
J’ai fait vite cette fois. ^ Et oui, ça a du bon d’être en vacances. Vous allez enfin savoir, en partie, ce qui c’est passé… Non, j’ai changé mes projets. ^_^ Bon, bah…au moins, vous aurez un petit bout de bonheur à la fin de ce chapitre. ^^
Bonne lecture à tous! ^^
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Tout commença ce soir là
Chapitre 18
Le lendemain matin, après une beuverie sans précédant pour les deux adolescents qui avaient couché dans un hôtel un peu miteux, ils se rendirent tous les deux compte de leurs erreurs et se précipitèrent en dehors du lieu où ils avait passé la nuit dernière. Ces deux personnes étaient Nadeshiko et Sasuke qui venaient de savoir où ils avaient réellement passé leur nuit. Cet endroit…un tel endroit…un endroit pareil…ils se dégoutaient eux même. C’était vraiment horrible… Ce qu’ils avaient fait ensemble, tous les deux, étaient inadmissible. Ils étaient…impardonnables. Comment avaient-ils osé faire une chose pareille? Ils le regrettaient profondément.
Ils se mirent à courir à toute vitesse jusque chez le brun. Ils devaient à tout prix sortir de cet endroit là. Ils ne devaient pas traîner plus que cela à présent. Et puis…pourquoi justement chez lui et non pas chez la rouquine? Tout simplement parce qu’un certain rouquin au rôle de fiancé et, par la même occasion, celle de Kazekage, allait, sans doute, demander une explication plausible en virant assez violemment l’Uchiwa. De plus, la rousse ne se sentait pas vraiment prête à lui avouer la vérité. Elle l’avait quand même un peu espionné par pure curiosité et par manque de confiance envers lui. Ca c’était une fiancée pitoyable… Ensuite, elle est allée déprimer avec le petit ami de sa meilleure amie. Elle était un vrai monstre.
Une fois arrivée à destination, ils entrèrent doucement dans la maison, à pas de loup et assez essoufflés d’avoir couru. Ils se dirigèrent ensuite vers le salon pour pouvoir se reposer un peu et, au moins, tout expliquer à Guihu où…non, elle devait le dire avec lui, pourquoi ils avaient passé la nuit dehors, ainsi que pourquoi ils ne l’avaient pas appeler, pour au moins la prévenir et retenir Gaara le temps qu’ils cuvent l’alcool dans le sang. Elle, au moins, serait compréhensive. Il n’y avait qu’elle pour les aider. Elle saura quoi faire pour Gaara aussi. Elle avait toujours solution à tout.
Il était plus de 11h du matin, midi approchait à grand pas. Heureusement qu’ils n’avaient pas cours aujourd’hui, sinon ils seraient assez mal pour expliquer leur absence. Ils firent un pas dans le salon, s’arrêtèrent angoissé puis ils passèrent leur tête à l’entrée de la salle. Ils eurent le bonheur, ou le malheur, de voir la chinoise aux yeux verts vitreux, déjà toute habillée avec son petit ensemble chinois qu’elle ne mettait qu’à la maison, entrain de faire ses corvées habituelles dans son petit tablier bleu si mignon qui lui allait à ravir. Elle était vraiment parfaite. Elle avait aussi les cheveux attachés en queue de cheval, ce qui était rare les jours sans grand effort physique comme le sport.
Ils restèrent ainsi, à la contempler, pendant plusieurs minutes. Ils étaient tous les deux fous de Guihu, que ce soit dans le passé ou dans le présent. Ils l’adoraient telle qu’elle était, même s’il y a eu de grand changement depuis dix ans. Elle les remarqua enfin après être passé trois fois devant eux pour ranger un peu, ainsi qu’un plumeau dans la main. Elle est assez distraite quand elle faisait quelque chose de précis, signe qu’elle était concentrée. Ca faisait partie de ses charmes d’antan. C’était aussi l’une des choses qui ne changeait pas avec le temps. Au moins, elle n’avait pas tout oublié. Elle y était habituée de toute façon, à la présence continue et nombreuse autour d’elle. C’était pour cela qu’elle n’avait, peut-être, pas vraiment fait attention à eux.
Quand elle les remarqua enfin, elle se dirigea vers eux, après avoir posée son plumeau et son chiffon, et elle s’inclina, comme une parfaite épouse. Elle les accueillit comme il se devait, comme elle l’avait apprit lors de son éducation. Elle ne l’oublierait jamais, tous ces jours où elle se faisait battre par ses nombreux éducateurs car elle avait renversé, ou une autre maladresse, une tasse de thé par terre. Mais aujourd’hui, il y avait quelque chose d’assez gênant dans façon d’être naturelle.
Guihu: Bienvenu à la maison Sasuke, Nadeshiko.
Les deux arrivants eurent un frisson qui leur parcourait le long du dos quand la jeune fille avait prononcé cette phrase. Il y avait quelque chose de froid dedans. Elle était étrange ce matin, très étrange. Serait-elle en colère contre eux? Ils se sont absentés une nuit après tout. Et si Gaara l’avait prévenu que la jeune fille n’était pas là non plus, et que, ne voyant pas son fiancé revenir, elle s’était fait des films? Etait-ce la raison de sa froideur? Si c’était le cas, alors ils devaient au plus vite s’expliquer avec elle. Elle ne devait pas imaginer des choses.
