
Chapitre quatre : Une Aide
Surprenante
Le lendemain, au Lycée, je remarque que Théo n'est pas là. Je n'avais donc pas rêvé Amélie, comprenant immédiatement la raison de ma tête d'enterrement essaye de me rassurer :
- Il est sûrement seulement malade, tu verras lundi, tu pourras à nouveau le mater tranquillement comme à ton habitude !
Haaa, gentille Amélie et son franc parlé si caractéristique Mais elle ne pourra rien faire pour me redonner le sourire, je comprends à présent que quelque chose me sépare d'elle, d'elle et de tous ces ados aux préoccupations normales. Comme je me sens seule Amélie qui m'a fait tellement rire en me traitant d'ange, peut-être qu'au fond, elle n'avait pas tellement tort et que, même si le qualificatif d'ange n'est pas tout à fait approprié, il y a avait peut-être du vrai dans ce qu'elle disait.
La journée passa Mais pas mon mal-être.
Le soir même, alors que je descends pour aller manger je décide de parler à mes parents, j'avais besoin de me confier, comprendre
- Pourquoi n'avez-vous jamais pensé à me donner un petit frère ou une petite sœur ? Cette question, quoique saugrenue, m'est venue spontanément sans réellement en comprendre le but.
Ma mère ouvre la bouche et s'arrête avant de prendre un air éberlué. Mon père s'assoit, me regardant intensément avant d'ajouter :
-Déjà ?
Ma mère fond en larmes. Même si je ne comprends pas les raisons de cette réaction, j'ai l'intime sensation que ce qui se passe est dans l'ordre des choses. Mon père reprend la parole.
-Assied toi Lilou
Je m'assois lentement, gardant le silence. Etrangement c'est ma mère qui commence à parler, malgré ses sanglots.
-Nous ne pouvons pas avoir d'enfant Tu as été « adopté » en quelque sorte. Ils nous avaient prévenu qu'un jour tu poserais cette question, au mot prêt, et nous avons du promettre de te dire la vérité.
Mon père enchaîne.
-Sache que tu pourras toujours compter sur nous, quoi qu'il advienne
- Je ne comprends pas vraiment où vous voulez en venir dis-je.
J'étais surprise par mon manque de surprise, comme si je l'avais toujours su
-Hmm Tu es différente, Lilou Tu es née d'une union interdite et tes véritables parents sont morts, assassinés. Les autres t'ont sauvé et t'ont confié à nous. Mais ils ont ajouté que pour les rejoindre il faudra que tu passes des épreuves, pour montrer que tu as su rester fidèle à ta vraie nature Ils ont dit que la limite était fragile et qu'ils comptaient sur nous pour te préserver. Je suppose que le jour de faire tes preuves est arrivé et ta mère et moi souhaitons t'y aider.
J'ouvre la bouche mais je n'arrive pas à prononcer un mot.
- M'aider ? Mais m'aider pour quoi ? Je ne sais même pas quoi faire !
C'est là que les paroles de Théo me reviennent. C'était peut-être ça qu'il voulait dire Mais comment me souvenir de ce qui s'est passé ? Je n'ai absolument aucun évènement sur lequel me baser
-Nous t'aiderons à retrouver ton origine
Mon origine ? Différente ? Je me ressasse ces mots dans ma tête et n'arrive pas à déceler ce qui me dérange Peut-être le problème vient du fait qu'alors mes parents ne seraient pas mes parents, que mes amis ne seraient pas comme moi et que Je serai différente tout simplement ?
Je n'arrive pas à me faire à l'idée... Mais, finalement, je sens, je sais que je n'ai plus rien à perdre .
Le petit parc Je me souviens du sentiment étrange que j'ai ressenti en y passant, peut-être que c'est là-bas que tout a commencé ?
-Papa, maman Vous n'êtes pas vraiment des plus explicite Qui sont-Ils ? En quoi consiste véritablement ma mission ? Je sais que quelque chose m'est arrivé hier soir, je ne me souviens de rien et le problème est que je ne vois vraiment pas comment m'en rappeler alors que je n'ai rien sur quoi me baser
- .
