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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 318 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr

Victor Sierra : financement participatif pour leur 5ème album
 par   - 379 lectures  - Aucun commentaire

Victor Sierra est un groupe français de musique steampunk.

Jje les suis depuis plusieurs années et nous sommes devenu amis.
Ils lancent un financement participatif pour leur cinquième album sur indiegogo :
Victor Sierra's 5th album

Ils chantent dans plusieurs langues : français, anglais, un peu d'espagnol et de yiddish dans certains titres.

Vous pouvez écouter des morceaux et voir des vidéos sur leur sites https://victorsierra.net/ ainsi que sur youtube, itunes, spotify...

 

La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 1880 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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elane

Racisme, une question de perception ?

Bloggé le 17-04-2017 22:32 avec 5264 Vues

Alors il s'agit surtout d'un petit coup de gueule que je fais là car la principale intéressée ne le lira jamais ici. Et que poser la situation par écrit me permet de mieux la digérer. Je n'attends pas vraiment de réponse mais si je peux faire réfléchir une ou deux personnes sur cette situation, ce sera déjà pas mal.

Une petite présentation s'impose...

Je suis française d'origine, blanche. Toute ma famille est française à l'exception d'une grand-mère italienne et j'ai de la famille par alliance dans un peu tous les coins du monde, de l'Afrique du Sud à la Thailande en passant par les States. J'ai grandi dans un quartier asiatique et actuellement, j'habite le quartier black de Paris (Chateau-Rouge, pour ceux qui connaissent), l'un des derniers quartiers populaires de Paris et je bosse en banlieue dans un lycée où un enfant sur trois ne parle pas français à la maison. J'ai clairement pas le même travail que la plupart des profs mais c'est aussi un endroit où j'ai l'impression d'être vraiment utile. Et j'adore travailler là. 

Pour poser les choses un peu cruement, je suis blanche et j'ai toujours habitée des quartiers où j'étais clairement une minorité visible:-) Dans ma station de métro, je pense c'est le seul endroit en France où pendant l'été, une pharmacie fait de la pub pour des produits qui blanchissent la peau.

Et pendant toute ma vie, je n'ai jamais senti que le fait d'être blanc était un avantage ou un inconvénient. Je n'ai jamais vraiment fait attention à la couleur de peau des gens autour de moi. Inconsciemment, j'ai une tendance à être plus réceptive envers les asiatiques (j'ai mis longtemps à m'en rendre compte) parce que j'ai grandi dans un quartier asiatique, mais en général, la couleur de peau des gens, je ne la remarque pas.

Depuis peu, j'ai une collègue originaire du Gabon qui réagit au quart de tour sur la question du racisme, de la condition noire, de l'esclavage, de la politique africaine. C'est black power à fond et comme elle est très entière, c'est souvent dans l'exagération mais assez drôle au final.

La première fois que nous sommes allées voir un film, une sortie entre collègues, nous sommes allées voir un film. J'avais aussi invité une amie Pat' et nous sommes allées voir un film pas génial mais dont j'avaisbien aimé le premier « Labyrinthe ». La première question que m'a posé ma collègue, avant même de savoir de quoi cela parlait, c'était « Y a t il des noirs dans le film ? ».

J'avais vu le premier et je l'avoue, j'étais incapable de répondre. Parce que je m'en fous en fait.

La deuxième chose qu'elle m'a dite c'est « Mais ton amie... elle est chinoise. » Ben oui, Patricia, c'est son nom français parce que Hua, c'est vraiment pas facile à prononcer pour un français. Vraiment pas !

Bon, je ne me suis pas formalisée pour si peu.

Elle est à fond dans la résistance suite à la prise de pouvoir d'Ali Bongo face à Jean Ping et la situation compliquée de son pays. Et je trouve que son combat est tout à fait honorable et louable.

Pour ceux qui ne connaissent pas la situation..

https://www.youtube.com/watch?v=hkZir1L7fSY

Pendant les vacances, elle m'a invitée pour son anniversaire et j'y suis allée.

J'étais la seule blanche. On était 31. Ce qui ne me choque pas d'habitude puisque je vis dans un quartier où presque tous ceux qui y habitent sont noirs.

Et la première réflexion d'une amie de ma collègue qui me dévisage « Ben celle-là, tu vas la mettre dans un coin. »... Oui, bonjour aussi...

Cette soirée a été l'une des plus longue de ma vie.

Pendant toute la soirée, j'ai été ostracisée parce que j'étais blanche, regardée de haut... et clairement, ceux qui m'ont parlé, j'aurai préféré qu'ils se taisent.

Il y avait aussi deux métisses... Et ça a presque fait débat sur le fait qu'on devait ou non leur parler comme aux autres.

Moi, il n'y a pas eu débat... J'ai été mise de côté purement et simplement. Même par ma collègue. La plus loooongue soirée de ma vie.

Ma collègue et ses amis qui sortent la carte du racisme, de la responsabilité de l'homme blanc pour tous les malheurs de l'Afrique (ils n'ont sûrement pas complètement tords malheureusement mais je ne suis pas responsable de tout ce que fait l'Homme blanc en Afrique ou ailleurs parce que je suis blanche...) tous les jours pour un oui pour un non m'ont clairement fait sentir très très mal.

Alors avec le recul, je me rends compte de deux choses.

Premièrement, malgré le fait que j'ai toujours habité et travaillé dans des quartiers populaires et clairement cosmopolites, je n'ai jamais connu le racisme « anti-blanc ». Ni dans le quartier asiatique où j'ai grandi ni dans le quartier black où je vis, ni en banlieue parisienne où j'ai toujours travaillée. Et ça, c'est plutôt encourageant et un bon signe pour la France.

Après, je comprends mieux la révolte que l'on peut ressentir face au mépris que l'on peut ressentir face au racisme. Surtout quand cela vient de personnes qui le combattent avec de grands mots et qui ne se rendent pas compte qu'ils tombent dans les pires travers qu'ils condamnent sans même s'en rendre compte, qui sont d'une susceptibilité incroyable sur tellement de sujets (du genre à réagir comme le pire des outrage d'utiliser l'expression « idées noires »...). J'ai un respect encore plus grand pour ceux qui ont vécu ce racisme et qui le vivent au quotidien. C'est terriblement destructeur de vivre une telle chose. Mon petit coup de gueule leur paraît peut-être même très déplacé. Si c'est le cas, je m'en excuse.