Sasuke: Merci Xiaohu… Je…
Il n’eut pas le temps d’en dire plus, de se justifier auprès d’elle, qu’il vit quelqu'un descendre les escaliers. L’étage… Il descendait de l’étage, là où étaient les chambres…. Un inconnu avait couché chez lui…sans qu’il ne le sache? Guihu ne l’avait pas contacté pour lui demander la permission? Il n’avait reçu aucun appel. Un homme…un autre homme que lui avait couché sous le même toit que sa fiancée. En plus de cela, il était à moitié habillé. Il avait un simple pantalon et d’une serviette autour du cou. Il n’avait pas honte de se promener ainsi devant une jeune fille fragile, et puis surtout, de bonne famille? Même lui, il n’osait pas faire ça de peur de la choquer à vie. Et à bien y regarder, il reconnut l’un de ses pantalons. Non seulement cet homme dormait chez lui sans sa permission, occupait sa salle de bain, mais en plus, il lui prenait des vêtements? Il était vraiment sans gêne. Pourquoi Guihu ne l’avait-elle pas viré plus tôt? Peut-être qu’il avait obligé sa fiancée à l’accepter sous son toit. Ou pire, il l’avait peut-être menacé de…
Les deux ivrognes hallucinèrent quand ils virent de qui il s’agissait réellement. C’était…c’était Gaara. Il avait passé la nuit chez l’Uchiwa sans qu’il ne le sache. Qu’est-ce qu’il faisait chez lui celui là? S’il avait voulu attendre que la jeune fille, Nadeshiko, rentre, il devrait plutôt aller attendre chez lui non? Pourquoi justement seul avec Guihu, sans qu’il soit chez lui? Il repensa aux paroles du rouquin. Il l’aimait… Donc, ça voulait dire qu’il…en avait profité pour que… Il fut soudain coléreux et fixa froidement le Kazekage. Il n’admettrait jamais cette idée là. Il avait déjà trop lutté pour l’avoir à ses côtés. Il ne la céderait jamais à qui que ce soit.
Sasuke: Qu’est-ce que tu fais chez moi? Gaara?
Le rouquin soutenu le regard de Sasuke sans sourciller. Après tout, il s’en fichait. C’était lui qui avait commencé. Un peu gamin comme raisonnement, mais c’était vrai. C’était lui qui devait être en colère. Cet homme en face de lui avait passé la nuit avec sa fiancée à lui. Il ne l’acceptait pas. Elle lui appartenait et à personne d’autre que lui. C’était égoïste de sa part de penser ainsi mais c’était sa façon de pensée.
Il détourna ensuite son regard sur une Nadeshiko qui était restée en retrait, derrière l’Uchiwa qui le fixait froidement. Sa colère augmenta d’un cran. Non seulement elle ne rentrait pas de toute la nuit, mais en plus, elle s’accrochait à lui?
Gaara: Où étais-tu avec Nadeshiko?
Sa voix était sans appel. Ce n’était pas une simple question, c’était un ordre qu’il lui donnait. Elle devait lui dire sans rechigner. Elle n’avait pas le choix. Encore, si elle était rentrée à minuit, il aurait peut-être eu un autre comportement… Au moins, elle serait rentrée, même si l’heure était particulièrement avancée.
Il fut soudainement interrompu par Guihu qui s’était approchée de lui, en bas des escaliers. Elle avait quelque chose à lui dire? Difficile à dire avec un visage aussi inexpressif. Impossible de lire sur son visage.
Guihu: J’avais déposé une chemise pour toi.
Il eut un soulagement en entendant cela. C’était juste parce qu’il n’était pas très habillé? Autrefois, ça ne la gênait pas vraiment qu’il prenne un bain tous les deux. Mais les temps ont changé, non? De plus, avec son éducation, elle avait du changer de minière de penser. Enfin, il devait s’excuser.
Gaara: Désolé, je ne l’avais pas vu.
Elle venait d’éviter un affrontement entre les deux hommes de sa vie. L’un était son fiancé, l’autre, son meilleur ami. C’était une superbe déviation qu’elle avait faite. Mais pourquoi Gaara était-il là? Bon sang! Il ne pouvait pas laisser sa fiancée une seule nuit sans qu’un homme ne lui saute dessus? Déjà que lui, il avait du mal à… Sa dernière phrase lui fit un choc. Lui…saute dessus…? Mais alors…ils avaient…tous les deux…cette nuit… non, c’était impossible. Elle…elle ne ferait jamais ça. Elle l’avait repoussé, lui, son fiancé, alors un autre homme… C’était impossible! Sa haine grandit.
Sasuke: Je répète, que fais tu chez moi? Gaara?
Gaara: J’ai passé la nuit ici. Ca te va comme réponse?
