Bonne lecture à tous!
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Tout commença ce soir là
Chapitre 11
Depuis ce fameux soir si doux en début d’été, depuis ce tout premier instant romantique, depuis ce tout premier baiser entre eux sous toutes ces étoiles qui ont été témoins de leur amour, si scintillantes, accrochées à leur place, dans le ciel si bleu, si sombre et si profond, Sasuke et Guihu s’étaient considérablement rapprochés dans leur relation de couple, de futur marié. Même s’ils étaient encore un peu gênés entre eux, le jeune homme pouvait se permettre quelque petit rituel à présent. Par exemple, il pouvait se permettre de lui baiser la joue le matin en guise de «bonjour» et le soir en guise de «bonne nuit». Il pouvait aussi la prendre dans ses bras quand il en avait envi, à n’importe quel moment de la journée du moment que ce n’était que chez eux, même si ça gênait les deux protagonistes. Il pouvait enfin se laisser un peu aller.
Avec quelques espions éparpillés, dans la plus grande discrétion possible, un peu partout autour d’eux depuis le début de leur cohabitation dans cette maison, tous ceux qui connaissaient la véritable nature de leur relation de fiancé, c'est-à-dire tous les membres des deux familles, Li et Uchiwa, réunit chacun de leur côté, étaient «responsable», selon le point de vue de chacun, que cette fameuse situation quelque peu gênante et surtout embarrassante pour ces deux adolescents qui n’étaient pas au courant de tout ce qui se tramaient dans leur dos à leur insu. Sasuke et Guihu n’avaient plus du tout d’intimité chez eux. Chaque espion observait leur fait et geste puis les interprétait dans leur rapport. Oui, heureusement qu’ils n’avaient pas conscience de tout ça.
Ces deux jeunes «descendants» des grandes familles de ce «monde» caché étaient encore tellement inexpérimentés au niveau des relations humaines et sentimentales. Mais avec ce léger progrès entre les deux jeunes lycéens si innocent et si timide, fréquentant le même établissement scolaire de la feuille à Konoha, ils pouvaient enfin tous dire que ces deux là formaient un véritable couple à présent. Enfin, un vrai couple…un vrai couple chez eux, dans la plus grande intimité qui soit. Enfin, intimité, si on oubliait tous les espions qui grouillaient tout autour.
Bien entendu, il ne fallait surtout pas oublier qu’il y avait toujours cette fameuse contrainte et interdiction de révéler à une quelconque tierce personne en dehors des deux familles concernés, leurs fiançailles encore à ce jour non-officielle. Mais ce subit changement de comportement, cette soudaine complexité entre les deux protagonistes pouvait aussi bien être constatée à l’intérieur qu’à l’extérieur de la maison, où bien évidemment, ils n’entretenaient qu’une simple relation d’amitié afin de ne pas avoir de problème avec qui que ce soit. Toute cette affaire était bien compliquée et confus pour tout le monde pour d’obscur raison que seuls deux concernés et manipulateurs de cette situation connaissaient, mais du moment que ça ne dérangeait personne en particulier et qu’ils gardaient leurs fiançailles secrètes, entre eux, il n’y avait aucun problème. Cette si bonne entente et cette si forte amitié à l’extérieur ne dérangeait personne, à part peut-être des fans inconditionnels d’un certain brun ténébreux…
Un mois avait passé depuis ce fameux soir si merveilleux et si romantique, on sentait à présent l’été déjà bien installé. Tous les lycéens étaient en vacances d’été en milieu de mois de juillet. Il y faisait particulièrement chaud, comme tous les autres étés précédents de cette ville en fait. Et bien sûr, chaque personne censée porterait des vêtements assez court afin d’essayer d’atténuer cette forte montée de chaleur, tous, sauf une personne à Konoha. Ce n’était pas comme si elle était dans l’obligation de faire comme tout le monde, mais disons que, en principe, ou plutôt, la majorité des personnes vivant de cette ville prénommée Konoha portaient des t-shirts ainsi que des shorts, révélant une partie de leur corps.
