.

"En fait, plus nos écoles et nos quartiers sont blancs, plus ils sont susceptibles d’être considérés comme « bons »."

Putain, ce genre de connerie était peut-être valable il y a des décennies, mais, aujourd'hui, les "bons milieux" sont les milieux "progressites", donc les quartiers trop blancs, c'est pas forcément bon non plus.

"Binarisme bon/mauvais : l’adaptation la plus efficace du racisme dans le temps est l’idée que le racisme consiste en des préjugés conscients tenus par des personnes moyennes. Si nous sommes conscient-e-s de ne pas avoir de pensées négatives sur les personnes racisées, de ne pas raconter de blagues racistes, d’être des gens sympas, et même d’avoir des ami-e-s racisé-e-s, alors nous ne pouvons pas être racistes. Ainsi, une personne est raciste ou ne l’est pas ; si une personne est raciste, cette personne est mauvaise ; si une personne n’est pas raciste, cette personne est bonne. Bien que le racisme se manifeste évidemment à travers des actes particuliers, ces actes font partie d’un système plus vaste auquel nous participons tou-te-s. L’accent mis sur les incidences individuelles empêche l’analyse qui est nécessaire pour contester ce système plus vaste. La binarité bon/mauvais est le malentendu fondamental qui conduit les Blanc-he-s à être sur la défensive dès qu’il s’agit de les connecter au racisme. Nous ne comprenons tout simplement pas comment la socialisation et les préjugés implicites fonctionnent."

Le racisme est quelque chose de publiquement déclaré comme mal. Il y a une putain de chasse aux sorcières organisé sur le sujet depuis des années, on peut y laisser sa réputation, sa place sociale et même sa liberté dans certains pays. Donc va pas t'étonner, mossieur le sociologue, que les gens te crachent à la gueule quand tu viens leur dire ouvertement qu'il sont racistes parce qu'ils sont de sales blancs privilégiés.

"Individualisme : les Blanc-he-s ont appris à se voir comme des individus, plutôt que comme faisant partie d’un groupe racial. L’individualisme nous permet de nier que le racisme est structuré dans le tissu de la société. Cela efface notre histoire et cache la manière dont la richesse s’est accumulée au fil des générations et nous profite aujourd’hui, comme groupe. Cela nous permet également de prendre nos distances avec l’histoire et les actions de notre groupe. Ainsi, nous sommes très irritables lorsque nous sommes « accusé-e-s » de racisme, parce qu’en tant qu’individus, nous sommes « différent-e-s » des autres personnes blanches et attendons d’être vu-e-s en tant que tel-le-s ; nous trouvons intolérable toute suggestion que notre comportement ou que nos perspectives soient typiques de notre groupe dans son ensemble."

Bon, primo, voir les gens comme des individus plutôt que des membres d'un groupe racial, c'est ce qui a permis de faire avancer le schmilblic dans le domaine. Ensuite, concernant l'histoire, on en revient au même fucking problème: vous faites chier des gens pour des crimes commis il y a très longtemps par des types que pratiquement aucun n'a connu, à une époque où ces actes n'étaient même pas considérés comme répréhensibles, tout ça parce qu'ils partagent le même taux de mélanine dans l'épiderme. Ensuite, non, on est pas irrité que parce qu'on se sent différent des autres personnes blanches, on est irrité parce qu'on en ras le bol de se voir accoller un badge de la honte au prétexte qu'on est blanc. C'est foutrement différent. D'ailleurs, c'est aussi un certain ras le bol de voir le groupe entier être désigné comme fautif à cause de quelques types qui sont morts depuis longtemps.

"Droit au confort racial : en position dominante, les Blanc-he-s sont presque toujours racialement à l’aise et ont donc développé des perspectives infaillibles pour le rester. Nous n’avons pas eu à bâtir une quelconque forme de tolérance à l’inconfort racial et donc lorsque cet inconfort se présente, les Blanc-he-s répondent généralement comme si quelque chose était « mauvais », et blâment la personne ou l’événement qui a déclenché le malaise (habituellement une personne racisée). Cette attitude provient d’un déploiement socialement construit de réponses envers la source présumée de l’inconfort, y compris : la pénalisation, les représailles, l’isolement et le refus de poursuivre l’engagement. Vu que le racisme est nécessairement inconfortable en ce qu’il est oppressif, l’insistance blanche sur le confort racial garantit que le racisme ne sera pas contesté, sauf de la plus superficielle des façons."

Est-ce que ce mec a déjà essayer de traiter une personne de couleur de raciste? Personne n'aime être traité de raciste! Personne!

