Bon, je vais tenter quelque chose. Je vais commencer les chapitres sur Microsoft Word puis, les continuer sur Wordpad et les modifier sur Microsoft Word. Bon, pour l’instant, ça a l’air d’aller mais bon ^^’ c’est assez compliqué à réaliser comme manœuvre. Je dois passer par plein d’étape pour pouvoir le faire.

 

  Je l’ai enfin fini à temps ce chapitre pour Noël ^^ J’espère que vous passez de bonne fête. ^^ Bon, il est 1h38 mais bon, ce n’est pas grave, ça en vaut le coup, enfin, j’espère. ^^

 

  Je vous souhaite à tous un joyeux Noël et une très bonne année. Bonne lecture à tous! ^^

 

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Tout commença ce soir là

 

Chapitre 13

 

  C'était vraiment bizarre depuis ce soir là, cette journée horrible. Il n’aurait pas du s’énerver ainsi sous ses yeux. Il avait si honte de lui à présent. Il n’osait plus la regarder en face, mais seulement en cachette. Le savait-elle? Peut-être pas. Il y avait cet étrange pressentiment aussi qui lui pesait sur le cœur depuis déjà un certain temps. Tout devrait s’être arrangé après leur «discussion» pourtant. Il ne devrait plus y avoir de problème entre eux à présent. Ils devraient avoir tout réglé. Tout devrait être parfaitement normal. Tout a fait normal, comme s'ils ne s'étaient jamais sentis, même pendant une seconde, loin l'un de l'autre. Malheureusement pour lui, la chaleur qui se dégageait ordinairement de la jeune fille n'était plus là pour lui. Il ne la ressentait plus nulle part chez lui. Cette fameuse chaleur qu’il aimait tant ressentir, avait toujours été remplie d’une extrême douceur, d’attention et d’amour pour lui, était devenu aussi froid que de la glace elle-même. Tous ces petits biens êtres qui lui réchauffaient tant le cœur avaient complètement disparut de leur cœur saturer de sentiments. Cet amour qui faisait qu’il se sentait vraiment chez lui n’était plus qu’indifférence envers l’un et l’autre. Plus aucune attention n’était présente chez lui à présent. Il regrettait tant toutes ces petites marques d’affection quotidienne si douce et si apaisante qu’ils se donnaient de temps en temps afin de se montrer, de se prouver, que leurs sentiments étaient encore présent. Qu’avait-il fait pour que tout cela change autant? Il ne le savait pas. Tout ce qu’il savait actuellement en restant auprès d’elle c’était justement qu’elle ne dégageait plus ce petit quelque chose qui faisait qu'on se sentait bien chez soi. Il n’avait plus envi de profiter de sa présence mais au contraire, de la fuir tellement il se sentait mal à l’aise. Tout cela empirait de jour après jour, d’heure en heure. Elle devenait de plus en plus froide, de plus en plus indifférente, et ceux, quoi qu'il fasse. Son lien avec elle se désagrégeait petit à petit. Et lentement, il disparaissait sans qu’il ne puisse faire quoi que ce soit. Il ne le voulait pas. Hors de question qu’il le perde! Il ne pouvait pas se permettre de laisser se détériorer ce lien si particulier qui les unissait. Elle était l’unique objet de ses pensées. Il l’aimait tant. C’était elle qui lui avait apprit à vivre dans le présent, et non plus dans le passé si sombre qu’il possédait. Et c’était certainement elle qui lui avait apprit à croire en leur futur qui lui semblait meilleur. Ils apprenaient tout l’un de l’autre. Pourquoi est-ce que ça évanouissait comme ça?

 

  Cela faisait plus d’un mois qu’une tension aussi palpable, froide et indifférente s’était établies entre deux protagonistes: Guihu et Sasuke, deux jeunes fiancés qui ne connaissaient rien de l’amour et de la vie. Ils se sont sortis mutuellement, sans le savoir, d’un monde qui n’était pas le leur. Ils avaient apprit à s’aimer autant qu’ils le voulaient, vivant sous le même toit. Ils profitaient de la présence de l’autre, voulant toujours être auprès de la personne qu’ils aiment le plus au monde. Alors… Alors pourquoi leur relation est devenue aussi instable depuis quelque temps? Que c’était-il passé?

 

  Pour l’Uchiwa, la nourriture n'avait plus ce petit goût de tendresse et d’attention. Ce n’était devenu que de simple plat. Ils se parlaient encore plus rarement, si c’était possible, qu’à l’accoutumer. Les phrases de la jeune fille aux yeux verts étaient encore plus courtes. Cette situation durait depuis déjà un certain temps…depuis ce fameux jour où le brun était rentré assez tard, ou tôt selon les points de vu, de sa journée de repos. Oui, à partir de ce jour que tout avait dérapé. Aucun des deux, du moins, l’un d’entre eux, ne savaient vraiment pas pourquoi la situation était ainsi. Une question lui vint à l’esprit. Pourquoi ce malaise si soudain s’était-il implanté entre eux? Pourtant, l’Uchiwa essayait de se persuader que c’était uniquement dans sa tête, malgré toutes ces intuitions aussi visible que le costume orange de son meilleur ami. Il s’obstinait à les nier en bloc. Il voulait la croire de tout son cœur. Il voulait avoir une confiance sans faille en elle, quoi que dise sa tête. C’était son cœur qu’il devait croire. Sa si précieuse jade lui avait dit qu'elle ne lui en voulait pas alors il la croyait. Il ignora donc autant que possible cette sensation si désagréable qui lui parcourait le long du dos à tout moment de la journée et continua à vivre avec elle comme si de rien n'était.