Cette personne qui faisait exception à la «règle» générale de Konoha se nommait Huang Guihu. D’après sa très stricte éducation qu’elle a subit dans sa plus tendre jeunesse, dans sa plus tendre enfance qu’elle ait jamais connue dans sa vie passée, elle n’avait jamais porté des vêtements qui osait «révéler» bien trop certaines parcelles son corps aux personnes du monde «extérieur», même s’il était vrai qu’elle portait des nuisettes offerts par certain membre de la famille Li, bien que très rarement, mais sinon, c’était en général de la part d’Itachi Uchiwa pour d’obscure raison qui l’animait au fond de son cœur pervertie, au plus grand damne de Sasuke qui atteignait très souvent, voir même tous les jours, la limite de sa résistance physique, et puis surtout, mentale et psychologique, quand ils étaient dans leur petit chez eux. C’était une rude épreuve que de se retenir de lui sauter dessus à longueur de journée. Mais bon, ça, c’était à l’intérieur. Elle devait quand même se couvrir un maximum le corps quand elle sortait de chez eux, à l’extérieur, quand elle était en présence de personnes étrangères autre que son fiancé et futur mari. Elle n’avait que le droit de porter, en été, des hauts avec des manches trois-quarts et des pantacourt. C’était la limite autorisée Yelan à «l’extérieur» du domaine des Li.
L’uniforme rouge des filles du lycée de Konoha, complètement différent de l’uniforme bleu des garçons au niveau de la couleur, était beaucoup plus court que la limite autorisée. La jupe qui allait jusqu’à mi-cuisse était bien au dessus des genoux, les manches en été était bien courte elle aussi, c’était pratiquement de la provocation pour Yelan quand elle l’a su. Mais c’était obligatoire, donc, elle devait faire une exception et l’autorisée à porter de tel vêtement aussi immonde.
Le jeune homme avait un caractère très jaloux et possessif sous son visage de glace, ainsi donc, il avait le désire de ne la partager avec personne que lui. C’était aussi l’une des nombreuses raisons pour laquelle il ne disait rien contre le fait qu’elle s’habille un peu plus par cette chaleur en été, et surtout, parce qu’avec la torture mentale qu’il subissait chaque soir et matin depuis le début de la saison. Il était bien content qu’elle «cache» un minimum ses formes si désireuses, au moins durant la journée afin qu’il ne cède pas à ses pulsions si durement retenue quand il l’a voyait dans cette tenue. Il était pratiquement sûr à 100% que Guihu n’avait pas du tout conscience de l’effet qu’elle produisait sur lui, sinon, tout cela voudrait dire qu’elle prenait un malin plaisir à marcher devant lui, dans les couloirs de la maison en petite nuisette, presque transparente, et qui révélait plutôt bien ses formes déjà très bien visible avec son uniforme scolaire légèrement serré juste en dessous de la poitrine, renforçant un peu plus un effet particulier sur son corps parfait, ou encore avec ses vêtements habituels et les petits accessoires ménagers comme le fameux tablier bleu si ravissant sur elle. Mais il savait qu’elle n’était pas comme ça. Elle devait sans doute prendre, comme d’habitude, la première chose qui lui tombait sous la main. Il lui avait déjà demandé plusieurs fois la question…toujours la même réponse donnée, peu importe ce qu’elle portait. Elle ne se doutait absolument pas, à savoir si elle avait étudié tout le programme de science, qu’il était un jeune homme parfaitement bien constitué et qui avait aussi ses hormones qui commençait à le travaillaient. D’ailleurs, elle ne comprenait pas très bien son comportement plus qu’étrange qu’il adoptait quand il la voyait.
Depuis que Sasuke avait fait la rencontre avec la fille aux regards vitreux et vides sur leur balcon à Hong-Kong, il lui était resté très fidèle depuis tout ce temps, même si ce n’était qu’entant que simple ami, entant que simple connaissance lors d’une soirée, il l’avait tout de suite était fidèle, il ne savait pas pourquoi mais il le faisait, donc, il avait aussi arrêté ses petites virées nocturnes, dans un des bars ou des boites de nuit de Konoha, pour y rencontrer une parfaite inconnue rencontrée, et dont cette petite virée nocturne était particulièrement bruyantes pour la partenaire qui le «soulageait» en quelque sorte. Tout ce qu’il avait fait, n’avait été que par pur et simple amusement, sans réel désir quelconque en lui, et bien sûr, la plus importante des raisons, pour bien embêter son grand frère Itachi qui lui criait le lendemain matin, avec de belles cernes sous les yeux, pour tout le tapage qu’il avait occasionné avec l’inconnue durant leur exercice purement physique.
