
La lune pleure
Le calme est imposé, l’obscurité troublée
Par la faible lueur d’une lune cachée
Dans les épais nuage de ce soir de décembre ;
Je grelotte de froid dans un coin de ma chambre
Un cri de désespoir déchire soudain la nuit
M’arrachant à mes rêves et mes pensées perdues.
Ce hurlement sinistre est la plainte de celui
Qui a perdu confiance et n’espérera plus.
Je distingue dans le ciel les larmes de la lune ;
L’astre pleure au travers des grands nuages sombres
Je contemple les gouttes s’abattre sur les tombes
De ceux qui ont versé leur sang pour la fortune.
Mais mon âme s’est fermée à ces émotions,
Et mon cœur, de lui-même, a verrouillé sa porte.
Je contemple les restes d’une vie de déceptions,
Et l’histoire continue, et la douleur est forte.