"Arrogance raciale : la plupart des Blanc-he-s ont une compréhension très limitée du racisme parce que nous n’avons pas été formé-e-s à penser de façon complexe à ce sujet et parce que cela bénéficie à la domination blanche de ne pas le faire. Pourtant, nous n’avons aucun scrupule à remettre en question les connaissances de personnes qui ont pensé de façon complexe sur la race. Les Blanc-he-s se sentent généralement libres de rejeter ces perspectives bien informées plutôt que d’avoir l’humilité de reconnaître qu’ils ne sont pas familiers, doivent réfléchir davantage sur eux-mêmes, ou demander plus d’informations."

blablabla, you're a fucking white male, vous, mes chers lecteurs point qui n'êtes point sociologues, vous êtes trop stupide pour comprendre ce qu'est le racisme et moi, le sociologue qui a tout comprit (sauf visiblement le fonctionnement basiquement des comportement humains), vous ne devriez pas rejetter en bloc ce que je dis, vous devriez le boire sans réfléchir par vous même, car je détiens la vérité universelle.

Stop. Je peux plus continuer. Cette femme n'est pas une scientifique, c'est une putain de SJW, qui a livré des analyse ouvertement biaisées, qui passe en boucle la même merde en protégeant celle-ci d'un argument d'autorité bien étronesque.

 

Concernant l'article de Mademoiselle.com:

J'avais déjà vu ce sketch sur facebook et il m'avait fait marrer... du moins partiellement. Le reverse-racisme n'existe pas, car il implique que le racisme aurait un sens normal (supposément des blancs vers les noir). Et il suffit de voyager à travers le monde pour comprendre que c'est faux. Le racisme va dans tout les sens.

Ensuite, pour le reste, c'est basiquement un long plaidoyer contre la colonisation en mettant ça en corrélation directe avec les problèmes d'aujourd'hui. L'humoriste marque un point, car il y a un lien avéré qui ne peut être nié. Néanmoins, un peu de contextualisation ne ferait pas de mal. Pendant la colonisation, ce n'était pas simplement les méchants blancs qui venaient foutre le bronx chez les gentils indigènes. La planète entière se foutait sur la gueule à droite à gauche et, c'était moche partout. Tout le mone voulait plus de ressource, plus de main d'oeuvre exploitable à bas prix, plus de terre à gérer, etc... les blancs ont juste eu la chance d'avoir un avantage technologique et la présence d'esprit de se foutre la gueule après que le monde ait été partagé entre eux. Si les noir, les asiatiques, ou les arabes, avaient eut la possibilité de faire pareil, ils l'auraient fait.

Pour le reste, c'est la fatalité. Certes, c'est moche, mais, les gens d'aujourd'hui ne sont en rien responsables de ces actes. Vouloir refaire l'histoire, c'est bien, mais c'est pas en vivant dans le passé qu'on fabrique un avenir. Quand au coup des critères de beauté, c'est parfaitement superficiel (dans un pays à majorité ethnique blanche, vous attendez pas à voir les critères de beauté des populations minoritaires être universalisés, y a un moment où il faudrait quand même être logique... vous changez pas la déco de votre maison parce que votre invité préfère les rideaux pourpres aux rideaux bleu).

 

Concernant l'article de libération:

Je vois où tu veux en venir. Le problème n'est pas dans la quantité du racisme anti-blanc, ni dans ses proportion avec le racisme dit "classique". Le problème est que certains vont jusqu'à nier l'existence de ce racisme... ce qui au final décridibilise leur discour dénonçant le racisme "classique", puisqu'on y retrouve au final un deux poids deux mesures, car au final, il n'y a plus de cohérence.

D'ailleurs, au passage, cet article ne nie pas la réalité du racisme anti-blanc.

 

Concernant la seconde vidéaste:

Elle apporte des arguments et point de vue particulièrement intéressant... mais elle se trompe sur certains point, notamment en ramenant les électeurs de Donald Trump à des racistes (Trump n'a pas été élu parce qu'il promettait de faire construire un mur pour séparer les USA du mexique, mais parce-qu'il apparaissait comme un bulldozer capable de foutre un grand coup dans la fourmilière de washington et que Hillary Clinton s'est ridiculisée et décridbilisée à de nombreuses reprises), de même avec les électeur Lepenistes, qui aujourd'hui englobent bien plus qu'un vulgaire ramassit de xenophobes et de racistes.

La situation qu'elle dénonce est définitivement raciste. Le gars en question, est soit un menteur, soit un hypocrite (pas forcément conscient d'ailleurs). Après, il y a aussi des gens qui ont un humour plus ou merdique ou maladroit... mais, généralement, on évite ce genre de vanne avec les gens qu'on ne connais pas ou qui sont sensibles sur le sujet.


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Je voulais pas répondre, parce que c'est pas comme ça que je veux militer, et d'avance, je sais que le temps que je vais passer à répondre à certains points, je pourrais le consacrer à d'autres choses. Mais y'a des trucs, je peux même pas comprendre comment on peut même oser les écrire/dire. Ca risque d'être foutraque, pas organisé et un peu à chaud.

 

On le redit, le racisme anti-blanc n'existe pas. Rien que cette façon de l'exprimer, c'est honteux, tellement ça sous-entend que le racisme devrait être tourné uniquement envers les gens de couleurs. C'est quoi, une échelle de gradation dans le racisme ...? #whitefragility Le racisme existe. Mais il n'y a pas un racisme spécifique envers les blancs.