Il avait passé la nuit avec…Guihu? Sous son toit? Il avait bien entendu? Il…il venait de l’avouer. Ils…ils l’avaient… Il serra ses poings et trembla de rage. Comment avait-il osé…non, comment ont-ils osé? Il la croyait plus fidèle que ça. Juste parce qu’il… Lui…s’était une erreur mais elle…elle était consciente de ce qu’elle faisait… Elle n’était pas ivre… C’était elle la plus impardonnable. C’était eux qui était en faute, pas lui, ni Nadeshiko. Non, c’était eux, en face de lui. Comment a-t-elle pu… Alors que tout allait si bien hier encore…
Gaara: Maintenant, dis-moi pourquoi tu t’es tapé ma fiancée?
Sa voix était si effrayante, angoissante, inquiétante…terrorisante. L’ancien… L’ancien Gaara refaisait surface. Elle ne l’avait encore jamais connu ainsi. Elle l’avait seulement connu grâce aux rumeurs qui circulaient sur lui à cette époque. Elle avait peur… Elle avait peur de Gaara qui la terrifiait. Elle tremblait face à lui. Il n’était pas celui qu’elle aimait.
Nadeshiko: Gaara…
Gaara: Silence! Je ne t’ai pas parlé à toi!
Il était hors de lui. Il avait posé la question à Sasuke, pas à elle. Elle n’avait rien à dire. Elle était aussi fautive que lui, cet homme qui avait passé la nuit avec elle. S’ils ne voulaient pas parler, il allait les forcer à le dire. Il lança un regard à la jeune fille aux yeux verts à côtés de lui. Celle-ci comprit et retourna au centre du salon. Tout le monde la regardait.
Elle ignora les regards interrogateurs des deux ivrognes et prit une enveloppe, assez épaisse, sur la table basse. Même si son visage restait impassible, on sentait dans l’atmosphère que ce n’était pas vraiment une bonne nouvelle. Peut-être est-ce une rupture de fiançailles? Après tout, il avait osé dire qu’il sortait avec elle devant tout le monde. Il n’avait pas vraiment enfreint les règles. Il n’imaginait pas que ça prendrait de telle proportion… Il voulait continuer…à vivre avec elle. Il voyait sa fiancée avancer vers eux. Il avait peur de cette vérité là. Il ne fallait pas. Il eut un soulagement quand il vit la chinoise aller vers Gaara, mais ce n’était pas pour autant rassurant. Quelque chose se tramait. Ce n’était vraiment pas une bonne nouvelle pour lui, il le sentait. Même si ses fiançailles restaient intactes, sa relation avec Guihu allait en pâtir, c’était sûr et certain.
Le rouquin prit la lettre que lui tendait sa meilleure amie, sans pour autant l’ouvrir, et regarda les deux personnes bien en face de lui avec son regard plus que meurtrier. Il faisait peur à voir. Après ce regard, il ouvrit l’enveloppe et ressortit quelque chose. Il prit ce qu’il y avait dans l’enveloppe et lança le contenu à leurs pieds. On aurait dit qu’il parlait à des chiens. Il était peut-être Kazekage, mais il plus aujourd’hui, pas chez lui. Là, ils étaient tous égaux.
Gaara: Expliquez-moi ça.
Sasuke et Nadeshiko furent surprit par tant de violence et de froideur. Cette colère froide contenue à l’intérieur et qui n’attendait qu’à sortir…elle allait exploser. Ce n’était pas très rassurant. Mais en y repensant…n’est-ce pas lui qui était en faute? C’était lui qui avait passé la nuit en ce lieu. Pour l’instant, mieux valait comprendre la raison de cette colère.
Ils se baissèrent et virent avec horreur les photos. Ils les ramassèrent en vitesse, les regardant à chaque fois, stupéfait. C’était eux. Ils comprenaient enfin toute cette colère. S’ils leurs avaient dit plus tôt, rien de tout cela de ce serait passé. Non, ils auraient discuté tranquillement, essayant de comprendre ce qui se passait… Mais là, ils étaient prit en flagrant délit avant l’explication qui avait trainé. Aucune explication n’était plus valable. Ils étaient impardonnables.
Ces photos ont été prises hier soir, lors de petite leur escapade nocturne, à la recherche d’un hôtel, dans le love hôtel. Ils ne pouvaient rien dire. Rien. Ils étaient prit aux pièges. Aucune excuse n’était acceptée, même pas l’alcool, qui était la vérité. Plus rien n’était de sens à présent. Tous les efforts fourni jusqu’à aujourd’hui avait été détruit en une fraction de seconde.
Nadeshiko: Attend Gaara, je vais…
Gaara: Je ne veux rien entendre!
Elle était en larme. Jamais il ne lui avait parlé aussi brusquement qu’aujourd’hui. Et tout ça à cause de Guihu. Elle lui avait volé son fiancé en jouant sur les sentiments du passé. Gaara était en colère, très en colère. Plus rien ne l’arrêtait… Il ne voulait absolument rien entendre. Aucune explication, justification, pour cette trahison.