Bref... C'était une expérience de vie dont je me serais bien passée. Demain matin, je reprends le boulot et je vais croiser cette collègue dans la salle des profs. Et oui, je vais la jouer hypocrite, sans rentrer dans un conflit qui ne résoudrait rien pour essayer de la confronter aux contradictions de son comportement. Je ne comprends même pas pourquoi elle m'a invité au final. Peut-être qu'elle ne se rend réellement pas compte de son comportement ? Peut-être qu'à un certain niveau, on a tous ce petit côté hypocrite ?

Je ne sais pas mais franchement, je suis secouée. 

A l'heure où les Hommes construisent plus de murs que de ponts entre les cultures et les pays, je pense qu'on devrait tous réfléchir à ce qui nous unit plutôt qu'à ce qui nous divisent. 

 


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Hello...

Hum le racisme, vaste sujet.. hum question de perception... hum...

je ne sais pas, franchement je ne sais pas, je me rends compte qu'il est partout, chez beaucoup, je me suis bien des fois confronté à un racisme primaire, et chez des gens où vraiment cela m'asurprise.

ex:

moi discutant avec une copine pendant la guerre en yougoslavie "Sébina c'est difficile en ce moment..."

copine: "Sébina? Sébina comment?"

moi un peu surprise 'heu .. je dis le nom de la copine... il a une consonance en ich"

copine "qu'est ce qu'on s'en fou, une sale serbe!"

Moi: heu... tu l'a connais même pas!... pourquoi tu dis ça? t'es quoi? croate c'est pour ça que tu balance ça? mais heu.. elle est comme toi, elle dors plus la nuit parce que y a une partie de sa famille là-bas, tout pareil que toi... elle aussi elle est née ici... mais pourquoi tu dis ça?... c'est stupide!

et des trucs comme ça, j'en ai par dizaine, peut-importe la couleur, la religion, l'ethnie...

Alors bon, etant blanche moi aussi je me suis fait traité de raciste, voir d'antisémite (ne jamais, mais jamais vraiment parler du conflit- palestino israélien avec une israélienne... nan faut pas... je suis rien qu'une anti sémite parce que nan  niveau colonisation, et mur nan ça ça le fait pas et je parle pas du reste et des deux côtés d'ailleurs... et que j'essayais juste de comprendre comment on pourrait faire que ça cesse, pour de bon... et bin c'est pas pour demain)

Il est de nos jour plus facile je dirais de taxé quelqu'un de raciste, voir de l'être, plutôt que d'essayé de comprendre l'autre, d'écouter l'autre, et surtout d'arreter d'avoir peur de l'autre.

Comme je dis je suis pas raciste juste envers les cons, et ce quelque soit ta couleur de peau, bleu noir, blanc jaune, fox à poil dur...

alors on me répond souvent, et finalment toujours les mêmes, ceux issus des pays ou colonisation il y a eu... ouais mais vous (sous entendu les blancs) vous avez un passif... vous savez pas... Certes... vous voyez pas vos regards.. là aussi certes.

une impression que les "minorités" te crache aux visage ce mots "raciste! racisme!" quand finalement t'as mis le doigts sur un truc dont il sont pas fier, ou même qui les dérange eux même dans l'inconscient...

je suis issu d'un quartier cosmopolite le 18eme... dans mon école primaire y avait 99 nationalité differentes. (un truc de dingue, dont y étaient très fiere.. y avait même des inuits. et dans cette école ils nous ont appris par plein de moyen differents à ne pas avoir peur de l'autre, parce qu'ils étaient autres (les maman venaient nous raconter des histoires, nous montrait leur culture par peut-importe le biais, la bouffe, la musique, la danse, des photos d'ailleurs...). Et j'ai toujours gardé cette vision de l'autre.

Mais je me rend compte que bin de nos jours, et finalement là aussi peut-importe ta couleur bleu noir blanc jaune fox à poil dur,bin c'est pas une généralité de pensé.

Le nombre de fois où j'ai aussi entendu et pas spécialement à propos du racisme d'ailleurs, tu peux pas comprendre t'es blanche... bon. heu si je te demande gars/fille c'est justement que je veux comprendre, que toi tu m'explique avec tes mots et ressenti, le côté humain de la chose, le côté contexte géographique, le côté vie reelle, que ce soit culturellement, historiquement, même niveau religion (alors ue moi nan la religion j'en ai pas, mais si toi tu as la foi bin chacun fait ce qu'il veux)moi je veux juste te comprendre, du moins essayé.. nan t'es blanche tu peux pas comprendre... hum bon.

une fois lors d'une fête je me suis là aussi traité de raciste direct.. tout ça à cause de mots très mal pris par une metisse, un peu remontée... je la regarde en clignant des yeux, me rendanr compte ue ce que je viens de dire à été très très mal pris... j'ai pas fait exprès.. oui elle connait pas le contexte et d'où me viens une expression pareille bon... je lève les mains en signe de paix et j'explique... d'abord sur ses gardes, les yeux plissé prète à mordre, elle à rit, et à fini par hocher la tête comprenand que nan, pour là... bin nan... Et que oui finalement, je comprenais bien les tenant et les aboutissant d'être métisse... Mais il est vrai ue depuis je n'utilise plus cette expression parce que si je dois à chaque fois expliquer le pourquoi du comment... et je soupire... je sais pas si je dois raconter l'histoire...

Donc une question de perception oui sûrement, mais pas que loin de là...

le côté detestez vous les un les autres, comme ça vous vous mettez pas ensemble, et là vous controler serait bien plus difficile.. ayez-peur.. de l'autre de tout, pour tout...

ce qui entraine le racisme primaire de base.. le côté c'est comme ça, et là aussi, étant donné que ce genre de pensées et de comportement, ouais y a toute une éduction derrière, j'en ai connu des raciste de pere en fille (le côté inter générationel). Mais là pour moi c'était juste des gens ou il n'y avait aucune reflexion, stupides. Parce qu'a la question mais pouruoi tu pense ça? dis ça? heu y avait aucun agruments (le côté erreur du passé, colon etc etc) ou bien c'était mais nan, rien à voir, et en fait oui juste un problème de méconnaissance de l'autre... et où je ne me genais pas pour leur dire, et leur fouttre le nez dans leur propre bétises. Parce que tout ça était juste très très bête.

y a encore à l'heure actuel tellement de barrière entre humain, pour des trucs qui à mon sens n'ont pas lieux d'être, je me demande si un jour les humains (et oui j'englobe tout le monde)arriveront vraiment à vir ce qu'y compte. que finalement y a un seul truc qui compte c'est pas ta couleur, ni ta religion, mais tout simplement ton humanité.