Nous ne savons pas réellement qui Ils sont mais sont Ils très puissants et possèdent la clef de ton destin, soupire ma mère. Nous avons toujours su que tu n'aurais pas la vie normale que nous voulions t'offrir car tu as quelque chose en toi dont tu n'as pas encore conscience qui est bien plus fort que tu ne penses. Pour comprendre ce qui t'entoure il va d'abord falloir te comprendre toi, et ce n'est pas une mince affaire. Tu ne connais pas l'ampleur de tes capacités, commence par ça, ensuite tu aviseras.
-Nous ne pouvons pas plus t'éclairer sur ce voile qui t'entoure, tu dois le faire par toi-même mais sache que nous te soutenons et que tu peux compter sur nous Ajouta mon père.
Je soupire, si même mes parents commencent à parler avec autant de mystères . Où va le monde ?
-Bien Je vais aller à la rencontre de mon destin dans ce cas dis-je avec un peu d'ironie dans la voix, quelque chose d'assez inhabituel chez moi.
Je sors de la cuisine et prend ma veste en jeans. Tout en l'enfilant je m'arrête devant le miroir du vestibule. J'ai beaucoup changé ces derniers temps. Elancée mais pas très grande, mes formes se mettent facilement en valeur, cependant j'ai l'impression grandissante que mes muscles se développent, se nouent, se forment Moi qui ne suis pas très grande sportive, j'en suis bien étonnée. Mes grands yeux en amandes, d'un bleu limpide avaient toujours fait jaser Amélie qui se plaignaient d'avoir des yeux ternes et ridicules à côté des miens. Cette pensée me fit sourire. Amélie était typée et magnifique, elle n'avait rien à envier à personne au niveau du physique. C'est peut-être ce qui nous avait attiré l'une et l'autre : la différence. J'avais un teint très pâle de naissance qui contrastait avec le rouge de mes lèvres bien dessinées. Mes cheveux légèrement ondulés et d'un brun très foncé étaient la seule partie de mon corps qui pouvait s'apparenter à Amélie ; elle me manque d'ailleurs J'ai l'impression que je ne la reverrais pas de si tôt et cela m'attriste.
Quoiqu'il en soit il faut comprendre ce qui m'arrive.
Je décroche les yeux du miroir et sors sous le ciel sombre et menaçant de la soirée déjà bien avancée.
Pourquoi fait-il toujours moche ? On dirait que tout est contre moi aujourd'hui. On dirait une atmosphère de films d'horreur « Esprit es-tu là ? » Commencé-je à plaisanter avec moi-même.
FSSSSSSS
- HAAA !
Je me retourne mais ne vois rien. Et là . J'éclate de rire. C'était le bruit du vent dans les volets en bois de la voisine Je commence vraiment à devenir folle, déjà je me parle à moi-même, et ensuite je m'apeure pour un rien. Si on m'interne il ne faudra pas se poser de question
J'arrive enfin au petit parc et m'assois sur le banc.
Après cinq minutes je soupire.
Rien. Evidemment.
Non ! Lilou ! Tu dois faire un effort ! C'est ta seule chance de comprendre !
Fermant les yeux je me concentre sur ce que j'ai bien pu faire hier soir.
La philo . L'amour Oui ! Je faisais ma dissertation puis je suis sortie. Et après Un trou noir A n'y rien comprendre ! Réfléchis Lilou !
Je n'ai pu qu'aller ici ! Oui ça me dit quelque chose J'étais au même endroit, dans la même position, fermant les yeux aussi.
Cette force !! Je me lève précipitamment. Je sens un bouillonnement dans tout mon être, une réaction à un danger. Oui ! C'est donc pour ça que j'ai couru ! Je sens !!
Un seul mot : Désolée ! Oui je sais, je suis sadique ! Je n'aime pas terminer un chapitre sans suspens sinon je le trouve terne ! Bon à force il va y avoir tellement de mystères que je ne pourrai pas tous les résoudre
Il va falloir que je me mette d'accord avec moi-même pour finir tranquillement un chapitre
. Un jour
. (Lilou : Merci pour les crises cardiques ! Je vais vraiment devenir folle ! Anjo : Je fais de mon mieux, hein !)
J'en profite pour faire une dédicace à Appo', tu as vu je n'ai pu m'empêcher de poster un chapitre avant mon bac
Je suis incorrigible :D
Anjo'