Mais Sasuke ne se laissa pas faire. Il n’aimait peut-être pas beaucoup Nadeshiko, à cause de leur rivalité pour le cœur de la chinoise, mais il savait qu’elle souffrait autant que lui en le voyant dans cette maison. Il ne pouvait pas tolérer ça, chez lui, chez eux. Même si l’ex-orpheline avait sa part de responsabilité dans cette maison, c’était aussi la sienne. Elle ne l’avait pas consulté avant. Ils devaient vivre en harmonie…alors pourquoi? C’était le rouquin qui était en faute, pas eux. Même sa fiancée…était impardonnable…
Sasuke: T’es aussi en faute que nous je te le rappelle! C’est chez moi ici, pas chez toi! Je dirais même que c’est toi seul avec Xiao…Guihu qui êtes en faute!
Les deux jeunes hommes se toisèrent du regard. Il y avait tant de haine à l’intérieur, prêt à exploser d’un moment à un autre. Aucun des deux ne voulait lâcher prise. Aucun ne voulait perdre la face, face à l’autre. Les larmes commençaient à inonder le visage de la rousse. Décidemment, elle passait son temps à pleurer depuis quelque temps. Son fiancé avait, avec sa meilleure amie…leur meilleure amie… C’était horrible, elle ne pouvait pas y croire. Mais il était vrai que, hier soir…qu’elle avait été avec Sasuke dans un love hôtel, mais ils ne le savaient pas. Ils avaient pensé à un simple hôtel…
Soudain, Gaara se retourna vers Guihu, tournant ainsi le dos à sa propre fiancée. Il…il se tournait vers elle plutôt que vers elle? Celle qui était censé être la fille qu’il aimait? Alors…toutes ces belles paroles étaient en l’air? Pas une seule, même lors de leur première nuit, n’était sérieuse? Il n’y avait eu qu’elle dans son cœur? Mais qu’est-ce qu’elle était…
Gaara: Je t’emprunte les vêtements, je te les rendrais demain. Merci pour cette nuit en tout cas. C’était super.
Il abandonnait? Il avait détourné la tête car il ne pouvait faire face ou qu’il le trouvait ridicule? En plus de tout cela, il osait emprunter des vêtements? C’était les siens! C’est lui qu’il devait remercier! Et il a rajouté… «C’était super» ainsi que «Merci pour cette nuit»? Il se foutait de qui là? De lui! Il était vraiment…
Guihu: Très bien. Je te remercie aussi.
Tout son monde tombait en ruine. Il y avait quelque chose de bizarre qui se dégageait entre eux…une atmosphère que lui seul pouvait créer avec elle. Elle lui avait dit merci… Elle avait accepté de prêter des vêtements à lui, sans même le consulter. Elle…l’abandonnait?
Gaara: Cesse d’être aussi poli. Je préfère la sauvage.
Il eut droit à un silence comme réponse. La sauvage… Alors lui aussi la préférait comme autrefois? On avait voulu la changer à tout prix, et voilà qu’aujourd’hui, on voulait qu’elle redevienne comme avant. Décidemment, ils ne faisaient que changer d’avis à longueur de temps. Tout le monde ne nota aucun un changement de comportement ou quoi que ce soit après ces paroles. Comme quoi, on ne pouvait pas changer aussi facilement, même après une nuit d’intimité.
Il savait qu’il n’avait aucune réponse à attendre. Il s’approcha d’elle et la prit dans ses bras. Cette scène dégoûta deux spectateurs. Gaara se détacha et se retourna, avec son regard meurtrier, vers sa propre fiancée. Il s’avança vers elle et il lui prit ensuite violemment le poignet, lui arrachant un cri de douleur au passage. Il l’entraîna à sa suite jusque la sortie de la maison, sans se préoccuper de son avis, ni de ses pleurs. Il allait la ramener chez lui et elle allait l’entendre.
Une fois rentré chez «eux», Gaara lâcha violemment la main de sa fiancée après avoir claqué la porte d’entrée, faisant ainsi trembler toute la maison. Elle tomba sur le canapé qui, heureusement, amortie sa chute brutale. Alerté par le bruit de la salle de séjour, Kankuro et Temari sortirent de leurs chambres respectives alertés par les cries de la jeune fille. Ils étaient inquiets et prêt à se battre contre l’agresseur de leur amie.
Temari: Qu’es-ce qu’il y a? Qui est mort?
Kankuro: Qui attaque?
Leurs regards tombèrent sur une Nadeshiko en larme allongée sur le canapé et un Gaara très en colère. Son aura avait quelque chose d’effrayant, comme autrefois. Ils regardèrent stupéfaits la scène devant leurs yeux. Nadeshiko avait son poignet rouge et Gaara s’en fichait éperdument. Qu’est-ce qui se passait? Celui-ci leva les yeux et leur lança un regard meurtrier. Ils tressaillirent. Cela faisait longtemps qu’ils ne l’avaient pas vu ainsi… Mieux valait ne pas en rajouter une couche et en sortir indemne.
Temari: Hum… Je…j’ai un devoir à terminer pour lundi.
Kankuro: Euh… J’ai…je dois ranger ma chambre.
