
Pour une fois que je suis en avance, voilà le chapitre 15 et je commence même à écrire le suivant. Mais bon, la rentrée est là, les cours recommencent… Ca ne va pas être facile d'assurer l'écriture maintenant, surtout que je ne sais pas encore quoi mettre pour la suite… Bref! Vous avez le droit à un chapitre plus long aujourd’hui ^^
Bonne nouvelle pour tous! (Et pour moi aussi) ^^ J’ai enfin le logiciel Microsoft Word. Il est enfin de retour! (Même si je ne m’en sort pas encore avec cette nouvelle version…) Je vais pouvoir écrire plus souvent sur mon ordinateur maintenant. Je commence, ou plutôt continue, la suite ^^
Bonne lecture à tous! ^^
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Tout commença ce soir là
Chapitre 15
Son rêve…son rêve était un souvenir du passé…un simple souvenir du «rêve» qu'elle devait à tout prix oublier, qu'elle ne devait plus jamais retrouver à la surface de sa mémoire…plus jamais. Elle croyait pourtant avoir réussit à l'enfouir au plus profond de sa mémoire pour ne plus jamais le ressortir. Cela avait une mauvaise influence sur elle. On lui avait déjà assez répété comme cela. Elle ne devait surtout pas se souvenir de son passé mais seulement de son éducation, et de rien d’autre. Elle devait l'oublier cette période de sa vie à tout jamais. Il ne fallait pas qu’elle perdre contre elle-même, sinon elle restera faible pour toujours.
Elle reprenait petit à petit ses esprits, comme si elle c’était assoupie pendant un temps indéterminé. Elle ouvrit lentement ses yeux une seconde avant de les refermer à nouveau, se laissant aller par la chaleur qui l’enveloppait. Elle sentait un vide en elle…un immense vide…comme si on lui avait retirait quelque chose…quelque chose de très important pour elle… Il y avait un sentiment de manque qui augmentait, une pression à l’intérieur d’elle-même. Son rêve était-il si important que ça? Pourquoi était-il si important? Ce vide…elle l’avait déjà ressentit quelque part, il y avait très longtemps de cela. Pourquoi? Pourquoi est-ce que ça lui marquait tant? Pourquoi ne se souvenait-elle pas pourquoi elle l’avait ressentit? Et puis…et puis d’ailleurs…où était-elle? Elle rouvrit doucement ses yeux afin de se repérer. Elle ne voyait rien en face d’elle…rien… Elle ne voyait qu’un plafond blanc, dénudé de toute chose, une chambre plongé dans la pénombre la plus totale. Etait-elle dans sa chambre? Dans cette chambre où elle souffrait depuis quelque temps? Etait-elle…chez «elle»? Si c’était le cas…depuis combien de temps rêvait-elle? Dormait-elle? Elle était sûrement entrain de manquer à tous ses devoirs de fiancée. Etait-ce le matin, l’après-midi ou bien le soir? Elle ne voyait rien de bien précis sans ses lunettes, un des grands défauts auquel elle ne pouvait rien y faire.
Les rideaux étaient fermés, ne laissant aucune lumière passer. Ils ne lui indiquaient pas si c'était le jour ou la nuit. Quelle heure était-il dans ce cas? Elle n’osait pas tourner la tête, de peur de se retrouver dans un lieu inconnu. Elle ferma ses yeux et se concentra. Elle avait une idée derrière la tête. C’était ce qu’elle aurait dû faire il y a longtemps de cela. Elle devait se concentrer… Pourquoi? Tout simplement parce qu’il y avait peut-être encore quelques restes de son rêve, de son souvenir qu'elle devait effacer au plus vite. C’était un de tous les ordres qu’on lui avait donné autrefois, un parmi tant d’autres. Elle ne devait plus jamais revenir à cette époque de sa vie enfouie en elle. Après tout, elle avait accepté sa nouvelle vie de plein gré, sans aucune contrainte extérieure…aucune… Dans ce cas, elle devait assumer son choix jusqu’au bout et ne pas avoir de regret. Jamais. Elle devait suivre la voie qu'on avait tracée à sa place. Toujours. Sans jamais aucun détour. Rien.
Elle se sentait bien là, les yeux clos, installé dans un lit bien confortable et chaud. Et puis, il y avait…il y avait cette main qui tenait la sienne. Cette main si chaude qui lui était étrangement familière, mais elle appréciait ce doux contact entre leur membre. Il se dégageait de cette main une chaleur qui se voulait…rassurante…presque…apaisante. Elle resserra l'étreinte. Pourquoi? Elle ne l'avait jamais ressenti avec son propre grand frère. Lui qui dégageait tant d’amour pour elle, lui qui avait toujours été présent pour elle durant toutes ces années, elle ne l’avait jamais ressenti, cette chaleur, cette aura rassurante et apaisante. Elle n’avait jamais répondu à ses étreintes répétées d’ailleurs. Quelque chose la poussait à faire ça. Mais quoi? A qui appartenait-elle, cette main si mystérieuse? Elle était grande…bien plus grande que la sienne. Elle appréciait vraiment le contact. Etait-ce celui d’un homme?