 

Ton second point, beh du coup, ça veut simplement dire que tu ne prends pas au sérieux un concept qui est étudié en socio/anthropo (et notamment chez les anglophones, nettement plus avancés que nous en la matière.) et qui découle des feminist studies et de tous les courants qui en découlent depuis (et notamment les écrits des chercheurs.euses en sciences sociales racisées qui déconstruisent les oppressions qu'iels subissent dans le milieu de la recherche pour les mêmes raisons que le monde scientifique. A ce sujet les travaux de Kimberlé Williams Crenshaw, notamment, sont passionant, sans oublier bien sûr Angela Davis)

La fragilité blanche (ou voir white fragility / white privilege si tu veux approfondir la question) c'est juste une notion.... beh qui s'illustre teeeellement bien sur ce blog : on ne peut pas parler de racisme aux blancs.ches sans qu'ils le prennent personnellement et se défendent que non j'ai jamais tapé un noir et j'ai même un ami arabe. Bah super. C'est pas un argument recevable non plus (cf la vidéo sur la négrophilie qui s'adapte à toutes autres formes de discriminations raciales. Utiliser son pote, sa meuf, son mec, son cousin racisé pour se dédouaner d'un comportement, comment dire...)

 

"Et donc, selon la sacro-sainte définition sociologique, les blanc sont donc raciste pour ça? Ou plutôt, ils commettent des actes racistes en profitant de ces ressources, sur l'acquisition desquelles pratiquement aucun d'entre eux n'a pu dire quoique ce soit?"C'est quoi au juste la nuance entre être raciste et commettre des actes racistes ?

"Je suis vraiment le seul à trouver cette logique un poil malfoutue?"

Cf white privilege.

 

Je reviendrais même pas sur les histoires de représentaitions dans les médias & cie tellement c'est choquant d'écrire ce genre de propos. Je comprends pas comment on peut à ce point être aveugle sur le pouvoir des mass médias; et notamment sur la questions de la représentation de la société et de la visibilité des minorités (quelles qu'elles soient par ailleurs, ça s'applique à d'autres problématiques que les problématiques raciales.)

Cf les débats autour de l'appropriation/ assimilation culturelle, notamment (et tellement d'autres choses encore.; le white washing; le colorisme.

Un exemple concret ? Les nouvelles technologies développées par des blancs, testées par des blancs qui ne fonctionnent pas pour les personnes racisées. (twitter regorge d'exemple, j'ai en tête des distributeurs à savons automatiques ou un truc de photos pour le passeport qui ne fonctionne pas.)

 

Je finirai par ça : on ne demande pas de se flageller pour le passé le l'Histoire : effectivement, on ne peut pas défaire ce qui a été fait. (merci Jamy.)  Pas plus que s'affaler dans la fatalité de "c'est moche, c'est triste mais c'est comme ça" ne fera jamais avancer les débats. Mais, commencer à en avoir conscience et à arrêter de nier et rejeter en bloc ce qui est une réalité vécue par... approximativement toues les personnes racisées (POC) dans un monde dominé par la culture blanche à presque tous les niveaux; si on arrête de dire "mais tu sais, tu vas dans un pays étranger et les blancs, oulahaha, ils sont pas au centre des intérêts de chacun et même qu'à la télé, c'est pas des blancs !" et qu'on se concentre dans la réalité de NOTRE pays, NOTRE culture, ça ferait avancer les choses.

Commencer par considérer que la France, c'est pas d'un côté la France métropolitaine, mais aussi tous les DOM-TOM. Etudier et apprendre l'histoire de ces territoires qui sont la France, bordel de ! Et dont on ne parle que quand on aborde le "commerce triangulaire"... Ah bah oui, super. A quel moment c'est légitime que tous les étudiants des DOM-TOM n'aient pas la même chance que les métropolitains d'étudier leur histoire à eux ? A quel moment on n'étudie pas cette histoire nous même ? (j'ai quand même dû attendre d'arriver à l'université pour commencer à avoir des notions à ce sujet !) A quel moment on trouve juste normal que ce soit "nos ancêtres les gaulois" qui soit la norme ? A quel moment on ne peut pas juste admettre que oui nos ancêtres ont merdé et que ça donne le monde tel qu'on le connait et qu'est ce que je peux faire, moi à ma petite échelle, pour inverser la tendance ? Plutôt que de se vautrer facilement dans "c'était pas moi, c'était avant; puis c'est triste, mais déso pas déso ça me concerne pas". Qu'est ce que ça coute, si ce n'est un peu d'orgueil et de fierté ?

On est responsable indirectement (et même  carrément directement en fait) de ce qu'on fait de cet héritage colonialiste.

La finalité, c'est pas juste de taper sur nous autres les blancs.ches privilégié.e.s, mais d'arriver vivre tous ensemble; pour ça, il faut déconstuire tout ce qui forme les oppressions. Et surtout, arrêter de penser les luttes comme déconnectées les unes des autres. Et une fois que c'est déconstruit, on peut envisager le futur plus sereinement.

 

Et je pense que c'est ma dernière intervention dans ce blog, parce que je me rends compte que j'ai pas (plus) la patience de faire de la pédagogie sur ce genre de points. Surtout sur internet.

 

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