 

  La rentrée des classes s'était plutôt bien passée pour certains élèves, mis à part quelque petit différent de part et d’autre de l’établissement. Les cours reprenaient normalement, après deux mois de vacances bien mérité. Les professeurs étaient tous présents, au grand malheur de certains élèves, qui d'ailleurs, finissaient tous leurs devoirs de vacances à la dernière minute, d'autres racontaient leurs aventures plus que passionnantes et enrichissantes à différent lieux de Konoha. Ils avaient tous le sourire aux lèvres, heureux de revoir leurs amis

 

  Mais ce jour fut aussi particulièrement triste pour certain d’entre eux, surtout pour la classe de deuxième année où Sasuke et Guihu étaient. En effet, avant même la première heure de la journée, Nadeshiko était arrivée dans la classe, et quand elle eut posé ses yeux sur «sa meilleure amie» qui sortait ses affaires, l'ignorant superbement comme la plupart des élèves de la classe, elle fondit en larmes, dans les bras de Gaara, encore debout à côté d'elle. Elle ne pouvait pas s’en empêcher. Et c'est là que tout commença à partir en vrille. Les autres élèves ont commencé à faire courir des rumeurs plus ou moins douteuses sur elle. Par exemple, le fait qu'elle avait agressé plusieurs la rousse pendant les vacances, le fait qu'elle n'était pas vraiment ce qu'elle voulait montrer, le fait qu'elles se soient disputées pour une histoire de cœur, ou bien encore, sans aucun doute la meilleure rumeur qui circulait, un triangle amoureux, dont le nom du fameux garçon, chanceux ou pas, était étranger à tout le monde sans exception. Les choses se sont toutes gâtées à partir de là. La violence était maîtresse contre elle, sans qu'elle ne cherche à se défendre, encore. Sasuke essaya de protéger sa fiancée tant bien que mal. Il restait le plus souvent avec elle. Cette journée était tout simplement exténuante, horrible et terrifiante. Heureusement pour lui, sa précieuse jade se défendait tout de même un peu contre les jeunes lycéens inexpérimentés qui lui voulaient du mal. Elle s’en débarrassait quand même assez rapidement des fauteurs de trouble. Mais, car il y avait toujours un mais, sa fiancée baissait aussi totalement sa garde si redoutable en face des jeunes lycéennes qui étaient encore plus sauvages que les hommes.

 

  Vers la pause de l'après-midi, Naruto vint voir son ami le brun pour lui parler un peu. Il semblait un peu hésitant avant de prendre la parole, ce qui n’était pas dans ses habitudes si…spontanées et sûr de soi. Mais après tout, ça ne le concernait pas du tout cette histoire alors pourquoi s’en mêler? Tout simplement parce que l’Uchiwa était son meilleur ami, son frère, rien de plus simple que cela.

 

Naruto: Dis Sasuke... Je peux te poser une question?

Sasuke: Dis toujours.

 

  Il avait l’air comme d’habitude, c'est-à-dire indifférent… Non, il était préoccupé. Ca se voyait comme le nez au milieu de la figure. Sasuke n’était pas dans son état normal. Devait-il poser sa question finalement? Oui, il devait savoir. Sinon, il ne dormirait jamais de la nuit et il le regretterait.

 

Naruto: Tu t'es disputé avec Guihu?

 

  Sasuke fut surpris par la question si perspicace du blond et releva sa tête qui était, jusqu’à présent, dirigée vers la fenêtre à côté de lui. Le paysage était d’une couleur grise, morne. Les nuages étaient si tristes et laissaient tomber toutes leurs d’eaux pour aller s’écraser sur l’objet d’observation du brun. Guihu et lui avaient l'air de s'être disputé? Il n'y avait aucun problème et ils agissaient comme d'habitude… Tout allait bien pour eux, alors pourquoi cette question? Mais il avait un doute sur lui-même. Allait-il continuer à nier l'évidence ou allait-il agir pour rétablir l'équilibre d’antan?

 

Sasuke: Non, pourquoi?

 

  Il vit son ami passer une main derrière sa tête, un peu gêné. Cherchait-il ses mots? Ca lui ressemblerait bien, ça.

 

Naruto: Bah…disons que…même sans vraiment connaître tous les détails de vos relations, entre toi et Guihu, on sent bien, même très bien hein, bah, que vous êtes en froids. C'est…assez voyant… Surtout quand vous êtes l'un à côté de l'autre. On ressent comme une tempête de neige entre vous. C'est assez gênant et flippant. On ne sait pas comment réagir face à ça.

 

  Sasuke leva un sourcil face à la métaphore que son meilleur ami a utilisé. Une tempête de neige? Et puis quoi encore? Son ami devait trop travailler pour pouvoir dire ce genre de chose.

 

Sasuke: Une tempête de neige? Tu délires complètement Naruto. Et puis, je ne vois pas de quoi tu parles. Tout va bien. On agit comme d'habitude. Je ne vois pas pourquoi on serait en froid.

 

  Apparemment, ce n’était pas un assez bon argument vu que le blond commençait à reprendre sa si mauvaise habitude et à gesticuler de partout pour bien lui expliquer son malaise. En plus de ça, il fallait qu’il élève la voix, se donnant en spectacle devant le reste de la classe présent, pour être sûr qu’il l’entende bien.