Elle venait de se réveiller. Elle était perdue. Elle avait un inconnu à ses côtés… Elle ne savait plus quoi penser. Où était-elle? Dans sa chambre? L’odeur y était… Mais jamais elle ne s’était sentit aussi bien dans sa chambre alors…était-ce bien la sienne? Elle avait sentit une larme couler sur sa joue. Elle leva lentement sa main libre et toucha délicatement le coin de son œil. Cela avait séché… De l'eau? Non…c'était ce qu'on appelait plus communément une larme. Elle avait donc pleuré dans son sommeil? Pourquoi? Son souvenir était-il si triste que cela? Non…elle ne se rappelait plus grand chose mais elle avait déjà ressenti cette chaleur, cette douceur, ce bien-être…mais quand? Et surtout, où? Elle avait tant de question qui lui traversait l'esprit en ce moment. Elle ne cessait de réfléchir depuis qu’elle était ici. Pas un seul jour, elle n’avait eu l’esprit tranquille comme au domaine. Là-bas, on lui dictait sa conduite. Ici, elle devait le choisir elle-même. C’était si différent. Il y avait tant de chose encore à découvrir… Mais dans l’immédiat, elle était encore un peu fatiguée… Oui…encore un peu. Elle devait se remettre de toutes ces émotions, ces sensations si étranges et agréables en même temps. Il y avait encore tant de chose qu’elle ignorait. C’était la première fois qu’elle ressentait autant de chose. C’était contraire à ses principes mais il y avait cette force qui la poussait à savoir. Cette force, qui déjà, l’avait poussé à sortir de sa cage dorée il y a quelque mois. Un désir soudain venait de naître en elle. Elle voulait…elle voulait connaître toutes ces nouvelles sensations. C’était si…si intriguant pour elle. Elle voulait tout connaître dans les moindres détails. Mais malgré son…désir, elle sentait bien que son esprit et son corps n’allaient pas au même rythme. Elle voulait se rendormir et oublier tout cela, même si c’était seulement pour quelques heures. Soudain, quelque chose lui revint à l’esprit. Elle ne devait pas se laisser aller comme cela. Ce n’était pas bien. Elle avait encore plein de chose à faire. Elle devait tenir son rôle à la perfection. C’était pour cela qu’on lui avait autorisé à sortir du domaine. Elle était la fiancée et la future femme de Sasuke Uchiwa.
Soudain, elle entendit une voix à côté d’elle, la voix d'un homme, tout proche de son oreille. C'était la voix de son fiancé, Sasuke Uchiwa. Pourquoi était-il là? Alors…elle était vraiment dans sa chambre? Ou du moins…elle était chez elle, enfin, chez eux. Et c'était lui qui lui tenait la main durant tout ce temps? Il avait veillé sur elle durant son inconscience? Il se mit à murmurer.
Sasuke: Guihu…
Elle ouvrit doucement ses yeux et tourna légèrement sa tête. C’est là qu’elle vit une touffe de cheveux de couleur sombre à côté d'elle. Il était si proche et si loin en même temps… Maintenant qu'elle y voyait de plus près, elle se trouvait ridicule d’avoir autant hésité à ouvrir ses yeux et regarder à côté d’elle. Elle pouvait facilement reconnaître la coupe de cheveux de son fiancé. Depuis son réveil, elle n'avait pas osé regarder ne serait-ce qu’une seconde tout ce qu'il y avait autour d'elle, de peur d’y rencontrer un inconnu, un lieu qui lui était étranger. Depuis le début, depuis qu’elle avait osé ouvrir les yeux pour la première fois, elle avait préféré fixer son plafond plutôt que de voir ce qui l’entourait. Elle était vraiment faible…
Soudain, la voix du brun résonna dans sa tête. Il avait prononcé son prénom… Rêvait-il d'elle? Pourquoi? Elle n'était plus qu'un poids pour lui. Elle l'avait entendu ce soir-là, il avait dit ces paroles qui lui ont fait si mal, qui l’ont tant fait souffrir. Elle n'était plus rien à ses yeux. Elle l’avait enfin comprit. Ces fiançailles imposées étaient devenues un très lourd fardeau pour lui… Il la supportait plus qu’il l’appréciait. Alors…pourquoi? Pourquoi rêvait-il d’elle? Sa voix…sa voix était teintée d’une peur…inexprimable avec de simples mots. Qu’est-ce qui lui faisait si peur que ça? Il y avait tant de questions qui lui torturaient l’esprit depuis son réveil. Elle le fixait toujours. Elle le regarda plus attentivement malgré sa mauvaise vue. Son sommeil avait l'air très agité pour une raison ou pour une autre. Elle l'inquiétait donc encore sans s’en rendre compte. Elle se sentait si mal. Elle ne servait à rien. Elle n'était bonne qu'à semer des ennuies autour d’elle. Elle ne méritait pas d'être sa fiancée, qu'elle soit arrangée ou non, elle ne le méritait pas. Il se mit à gigoter et crier pour finir par chuchoter.
Sasuke: Non! Ne pars pas…reste…avec moi…
Lui demandait-il à elle de ne pas partir? Si oui…pour aller où? Elle n'avait plus nulle part où aller maintenant. Si l’on lui retirait cette maison, elle ne pas où aller. Cette maison…était sa demeure à présent. Sans le consentement de sa belle-mère, son devoir était de rester auprès de Sasuke, son fiancé, qu’il soit encore consentant ou pas, et elle se devait de s'occuper de lui comme une véritable épouse parfaite le ferait, comme le lui avait dit son éducation. Et puis…maintenant qu'elle y avait goûté… à cette vie si libre…si…banale…elle…elle ne…elle ne voulait plus le quitter…jamais. Elle était si gênée par cette pensée si…si insensée. Elle…elle avait désiré quelque chose…d'elle-même…depuis bien longtemps. Puis…elle repensa à lui. Etait-il d'accord avec ça? Si cela se trouvait…elle l'ennuyait plus qu'autre chose…et… Elle l’entendait à nouveau. Il y avait de la tristesse, de la souffrance dans sa voix cette fois.
Sasuke: Je t'aime…ne pars pas…
Son cœur rata un battement. Elle avait bien entendu? Il avait dit… Il venait de dire… "Je t'aime"? C'était la troisième fois qu'elle l'entendait dire… C’était la…troisième…? Depuis quand les comptait-elle? Elle ne devrait pas y faire attention. Ce n'était que des mots… Ce n’était que…de simples mots… C’était toujours des mots… Il n’y avait que ça entre eux. C'était toujours des mots qui décidaient de son humeur avec lui. Elle pouvait être si sereine comme tourmenté par de simple petit mots sortit de sa bouche… Pourquoi avait-il un tel pouvoir sur elle? Il pouvait décider du jour ou de la nuit en prononçant quelques petits mots. Soudain, la soirée qui avait été rempli d’émotion lui revint en tête. C’était toujours cette phrase qui la tourmentait ainsi. Elle ne savait plus quoi penser. Elle était perdue. Pourquoi lui faisait-il tant d’effet? Pourquoi ne disait-il pas la même chose devant des personnes différentes? Avait-il changé d’avis entre temps? Ne…l'ennuyait-elle pas au point de vouloir se séparer d'elle? N'avait-il pas dit qu'il…qu’il était fatigué d'elle? Il avait l’air si…sa voix avait été si sincère… Que devait-elle penser? Il ne… Comment…
Soudain, elle sentit une brusque chaleur l'envahir, entrain de la dévorant de l’intérieure. Une chaleur qui remontait jusque dans ses joues. Elle avait si chaud. C'était la deuxième fois qu'elle avait aussi chaud depuis sa sortie du domaine, depuis sa rencontre avec le monde «extérieur». A quand remontait la première fois qu’elle avait ressenti cette sensation? C’était sans doute il n’y a pas très longtemps. Une image lui vint à l’esprit. Elle repensa à leur tout premier baiser et rougit encore plus, augmentant la chaleur de ses joues déjà bien rouge. Ca avait été le premier et le dernier qu’ils avaient échangé depuis cette fois là. Pourquoi fallait-il que cela lui arrive maintenant? Il fallait…il fallait impérativement qu'elle…qu’elle aille…se…se rafraîchir un peu…et qu’elle aille reprenne son «travail» de femme d’intérieur. Il le fallait… Sasuke…Sasuke délirait dans ses rêves… Elle n'était plus rien pour lui… Elle le savait alors…il ne faillait pas…il ne faillait plus avoir d’espoir pour ça.