Leur résolution de sauver la jeune fille était partie en fumé. Un simple regard de leur frère les en avait dissuadé. Tous les deux regagnèrent leur chambre en soupirant silencieusement. Leurs inquiétudes grandirent au fond de leurs cœurs à eux. N’avaient-ils vraiment pas de cœur pour la laisser en proie du Kazekage? Surtout dans cet état? Mais qui pourrait, à part peut-être Naruto, raisonner le plus jeune des Sabaku?
Une fois partie, Gaara reporta de nouveau son regard sur Nadeshiko, sa «fiancée». Il ne pouvait pas croire qu’elle ait, la nuit dernière…avec Sasuke en plus. Il croyait qu’elle le détestait mais en fait elle… Il était si en colère. Il ne pouvait pas parler correctement. Il allait faire quelque chose qu’il regretterait à vie si jamais il se laissait aller, si jamais il levait la main sur elle. Il ferma les yeux et respira un bon coup pour essayer de calmer ses nerfs. Il devait retrouver son sang-froid. Une fois fait, il rouvrit ses yeux. Elle était toujours là avec les larmes aux yeux, et le poignet rougis, par sa faute. Il se détestait lui-même. Il l’avait fait pleurer. Il se pencha vers elle, essuya les larmes qui avait déjà coulé sur ses joues et lui murmura à l’oreille. Même s’il se détestait en ce moment, il la détestait encore plus que lui même. Après tout, on dit que l’amour était proche de la haine, non? Alors le temps qu’il se calme, il retrouverait son amour pour elle. Il avait un grand besoin de calme pour réfléchir à tout ça. Il voulait trouver un moyen de la pardonner. Mais pour l’instant, elle devait l’écouter et lui obéir.
Gaara: Je ne veux plus jamais te voir avec lui, cet Uchiwa, c’est compris? Je ne te pardonnerais pas de sitôt pour ce qui s’est passé ce matin. Crois-moi.
Sa voie était glaciale et sans appel. Ca ne servait à rien d’essayer de contredire, à part se faire du mal inutilement… Il avait beau l’avoir murmuré, elle sentait bien que si elle lui désobéissait, elle le regretterait. Il faisait vraiment peur… Il valait mieux qu’elle s’éloigne de Sasuke et, par la même occasion, de Guihu. Elle repensa à sa meilleure amie… Elle le faisait souffrir. Elle souffrait aussi… Pourquoi leur bonheur s’était-il éteint d’un seul coup? Tout ça sans prévenir… Ce bonheur si parfait, si merveilleux, ce bonheur retrouvé, avait était déchiré par un manque de confiance, un amour caché et un changement total de personnalité. Ce qui avait été perdu ne pouvait plus être retrouvé… Elle était pitoyable sur ce canapé. Elle avait vraiment tout perdu…absolument tout.
Elle repensa à sa rencontre avec Gaara ce matin. Elle repensa à la confiance qu’elle avait donnée à sa meilleure amie. Alors elle aussi avait…avec son fiancé… Elle l’avait sauvagement poignardée dans le dos. Elles se sont trahies, toutes les deux en même temps. Elle aurait pu rire si elle n’était pas dans cette situation là… Elle s’était disputée avec le roux et sa meilleure amie à cause d’une histoire de garçon, de tromperie, de manque de confiance. Mais c’était elle qui avait commencé, non? Alors peut-être qu’avec leur esprit de déduction si aiguisé, en voyant que Sasuke et elle ne revenaient pas, qu’ils avaient disparut en même temps, ils ont voulu se venger d’eux. Elle se souvenait qu’ils avaient l’esprit assez rancunier pour certain chose. Ils se ressemblaient… Elle allait se faire toute petite pendant un moment.
Au même moment, dans la chambre d’à côté, la plus âgée des Sabaku, Temari no Sabaku, était allongée sur son lit. Il y avait eu un tintement bizarre dans ses oreilles. Elle avait eu ensuite un léger mal de tête qui s’était aggravé. Elle s’est finalement allongée sur son lit pour se recroqueviller après. La douleur était atroce, presque, insupportable. Cela faisait déjà plus d’une heure qu’elle résistait à pousser des gémissements, ses mains encadrant sa tête qui allait exploser.
Pendant ce temps, chez Sasuke et Guihu, ces deux là ne se parlèrent pas du tout et déjeunèrent tranquillement, comme si de rien n’était, même si le froid entre eux était revenu. Et dire qu’ils avaient enfin retrouvé une atmosphère chaude et accueillante. Soudain, l’Uchiwa ouvrit la bouche pour parler. Lui au moins, il n’était pas aussi violent que Gaara. Et ça, il le savait. Il avait déjà vu sa fiancée effrayer, il ne voulait plus revoir ce visage déformé par la peur. Il lui dirait donc, très clairement, sans la brusquer, ce qu’il pensait de tout ça.
Sasuke: Je ne veux plus que tu vois Gaara.
Guihu: Bien.