 

Naruto: Mais si! Il y a même une véritable avalanche entre vous! Quand on a mangé ensemble ce midi par exemple! J’étais tellement mal à l’aise que j’ai cru que je ne pourrais jamais me lever pour aller aux toilettes pour échapper à votre blizzard! J’ai aussi cru que si je mangeais une bouchée de mon bento, je finirais fusillé par vos yeux assassins! J’ai faillit me le faire dans le pantalon!

 

  Et voilà qu’il commence à transpirer de grosse goutte en repensant à l’horreur qu’il avait vécu ce midi même. Jamais cette impression ne quittera son esprit à présent. Bien sûr, la règle qui interdit aux filles de manger avec les «beaux gosses» était toujours d’actualité. C’était seulement qu’il avait déjeuné dans la classe au lieu de partir sur le toit. Voilà se qui explique la présence de Guihu dans leur groupe à ce moment là.

 

Naruto: C’était affreux! J’en ai encore froid dans le dos rien qu’en y pensant! Sasuke!

Sasuke: N’importe quoi. On agit comme d’habitude.

 

  Il en avait assez d’entendre des bêtises plus grandes que lui sortir de la bouche du jeune lycéen et décida de l’interrompre pour de bon cette fois. Il voulait un peu de calme pour pouvoir récupérer de sa longue journée. D’ailleurs, cette si soudaine interruption permit Naruto de reprendre son souffle et son…son…calme, s’il en avait déjà un.

 

Naruto: Oui, je le sais bien que vous agissez tous les deux comme d'habitude. Mais ça crève les yeux. D’ailleurs, c'est pour ça qu’on, je veux dire par là, toute l’école, n’ose pas vous approcher quand vous êtes l’un à côté de l’autre. Il y a un…petit quelque chose qui fait que…enfin, voilà quoi! Je ne sais pas comment dire. C'est bizarre votre truc.

 

  Le calme du blond n’avait pas duré bien longtemps, seulement quelque seconde et voilà, c’était terminé. Enfin…il ne faut pas trop en demander à Naruto non plus. Il était ce qu’il était après tout. Mais d’un coup, il devint sérieux.

 

Naruto: Tu peux te confier à moi, tu le sais?

 

  Il n’allait pas lâcher le morceau tant qu’il n’aura pas une réponse qui le satisfasse. Sasuke de décida donc d’en révéler une partie à son ami qui commençait à être vraiment très lourd.

 

Sasuke: On a eu un petit froid entre nous au cours de l’été, je l’avoue, mais c'était uniquement dans ma tête tout ça, rien de plus. Guihu m'a assuré qu'elle n'était pas en colère contre moi, alors tout va bien. Je sais qu’elle est incapable de me mentir. Il n'y a rien entre Guihu et moi. C’est ton imagination. On s'entend très bien, comme d'habitude. Arrête de t'inquiéter. Et je sais que t'es un bon confident malgré tes airs stupides.

 

  Naruto semblait peu convaincu par son ami, et aussi un peu vexé pour la dernière partie de phrase qui était, bien entendu, de trop. Qui avait des airs stupides? Non mais! Il voulait l’aider et le voilà qu’il l’insultait ouvertement. Il fit la tête et lança même un regard meurtrier au brun.

 

Naruto: Mais je te dis que c’est différent quand même. Tu dois le savoir. Je me souviens que, juste avant les vacances, on a aussi mangé avec Guihu dans la classe, car il y avait trop de soleil dehors. Je n’osais pas me lever pour aller aux toilettes…

Sasuke: Tu ne vas pas recommencer?

Naruto: Non, ce n’est pas pareil je te dis! Avant les vacances! Pas aujourd’hui! T’écoute un peu ce qu’on te dit? Je n’osais pas aller aux toilettes car vous rayonnez de bonheur. Vous rayonnez même tellement que s’en était aussi flippant!

 

  Le revoilà qui s’agitait partout. Quand est-ce qu’il serait épuisé, lui? Quand? Il était lassé de tout cela.

 

Sasuke: On était à l’autre bout de la salle.

Naruto: Même! Vous étiez dans la même pièce! Vos périmètres de rayonnement aveuglant étaient super large! On était trop mal à l’aise de manger dans la même pièce que vous deux! On ne pouvait même pas y échapper je te dis! Je les ai très bien sentis, vos ondes, depuis les toilettes à l’autre bout de l’école! Je pouvais même plus…

 

  Mais il fallait l’arrêter! Il n’avait pas honte de perler aussi librement? En plus, il n’était pas seul. Il y avait des élèves dans la classe. Et puis, il n’allait quand même pas révéler à tout le monde ce qu’il faisait aux toilettes ce jour là! Sasuke le coupa brusquement pour le ramener sur Terre.

 

Sasuke: C’est bon! Tu ne vas pas tout décrire non plus! Il y a des filles dans la classe! Et puis, la principale concernée dans ton histoire est juste derrière toi! T’es aveugle? En plus, pourquoi tu te focalises sur les toilettes depuis tout à l’heure?

 

  L’Uchiwa vit le blond prendre une tête encore plus stupide que d’habitude. Guihu était juste derrière lui? Comme pour se prouver que le brun le faisait marcher, il se retourna, lentement. Quelle ne fut pas sa surprise, voir même la crise cardiaque qui l’avait frôlé de peu, quand il la vit, effectivement, derrière lui. Il fit un bon gigantesque pour se prendre un bureau. Il la pointa ensuite du doigt.