Il lui tenait tout simplement la main, et pourtant, elle appréciait ce doux contact entre eux. On aurait dit…qu’il avait peur de la lâcher, même pour une seule seconde, de peur de la perdre. Sa tête était posée sur son bras, à côté de son oreiller. Des mèches lui recouvraient le visage. Elle les dégagea doucement pour ne pas le réveiller. Il dormait si profondément… Mais il était bien trop près d’elle. Ca n’arrangeait pas la chaleur qui la tenaillait. Elle sentait qu’elle allait exploser si elle restait ainsi. Elle ne pouvait pas bouger aisément sans risquer de le réveiller. Elle décida quand même de tenter sa chance. Elle se redressa lentement pour être en position assise et elle retira un peu sur sa main de la sienne…tout en douceur… Elle l'avait presque retiré quand le brun la retint brusquement et cria en se réveillant par la même occasion.
Sasuke: Non! Ne pars pas!
Il s'était réveillé et redressé beaucoup trop brusquement. Il l’avait fait légèrement sursauté. Sa peur était revenue. Il avait les yeux encore un peu dans le brouillard. Il passa sa main libre dans ses cheveux pour écarter les mèches de son visage. Il était essoufflé et essaya de retrouver une respiration tout à fait normale tout en reprenant petit à petit ses esprits. Il suait un peu dû à son rêve plus qu’étrange, ou plutôt à son cauchemar. Il exerça une plus forte pression sur la main de la jeune fille aux regards vides, comme s’il voulait s’assurer à lui-même que sa fiancée était encore à ses côtés avec la peur qu'elle parte à jamais loin de lui. C’était sans doute contradictoire mais il ne voulait pas la lâcher quand même. Il avait eu tant de mal à la faire revenir à ses côtés. Il lui avait fallut tant de temps, tant de souffrance pour la faire revenir dans sa vie. Il ne pouvait pas tout gâcher ainsi. Cette peur ne l’avait plus quitté depuis des semaines, depuis cette après-midi là en fait. Cette boule si pesante qui devenait de plus en plus lourd jour après jour sur son pauvre estomac. Il avait perdu goût à tout. Maintenant, il avait une chance de la récupérer, il n’allait pas la laisser filer. C’était son unique chance. Il avait cette horrible sensation en lui, comme lors de leur dernière rencontre sur le balcon à Hong-Kong, leur tout premier et leur tout dernier balcon. Avait-il une logique à tout cela. Ce soir-là avait été son plus beau jour et son plus grand malheur. Mais à la différence de celle-ci, elle ne le préviendrait pas. Elle partirait sans qu’il ne le sache. Ca risquait d’être différent cette fois s’il la laissait partir.
Puis tout d’un coup, ses yeux s'agrandir comme des soucoupes volantes. Il était si rassuré de la voir en face de lui. Elle ne pouvait pas savoir à quel point il était heureux. Elle était là, bien en face de lui. Sa fiancée était réveillée, assise devant lui, et surtout en parfaite santé. Bien sûr, elle avait toujours son regard vitreux mais ses joues étaient belles et bien rouges. Son visage était plus vivant que jamais. Il avait la chance de pouvoir la contempler à nouveau. Il lui sauta dessus et la prit dans ses bras. Ce qu'il avait eu peur quand elle s'était évanouie dans la rue. Il resserra un peu plus son étreinte, tout en modérant sas forces pour ne pas l’effrayer. Il se répéta sans cesse la même phrase en boucle. Elle était là, devant lui, en bonne santé. Elle était enfin guérie. Il ne la laisserait plus s'échapper aussi facilement. Il l’a garderait pour toujours auprès de lui, même si elle venait à le détester. Les mots lui manquaient. Il avait pourtant déjà décidé de ce qu’il allait lui dire au réveille. Mais sur le coup, il avait tout oublié. Le plus important était qu’elle soit réveillée.
Guihu: Sasuke…je dois…aller faire les corvées…
Sasuke: Chut… Encore un peu…s'il te plaît…encore une minute…
Il ferma ses yeux pour mieux apprécier le contact. Depuis combien de temps n’avait-il pas eu l’occasion de faire cela? Ca doit faire plus d’un mois déjà… Oui…depuis cette fameuse «discussion» très étrange, leur couple n’avait plus du tout était le même. Il regrettait tant leur complexité, leur bonheur passé. Tous les gestes les plus simples, et qui le rendait si heureux, avaient disparu du jour au lendemain sans prévenir. Tout avait été si rapide qu’il n’avait rien vu arriver. Quelque chose qui avait changé en eux du jour au lendemain, quelque chose avait dérangé leur couple et il n’aimait vraiment pas ça. C’était il y a un mois. Heureusement, c’était passé. Tout allait bientôt rentrer dans l’ordre.