Mais je crois que c'est pas pour demain... hélas


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En fait, je suis sidérée par ce que je lis ici... Tellement que je ne sais pas par quel point commencer. Mais ce que tu as vécu, Elane, ce n'est pas du racisme. (et non le racisme anti blanc n'existe pas.) C'est une discrimination, du rejet, mais pas du racisme. Parce qu'il n'a rien de systémique et systématique.

Ce n'est pas parce que tu as vécu dans des quartiers où vivent des gens de couleurs que tu es une minorité visible, comme tu dis. Parce que les blancs ne sont pas la minorité oppressée dans le monde, c'est même tout le contraire. Pour preuve... ton amie chinoise contrainte de prendre un prénom français parce que "le sien n'est pas facile à proncer pour un français." C'est juste tellement scandaleux de déposséder quelqu'un d'une partie de son identité en lui imposant nos normes juste par confort. On peut, aussi, faire l'effort de bien prononcer son prénom, ou le prononcer du mieux possible.
Mais s'il n'y avait que ça... Les systèmes de dominations actuels, hérités de notre Histoire, font que les blancs sont les moins oppressés et imposent partout leur culture (avec toute la fluidité que ce concept peut comporter) : la mode, la nourriture, l'esthétisme, la musique, l'art, la politique, l'économie, le cinéma, la publicité, les cosmétiques,  ... il n'y a pas un domaine où les blancs ne dominent pas culturellement le monde. Et dès que ce n'est pas le cas, dès qu'il a une forme de rejet (légitime, putain, tellement légitime...) on crie au racisme.

Le racisme anti-blanc (ou reverse racism dans les milieus anglophones) est juste une invention de l'elite blanche (et gravitant autour de l'extrême droite, mais pas que). Mais ça n'existe pas. Parce que les blancs ont le pouvoir partout et tous les privilèges (ce qui n'empeche pas à titre individuel de connaître d'autres formes de discrimiantion, que ce soit de genre/classe/sexualité). Et dès que les classes dominées s'organisent pour lutter eux même contre les discriminations (for them, by them), on trouve ça scandaleux, on crie au communautarisme là où jamais personne n'aurait ce reflexe dans une situation où ce sont des blancs qui se réunissent uniquement entre eux.

Dire que parce qu'on a étudié le commerce triangulaire, la seconde guerre mondiale ça suffit, je peux pas comprendre qu'on dise ça. De même quand je lis "Toutes les civilisations avec un peu de pouvoir ont colonisé, envahit et tenter d'imposer leur modèle par la force." Certes. Mais à quel moment les blancs ont-ils été considérés comme d'une culture inférieure ? négligeable ? ont fait l'objet de traités, de pseudo recherches scientifiques les classant en bas de l'échelle humaine ? Ont-il été pillé de leur culture ? Se sont fait imposer une autre culture ? une autre langue ? une autre religion ? ont été colonisés ?  Ah... on me dit dans l'oreille que ce n'est jamais arrivé. Rien que dans l'actualité récente, on parlait du 150e anniversaire du Canada, et de combien c'est problématique pour toutes les populations autochtones qui vivaient là avant et qui n'ont pas attendu que les blancs arrivent avec leur maladie et leur besoin compulsif de tout piller pour vivre, s'établir et prospérer. Et les exemples que tu cites, ce sont initialements des blancs qui ont fait la guerre à d'autres blancs et qui ne se sont absolument pas gênés pour embarquer leurs colonies dans ces conflits qui ne les concernaient pas du tout, mais jamais nos cultures n'ont été complètement modifiées suite à ces guerres.

 

Plus simplement, pout comprendre les réactions de ta collègue que tu juges parfois disproportionnées (et drôle) je t'invite à lire des articles sur le black-feminism, l'intersectionnalité, et plus généralement sur les luttes de POC (person of color.)

 


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Shisana girl:

"Les noires ne réfléchiront plus à deux fois avant de se défendre contre du racisme tout simplement parce qu'ils ont en déjà pris beaucoup dans la tronche et qu'ils savent leur droit, et maintenant les blancs ? A vous de vous défendre pour les bonnes raisons, j'ai l'impression que certains ont peur de crier au racisme comme certains noirs pourraient le faire, il faut pas, même si c'est juste une histoire de discrimination, il faut le dire quitte à le crier devant la personne en face de vous, si vous avez raison vous n'avez rien à craindre. Du racisme reste du racisme et pareil pour la discrimination et tout ce qui suit."

"You're a fucking white male", pour reprendre l'exemple d'un cas de réponse assez classique, lorsqu'un blanc se plaint de quelque chose sur le plan discriminatoire. C'est plus facile à dire qu'à faire, même en retirant ce genre de cas extrême, l'imaginaire collectif ne conçoit que peu et n'accorde que peu de crédibilité au racisme anti-blanc.

 

"Dans toute ma vie je n'ai vu que 2 cas de racisme contre des blancs, et je vous les ai donné plus haut, c'est pas tout le temps non plus que j'en vois, je n'ai pas donné les raisons pour faire passer l'idée du méchants blanc  mais pour qu'on comprenne bien que ce n'était pas juste une histoire de "j'ai pas envie de m'asseoir à côté d'un inconnu, je suis pas à l'aise", ou encore "oh putain, mais tu me fais chier avec des bon sentiment de bon samaritain, j'ai juste envie de me poser moi...""

C'était pas le point. Je trouvais assez intéressant et étrange qu'une excuse raciste sorte aussi facilement et soit aussi facilement ignoré chez une personne de couleur, là où un blanc terminerait pratiquement au pilori pour ça... le deux poids deux mesure...

