Un choix, soi-disant difficile.
Un choix, soi-disant difficile.
« Pourquoi le monde semble-t-il si beau à onze ans? Pourquoi, même avec les rancunes puériles et les petites disputes incessantes, se sent-on si bien?
Pourquoi ne faisons-nous guère attention au temps qui passe? Et aux gens qui trépassent…
J’ai eu beau tourner et retourner toutes ces questions durant les moments où la nostalgie me plongeait dans un abîme me paraissant sans fond, je n’ai trouvé que des semblants de réponses.
Parce qu’à cet âge, quand on a été entouré d’autant d’amour que je l’ai été, quand on est chéri par des personnes qui nous aiment et nous protègent, on est dans une bulle protectrice, un cocon inhibiteur du mal alentour.
Puis l’on entre à peine dans la vie. Et comment alors, avec nos yeux neufs d’enfants, pouvons-nous démêler le vrai du faux, le laid du beau,… le bien du mal?
Comment, avec notre cœur pur d’enfant, qui bat encore si faiblement et si amoureusement pouvons-nous faire la différence entre le mensonge et la vérité, entre l’hypocrisie et l’amitié,… entre l’amour et la haine?
Comment, alors que nous sommes encore pleinement encrés dans l’enfance, pouvons-nous hésiter d’accorder notre confiance à quiconque, ne pas voir en quelqu’un ce qu’il a de meilleur en lui, ne pas aimer quelqu’un qui nous tend juste la main?
Mais étais-je si naïve pour ne pas voir le mal infiltré, ancré depuis si longtemps dans ma propre famille? Ou bien recevais-je tellement d’amour et d’attention ailleurs que je pensais que ce mal que je percevais si faiblement ne pouvait être que le fait de ma fertile imagination?
Et pourtant…. On ne peut pas vraiment dire que ma famille a jamais vraiment fait preuve de beaucoup d’amour envers moi. De la fierté tout au plus. Fiers parce que j’étais une Black et qu’ils voyaient déjà en moi une future Bellatrix. Puis exaspérés parce que je suivais le chemin de Sirius. Et finalement honteux et haineux puisque j’étais à Griffondor, que je « fricottais » avec « les sang de bourbes » et, pire que tout, parce que j’étais heureuse.
Bizarre que cela m’ait à peine effleurée à l’époque. Surprenant aussi que je ne me soit même pas étonnée que mes parents veuillent m’avoir près d’eux durant les vacances.
Mes premières vacances à Poudlard… Regulus rentrait à la maison comme souvent. Quant à Sirius, s’il avait de temps en temps pris la peine de les passer chez nos parents, c’était seulement parce que j’y étais. Hors de question donc qu’il y aille sauf obligation des deux mois d’été. Et encore!
Pour ma part, hé bien, j’ai vaguement hésité. Mais entre passer les vacances avec une mère hystérique et un père acariâtre ou quatre séduisants et extrêmement amusants jeunes hommes, le choix est vite fait n’est-ce pas? Je suis bien évidemment…. Rentrée chez moi!
Plus sérieusement, voulant rester à Poudlard avec Sirius, j’ai envoyé une missive à mes parents leur faisant part de ma décision sans en expliquer vraiment le pourquoi. Ma mère y a rapidement répondu, me pressant de revenir avec Regulus. Sirius, lisant par dessus mon épaule, a émis un grognement:
« Ils veulent juste t’entraîner dans leur camp. Simple propagande »a-t-il lâché, excédé. Puis, constatant mon regard étonné, il a glissé son bras autour de mes épaules et m’a chuchoté à l’oreille que « quoi que je décide, quoi que je fasse, que ce soit aujourd’hui ou dans mille ans, il serait à jamais, définitivement, de mon côté. »
Comment voulez-vous résister à cela?! J’ai bien évidemment répondu à ma mère que je préférais être au calme pour « potasser mes cours et m’améliorer en potions, pour en faire ma spécialité ». Cela a tellement ravi ma mère qu’elle m’a envoyée quelques fioles contenants des potions pour le moins étranges dont l’une vous permettait d’avoir des serpents à la place des doigts… Brrrrrrrr.
Je me souviens avoir fait croire à Sirius que je repartais avec Regulus. Il avait haussé les épaules avec désinvolture, mais n’avait pu cacher un air malheureux que je l’en avais aimé encore plus, si c’était possible. Le soir de mon prétendu départ, mon frère avait quitté très tôt la grande salle et je ne l’avais plus vu de la soirée. J’avais alors patiemment attendu dans mon dortoir vide, puis vers vingt-trois heures, j’étais descendue sur la pointe des pieds. Les maraudeurs n’étant pas dans la salle commune, je m’étais dirigée vers leur dortoir. (Bizarre que personne n’ai pensé à « protéger » le dortoir des garçons « contre les filles », même si sur le coup cela ne m’avait choquée). J’avais toquée à leur porte, puis m’étais nonchalamment appuyée contre le mur. James avait ouvert la porte, étonné, puis un sourire avait envahi son visage et il m’avait pris par la main pour m’entraîner dans la pièce. Peter s’était levé d’un bond pour venir m’embrasser, Rémus avait juste tapoté la place à côté de lui d’un air entendu. Pas un seul instant, il n’avait cru que je laisserais mon frère. La réaction de celui-ci m’a ravie; assis sur le lit de Rémus, il m’a contemplée sans comprendre. Puis, avec un sourire de plus en plus grand tandis que la lumière se faisait, il m’a tendu les mains et je me suis précipitée dans ses bras. Les bras de Sirius qui vous entourent. Sa voix qui chuchote à votre oreille qu’il est heureux de vous avoir près de lui. Sa main qui vous caresse les cheveux…
Tout. J’aurais absolument tout donné pour lui! Que ce soit mon cœur, mon âme ou… ma vie. Mais mon cœur, je l’ai offert à celui qui m’avait donné le sien sans rien me demander ni attendre en retour. Ma vie, je l’ai perdue à l’âge de quinze ans. Et mon esprit… Hé bien mon esprit a résisté, s’est démené pour rester près de mon frère. Alors je l’ai suivi jusqu’au bout. Jusqu’à ce que lui aussi, laisse son dernier souffle s’envoler…
Ces vacances… Les premières que je passais en compagnie des Maraudeurs. Les premières que je passais en compagnie de gens qui m’appréciaient tous et m’aimaient pour moi-même, pour ce que j’étais.
Et non pas pour mon sang. Et non pas pour mon patronyme!
Ces vacances resteront à jamais ancrées en mon cœur. Et dans mes souvenirs… »

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Merci à Sanae:pourquoi tu saute sur Lysk petite hermana?lol. Euh vi c’est vrai que c’est pratique mais oublie pas qu’elle est morte quand même…^^ en tout cas merci de lire et de commenter! bisouxxxxxx
MissBathory: tout d’abord j’ai été lire ta nouvelle fic:d’où tu sors l’idée? Elle est géniale! Ça ma fait plaisir que tu me demande de la lire (sautille devant l’ordi). Pour Véga j’espère que la suite t’as plut?^^ hé vi elle peut se rendre invisible ou visible mais pas à volonté. En tout cas merciii. Bisouxxx
Et puis merci à Lysk, pour le soutien, les idées et j'en passe! Plein de bisous minha^^
Vraiment merci pour tout!^^
Et merci a Daidalos pour l'image que j'ai (enfin) réusssi a mettre avec son aide et celle de Lysk^^
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