Elle était toujours aussi indifférente. Il avait, sans le faire exprès, passé la nuit avec Nadeshiko mais elle était toujours aussi indifférente. Pas même une nouvelle expression était née sur son beau visage. Non, elle était juste là, indifférente à tout ce qui se passait autour. En plus, elle et Gaara avait…alors que lui, il ne… Il se détestait pour ça. Il n’avait pas… Sa fiancée n’était…alors qu’il pensait… Plus il y repensait, plus il pensait qu’il n’aurait jamais du s’arrêter ce jour là, il aurait du insister. Mais…il ne pouvait pas. Il n’aurait jamais pu de toute façon. Il ne voulait pas lui faire de mal. C’était ce qu’elle lui avait fait pourtant. Elle lui avait fait mal en agissant ainsi, très mal. Son cœur saignait rien que d’y penser à ça.
Sasuke: Je ne plaisante pas, alors ne prend pas cet air léger.
Guihu: Dans ce cas, veuillez excuser mon comportement.
Il n’en croyait pas ses oreilles. Même si à l’extérieur, il ne semblait pas du tout atteint par ses mots, mais à l’intérieur, c’était autre chose. Elle…elle venait de…le vouvoyer? Ce…n’était pas possible! Elle…elle voulait vraiment mettre de la…distance entre eux? Il devait rêver! Ce n’était pas possible autrement. Même pendant leur longue dispute, ça n’était jamais arrivé. Elle ne l’avait jamais vouvoyé. Dès leur première rencontre, le contact avait passé, et ils se sont tutoyés. Qu’est-ce qui lui arrivait à la fin? Elle lui en voulait vraiment mais lui aussi, il lui en voulait. Mais comment gérer tout ça? Il n’était pas sûr qu’il puisse y arriver. Leur relation était si fragile. Elle pouvait se briser en un rien de temps. Qu’y avait-il à faire? Il lui en voulait vraiment beaucoup, certes, mais il voulait aussi rétablir la situation entre eux. Ils étaient tous les deux fautifs. Il fallait que l’un d’eux fasse le premier pas. Une chose était sûre, c’était hors de question qu’il le fasse après tout les efforts qu’il avait fait alors qu’elle n'avait rien fait.
Guihu: Ne vous approchez pas non plus de Nadeshiko. Merci.
Elle baissa légèrement sa tête vers l’avant signe qu’elle s’inclinait, même si elle était assise, et elle sortit de table afin de la débarrasser. Il n’avait pas rêvé là… Elle venait…elle venait de lui donner un avertissement? Comme si elle disait que, s’il s’approchait de Nadeshiko, elle s’approcherait de Gaara à son tour? Chacun jouerait à ce petit jeu? Etait-ce un ultimatum de sa part? Bon sang! Cela ne devait pas tourner ainsi! Il voulait juste plus de temps afin de reconquérir son cœur. Le voilà prit au piège par son propre petit jeu. Elle était…douée… même très douée. Elle était exceptionnelle, un peu comme quelqu'un qu’il connaissait, mais elle l’était beaucoup plus. Etait-ce le résultat de ses études à domicile? A, comment appelaient-ils ça, par correspondance? Un doute subsista dans son esprit. Mais…c’était ce qu’elle voulait dire au moins? Il n’avait pas comprit de travers? Et…depuis quand était-elle devenu ainsi? Elle avait…beaucoup changé en une nuit. Etait-ce l’effet du Kazekage? Lui qui vivait avec qu’elle depuis tout ce temps, n’avait jamais réussit à lui faire changer d’expression, et encore moins d’altitude. Il se rendit soudain compte qu’une chose qu’il aurait voulu ne jamais se l’avouer. Il venait de perdre contre le rouquin sous tous les plans. Il était…vraiment minable.
Dans la soirée, quelque part ailleurs, dans un bureau plongé dans l’obscurité, les rideaux étaient tirés afin de ne laisser aucune lumière pénétrer dans la pièce autre que la petite lampe ainsi que quelques bougies qui éclairaient la pièce. Il y avait deux personnes, des hommes selon leur silhouette, qui prenaient tranquillement leur thé, d’un air assez serein. Il y avait aussi des photos qui étaient étalées sur la table. Ils avaient vraiment l’air assez ravi du résultat.
Homme 1: Eh ben, la situation commence à se dégrader.
Cet homme-là avait le sourire aux lèvres. Il regardait les photos avec régale. Il reprit sa tasse et en bu une gorgée. Il se mit à contempler une photo en particulière. Deux jeunes personnes étaient enlacées sur un toit. C’était sans doute celle qu’il préférait dans le tas.
Homme 2: C’est ce que tu cherchais depuis le début, non?
Cet homme là, par contre, avait l’air plus peureux que la première, moins sûr d’elle-même malgré sa stature. Même si c'était le résultat recherché, ne faisaient-ils pas, délibérément, du mal à ces pauvres enfants? Il commencerait presque à regretter d’avoir accepter un plan pareil. Ces enfants ne méritaient pas un tel drame.
Homme 1: C’est vrai. C’est assez amusant de les voir gesticuler dans tout les sens. Les manipuler ainsi est un véritable plaisir, même si je trouve que c’est un peu trop facile à mon goût.
Il adore imposer ses règles dans un jeu. Il devait mener. Il devait gagner son pari à tout prix. Il ne pouvait pas perdre. Et puis, cela ne lui était pas interdit de prendre du plaisir en faisant en sorte de gagner. Il avait vraiment parié gros cette fois. Il ne pouvait que gagner la partie.