 

Naruto: Depuis quand tu es derrière moi Guihu?

 

  La jeune fille aux yeux verts leva doucement sa tête de son livre à l’entente de son prénom et vit Naruto à terre. Pourquoi était-il par terre?

 

Naruto: Alors? Depuis combien de temps tu es derrière moi?

Guihu: Depuis la reprise des cours.

 

  L’étonnement de Naruto quand il entendit ça. Depuis le début? Et puis quoi encore? Ce n’était pas possible! Elle le faisait marcher là. Il l'aurait remarqué sinon. Etait-elle ninja, elle aussi, pour cacher sa présence ainsi?

 

Sasuke: Je t'avais prévenu Naruto. Elle était là depuis le début. Et en voyant ta tête, non, elle n'a pas caché sa présence. Elle est juste discrète de nature.

Naruto: Comme Hinata?

Sasuke: Un peu mais c’est différent comme tu peux le constater. Mais tu la ressens très bien sa présence maintenant que tu l'as vu. C'est toi qui es trop faible pour pouvoir t'en rendre compte.

Naruto: Même pas vrai! Et je maintiens le fait que tu t'es disputé avec elle!

 

  Voyant la mine que le blond continuait de tirer, Sasuke insista pour être encore plus convainquant, ce qui lui valut en fait, l’effet contraire. Le blond finit par soupirer, n’arrivant à rien avec lui, et il laissa tomber cette affaire, même si ce n'était pas dans ses habitudes. C'était quelque chose de privé et il n'avait pas à s'en mêler s'il n'en avait pas l'autorisation, même s'il en avait envi. De toute façon, les cours allaient bientôt se terminer dans une heure. Il devrait alors partir travailler pour gagner sa vie et il ne pourrait plus rien faire pour son ami. Il ne pouvait quand même pas les suivre en douce jusque chez eux pour voir. Mais d'ailleurs...où habitait Sasuke? Il ne le savait même pas. Ca l’étonnait d’ailleurs au plus haut point. Il n’avait pas cherché à le savoir.

 

  Il soupira de nouveau et pensa à "son rendez-vous" quotidien avec Sakura Haruno…sa Sakura adoré. Il tourna la tête vers celle qu'il aimait et la vit entrain de rire avec les filles de la classe. Il allait enfin pouvoir rester un peu avec elle, sans que ça ne paraisse comme du harcèlement sexuel. Il en était heureux. Elle comptait tant pour lui. Elle avait décidé de faire un petit boulot pour se changer les idées, et elle avait été, par le plus grand des hasards, engagé dans le même magasin que Naruto. Il était si heureux de pouvoir travailler avec qu’elle. Elle était comme un rayon de lumière qui terrassait les ténèbres de son cœur. Il pouvait enfin rester un peu avec elle, même si ses sentiments n'étaient pas partagés. Il pouvait au moins profiter de sa présence à ses côtés, ainsi, il aurait l’impression de retourner au temps de la team 7,  unie et soudée, quand elle le voyait faire ses âneries et quand elle le considérait encore comme un ami.

 

  Sasuke, quand à lui, fixait à présent Guihu, quittant par la même occasion la fenêtre maussade et triste. Ils avaient tant l'air de s'être disputé que ça? C'était si voyant? Pourtant, il se répétait sans cesse que rien n'avait changé entre eux…absolument rien. Même lui se serait trompé s'il n'était pas directement concerné par cette histoire. Il y avait toujours cette même routine entre eux. Il s'en voulait d'inquiéter son ami pour des broutilles aussi futiles. La fin des cours approchait à grand pas. Enfin, il serait libéré de ces cours ennuyeux. Il détacha son regard de sa fiancée et regarda de nouveau par la fenêtre. La pluie était toujours entrain de tomber, un vrai torrent se déversait sur cette ville. Quiconque irait dessous serait immédiatement trempé de la tête au pied. Heureusement que le brun avait apporté son parapluie. Quelque chose le dérageait dans cette pensée sans qu’il ne puisse dire quoi… Soudain, son esprit eut trouvé la pensée qu’il cherchait. Sa fiancée avait-elle aussi un parapluie? Il venait juste de se souvenir qu'elle n'emportait jamais de parapluie avec elle. Il se tourna de nouveau vers elle pour la voir quand la sonnerie retentit la fin des cours. Il la vit, mais quelque chose clochait dans son champ de vision. Oui, et ce n’était pas très rassurant à savoir. Guihu rangeait ses affaires calmement, jusque là, c’était normal, mais que Gaara la fixe avec un regard coléreux, ça l'était beaucoup moins. Enfin bon…le Kazekage ne lui ferait pas de mal. Il avait changé depuis le temps de l'examen chunin. Mais ce regard était inquiétant. Il avait l’impression de se retrouver devant celui qu’il était autrefois.

 

  Finalement, il préféra ignorer le rouquin et fit comme tout le monde. Il se leva et rangea ses affaires. Il devait se dépêcher de rentrer chez lui, ainsi, il serait au chaud avec elle. Ainsi, ils se réconcilieront peut-être, qui sait. Il ferait tout pour en tout cas. Cette situation a assez duré. Si Naruto l’avait remarqué alors il devait faire vite avant que toute l’école soit au courant. Et puis, la pluie n’était pas prête de s’arrêter alors autant faire vite. Comme ça, s’il partageait son parapluie avec elle, peut-être les choses s’arrangeront entre eux. C’était un peu simplet comme idée mais elle était mieux que rien.