Elle avait chaud, encore et toujours plus chaud. Ses joues étaient toujours en feu. Ca ne s’arrangeait vraiment pas avec lui à ses côtés. Cette chaleur commençait à l’étouffer mais en même temps, elle se sentait bien dans ses bras. Elle voulait aller se rafraîchir un peu, mais en même temps, elle voulait rester ainsi, dans ses bras protecteurs qui la rassuraient tant. Elle ne savait plus ce qu’elle devait faire. Elle était partagée entre deux envies contraires. Lequel choisir? Il l’étreignait toujours et lui demanda de se détendre un peu. Ce qu’elle était tendu… Pourquoi? Lui, il savait ce qu’il voulait. Il était si sûr de lui là. Comment devait-elle réagir à présent? Devait-elle y répondre, à cette étreinte? Pourquoi devait-elle y réfléchir maintenant alors que ces gestes avaient toujours été spontanés et inconscient? Elle hésita pendant une minute puis, lentement, elle leva ses bras pour finalement les poser sur le dos du brun. Elle les remonta légèrement, comme si elle lui faisait une caresse, et serra un peu plus son étreinte. Ces gestes étaient si lents et si doux à la fois. Qu’avait-elle osé faire? Elle se détendit un peu en sentant son fiancé se détendre lui aussi. Ainsi, il craignait qu’elle ne le rejette? Ca l’avait rassuré qu’elle fasse ce geste, et elle aussi.
Elle avait cru pendant si longtemps qu'elle n'était plus rien pour lui, qu’elle n’avait plus de place dans son cœur alors que c'était complètement faux. Au contraire, il tenait réellement à elle. Elle se sentit soudainement important pour lui. Elle cala ensuite sa tête dans le cou de son fiancé et ferma les yeux. L’étreinte se faisait beaucoup plus douce, moins stressé, rempli de mot d’amour, plus passionnée que jamais. Pour la première fois depuis bien longtemps, elle se sentait apaisée. Elle était enfin sereine après plus d’un mois de torture. Elle baissait enfin ses barrières une à une devant lui, lui qui l’avait ouvert au monde «extérieur». Se laissant aller, elle se mit à respirer l'odeur de la personne la plus chère à son cœur. Elle le savait dès à présent. C’était lui et personne d’autre que lui, peu importe l’importance de ses souvenirs, il était là. Son choix était fait. Elle s'ouvrait peu à peu grâce à lui. Ce qu'elle avait enfermé hier ne pouvait plus rester étouffé en elle aujourd’hui.
Il était si heureux qu’elle se soit réveillée aujourd’hui. Il pouvait avoir la conscience plus tranquille. Et dire qu’elle s'était évanouie si soudainement dans la rue il y a deux jours, et la voilà en pleine forme aujourd’hui, assise devant lui, comme si de rien n’était. Cet incident était devenu un simple cauchemar. Et là, il n'avait pas pu résister à l'envi de la prendre dans ses bras pour s’assurer qu’il ne rêvait pas. A son plus grand bonheur, elle répondait à son étreinte. Tout ce qui s'était passé ces dernières semaines étaient déjà loin derrière eux. Ils s'étaient retrouvés et il ne la laissera plus jamais s'éloigner de lui. Plus jamais elle ne quittera sa vie.
Ils restèrent dans cette position pendant plusieurs minutes qui semblaient des heures pour eux. Ils n’avaient plus la notion du temps. Enfin, peu importe puisqu’ils sont ensemble. Puis, poussé par une force inconnue, Sasuke tourna sa tête pour se retrouver le nez dans le cou de sa belle. Elle était si douce. Elle sentit si bon. Il respira son odeur et soupira d’aise, laissant ainsi échapper un souffle chaud. Il ne voulait pas s’arrêter là. Il en voulait plus. Il avança légèrement ses lèvres et y déposa un baiser sur cette nuque vierge de baiser. Elle frissonna au contact des lèvres sur sa peau. Il ne pouvait pas s'arrêter là. Ca aurait était beaucoup trop simple à son goût. Il ne pouvait plus taire son envi. Il la désirait depuis si longtemps. Elle était et restera la seule dans son cœur. Il ne voulait plus la lâcher, plus jamais. Elle ne s’échappera plus jamais. Elle restera auprès de lui pour l’éternité. Depuis combien de temps attendait-il cette opportunité? Il remonta lentement ses souvenirs. Il les vit défiler dans sa tête. La réponse vint d’elle-même. Sûrement depuis bien trop longtemps.
Il commença à déposer de doux baisers sur son cou à découvert. Elle ouvrit lentement ses yeux, surprise par son geste. Il était… Il l’embrassait dans…le cou? Mais pourquoi? Ses baisers étaient lents et doux. Il n’y avait aucune précipitation. On avait l’impression que tout était calculé, qu’il savait où déposer ses lèvres. Il profita un maximum avec beaucoup de plaisir chaque baiser dans sa nuque. Elle avait vraiment de plus en plus chaud. Elle commençait même à perdre toute sa raison. Il était entrain de lui faire perdre la tête. Elle était si gênée. Elle abaissa ses paupières et attendit que sa folie passe. Elle était complètement perdue. Que lui arrivait-il? Il était si…si entreprenant aujourd’hui. Elle voulait se laisser faire et en profiter pleinement mais… quelque chose l’en empêchait. Elle avait peur. Oui, elle avait peur de l’inconnu. Et puis, toutes…toutes ces nouvelles sensations… Elle ne savait plus où en donner de la tête. Elle ne savait plus comment gérer tout cela… C'était beaucoup trop nouveau pour elle. Elle n'y était pas encore préparée. Elle…elle voulait prendre son temps. Elle voulait le… Elle voulait le découvrir petit à petit. Elle voulait le remercier de tout ce qu’il avait fait pour elle. Mais dans l’immédiat… Elle devait calmer son cœur. Elle devait retrouver tous ses moyens. Elle repoussa donc gentiment son fiancé avec ses bras. Celui-ci rouvrit ses yeux, venant de se rendre compte de ce qu'il faisait, du poids que représentait son geste déplacé, de son absence pour laisser libre cours à son désir. Il se détacha immédiatement de Guihu tout en rougissant furieusement. Lui, le grand Sasuke Uchiwa rougissait devant une fille. Qui l’aurait cru?
Sasuke: Désolé…je…je ne me contrôlais plus…
Guihu: Ce n'est rien.