Homme 2: Toi alors. J’espère qu’ils s’en sortiront d’eux même.
Il l’espérait en tout cas. Son ami pouvait faire peur à voir quand il le voulait. Leur but n’était pas vraiment de les faire souffrir, n’est-ce pas? Lui même n’en était pas sûr. D’après ce qu’il pouvait voir, l’homme en face de lui se délectait de toute cette confusion entre ces jeunes enfants. Il espérait qu’il n’avait pas fait le mauvais choix en s’alliant avec lui sur cette affaire là, sinon, il risquait de le payer très chère.
Un mois passa lentement, avec un froid glacial qui régnait entre les quatre personnes du fond de la classe, c'est-à-dire, Uchiwa Sasuke, Huang Guihu, Sabaku Gaara et Takagi Nadeshiko. S’étaient-ils disputés? Une rumeur courait comme quoi il y avait eu tromperie entre eux. Mais la nouvelle n’étant pas de source très sûre, cela ne valait pas la peine d’être propager plus que ça. Et puis, qui voulait s’attirer la colère d’un des «beaux gosses»? Personne. Il valait mieux être très discret dans cette histoire et ne pas s’en mêler.
Personne n’osait les approcher, pas même Naruto Uzumaki, qui pourtant, connaissait bien les garçons de son groupe. Il y avait quelque chose qui l’empêchait d’approcher. Cette tempête de neige s’était transformée en un vrai cataclysme. Il soupira bruyamment depuis sa place à l’autre bout de celle de l’Uchiwa. Il avait besoin de parler à son meilleur ami. Il avait un grand besoin de se confier à quelqu'un. Il avait vraiment besoin de raconter toutes les nouveautés entre lui et Sakura. Décidemment, il y avait plein de problème entre eux. Si seulement il pouvait savoir ce qui se passait, peut-être qu’il pourrait les aider un peu Enfin, même s’il disait ça, il avait quand même ses propres problèmes… Alors pourquoi voulait-il arranger ceux des autres si lui-même il n’en était pas encore débarrasser? Il soupira une nouvelle fois et dévia son regard vers celle de sa chère Sakura, vert ses beaux yeux verts. Ces yeux verts si captivants… Ils étaient différents de ceux de Guihu, il le savait, il le sentait, il le voyait. Elle ne savait pas encore qu’il l’aimait, enfin, encore une fois. Il faisait juste son rôle d’ami et de confident auprès d’elle, puisque ça lui permettait de passer du temps avec elle. Cela lui suffisait largement. Il était si heureux comme ça, en sentant sa présence à ses côtés chaque jour. C’était comme un rêve pour lui. Il lui lança un magnifique sourire uniquement réservé pour elle, tellement il était heureux qu’elle le considère de nouveau comme un ami. Elle le lui rendit, encore une fois, avec l’un de ses regards effrayants. Il raidit tout de suite, par un nouveau record battu, en une seconde. Mieux valait se retourner vers le tableau, juste au cas où. Il avait déjà eu, il y a un mois, affaire à ce regard là. Pourquoi?
Les vacances approchaient à grand pas. Plus que quelques jours seulement avant les grands jours de repos qui étaient si bien mérité. L’automne arrivait. Il était déjà là. L’air frais automnal commençait à les envelopper tout doucement. Il les préparant ainsi à un prochain hiver. Mais pendant ces jours de vacances, il fallait aussi penser à s’amuser entre amis et camarades de classe, faire plein de sortie, rester en famille… Les élèves les attendaient avec beaucoup d’impatience.
Les vacances étaient particulièrement attendues par un jeune dormeur et fainéant de la classe de première 1. Il voulait passer son tout temps à dormir. Il voulait être loin de cette classe beaucoup trop sérieuse, travailleuse, bûcheuse, de ces furies qui étaient censé être ses camarades de classe, et d’école, de tous ces problèmes de couple à l’arrière de la classe et surtout, loin d’«elle». Galère… Elle le faisait souffrir de jour en jour, à chacune de leurs disputes, à chaque instant… Il avait besoin de s’éloigner d’elle, au plus vite. Il voulait rester au calme, dans son lit, sur un toit à regarder les nuages dans le ciel… Bref, se reposer de toutes ces tensions que créait le quotidien d’un simple adolescent de son âge, un petit étudiant plongé dans ses livres pour préparer ses examens. Mais plus que tout, il voulait rêver…rêver qu’il passait tout son temps avec elle, main dans la main, comme autrefois…
Les cours étaient terminés pour aujourd’hui. Une autre journée s’achevait à l’école. Un jour en moins à attendre avant les vacances. Il était allongé là, sur le toit du lycée, à regarder les nuages si libres, comme tous les jours depuis un mois entier, depuis la rentrée scolaire. Ce toit était si paisible après les cours. Il pouvait avoir la sensation d’être de retour au village. Il soupira. Si seulement elle pouvait être là, à ses côtés, comme avant. Avant… Il soupira une nouvelle fois. Si seulement il pouvait tourner la page et vivre dans le présent. C’était ce qu’ils répétaient à Sasuke, alors pourquoi ne pas l’appliquer? Plus facile à dire qu’à faire. Son amour pour elle était si grand, si fort qu’il le faisait souffrir. Si seulement il avait pu prévoir ce désastre. Si seulement elle n’avait pas tout oublié. Tout alors serait si simple.