 

Euphemia: "Moi je ne crois pas vraiment que le racisme soit une question de crainte éprouvée par les français ou n'importe quel peuple  de voir sa culture disparaître, voir métissée. Loin de là. C'est une question de mentalité et d'idéologie, c'est tout. Je te donne un exemple : mon amie est black et elle a voulu passer ses vacances en Algérie, vacances qui vont se transformer en cauchemar, pourquoi ?  Parce qu'elle est noire. Elle s'est fait insulté, discriminé et rabaissé à chaque fois qu'elle a osé mettre ses pieds dans la rue."

Ce n'est pas le racisme, c'est une des causes du racisme. Quand aux algériens, c'est un cas particulier: en matière d'orgueil national frôlant la xénophobie, je pense que c'est un des pays qui se tient la plus grosse couche... 

"Tout ça pour dire que le racisme est bel et bien ancré dans les têtes des extrémistes et personne ne pourra le changer et ce n'est pas la peur qui les pousse à agir de la sorte , c'est juste leur idéologie."

Une idéologie n'apparait pas comme ça dans la tête des gens et tout les racistes ne sont pas issu d'une famille Lepeniste. Les gens se trouveront toujours une raison logique à leurs choix, leurs actes et c'est ce que font les racistes. Trainant sur les plates bandes de l'autre côté, je me permet de réaffirmer que la peur est bel et bien un élément important du racisme. Le "grand remplacement", le "génocide blanc", "l'invasion déguisée"... autant de théories fumeuses que l'on retrouve très régulièrement dans ce genre de cercles... et beaucoup y croient dur comme fer et ont franchement les miquettes à cause de ça...

Après, of course, tous ne sont pas comme ça et, dans tout les cas, cette peur n'est pas la seule cause. Il y a toujours les notions de hiérarchie des races, un orgueil national/régional ultra-poussé, etc... les pires sont ceux qui vont cumuler le plus de raisons dans le genre... mais il est rare d'en trouver un les cumulant toutes.

 

Sedna:

"Je vais juste rebondir sur un point. Tu penses vraiment que d'apprendre le commerce triangulaire, ça suffit à assumer notre histoire et passé colonialiste ? Vraiment ?"

Vu l'eau qui s'est écoulé sous les ponts, hormis un devoir de mémoire, il n'est pas nécessaire d'aller dans l'autoflagellation. On a un passé colonialiste? Ouais et? Tout le monde le faisait et tout ceux qui auraient pu l'aurait fait. Qu'on regarde le passé pour ne pas répéter ses erreurs est une chose tout à fait concevable, qu'on regarde le passé uniquement pour punir le présent, cela ne fait qu'aggraver les choses.

"En fait, je suis sidérée par ce que je lis ici... Tellement que je ne sais pas par quel point commencer. Mais ce que tu as vécu, Elane, ce n'est pas du racisme. (et non le racisme anti blanc n'existe pas.) C'est une discrimination, du rejet, mais pas du racisme. Parce qu'il n'a rien de systémique et systématique."

Et voilà, on y arrive enfin, l'exemple de la vision tronquée du racisme. Le racisme anti-noir peut aussi bien être ponctuel et particulier que peut l'être le racisme anti-blanc. Le racisme systémique et systématique que tu décrit, c'est le racisme de vitrine, celui qui a fait énormément parler de lui et qui est particulièrement vendeur. Le racisme, c'est le fait de discriminer une personne à cause de sa "race". De là, la chose peut-être systématique et systémique... mais il n'y a pas besoin d'avoir un truc systémique et systématique pour avoir du racisme.

"Mais s'il n'y avait que ça... Les systèmes de dominations actuels, hérités de notre Histoire, font que les blancs sont les moins oppressés et imposent partout leur culture (avec toute la fluidité que ce concept peut comporter) : la mode, la nourriture, l'esthétisme, la musique, l'art, la politique, l'économie, le cinéma, la publicité, les cosmétiques,  ... il n'y a pas un domaine où les blancs ne dominent pas culturellement le monde. Et dès que ce n'est pas le cas, dès qu'il a une forme de rejet (légitime, putain, tellement légitime...) on crie au racisme."

Arrête ton char. Déjà, cette domination est largement remise en cause par la monté en puissance de la Chine et le géant dormant qu'est l'Afrique, sans compter les pays du moyen-orient qui tiennent l'occident par les couilles avec le pétrole. Enfin, cette domination n'est pas un résultat "raciste", c'est un résultat logique. Les occidentaux ont un grand pouvoir d'achat, donc un poids commercial important... et comme les gens aiment acheter des trucs qu'ils aiment, ben, forcément, on va essayer de leur vendre des trucs qu'ils aiment. Le reste n'est que mimétisme. Quand à la politique et l'économie moderne, ce sont des méthodes qui ont prouvé leur redoutable efficacité et qui ont eu la chance de tomber entre les mains des occidentaux, tout comme certaines civilisation antiques avaient mis au point et diffusé d'ancienne forme de politique et d'économie.

Du reste, les occidentaux s'en foutent que les chinois s'habille auprès de Dior ou d'un tailleur Taïwanait, tout comme le fait de savoir si un congolais apprécie les films du MCU ou des productions locales. La culture se diffuse et est reçue avec plus ou moins de succès selon les civilisation rencontrées... certaines nations, par exemple, n'ont autorisé la diffusion de vieux blockbuster (genre la trilogie originale starwars en russie) que très récemment.

Cela est fait par un soucis de préservation de sa propre culture. Pratiquement tout le monde essaye de promouvoir son style de vie chez soit, certains avec des airs d'irréductible gaulois sans aucun réel pouvoir (exception culturelle française, qui basiquement permet aux films français de bien marcher chez nous, mais qui ne nous permet pas de leur garantir le succès à l'étranger), tandis que d'autre représentent un marché tel qu'ils peuvent pratiquement s'imposer aux plus gros producteurs (Hollywood qui se plie en quatre pour conquérir le marché chinois depuis quelques années).