 

  Soudain, il entendit un bruit sourd en provenance du bureau de sa fiancée. Tout le monde se tourna vers la provenance du son. C'était Gaara qui avait frappé la table de Guihu avec un regard assassin. Il y avait tant de haine et de colère à son égard qu'il était incapable de bouger pour aller la secourir. Pourquoi? Pourquoi n'irait-il pas sauver celle qu'il aimait? Quel lâche! En plus, Nadeshiko tirait l'uniforme du rouquin pour l'empêcher de faire quelque chose. Cela ne présageait vraiment rien de bon. Que se passait-il dans la tête du Kazekage?

 

Gaara: Pourquoi?

 

  Guihu releva sa tête vers son interlocuteur, le regarda droit dans les yeux puis les abaissa la seconde d’après, pour ensuite les détourner complètement vers l'opposé du roux. Elle n'appréciait pas beaucoup le fait de regarder quelqu'un dans le blanc des yeux. Ce n’était pas très poli en plus de cela. De plus, elle ne supportait pas soutenir un regard. Peu importe lequel. Elle avait appris à le faire, systématiquement, comme un automate qui ne faisait que suivre les instructions données. D’ailleurs, c'était contre son éducation de regarder quelqu'un droit dans les yeux. C’était un des signes de très grande insolence envers son interlocuteur qui parlait.

 

  Elle se leva après avoir terminé de ranger son cartable sous les yeux verts meurtriers et alla partir quand Gaara lui barra la route. Elle aurait préféré partir en toute indifférence, comme d’habitude, mais apparemment, cela ne lui était pas permis. Il était décidé à lui parler, même si c'était en présence de la majorité de la classe, un peu trop curieuse à son goût. Combien de temps était-il passé depuis qu'ils s'étaient arrêtés? Quelques secondes? Quelques minutes? Elle ne le savait pas. Elle sentait juste son regard devenir de plus en plus dure à chaque seconde qui passait, faisant de plus en plus penser à l'ancien lui pour ceux qui l’avait connu.

 

Gaara: Tu n'avais pas à être aussi…

Nadeshiko: Arrête Gaara… Elle…

Gaara: Mais...

Nadeshiko: Ca va passer… Oui…ça va passer…avec le temps… Alors… Ne lui…fait pas de mal… S'il te plait…

 

  Toute la classe vit Nadeshiko pleurer des larmes silencieuses, différentes de celle du matin même. Le rouquin la prit alors dans ses bras pour essayer de la calmer pendant que Guihu se dirigeait vers la sortie, indifférente à la scène qui se déroulait sous ses yeux. Elle était donc insensible à ce point? Peut-être bien que oui. La Guihu qui existait dans le «rêve» n'était plus de ce monde depuis bien longtemps. Elle avait disparut de la surface de la Terre. Elle ne ressentait ni nostalgie, ni regret, ni aucun autre sentiment envers le passé. On lui avait apprit à ne rien ressentir. Le monde est dur. La rousse n'avait pas besoin d'elle. Elle n'éprouvait d’ailleurs aucune pitié à son égard. On aurait pu considérer ça comme du mépris, du sadisme. Si elle restait plus longtemps à ses côtés, sans réagir, elle n’aurait fait qu'empirer les choses. Elle voulait aussi s’échapper de cette atmosphère étrange qui régnait en maître dans la salle. C’était inutile de lui apporter plus de souffrance que ça. Peu importe ce qui sera dit dans son dos. Cette affaire ne la concernait plus, dans tout les cas de figure. Elle n'était plus du même monde que les autres. Chacun a prit sa route, chacun son chemin dans la vie. Un fossé infranchissable s'était dressé dans son coeur afin de la protéger et afin de ne plus se mêler aux autres.

 

  Tout le monde se hâta rapidement, avec un air compatissant collé au visage, aux côtés de celle qui pleurait en silence dans les bras de son amant, et qui avait à présent le coeur en mille morceaux, comme s’il avait été piétiné dans ménagement face à l’indifférence de la jeune fille aux yeux vert terne. Tout le monde était à présent contre elle, contre la jeune fille qui avait, pendant un temps, si attirante et si mystérieuse. Guihu quitta la classe et gagna le hall d'entrée, là où étaient les casiers pour changer de chaussure. Elle changea sa paire avec la même lenteur et la même précision qu’a son habitude. Elle entendit des jeunes lycéennes de son âge parler su temps qu’il faisait. Apparemment, il pleuvait depuis déjà un moment et ce n'était pas prêt de s'arrêter. Quand elles la virent, elles changèrent complètement de sujet et parlèrent de son comportement. Pourquoi ne venait-on pas lui parler directement plutôt que de faire des messes basses qui n'étaient pas vraiment très discrètes? Mais après tout, elle s'en fichait, de leur comportement. Ce que l'on pouvait dire sur elle ne l'atteignait pas. Elle était indifférente à tout. Une seule chose comptait pour elle. Elle ne devait plus désobéir aux règles, plus jamais. Elle se souvint quand même avoir eu beaucoup de mal à les apprendre. Il ne fallait pas ruiner tous ces efforts à néant. Elle s'était déjà assez détournée du droit chemin bien trop souvent depuis qu'elle était sortit. Ce monde n’était vraiment pas bon pour elle. C’était comme le lui avait dit sa belle-mère. Il était temps de reprendre les bonnes habitudes. Il était hors de question de recommencer à trahir la confiance qu’elle lui avait accordée. Son esprit était embrouillé par tous les récents événements qui lui sont arrivé mais elle devait avant tout rester naturelle. Il fallait qu’elle reprenne le dessus et se maîtriser. Il ne fallait rien laisser transparaître. Elle ne pouvait plus redevenir comme autrefois, comme dans le «rêve» c'était bien trop tard pour pouvoir avoir des regrets quels qu’ils soient. Alors pourquoi changer maintenant? Ce n'était que des efforts vains.