Voix: Alors pleurnichard, encore entrain de dormir?
Cette voix…ce qu’il aimait cette voix, la voix de Temari. Elle était si douce et si pointue aussi. Quel doux contraste il avait là. Elle seule pouvait le faire. Il ne voulait pas ouvrir ses yeux, de peur qu’elle disparaisse encore une fois dans le néant de son cœur. Ca faisait vraiment longtemps qu’il ne l’avait plus entendu dire ça. Pleurnichard…la nouvelle qu’il avait rencontrée ne l’avait jamais appelé ainsi. Sa Temari avait une raison de l’appeler ainsi mais pas la nouvelle. C’est qu’elle lui manquait beaucoup la Temari qu’il aimait.
Shikamaru: Galère… Tu me manques Temari.
Voix: On se voit tous les jours pourtant.
Surpris, il se releva d’un coup en rouvrant ses yeux. Temari était là, assise à côtés de lui, entrain de rire de ses bêtises. Alors elle l’avait entendu parler? Et…la voix de tout à l’heure n’était pas un rêve? Il devait être seul sur ce toit, à cette heure ci. Comment se faisait-il que…
Shikamaru: Temari? Mais qu’est-ce que tu…
Le Nara n’eut pas le temps de rajouter un mot de plus que la furie blonde lui sauta au cou, les allongeant ainsi tous les deux, et lui colla ses lèvres sur les siennes. D’abord surprit, il resta de marbre, puis quand il se rendit compte de se qui se passait, il décida d’en profiter, même si c’était un rêve, et de répondre aux douces lèvres de sa belle. Après tout, ses rêves étaient de la retrouver, non? Alors rien qu’une dernière fois…
A court de souffle, ils interrompirent leur baiser si passionné et amoureux. Il ne voulait pas ouvrir ses yeux de peur de ne plus la voir en face de lui. Si c’était un rêve, il voulait qu’il continue à jamais, auprès de sa Temari. Que personne… Il voulait que personne ne vienne le déranger. Il voulait être seul avec elle, même si elle n’était pas réelle. Au moins, il ne souffrira pas trop s’il sait déjà que c’est un rêve… Mais en même temps, même en sachant tout ça, même s’il savait que ça ne servait à rien de penser à des choses aussi absurde…il ne voulait plus jamais se réveiller afin de la garder…
Temari: Eh! Ouvre les yeux Shika!
Il ouvrit brusquement ses yeux et se retourna vers la voix à côté de lui. Il la vit assise ses côtés. Elle était bien là, pour de vraie. Elle n’avait pas disparut. Elle était bien réelle. Mais…mais comment? Elle avait pourtant perdu la mémoire… Ou bien…elle avait retrouvé la mémoire? C’était la seule solution. Mais alors depuis quand? Et puis, le fait qu’elle l’ait appelé pleurnichard était bien une preuve qu’elle ait retrouvé ses souvenirs d’antan…non?
Shikamaru: Que…
Temari: J’ai…retrouvé la mémoire il y a un mois…lors de la dispute entre Nadeshiko et Gaara.
Il resta sans voix face à cette nouvelle. Elle…avait retrouvé la mémoire depuis un mois? Mais pourquoi ne l’avait-elle pas… Un mois… Il avait donc souffert un mois pour rien? Mais pourquoi ne l’avait-elle pas… Galère… Toutes ces… Il avait… Il prit sa tête entre ses mains et se pinça même la joue pour savoir si c’était bien réel. Il avait mal. Alors, elle avait vraiment… Il n’osait y croire… Après tout ce qu’ils avaient fait pour essayer… Et elle…
Elle voyait bien qu’il se triturait les méninges afin de réaliser que ce qui venait de se passer était vrai. Elle riait un peu ou plutôt se moquait ouvertement de lui. Il s’était pincé la joue. Il était vraiment mignon quand il s’y mettait. Comment avait-elle fait pour rester loin de lui un mois de plus? Elle l’aimait de tout son cœur. Elle se sentit légèrement coupable. Après tout, peut-être que… Elle baissa la tête, honteuse de ce qu’elle avait fait.
Temari: Je suis désolé de t’avoir inquiété Shika mais…
Elle n’eut pas le temps de terminé que, cette fois, c’était Shikamaru qui l’embrassait à pleine bouche. Après tout, elle pouvait tout lui expliquer plus tard, alors que maintenant, il la voulait auprès de lui. Il voulait la sentir près de lui, pour la toucher, l’embrasser… Il la voulait. Depuis tout ce temps, il avait tant attendu ce jour là… Il interrompit leur baiser, par manque d’air, et lui murmura quelque chose avant de reprendre possession de sa bouche.
Shikamaru: Plus tard. J’ai envi de toi.
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