Bref, tout cela pour dire que, là où le rejet d'une culture pose vraiment problème, c'est dans sa propre maison. Et c'est là que ça me fait toujours marrer. Les pays occidentaux ont une majorité ethnique blanche, ainsi que tout une histoire allant avec... donc forcément que la culture va être orientée vers les blancs. Si tu les mets en contact avec une culture étrangère, le résultat sera toujours différents, en raison de tout un tas de facteur d'assimilation... mais si tu essaye de forcer les choses, en enfonçant ce nouveau contenu culturel directement dans la gorge de la majorité, tu vas juste te faire vomir dessus et ça sera normal. Il faut se faire aimer pour que ça fonctionne et ça doit y aller progressivement, de façon totalement agréée. Et un mec qui débarque en gueulant "y a pas assez de héros noirs, il y a trop de héro blanc" va juste passer pour un SJW et perdre sa crédibilité.

"Le racisme anti-blanc (ou reverse racism dans les milieus anglophones) est juste une invention de l'elite blanche (et gravitant autour de l'extrême droite, mais pas que). Mais ça n'existe pas. Parce que les blancs ont le pouvoir partout et tous les privilèges (ce qui n'empeche pas à titre individuel de connaître d'autres formes de discrimiantion, que ce soit de genre/classe/sexualité). Et dès que les classes dominées s'organisent pour lutter eux même contre les discriminations (for them, by them), on trouve ça scandaleux, on crie au communautarisme là où jamais personne n'aurait ce reflexe dans une situation où ce sont des blancs qui se réunissent uniquement entre eux."

Oui, parce que l'ex-sergent Rambo, blanc comme mon cul, rendu infirme et SDF grâce au grand corps des marines des états unis, est tellement privilégié par rapport à Barrack Obama, président à la retraite. Tu amalgame le problème de la lutte des classes avec le problème du racisme. Le fait est que quand un groupe se réuni pour lutter contre la discrimination, exclure de cette lutte d'autre groupe est en soit une forme de discrimination... donc, forcément, il n'y a plus de crédibilité pour ledit groupe... et quand un groupe blanc essaye de te faire un truc comme ça, basiquement, tout le monde se rematte l'intégralité du procès de Nuremberg.

La seule chose sur laquelle je suis d'accord est la stupidité du terme "Reverse-racisme". C'est juste du racisme...

"Dire que parce qu'on a étudié le commerce triangulaire, la seconde guerre mondiale ça suffit, je peux pas comprendre qu'on dise ça. De même quand je lis "Toutes les civilisations avec un peu de pouvoir ont colonisé, envahit et tenter d'imposer leur modèle par la force." Certes. Mais à quel moment les blancs ont-ils été considérés comme d'une culture inférieure ? négligeable ? ont fait l'objet de traités, de pseudo recherches scientifiques les classant en bas de l'échelle humaine ? Ont-il été pillé de leur culture ? Se sont fait imposer une autre culture ? une autre langue ? une autre religion ? ont été colonisés ?  Ah... on me dit dans l'oreille que ce n'est jamais arrivé. Rien que dans l'actualité récente, on parlait du 150e anniversaire du Canada, et de combien c'est problématique pour toutes les populations autochtones qui vivaient là avant et qui n'ont pas attendu que les blancs arrivent avec leur maladie et leur besoin compulsif de tout piller pour vivre, s'établir et prospérer. Et les exemples que tu cites, ce sont initialements des blancs qui ont fait la guerre à d'autres blancs et qui ne se sont absolument pas gênés pour embarquer leurs colonies dans ces conflits qui ne les concernaient pas du tout, mais jamais nos cultures n'ont été complètement modifiées suite à ces guerres."

Encore une fois, les blancs ont juste eu de la chance à une époque impitoyable. Si les africains avaient été à la place des européens, on aurait eu la même chose en inversé. Je pense d'ailleurs que tu limite injustement le problème à une question de couleur de peau... alors que putain, entre un latin et un celte en -50, t'avais juste un monde de différence malgré la couleur de peau à peu près similaire. Sinon, pour te donner un contre exemple, t'as les invasions Maure de la péninsule arabique (qui y ont joyeusement poutré les germaniques s'y étant installé), qui encore ajourd'hui se sentent dans la culture espagnole (langue, culture, religion).

C'est assez marrant que tu parle du nouveau monde... voit tu, les français, par exemple, avaient d'excellentes relations avec les amérindiens, étant donné qu'ils n'étaient là que pour le commerce... là où les anglais, qui voulaient disposer de colonie fermières, furent plus "méchant" avec les autochtones.

C'est assez drôle aussi d'entendre parler de "besoin compulsif de pillage"... c'est une pratique aussi vieille que la vie elle même... tout le monde se pille les uns les autres... les fourmis se réduisent en esclavage, les mongols ont pillés la moitié de l'eurasie. Il faut arrêter de pointer l'homme blanc comme le grand méchant. Les blancs ont juste été les plus fort à un moment donné et a dominé les autres. Bien ou mal n'est absoluement pas la question... on a pas à juger des événement aussi vieux avec le prisme de notre époque, ce serait anachronique et donc stupide (va dire à un romain antique que l'esclavage c'est mal, il te riera au nez).

"Plus simplement, pout comprendre les réactions de ta collègue que tu juges parfois disproportionnées (et drôle) je t'invite à lire des articles sur le black-feminism, l'intersectionnalité, et plus généralement sur les luttes de POC (person of color.)"

Même si il est vrai qu'il faut toujours écouter tout le monde, je doute qu'un complément d'information soit nécessaire ici. Il suffit de lire le témoignage pour comprendre où est le problème. Est-ce que ça veut dire que c'est quelque chose de louable? Non. Prétendre lutter contre le racisme en pratiquant le racisme revient à simplement faire une lutte ethnique en s'auto-attribuant la supériorité morale, ce qui est au final complètement hypocrite...


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J'ai rarement vu un tel condensé de bullshit en à peine trois pages.


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@ Sedna : le racisme anti-blanc existe bel et bien, ne t'en déplaise, et je vais t'en donner des exemples très concrets basés sur ma propre expérience.

 

1/ au Vietnam, il existe de nombreux hôpitaux qui refusent tout simplement de soigner les occidentaux. Tu peux te pointer dans un état critique là-bas, ils te foutront dehors si tu es blanc. C'est assez scandaleux quand on se rappelle que la médécine doit répondre aux principes de déontologie et, entres autres, sauver des vies humaines.