 

  Elle marcha vers la sortie du bâtiment, d'un pas lent, sans aucune hésitation qui montrait un quelconque obstacle entre elle et la sortie, et entra sous la pluie démentielle. Elle fut trempée en un rien de temps, de la tête au pied. Elle ne s'en formalisa pas plus. Elle continua son chemin jusqu'à la moitié de la cours quand elle fut arrêta par un bras. Qui l’avait arrêté en plein milieu du chemin? Elle devait rentrer en vitesse. Des corvées l’attendaient depuis le matin même. Cette main était toujours sur son bras et exerça une légère pression pour qu'elle s'arrête complètement. L'avait-on appelé de loin pour qu’on y vienne aux mains ainsi? Elle n'avait rien entendu. Sans doute à cause de la pluie qui faisait un vacarme assourdissant autour d’elle. Elle ne sentait plus les gouttes tomber sur elle. Depuis quand était-elle à l'abri? Décidemment, rien n'allait plus aujourd'hui. Elle se retourna lentement et le vit, lui. Il était là, devant elle, complètement essoufflé et le visage inquiet. Et ses yeux...ses yeux qui montrait une telle peur. Pourquoi? L'eau ne lui ferait rien à part la tremper. Pourquoi tant de sentiments se lisaient dans son regard? Pourquoi avait-il couru pour la rattraper? Il était aussi trempé mais beaucoup moins qu'elle. En fait, il était surtout mouillé au niveau des jambes pour avoir marché dans des flaques. Pourquoi était-il pressé? C’était à elle de faire les corvées ménagères alors il n’avait pas besoin de se presser. L’uniforme était bon pour le lavage, et il en avait besoin pour le lendemain. Il lui avait semblé qu'il lui avait crié dessus en arrivant à son niveau mais elle se sentit étrange, comme dans une autre dimension, loin de tout ce qui l’entourait. C'était étrange comme sensation. Elle se sentit toute drôle mais n'en tint pas compte. Il ne fallait rien montrer…à personne…

 

  Elle ne semblait pas l’avoir entendu alors il cria de nouveau son mécontentement. Il était si frustré de la voir ainsi. Elle ne prenait donc jamais soin d’elle? Si seulement elle pouvait lui allégé la tache de temps en temps.

 

Sasuke: Mais tu es folle de marcher sous cette pluie? Viens, on rentre ensemble.

 

  Sasuke retira, avec beaucoup de mal, sa veste qui était légèrement mouillé, car il avait encore son parapluie en main, mais ce n'était pas grave. Il l’avait rattrapé. Il devait avant tout la protéger de la pluie. Sa veste ferait l’affaire pour le moment. Si ça continuait comme ça, elle allait tomber malade avant même d’arriver chez eux. Il la mit ensuite sur les épaules de Guihu qui resta inactive et indifférente face à l’attention touchante de son geste. Il repositionna un peu mieux sa veste afin qu’elle puisse la recouvrir entièrement et il lui parla plus calmement.

 

  Il parlait encore mais elle n’entendait rien. Etait-elle devenue sourde tout d’un coup? Non… La pluie couvrait le son de sa voix. Elle entendait très bien les gouttes d’eau s’écraser au sol. Pourquoi s'occupait-il d'elle ainsi? Pourquoi s’inquiétait-il? Elle n'était qu'un poids pour lui. Elle le savait. Elle les entendait encore, ces petits mots qui résonnaient en boucle dans son être. Ces mots qui l’avaient fait tant souffrir. Ce n'était pourtant que des mots. Alors pourquoi? Il devrait arrêter d'être aussi gentil avec elle. Elle se sentait bizarre. Elle ne le méritait pas. Elle n'était rien pour personne. Elle n'était qu'une poupée que l'on maniait à sa guise. Il était pareil. Il était comme les autres. Elle vit qu’il bougeait son bras. Pour quoi faire? Il lui prit la main et allait faire un pas quand elle la retira brusquement, sans le faire exprès. Par pur réflexe? Peut-être. Il n'avait pas à la toucher après avoir dit ce qu'il ressentait vraiment. Il ne lui avait même pas dit en face. Il ne l’aimait pas.

 

  Elle avait commencé à s'ouvrir, sans le vouloir, mais c'était une erreur de sa part. Elle n'avait pas à négliger ces règles qui étaient faites pour la protéger depuis le début. Elle le savait à présent. Elle n’était qu’une ingrate envers sa sauveuse, envers son éducatrice. Ces règles régissaient sa vie pour mieux la protéger du monde «extérieur». Il était encore là, debout devant elle, dans la même position. Il était sous le choc de son geste. Elle n'était rien pour lui. Elle le savait mieux que personne. Il s’amusait juste avec elle, comme sa si belle réputation le disait. Heureusement qu’elle ne s’était pas laissée faire avec lui. Il aurait pu lui faire plus de mal que cela.