Ce n’était rien, avait-elle dit? Elle ne comprenait donc pas ce qu’il aurait pu lui faire si elle ne l’avait pas arrêté à temps? Il avait faillit descendre ses lèvres pour découvrir une autre parcelle de son corps. Il avait faillit glisser ses mains dans une partie cachée par ses vêtements. Il avait faillit la renverser et l’allonger sur le lit. Il avait faillit faire ce qu’il avait fait à une dizaine de fille avant elle, et ce n’était rien? S’en rendait-elle seulement compte? Le danger qu’elle courait en restant avec lui était plus imminent que jamais. Il riposta. Elle devait comprendre qu’elle ne devait pas lui faire confiance dans certaine situation…surtout quand il était aussi entreprenant.
Sasuke: Tu ne comprends pas…ça fait des mois que je résiste à l'envi de…
En se rendant compte de la bêtise qu'il avait faillit dire, il s'empressa de plaquer ses mains sur sa bouche et recula un peu. Il ne pouvait quand même pas tout dire aussi brusquement. Si ça se trouvait, elle ne savait même pas ce qu’il allait lui faire une seconde plus tard. Il rougit encore plus si c'était encore possible. Il n’allait quand même pas parler de…«ça» aussi…il n’allait pas la choquer et la dégoûter de lui? Ca allait justement s’arranger entre eux. Il ne devait pas tout gâcher pour…un geste déplacé de sa part. Il leva ses yeux pour rencontrer les siens avant les abaisser rapidement. Il n’osait plus la regarder droit dans les yeux. Un silence s'installa entre eux. Ce n’était pas un silence lourd et pesant comme ces dernières semaines, mais plutôt un silence remplit de gêne, sans qu’aucun des deux ne parlent. C’était d’ailleurs assez comique à voir si on les connaissait. Puis, se traitant ultérieurement d'imbécile fini, il vit enfin que celle qu'il aimait était encore plus rouge que lui. Si ça se trouvait, elle avait encore de la fièvre et que se température avait augmenté. Pourquoi ne l’avait-il pas vu plus tôt? Il se rapprocha à nouveau d'elle et posa cette fois délicatement son front sur le sien. Il chuchota presque ce qu’il disait.
Sasuke: Tu as encore un peu de fièvre. Tu devrais encore te reposer pendant quelque temps.
Guihu: Mais les corvées…
Il se détacha d’elle, à son plus grand regret. Il ne voulait pas qu’elle le prenne pour un pervers, ou quelque chose dans ce genre là après ce qui c’était passé. Et puis, qui avait dit qu’elle devait faire des corvées? Il était hors question qu’elle fasse un pas en dehors de ce lit dans lequel elle était assise. Il essaya d’avoir une voix autoritaire, sans succès. Il l’aimait trop. Il ne voulait pas lui imposer des choses ainsi.
Sasuke: Je les ferais, ne t’inquiètes pas. Repose-toi, tu l'as bien mérité. Rendors-toi.
Guihu: Je…
Sasuke: Tu as fait un malaise à cause du surmenage. Alors repose-toi. Je m’occupe de tout.
Du surmenage? Elle n'y croyait pas. La douleur qu'elle avait ressentit au moment où elle allait s'évanouir n'avait rien d'un simple malaise. Elle avait eu l’impression que son cœur allait exploser. Le savait-il? Lui…cachait-il quelque chose qu'elle ne devait pas savoir? Elle osa regarder Sasuke dans les yeux et y voyait de l'inquiétude. Elle l'avait encore inquiété. Elle ne faisait que ça, l'inquiéter.
Guihu: Excuse-moi.
Il lui sourit tendrement et la recoucha sur le lit. Elle avait cédé sous la pression qu’exerçait les bras de son fiancé, et puis, son sourire…elle ne pouvait pas y résister. Son cœur ne battait que pour lui.
Sasuke: Tu n’as pas à t’excuser Guihu. C’est plutôt à moi de me faire pardonner pour t’avoir donné tant de mal. Pardon. Je m’occupe du reste, ne t’inquiète pas. Reprends des forces.
C'est ainsi que Sasuke se vit faire les corvées ménagères pendant toute une semaine. Il n'aurait jamais cru que c'était aussi fatiguant de les faire. Ca n'avait plus rien d'étonnant que Guihu ait fait une crise de surmenage. Désormais, il l'aiderait afin de minimiser ses efforts. Ils se partageraient le travail. Heureusement qu'il pouvait faire des clones, sinon, il ne saurait plus en donner de la tête. Comment faisait-elle pour s’organiser? Il s’occupait de toute la maison, sauf d’une pièce. Sa chambre qu’elle occupait en ce moment. Il ne pouvait tout de même pas l'empêcher de ranger ses propres affaires! Comme s’il avait le droit de toucher à ses affaires. Il était bien élevé. Il ne pouvait pas faire le rangement d’une chambre de fille. C’était très embarrassant à dire mais…il se voyait mal voir les choses les plus intimes qu’elle possédait. C’était pour ça qu’il la laissa faire. Elle rangea donc ses placards toute la journée pendant que le seul homme de la maison faisait tout le reste.
Pendant son «grand» rangement, la jeune fille aux yeux ternes trouva un drôle de boîte en carton au fond de son placard. Depuis quand était-elle là? Elle ne l’avait encore jamais remarqué jusqu’à aujourd’hui. De plus, elle semblait très vieille et elle était couverte de poussière. Elle l’épousseta un peu, faisant voler ainsi de la poussière qui s’était accumulée depuis un certain déjà. Elle finit par l'ouvrir et vit des objets assez étranges à l’intérieur. Elle plongea sa main à l’intérieur et elle prit la première chose qui lui tombait sous la main. C'était un petit cahier vert forêt. Elle l’examina sous tous les angles. Il était étrangement familier à la jeune fille aux yeux ternes et sans vie. Pourquoi? Elle caressa la couverture abîmée. Elle l'ouvrit et vit une écriture vraiment horrible, quasiment illisible. Elle posa ses doigts dessus et caressa la page. C'était sûrement un enfant, ou quelqu'un qui venait d’apprendre à écrire, qui l'avait écrit. Il n'y avait pas de doute possible là dessus. Les traits étaient tordus, formant plusieurs bosses dans les caractères écrits. On voyait bien que le geste n'était pas assuré… Etait-ce elle qui avait écrit ça? De temps à autre, un autre écriture, un peu plus joli, était là pour rendre lisible certain texte ou mot. Puis, essayant de le déchiffrer, elle le lut à haute voix sans en être, bien sûr, consciente de ce qu’elle faisait.