2/ au Vietnam, si tu es occidental, tu en chieras genre dix mille fois plus pour trouver un job quand bien même tu aurais toutes les compétences requises. C'est juste qu'il y a une préférence nette pour les asiatiques (vietnamiens, coréens, japonais notamment, les chinois étant fortement rejetés eux aussi).

3/ au Vietnam, si tes enfants sont nés au Vietnam, que la mère est vietnamienne, qu'ils vivent au Vietnam, qu'ils parlent couramment le vietnamien, et bien ils ne peuvent pas obtenir la nationalité vietnamienne sauf s'ils ont un nom vietnamien (pour répondre à l'amie chinoise contrainte de prendre un nom francais : et oui, ca existe aussi ailleurs).

4/ au Vietnam, l'occidental paiera toujours plus cher tous les biens et services locaux. De la pure discrimination. Qu'on ne vienne pas me dire que les étrangers paient plus cher en France. Je n'ai jamais vu cela.

 

Alors quand je lis que "les blancs sont moins oppressés", je hausse le sourcil. C'est vrai... dans les pays occidentaux. Or, dois-je rappeler combien il y a de "blancs" dans le monde ? Versus combien de "noirs" et de "jaunes" ?

Les noirs et les asiatiques sont des minorités ? En France, je vous l'accorde. Mais il faut sortir un peu de chez soi pour avoir une vision globale. La France n'est pas le centre du monde. Loin de là. C'est une petite banlieue à l'echelle de la Terre.


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Je viens rajouter ma pierre à l'édifice si cela ne gêne personne.

S'il y a bien quelque chose que l'on ne peut pas remettre en cause, c'est la souffrance qui a été infligée au peuple noir. Ils ne sont pas les seuls car les juifs mais aussi les indiens d'Amérique qu'on oublie trop souvent et même les peuples d'Asie ont parfois souffert. Bref faire la liste de tous les peuples qui ont été oppressés n'est pas le but, il y en a beaucoup.

Le peuple blanc n'est pas responsable de tous les conflits qu'il y a eu au cours de l'histoire mais il est vrai qu'il est responsable de beaucoup d'entre eux. Ce serait de la malhonnêteté intellectuelle d'affirmer le contraire, c'est évident. Comme dit avant moi les blancs ont eu l'opportunité d'être à un certain moment de l'Histoire les plus forts et ils en ont profité. C'est une sombre démonstration de la nature humaine qui s'est manifesté à ce moment là puisque n'importe quel Homme qui a du pouvoir va vouloir (la plupart du temps) en abuser.

Je suis blanche comme un cul et je reconnais avoir des avantages (en France en tous cas) par rapport à une autre jeune fille d'une autre couleur parce qu'encore aujourd'hui certains se donnent le droit de juger une personne par rapport à ses origines. Nos origines on ne les choisit pas! Je reconnais aussi avoir un devoir de mémoire envers des tas de chose du passé mais je refuse de porter sur mes épaules le poids des actions horribles de tous mes ancêtres. En revanche, je souhaite faire évoluer les choses d'une manière positive pour éviter de rester dans un climat de haine et de ressentiment.

Je suppose que la haine que certaines personnes ont envers la race blanche vient du passé en grande parti, parce qu'en quelque sorte on leur a - à un moment donné dans l'Histoire-, volé/retiré quelque chose (religion, identité...). Alors oui il m'est arrivé de me faire traiter de "sale blanche" dans le train. Je sais que ces quelques mots ne sont rien comparés à des années et des années d'oppression de tout un peuple, évidemment je n'en suis pas morte (loin de là) et j'ai vite su relativiser. Il n'empêche que cela suffit à nourrir la haine de certaines personnes.

Je pense que parler de discrimination et de racisme envers les blancs (surtout dans les pays où ils sont majoritaires) est mal vu parce qu'il existe une échelle de souffrance: Les noirs ont plus souffert que les blancs. C'est comme parler de la pression social exercée sur le genre masculin, c'est très mal perçu parce qu'on considère que le genre féminin est bien plus discriminée (et c'est vrai). Néanmoins n'aurions pas le droit de dire - tout en restant dans la mesure, j'insiste là dessus- que le sexe masculin subit parfois des pressions comme le devoir d'être grand, fort et pas efféminé sinon c'est une tapette? Moi je pense que si.

L'Homme a du mal avec ceux qui ne lui ressemblent pas. Je me suis fait taper dessus pendant tout mon collège parce que j'ai quelques reflets roux (vraiment pas grand chose...)! Alors c'est pour dire à quel point l'humain peut être débile. Quand on ne ressemble pas à la majorité c'est certain que tout devient plus compliqué. Quelques fois nous marchons sur la tête (il n'y qu'à voir l'influence de la discrimination positive aux Etats Unis qui m'a fait hurler de rire tellement cela me paraissait édifiant aux premiers abords, et pourtant...).

Après, je n'ai clairement pas assez de culture pour envisager discuter d'un racisme anti-blanc dans d'autres continents (non blancs justement) comme l'a un peu fait BenP au dessus de moi.

Je pense simplement qu'il est temps pour les Hommes avec un graaaaaand "H" d'apprendre à se respecter mutuellement et à se pardonner. Au final on se nourrit mutuellement de haine (du passé souvent) et on rentre dans un cercle vicieux. Peu importe qu'on ne soit pas d'accord avec l'expression de "racisme anti blanc", finalement ce n'est pas très important alors parlons juste de "respect" entre nous tous. Pour cela il va falloir que les mentalités de certains changent et c'est clairement bien trop utopique j'en ai conscience. Le monde n'est pas tout beau et tout gentil, plus d'un va surement sourire à mon message de tolérance un peu cliché peut être.

 

 

C'était le message d'un bisounours qui espère ne pas avoir été maladroit dans ses propos. 


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C'est un blog consacré à Fdesouche, ou bien ...?

Le racisme anti-blanc est un paradoxe en lui même. Encore un bon néologisme inventé par l'extrême droite pour essayer d'instaurer la confusion intellectuelle et rassembler tous les européens frustrés par la regression sociale que la mondialisation provoque.