 

  Il ne pouvait pas croire ce qu’elle avait fait à l’instant. Elle avait retiré sa main si brusquement de la sienne. Jamais encore elle n’avait refusé de la prendre. Il n’osait pas y croire tellement cela semblait irréelle pour lui. Elle n'avait jamais été…une rebelle? Non, c’était bien trop fort. Mais ce qu’il voulait dire c’était qu’elle ne s’était jamais opposée à lui ainsi. Avait-il été trop pressé pour qu’elle réagisse? Que se passait-il avec elle ces dernières semaines? Il ne comprenait plus rien.

 

Sasuke: Mais…

Guihu: Je n'ai pas besoin de tout cela.

 

  Elle retira la veste qui était sur ses épaules et la rendit à Sasuke qui en fut encore plus choqué. Elle ne le regardait pas lui, mais le sol. Elle fit un pas en arrière et sortit de sous le parapluie. L’eau coulait de nouveau à flot sur son visage, brouillant sa vue par la même occasion. Elle continua son chemin sous le torrent, comme s’il ne l’avait jamais arrêté. Qu'est-ce qui lui prenait? Il ne pouvait plus bouger face au choc qu'il venait de subir. Elle…l'avait repoussé…pour de bon cette fois? Il était anéanti. Il savait à présent ce qu’à du ressentir Sakura quand il l’avait fait. Pourquoi? Qu'avait-il fait pour mériter cela? Il la regarda s'éloigner lentement, puis la vit disparaître au tournant. Il avait encore cette impression d'éloignement entre eux. Et c'était de plus en plus net. Il ne pouvait plus le nier. Que faire pour rétablir leur amour? Il ne voulait plus qu'elle sorte de sa vie aussi brusquement qu’elle était entrée. Il avait déjà assez souffert lors de leur déclaration vouée à l’échec. Elle était bien trop ancrée dans son cœur, dans sa vie, pour qu'il ne se laisse faire. Il resta là, sans bouger pendant un moment, avant de se mettre à courir pour la rattraper. Elle ne pouvait pas continuer à rester sous une pluie pareille. Peu lui importe ce qu’elle lui dirait. Il voulait être avec elle et la protéger. De plus, le vent se levait, pour devenir encore plus violent que précédemment, ce qui glaçait encore plus le contact de la peau avec l'eau. Il la vit, enfin, devant lui et en fut soulager jusqu'à ce qu'il la voit tituber et s'appuyer sur un mur pour continuer à avancer. Pourquoi ne s'arrête-elle pas?

 

  Elle sentait son coeur se serrer doucement, puis se desserrer pour se contracter de nouveau plus violemment. C’était assez douloureux, et ça continuait ainsi de suite, jusqu'à ce qu'elle manque sérieusement d'air. Elle ne devait surtout pas flancher. Elle ne devait montrer aucune faiblesse à «l'extérieur». Les faibles se font manger par les plus forts, voilà tout ce que lui avait enseigné son professeur d’économie et d’art martiaux. Non…en fait…tous ces professeurs ont cette logique. Elle ne devait pas faiblir, coûte que coûte. Inconsciemment, elle porta sa main sur son coeur et serra son vêtement à cet emplacement. La pluie continuait de tomber, de couler, de la frigorifier sur place. Son cœur la faisait vraiment souffrir. Que ce passait-il? Cet organe ne lui avait jamais fait défaut jusqu’à présent. Jamais encore elle ne s'était sentit aussi mal. Elle n'avait jamais sentit une telle douleur alors qu'elle s'était déjà casser plusieurs fois les membres sans jamais rien ressentir de pareil. Elle était là, dans la rue, à souffrir. Cette souffrance était incomparable. Elle avait chaud, de plus en plus chaud. L'air lui manquait dans les poumons, de plus en plus. Elle avait du mal à respirer. Elle entrouvrit la bouche pour faire rentrer un peu plus d'air, sans succès. Ses poumons refusaient de laisser entrer plus d'oxygène. Que devait-elle faire? Elle n'avait pas le droit d'être faible. Après beaucoup d'effort, elle se redressa et continua son chemin. Pourquoi est-ce si dure de contrôler son coeur? Ce n’était pas juste. Elle était essoufflée. Chaque effort pour se redresse complètement la tuait à petit feu. Sa vue se troubla à cause de l’oxygène manquant. Elle n'avait plus assez de force pour se battre. Pourtant, elle le devait. Elle quitta le mur qui lui servait de support et repris sa marche, encore plus lentement.

 

  Il voyait tout de là où il était. Il n’était qu’à quelque mètre. Il avait une douleur qui lui lacérait le cœur, qui le meurtrissait doucement mais sûrement. Pourquoi souffrait-il tant en la voyant ainsi? C’était donc ça, aimer? Pourquoi ne se laissait-elle pas aller? Il était là pour elle. Il devait aller l'aider. Ses jambes refusaient de faire un pas de plus. Mais que faisait-elle? Elle était mal au point et elle continuait de marcher? Il fallait absolument qu'il la rejoigne avant qu'un malheur n'arrive. Il s'était promis de la protéger. Que ce soit contre lui ou contre elle-même. Il accéléra le pas mais c'était trop tard. Il la vit s'appuyer de nouveau contre le mur. Il voyait bien que les jambes de la jeune fille ne pouvaient plus la soutenir. Il devait courir. Il n’y avait que quelque mètre qui le séparait d’elle. Pourquoi insistait-elle pour rester debout? Elle avait le droit d'être faible.