Guihu: Mais qui suis-je? … Cette place dans le cœur… Tu ne dis rien de compréhensible. Tu laisses notre amour… Aimer est vraiment pénible… Tu te laisses draguer, draguer toute la demie journée… Je marche devant moi, je baisse la tête. Mes larmes coulent sans cesse. Je marche droit devant moi. Je ne fais pas de détour… Espérant que tu me retrouves enfin… Et j'y crois. Mais en fait, tu me comprends… J'ai promis…mal au cœur… Tu me suis, je te suis, la tête pleine de…tu es gentil avec moi. Je marche droit devant moi et je baisse la tête. Mes larmes ne cessent de couler. Je marche toujours tout droit. Je ne fais pas de détour…espérant que tu me retrouves enfin… Et j'y crois! Mais en fait, tu m'aimes… Aujourd'hui, plus tard, tu me suis dans mon dos… par devant ou par derrière… Tu me prends ma main. Je marche droit devant. Je relève la tête et j’efface mes larmes. Je continue de marcher. Je ne fais pas de détour, espérant que tu me retrouves. Dans mes rêves…avec l'espoir… Je ne partirais pas. Je te promets de ne pas partir. Je marche droit devant. Je relève la tête et j’efface mes larmes. Je continue de marcher. Je ne fais plus de détour, espérant que tu me retrouves enfin. Dans mon rêve…l'espoir est là, et j'y crois aussi…en fait, tu me comprends… [1]
Des paroles? Ou bien une poésie… D'où venait-elle? Son regard se dirigea vers la signature à la fin du texte… Nadeshiko et Guihu… Alors c’était elle qui avait écrit ces paroles avec…Nadeshiko? Elle était donc vraiment sa meilleure amie? Elle faisait bien partit du «rêve» qu’elle avait effacé de sa mémoire afin de ne plus souffrir? Elle avait vraiment était son amie? Elle reposa délicatement le petit cahier et fouilla un peu plus. Elle avait eu…une soudaine envi de se découvrir. Comment une telle histoire pouvait-elle l’intriguer à ce point? D’abord son rêve ressassant son passé, puis ce petit cahier… Cachait-elle encore autre chose? Elle trouva enfin quelque chose qui ressemblait à une feuille tout abîmé. Elle devait être fragile… Elle était coincée entre deux livres. C’était une vielle photo, une étrange photo. Elle voyait deux petites filles. La première avait les cheveux courts, noirs et en bataille avec des vêtements déchirés. C’était sans doute «Inu», celle qui se battait. Elle avait aussi les yeux verts et un énorme sourire accroché aux lèvres. Elle avait un bras levé, faisant le V de la victoire et son autre bras par dessus les épaules de la deuxième fille, celle dont elle n’avait pu entendre le nom. Elle était bien rousse avec les yeux bleus. Elle aussi avait une main avec un V, et l'autre était sur la hanche de la jeune fille aux yeux verts pétillant de joie. Elle fixa la photo pendant une minute. Etait-ce ce qu’elle croyait être? Elle hésita puis retourna la photo et vit une très belle écriture: Guihu et Nadeshiko, cinq ans. Ainsi elle avait cinq ans sur cette photo… Qui l'avait écrite? Elle n'avait rien à voir avec l'écriture du cahier. A qui appartenait-elle dans ce cas? Elle eu un flash. Le petit garçon qu'elle avait rencontré. Etait-ce vraiment lui? Etait-ce celui qui lui avait offert le collier qu’elle avait toujours refusé de retirer? Peut-être bien… Elle ne le savait plus…
Il voulait la voir. Il avait eu une soudaine envie de la voir. Il ne pouvait plus taire son envi plus longtemps. Et puis la voir n’était pas malsain, n’est-ce pas? Il toqua à la porte et entra dans la chambre tout de suite après. Il la connaissait assez bien depuis tout ce temps qu’il avait passé avec qu’elle. Elle ne répondait jamais quand on frappait à la porte de sa chambre de toute façon alors autant prendre les devants au lieu de rester debout entrain attendre dans le vide une réponse qui ne viendra pas. Il entra d’abord sa tête avant d’ouvrir complètement la porte, au cas où il ne devait pas voir certaine chose gênante. Il la vit là, assise par terre, devant une étrange boîte en carton et une photo dans la main. Piqué par la curiosité, il s'approcha doucement d'elle et s'agenouilla derrière son dos. Il se pencha un peu, leur tête côte à côte, et il vit deux petites filles sur la photo. Elle lui était étrangement familière. Peut-être que c'était sa fiancée, qui sait… Mais un autre sentiment vint aussi le chiffonnait. C’était étrange tout cela...
Sasuke: C'est toi?
Elle entendit une voix à côté d'elle et un souffle chaud dans sa nuque. C’était lui. Sasuke regardait la photo par dessus ses épaules. Elle ne l'avait même pas sentit arriver. Mais après tout, il avait été ninja, donc, il avait de l'expérience derrière lui. C’était donc normal qu’elle ne l’avait pas sentit arriver. Elle ne s’en inquiéta pas plus et fixa plus attentivement la photo. Il avait raison mais elle avait aussi un doute. Etait-ce vraiment elle sur cette photo? Elle avait tant de mal à y croire. Elle était si…si différente de maintenant. Elle avait déjà sourit ainsi? Ses lèvres avaient-elles déjà étaient aussi étirées? Tout comme sur cette photo? Avait-elle déjà eu ce sourire aussi sincère et aussi innocent? Elle ne le savait plus.
Guihu: Je crois.