Le racisme, c'est un processus d'exclusion méthodique d'une part de la population par le système. Le système en France ne pénalise pas socialement les blancs, il pénalise les noirs et les arabes, qui sont aussi bien à l'entretien d'embauche que sur le trottoir considérés comme infréquentables et suspects, et cela car notre pays n'assume pas son passé colonial et que ces populations défavorisées ont hérité au cours des dernières décennies de la misère de leurs parents et de notre mépris social. Et de la misère et du mépris social naissent le repli sur soi, la précarité (et toutes les bonnes choses qui vont avec) et le communautarisme.

Sans résoudre aucunement la question de l'inégalité sociale entre les classes, source de leur misère, ce terme de "Racisme anti-blanc" permet aux blancs qui y adhèrent de trouver un exutoire à leurs frustrations en accusant les non-blancs d'être marginaux et déviants. Mais ça ne résout absolument rien au problème. Le fait est que les non-blancs sont miséreux et donc socialement instables, et que les blancs sont précaires et anxieux.

Et le racisme anti-blanc à l'étranger c'est encore plus du bullshit. Surtout toi BenP et le Vietnam... J'aimerais bien que tu cites tes sources, pour qu'on juge de la fiabilité de ce que tu racontes sur les discriminations envers les européens dans ce pays. D'autant que c'est un pays en tension sociale majeure, alors je ne sais même pas si c'est approprié de le prendre en exemple.

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Quant à ce que tu as vécu, elane... Ben, tu n'étais pas à ta place, voilà tout. Tu as été confrontée de plein fouet au repli communautaire. T'es une blanche, t'étais entourée de noirs, tu n'étais donc pas à ta place et tu l'as senti. C'est cette société pourrie qui a crée ce genre de malaise.

Ca a été pareil pour moi. En ce qui me concerne, je suis de sensibilité de gauche et je crois à l'internationalisme. Et j'ai pourtant essuyé la même situation mais en pire : Ma grand mère est noire, et ma mère est métisse polonaise. Mais elle est surtout bien blanche, donc on devine rarement qu'elle est à moitié africaine. En ce qui me concerne, je suis blanc de chez blanc, mon père est breton.

Mais ma famille du côté de ma grand-mère maternelle, c'est tous des noirs, donc je suis le villain petit canard quand on me met à côté. Le seul trait de noir que j'ai hérité, c'est la cambrure de mon dos et mon cul. Et je n'ai jamais pu m'y intégrer car ma différence de couleur et de morphologie provoque un malaise dans cette grande famille et qu'ils n'allaient en conséquence jamais vers moi quand c'était possible. Je te raconte donc pas les visites de famille.

Mais je n'y pouvais rien, et eux non plus, parce que les blancs c'est pas leur truc, en général, ils les croisent dans la rue avec des tonfas et des taseurs. Et pourtant, ce sont des travailleurs honnêtes et modestes. Mais ça n'empêche pas les contrôles, la suspicion, les regards méprisants et méfiants. En conséquence, eux-même sont devenus méfiants des blancs, et j'en ai fais malgré moi les frais.

Il y a quatre ans, j'ai étudié un an à Paris 4, sur Clignancourt. J'étais obligé de prendre le bus certains jours et je faisais le tour de Barbès. Je te raconte pas le malaise. J'étais littéralement le seul blanc la plupart du temps. Et ça c'est pas normal. Non pas d'être en compagnie d'africains, mais de constater qu'à cause de la gentrification, de la spéculation foncière et du chantage à l'emploi à échelle nationale, ces populations se paupérisent et sont réduites à vivre dans des ghettos insalubres. Et encore, Barbès ça va, c'est propre. Je te raconte même pas la gueule de Montreuil, c'est le bled. Y a pas de feu et à certains endroit, c'est tellement pauvre que y a pas de bitume sur les rues et les poubelles sont pas ramassés.

Comment peut-on bien vivre et être bien dans sa peau dans cette situation ? Quand tu sais que si t'étais blanc, tu vivrais pas dans une telle misère ? Et en plus, toi t'es bien placée pour l'observer, t'es une prof'. Tu les vois les gosses, qui commencent avec rien, même pas le français. Comment est-ce qu'ils peuvent avoir une chance dans cette société ? Ils sont pauvres, leurs parents n'ont même pas assez d'argent pour leur payer la cantine, ils sont largués en cours à cause de la faim qui les distrait et de la maison où c'est soit tellement petit soit tellement pourris qu'ils trainent dehors et ne sont donc pas en condition pour faire leurs devoirs. Ce n'est pas juste.


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Bon, je ne m'attendais pas à tant de retours sur ce blog... c'était juste un coup de gueule sur une situation que j'ai très mal vécue.

Je me permettrais juste de rebondir sur deux trois petites choses.

Racisme anti-blanc ou repli communautaire, je ne sais pas comment qualifier les choses. Mais j'ai grandis dans un quartier asiatique où je n'ai jamais eu aucun problème en tant que blanche. Ni ma famille. Mais toutes mes copines asiatiques qui ont ramené des blancs à leurs parents se sont faites proprement mises à la porte. Alors tu as raison Etsukazu, c'est sûrement un repli communautaire qu'un racisme  anti blancs. Mais pour des voisins aussi calmes et tolérants, c'était des réactions épidermiques très choquantes. Et je pense que la réaction aurait été la même si mes amies leur avaient ramené n'importe quel "non-asiatique".

Mon parrain qui est un vrai globe trotteur a travaillé un peu partout dans le monde, ses enfants se sont intallés en Thailande, Etats-Unis, Australie, a voulu pour sa retraite s'installer en Martinique. Il y avait travaillé et avait adoré. Mais l'hostilité permanente envers les blancs a fini par le faire fuir. Depuis, il habite en Thailande avec son fils et ça se passe très bien.

Et je me permets juste de rappeler que j'habite entre Barbès et Chateau Rouge. Je suis quasiment la seule blanche de mon quartier. Et j'y habite depuis cinq ans. Oui, le quartier est populaire mais pas pauvre. Et non, je n'ai jamais ressenti ni connu le moindre problème à y habiter en tant que blanche.