 

Guihu en pensant: Je suffoque… Mes forces me quittent petit à petit… Peu importe l'importance des efforts que je fournis, je n'arrive plus à respirer correctement… J'ai chaud… C'est insupportable… J’ai pourtant résisté à pire que cela, non? Mon cœur se serre de seconde en seconde… J'ai l'impression qu'il va exploser dans la minute, non, dans la seconde qui va suivre là. C’est atroce comme sensation. Mes jambes…elles sont si faibles… Elles dérobent sous mon poids. Je ne dois pas…être faible… Je ne dois pas…oublier la règle n°20. (A haute voix) Une personne qui…qui ne contrôle…qui ne contrôle…pl…ni ses…sentiments…ni ses gestes...n’est qu’un monstre...

 

  Elle devait le dire à haute voix, à tout prix sinon, elle n'en serait pas assez convaincue. Ces paroles doivent lui redonner de la force pour avancer. Parler à voix haute lui coûta beaucoup d'énergie et beaucoup de souffle aussi. Elle allait s'écrouler au sol si ça continuait. Elle ne devait pas faiblir. Elle n'était pas encore rentrée chez elle, pas encore du moins. Elle n’avait pas encore fait la moitié du chemin. De plus, elle avait encore tant de chose à faire. Elle n'avait pas le temps de se reposer.

 

Guihu en pensant: Je dois maîtriser mon cœur… Absolument…il doit tenir. Il me fait souffrir…mais…je dois…avancer… C’est beaucoup plus…que mes premières et dernières pensées…de cette nuit là…beaucoup plus mal… Je l’ai déjà ressentit mais où? Je ne dois pas m'avouer vaincu… (A haute voix) Je…ne…

 

  Sa vue recommença à se troubler. Le sol bougeait tout seul. Sa tête commençait à lui tourner, elle aussi. Elle ne contrôlait plus rien. Son corps lui désobéissait entièrement. Elle n'était plus qu'une moins que rien, ne bonne à rien. Et bientôt, le gris que créaient la pluie et les nuages fit place au noir complet et elle sombra dans l'inconscience, dans l’obscurité la plus total. Elle avait faillit dans sa tache. Elle n'avait pas le droit d'être faible, jamais. Elle n'était plus qu'une simple délinquante pour avoir osée désobéir aux règles fondamentales du clan qui l'avait recueilli. Elle avait trahit la confiance de sa belle-mère.

 

  Sasuke, qui avait vu tout la scène, lâcha son parapluie et couru vers elle. Elle s'était écroulée d'un coup. Que lui arrivait-il? Il fut trempé en un rien de temps mais il s’en fichait. Il n’y avait qu’elle qui comptait. Il la souleva un peu, la retourna face à lui et prit sa température. Elle était brûlante. Comment ça se fait? Et surtout depuis quand avait-elle de la fièvre? Il n'avait rien vu venir. Tout allait si vite. Il était complètement dépassé par les événements. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il avait un besoin urgent d’aide. Il allait la perdre. Il était égaré. Il ne savait plus quoi faire. Il aurait tant voulu voir toutes ces couleurs qui teintaient son visage dans d'autre circonstance que celle-ci. Elle semblait si vivante, mais en même temps, aux bords de l’agonie. Il ne pouvait même pas être heureux de cette nouvelle. Il la porta comme une jeune mariée et couru. Courir… Il le fallait, mais jusqu'où? Jusqu'à l'hôpital le plus proche? Non, que pouvait-il faire? Jusque chez l'Hokage? Oui, elle saura très bien quoi faire. Il fallait absolument la soigner, le plus rapidement possible. Il allait la perdre. Il...il avait besoin d'elle. Sans elle, il n'était plus rien. Il n'existait plus que pour elle. Il le savait maintenant. Peu importe toute la fatigue qu'elle lui faisait endurer, il l'aimait. Il l'aimait à en mourir. Pourquoi devait-il le comprendre seulement maintenant? Il ne voulait pas qu'elle le quitte. Il courut encore plus vite. L’école n’était pas aussi loin…si? Pourquoi mettait-il autant de temps pour y arriver? Il devait encore accélérer. Son coeur allait explosait, mais il s'en fichait. Elle ne devait pas le quitter. Il lui cria quelque chose pour faire évacuer tout son mal-être.

 

Sasuke: Guihu! Réveille-toi! Je t'aime! Ne m'abandonne pas!

 

  Manque de chance, elle ne réagissait pas. Elle ne l'entendait pas. Il le savait. Il le savait mais il devait au moins essayer. Il ne devait pas pleurer. Il ne pouvait pas encore se laisser aller, pas encore. Rien n'était encore perdu. Il y avait de l’espoir. Il y avait encore une chance. Il devait faire vite.

 

  Non loin de là, une ombre qui passait par là avait tout entendu et eut un sourire qui naquit sur ses lèvres. Cette personne a tout entendu et tout vu. Tout se passait comme prévu. Elle s’éclipsa aussi brusquement qu’elle était apparut.

 

  Plus tard, chez l’Uchiwa, dans la chambre de Guihu plus précisément, deux personnes la quittèrent pour laisser la malade dormir. C'était Sasuke et Tsunade. Ils soufflèrent de soulagement, en voyant la jeune fille se calmer. Ils descendirent jusque dans le salon afin de pouvoir discuter tranquillement.

 

Tsunade: Tu n’as plus à t’inquiéter. Elle va bien. Ce n’était qu’un malaise.

Sasuke: Je vous remercie de l'avoir examiné aussi rapidement.

 

 

 

 

 

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