Sasuke fut étonné de la réponse. Elle ne savait pas si c'était elle ou pas? Peut être était-ce le fait de voir un si beau sourire qui la faisait perdre ses repères. Oui, peut-être bien que c’était ça. Après tout, lui aussi avait du mal à s’y faire. Mais il finit par sourire. Si elle avait déjà sourit ainsi, cela voulait dire qu’elle pouvait le refaire aujourd’hui, n’est-ce pas? Il appréciait avec cette cohabitation. Elle lui permettait de mieux la connaître. Il pouvait bien remercier son horrible frère et son idée. Il l'enlaça par la taille. Il cala ensuite le dos de son amour contre son torse et il ferma les yeux pour apprécier le contact. Elle sentait toujours aussi bon. Elle baissa la photo, la reposa et ferma les yeux aussi. Elle avait appris à apprécier les initiatives que prenait son fiancé pour se rapprochait d'elle. Même si elle avait peur, elle devait réapprendre à ouvrir son cœur. Même si c'était impossible dans l'immédiat, le souhait de tous ceux qui était autour d'elle, son frère et sa belle-sœur, son fiancé, sa meilleure amie…tous voulaient la revoir avec ce même sourire que sur cette photo. Elle allait progresser à son rythme et y aller pas à pas. Si elle avait ressentit tant de chose depuis son premier pas à «l’extérieur», depuis sa rencontre avec lui, cela voulait dire que tout espoir n’était pas perdu, n’est-ce pas?
Puis arriva enfin le jour tant attendu où Guihu était complètement rétablie. Le brun avait raté une bonne semaine de cours afin pouvoir veiller sur elle. Ils allèrent au lycée ensemble, main dans la main. C'était une grande première pour eux deux. Sasuke avait eu tellement peur de la perdre. Il ne voulait plus la lâcher d’une semelle. Il voulait profiter de chaque seconde qu’il passait auprès qu’elle. Il était bien plus heureux comme ça. Il n'avait plus besoin de le cacher. Ca devenait étouffant à la longue. Peu importe ce qui arrivera, il voulait profiter de ce bonheur. Il ne voulait plus avoir de regret avec elle. Mais… Il tourna sa tête vers elle et la vit marcher en regardant droit devant elle. Et si ça la dérangeait de marcher ainsi à ses côtés?
Sasuke: Ca ne te gène pas au moins qu’on marche main dans la main Guihu?
Guihu: Je… Nos familles…
C’était ce qu’il craignait le plus en vérité. C’était vrai que leur famille les avaient interdit de révéler leur secret mais dans leur cas, il n’allait pas vraiment le dire. Même si sont argument était ridicule, il préférait le prendre ainsi plutôt que de voir la triste vérité lui éclater à la figure.
Sasuke: Ils nous ont dit qu’on n’avait pas le droit de dire qu'on était fiancé, n’est-ce pas? Mais ils n'ont jamais dit qu’on ne pouvait pas dire qu'on sort ensemble. Je me trompe?
Guihu: Mais…
Sasuke: Ne t'inquiètes pas. Je ne les laisserais jamais nous séparer sans rien faire. Je me battrais s’il le faut mais on restera pour toujours ensemble. On restera à jamais ensemble, quoi qu’il arrive…Xiaohu.
C’était la première fois qu’il l’appelait par son surnom. Jusqu’à présent, seule ceux de sa famille l’avait appelé ainsi. Que devait-elle répondre? La voilà de nouveau gênée. Pourquoi ne pouvait-elle pas se contrôler à ses côtés? Elle n'avait jamais eu de mal jusqu’à il y a quelque temps. Il avait le dont de la faire perdre tous ses moyens.
Joignant le geste à la parole, il enlaça tendrement la main de sa fiancée en entrelaçant leurs doigts. Son regard était si…si amoureux. Il se pencha légèrement, porta la main de sa douce à la hauteur de sa bouche et y posa un doux baiser. Celle-ci, gêné par cette marque d'affection en public, même s’il n’y avait personne au alentour, tourna la tête vers le côté opposé de sa moitié pour ne pas le voir avec son sourire dévastateur.
Soudain, elle vit une croix verte comme enseigne. Une pharmacie? C’était comme dans son rêve d’il y avait une semaine. Elle s'arrêta et se positionna face d’elle. C’était une pharmacie… Elle continua de la fixer. Sasuke fut étonné et regarda ce qu'elle regardait. Une pharmacie? Quand il la vit, il fut prit d’une soudaine panique. Elle était encore malade?
Sasuke: Une pharmacie? Tu ne te sens pas bien?
Guihu: Je vais bien.
Elle lâcha la main de son fiancé et s’avança vers la pharmacie comme si elle avait été hypnotisée par celle-ci. Elle s'arrêta avant d'entrer à l'intérieur et se retourna vers le brun qui était vraiment inquiet de son comportement plus qu’étrange.
Guihu: Tu peux partir devant. On se reverra en cours.
Elle n'ajouta rien de plus et pénétra à l'intérieur de la pharmacie. Qu'est-ce qu'elle voulait y faire qu’il ne devait pas voir? Sasuke décida d'aller au lycée sans elle à contrecœur. Si elle le lui avait demandé, c'est qu'elle avait une raison à cela. Il se devait de lui faire confiance. Elle n’irait sûrement pas à l’intérieur sans raison, n’est-ce pas? Il essaya de calmer la voix qui lui disait de faire demi-tour et il se dirigea vers le lycée où il la retrouverait.
Plus tard, après avoir fait ses courses à la pharmacie, elle repéra un peu plus loin une épicerie. Elle pénétra à l'intérieur et ressortit quelque minute plus tard. Pourquoi achetait-elle tout cela? Elle avait une très vague idée derrière la tête mais elle savait que ça serait utile. Pour la première fois de sa vie, ou du moins ce qu’elle s’en rappelait pour le moment, elle suivait son intuition à l’aveuglette. Elle savait que c'était enfin le moment pour elle de se faire pardonner par les autres pour toutes ses erreurs du passé. Elle se dirigea enfin vers le lycée avec ses sacs en main, enfin, le second sac de course était dans son cartable. Et puis de toute façon, elle ne les garderait pas très longtemps avec elle.
Pour la première fois depuis qu'elle est arrivée dans cette ville, depuis qu’elle avait parfait son éducation, elle arriva juste à l'heure. Tout le monde en fut très étonné, et surtout, elle n’était pas arrivée avec Sasuke. Elle posa ses sacs à côté d'elle et suivit les cours avec sérieux, comme à son habitude. Qu'est-ce qu'elle avait fait ce matin? Pourquoi avait-elle ces sacs avec elle? Surtout qu’il y avait un sac de la pharmacie dans ses affaires…
A la pose déjeunée, elle prit son sac de la pharmacie et se dirigea vers Naruto qui en fut très étonné. Elle posa le sac de la pharmacie sur le bureau du blond et s'inclina.