Je travaille à côté de Sarcelles, je passe par la gare du Nord tous les jours et je suis aussi clairement en minorité où je travaille. Et là non plus, je n'ai jamais ressenti le moindre problème dans ces quartiers, qui eux sont vraiment pauvres. Je dirais même qu'en tant que prof, j'ai droit à un respect de la part des familles de mes élèves, immigré de première génération, bien plus grand que bien dans les établissements "plus riches et blancs" où j'ai donné des cours.

Repli communautaire... En fait, tu as sûrement raison. Mais ayant toujours habité dans des quartiers populaires où les blancs étaient clairement en minorité, je ne l'ai jamais senti ni vécu. 

 


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Mais toutes mes copines asiatiques qui ont ramené des blancs à leurs parents se sont faites proprement mises à la porte.

Ahahahah, mais ça c'est normal ! C'est des chinois. Ce n'est même pas du racisme, en fait, ce n'est même pas le même genre de communautarisme que celui des cités, c'est leur coutumes ultra-conservatrices et réactionnaires qui n'a rien à voir avec l'évolution post-colonial de notre pays. Ils restent entre eux et n'aiment pas se mélanger, ils cultivent la discrétion. Mon neveu s'est marié à une Chinoise du 13arr de Paris et a été intégré à leur clan. Et nous, de sa famille, on a carrément dû payer 80€ par tête pour assister au banquet du clan et la cérémonie... Par soucis pour mon neveu, on l'a fait. Mais c'est de l'abus. Ils sont juste conservateurs et xénophobes. Si tes copines asiat avaient ramené un noir, ça aurait été peut-être même encore pire. ^_^

Cela dit, encore, concernant le racisme anti-blanc, c'est vraiment un très mauvais terme, il ne faut en aucun cas utiliser ce mot piégé et l'alimenter. Ce terme existe uniquement pour mettre au même niveau le racisme, dont sont victime les populations de couleur du pays, et les réponses communautaires de ces populations. Cela permet de faire taire le débat sur le racisme en le désossant de sa composante nécessairement systémique. blackshamrock parle même de racisme anti-noir, lui dans le nivelement il a un cran d'avance, c'est n'importe quoi. x')

Le racisme en France, c'est profond, c'est intégré dans notre culture, à notre insu. C'est la méfiance du patron qui doit embaucher et qui choisit un blanc plutôt qu'un noir si c'est possible. C'est la réponse inexistente de pôle emploi. C'est l'opacité de réponse des bailleurs sociaux quand on souhaite trouver autre chose qu'un HLM en barre. C'est le contrôle de police pavlovien. T'es noir, tu passes à côté d'une bagnole de flic en périphérie de Paris, tu as une chance sur deux d'être arrêté. Être noir, c'est un désavantage racial dans notre pays, et c'est ça, le racisme. Ce n'est pas une petite insulte d'un crétin au carrefour d'une allée, ça, ce n'est rien, à part une poussée d'adrénaline et une pique d'inquiètude passagère. Ca fait un peu peur, mais c'est tout. Le soir, t'es devant la télé et t'as déjà oublié.

Maintenant, ça ne veut pas dire que je cautionne ce repli. En ce qui me concerne, je préférerais qu'il n'y en ai pas puisque je l'ai vécu au sein de ma propre famille, qui finalement n'en est plus vraiment une. Mais il s'explique. Par la façon dont les choses marchent dans cette société. Alors, toi, moi, en tant qu'individus blancs, on a rien à voir avec tout ça. Et c'est pas de notre faute si la société est telle quelle. Mais il n'empêche qu'elle est comme ça, et qu'on en profite indépendament de notre choix, puisqu'on a pas choisi d'être blancs, et parfois, il nous arrive également d'en subir les contradictions.


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@ Etzukazu : quand je parle de "racisme anti-blanc", terme qui te choque apparemment, je parle du traitement dont sont sujets les blancs dans les pays étrangers. Traitement qui est en tout point semblable à ceux que tu cites : le rejet par la famille du blanc qui souhaite épouser un membre, la police qui arrête les blancs plutôt que les locaux, les recruteurs qui donnent zéro news au candidat blanc quand bien même il est plus qualifié que les candidats locaux.

J'ai déjà pas mal d'expérience avec les communautés noires, ayant fait mes cinq ans de fac avec une tchadienne. Mais les exemples que j'ai cité ont pour source, puisque tu parais en douter, mes dix ans de vie au Vietnam. Ce ne sont en aucun cas des fables. Ce sont des faits indiscutables. Si vous souhaitez obtenir des détails plus concrets vous n'avez qu'à demander.

Quand je vous lis, j'ai la ferme impression que vous ne voyez que le racisme en France. Et que le racisme dont fait l'objet notamment les noirs n'existe pas pour les blancs à l'étranger. Or je pourrais vous raconter tonnes d'histoires démontrant le contraire.

Alors certes, le blanc n'a pas été colonisé comme les africains ou les asiatiques. Ce qui explique peut-être pourquoi vous refusez de comparer avec (ou tout simplement d'ouvrir les yeux sur) le racisme dont fait l'objet le blanc dans certains pays.

Pourtant, les exemples que vous citez sont quasiment les mêmes que ce que de nombreux blancs vivent hors métropole. Or ce n'est pas parce que vous n'avez aucune vision de ces choses que vous devez considérer qu'elles n'existent pas. C'est, je dirais, assez méprisant pour l'enfer que vivent parfois vos compatriotes qui ont choisi de vivre à l'étranger.

Après, je ne cherche pas à poser le blanc comme une victime. Il souffre parfois du racisme mais ce n'est pas généralisé, tout comme c'est le cas pour les africains ou asiatiques en France. Certains locaux sont absolument charmants et très ouverts avec les blancs. Nous vivons des hauts et des bas comme tout le monde. Et les cas discriminatoires, nous avons appris à vivre avec. Mais encore une fois, ce n'est pas parce qu'on n'en parle pas que cela n'existe pas.

P.S. : le Vietnam n'est en aucun cas un pays en "tension sociale". C'est au contraire l'un des pays les plus politiquement stables au monde (il doit se trouver dans le top 20 si je ne me trompe pas) et en croissance économique continue (en retard sur les pays industrialisés en valeur absolue mais actuellement en croissance positive contrairement à 90% du reste du monde). Alors oui, il est profondément corrompu, mais absolument pas "tendu". Ou alors faut m'expliquer.

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