Guihu: Je suis désolée de ne pas être intervenu.
Elle se redressa et retourna à sa place pour aller manger son déjeuné aux côtés de Sasuke. Le blond n'avait pas tout suivit là. Pourquoi Guihu avait-elle dit ça? Curieux, il jeta quand même un coup d’œil dans le sac qu’elle lui avait donné et y vit des bandages et des désinfectants. Il leva un sourcil. Des bandages et des désinfectants? Mais pourquoi lui avait-elle donné ça? Bon d’accord, il commençait à en manquer chez lui mais elle ne pouvait pas être au courant de ça. Et puis cette phrase qu’elle avait prononcée en s’inclinant… Que voulait-elle dire par là? Il ne l’avait pas vu depuis une semaine et elle n’avait rien à se faire pardonner. Il se mit à réfléchir très intensément quand une question s’imposa dans son esprit. Pourquoi cette scène lui semblait si familière tout d’un coup? Décidemment, sa mémoire ne l'aidait pas beaucoup.
Après avoir mangé son bento, il lui restait une petite demi-heure avant la reprise des cours. C’était le moment de sortir ce qu’elle avait apporté pour se faire pardonner par une certaine personne qu’elle avait blessé récemment. Guihu fouilla dans son cartable et y ressortit un petit sac en papier, assez rempli il faut dire. Elle se leva et alla devant le bureau de Nadeshiko qui n'osait plus la regarder en face, de peur de se remettre à pleurer devant elle. Elle ne voulait plus jamais affronter ce son regard indifférent. Le peur lui tenaillait l’estomac. Tout à coup, elle repensa à quelque chose qui c’était passé pendant son absence. Si ça se trouvait, elle allait lui dire qu’elle ne voulait plus jamais la revoir. Sa peur grandit au fond d’elle. Si ça se trouvait, Sasuke avait dit à la jeune fille qu’elle l’avait harcelé tous les jours jusque chez lui pour avoir de ses nouvelles. Il lui avait sans doute dit du mal à son ex-meilleure amie. Que devait-elle faire? Une seule solution lui vint à l’esprit puisque la fuite était impossible. Elle devait fermer les yeux, prête à recevoir des mots blessant en pleine figure. Elle n’entendit pas un mot et commença à douter. Il ouvrit un œil puis l’autre. Elle releva sa tête et vit qu’elle lui tendait un petit sac rempli de friandise. Son regard était toujours aussi vide que d’habitude mais dans son geste, on pouvait sentir quelque chose de très différent de la dernière fois qu’elle l’avait rencontré. La jeune rousse releva alors complètement la tête et osa affronter son regard, le regard vide de son ancienne meilleure amie.
Guihu: Je les ai achetées ce matin…Shiko-chan.
Nadeshiko ouvrit grand ses yeux en entendant ce que son amie avait dit. C'était exactement…la même chose qu'autrefois. En plus, elle avait aussi prononcé son surnom. Elle était si émue. Il y avait la même hésitation dans sa voix à le prononcer quand elles étaient petites. Elle n’avait jamais vraiment aimé faire comme les autres et prenait ses distances. Elle la fixa de nouveau ainsi que le contenu du petit sac. Elle s'en était souvenue après tout ce temps? Elle avait finit par s’en rappeler? Il y avait un trop plein de bonheur pour son pauvre cœur meurtri. Elle était beaucoup trop heureuse. La rouquine contourna son bureau à toute vitesse. Tout le monde regardait la scène. C’était à peine si elle ne voulait pas sauter par-dessus sa table pour aller au plus vite dans les bras de la jeune fille aux yeux verts et l’enlacer de toutes ses forces. Elle pleurait de joie. Il ne fallait pas tout garder en elle. Elle était si heureuse que sa meilleure amie lui soit revenue. Il fallait que tout explose et il fallait fêter ça. Il fallait que le monde entier le sache. Elle avait toujours était ainsi. Elle avait retrouvé…sa meilleure amie. Elle ne savait plus quoi dire. Elle s’y était préparée mais aucun mot ne pouvait l’exprimer. Elle était si heureuse. Elle avait attendu ce jour avec impatience. Elle pleurait à présent de joie avec toutes les larmes de son corps.
Nadeshiko: Xiaohu! Xiaohu! Tu m’es revenue! Je savais que tu ne m'oublierais jamais! Je le savais! Tu m'as tant manqué! Xiaohu! Je n’arrive pas à le croire! Je suis si heureuse.
Guihu posa le petit sac sur le bureau de son amie et après une seconde d'hésitation, elle prit à son tour, son amie dans ses bras. Celle-ci ne s'arrêtait plus de pleurer de joie, tout en répétant qu'elle était heureuse. Elle commençait même à sauter. Il n’y avait plus rien qui pouvait l’arrêter.
Quelque part dans l’ombre, une silhouette disparut et atterrit dans une pièce plongée dans la pénombre la plus totale. Elle s’agenouilla devant ce qui devait être son maître et fit son rapport de la situation. Le «maître» se leva et sourit d’une façon assez étrange qui n’annonçait rien de bon.
Maître: Très bien… Il a enfin craqué…
L’espion sourit à son tour et rajouta autre chose. Les souvenirs de Huang Guihu revenaient à la surface eux aussi. Dans la normale, ils devaient rester enfermé jusqu’au jour de sa mort.
Maître: Et bien nous allons arranger tout ça… Je te laisse carte blanche pour arranger la situation. Si elle a survécu à «ça», c’est qu’elle doit beaucoup tenir à sa vie… Va.
Espion: Bien.
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Alors? C’était comment? Envoyez-moi des coms afin d’avoir la suite! S'il vous plait, ceux qui suivent ma fic et qui ne m’ont encore jamais envoyé de com, un petit encouragement serait le bienvenu. ^^
[1] Bon, j'ai essayé de traduire une chanson que j'écoute pour faire ce chapitre ^^ Ce n'est pas super, mais en chinois, c'est vraiment trop beau ^^ Désolé de la médiocrité de son français/chinois et pour les trous qui rend le texte pas très compréhensible...