Mais aujourd’hui, c’était complètement différent d’avant. Il avait entièrement changé grâce à elle, depuis qu’il l’avait rencontré sur leur balcon en Chine. Il savait maintenant pourquoi il lui restait fidèle, et pourquoi il la désirait tant alors qu’elle cuisinait dans son petit tablier bleu et ses habits chinois. Oui, c’était différent d’avant, il savait pourquoi. Il n’en pouvait plus de cette situation à présent qu’il connaissait la vérité sur ses sentiments. Elle était de plus en plus désirable chaque jour, à chaque instant de la journée. Le pire s’était qu’elle était naïve. Elle ne se rendait vraiment pas compte de ce qu’elle lui faisait subir rien qu’en était près de lui, ni du faite qu’elle s’exposait à un grand danger en restant habillée ainsi. Non seulement il était lui-même un danger potentiel et imminent pour elle, mais en plus de ça, il y avait tous ces loups affamés prêts à lui sauter dessus à la première occasion dès qu’il tournera le dos pendant une seconde.
Heureusement pour lui, ou peut-être pas vraiment, il allait passer toute une journée avec ses amis, bien entre garçons. Par exemple, ils allaient tous s’entraîner au technique ninja afin de garder un niveau acceptable en la matière, même si être un shinobi n’avait plus lieu d’être dans ce «monde» si ordinaire, ou bien encore, faire un quelconque sport comme de simples adolescents afin de pouvoir se défouler un peu pour vider ce trop plein d’énergie en eux. Et puis, s’il restait encore une minute de plus près d’elle, il serait bien incapable de se contrôler encore bien longtemps et bien capable de lui sauter sauvagement dessus en ce moment même. Il lui restait encore quelque minute à résister et se sera finit…
Il se reprit rapidement tout en chassant ses idées plus que déplacées et malsaines envers une certaine jeune femme qui retirait son petit tablier bleu, à présent assise en face de lui. Même si son visage ne changeait pas, elle était si… Elle ne se doutait vraiment de rien avec sa si grande naïveté. C’était épuisant à la longue… Il ne manquerait plus que le sourire qu’il avait déjà rencontré et il craquerait pour de bon. Il fallait vraiment qu’il se dépêche, sinon, il ne répondrait plus de rien. Il mangea son petit déjeuné assez rapidement, prétextant qu’il était déjà en retard et embrassa sa chère fiancée sur la joue. Il courut ensuite jusqu’au point de rendez-vous afin essayer de se calmer, lui et ses hormones, avant l’arrivé de ses amis. Il allait enfin pouvoir souffler une journée…rien qu’une journée…un peu de repos…juste un peu…
Comme de par hasard, en ce même jour, les kunoichi de Konoha avaient, elles aussi, décidé de se faire une journée de repos, tout comme les garçons. Elles voulaient passer une journée rien qu’en elles, oubliant tous leurs petits problèmes quotidiens et leurs précieux manuels scolaires joliment entassés dans un coin de leur chambre, voulant aussi profiter de leur congé de deux long mois. Enfin deux mois de vacances bien mérité. Elles allaient enfin passer leur entière journée à se prélasser, à faire du shopping, tout ce qu’elles veulent en fait. Elles n’avaient plus aucune contrainte par rapport au lycée. Enfin un peu de liberté et de repos bien mérité entre toutes ces missions ennuyeuses.
Soudain, elles rencontrèrent les «beaux gosses» du lycée, après seulement quelques petites minutes de marche afin de savoir ce qu’elles feraient de leur journée. La chance était avec elles aujourd’hui? Pendant qu’elles se surexcitaient, les garçons, eux, étaient dépités de ne pas pouvoir se reposer comme il le fallait.
Sakura et Ino: Sasuke!
Shikamaru: Galère… Voilà les problèmes qui arrivent…
Sasuke: Je n’aurai pas dis mieux Shikamaru…
Le groupe de lycéenne s’approcha, plus ou moins rapidement selon la vitesse et l’impatience de certaine d’entre elles, du groupe des «beaux gosses» composé de Sasuke évidemment, Naruto, Kiba, sans oublier le fidèle Akamaru qui, avec l’aide des magiciens, avait une taille normale en dehors des missions qui ne servaient plus à grand chose, de Shikamaru et de Neji. Tous les autres n’avaient pas pu venir à cause d’un empêchement, comme par exemple, Lee qui s’entraînait avec Gai, et puis pour les autres garçons, on ne connaissait pas vraiment leurs occupations mais Gaara avait, lui, encore ses obligations à remplir, il était Kazekage après tout. Il avait des devoirs en tant que tel.
Comment faire pour les éviter la confrontation fatale entre les deux groupes de lycéens? Rien. Il n’y avait rien à faire. Sakura et Ino se précipitèrent à une très grande vitesse vers le pauvre petit Sasuke qui aurait bien voulu de l’aide en ce moment, pendant que Naruto recula d’un pas, par instinct, afin de ne pas se faire écraser par ces deux groupies. Hinata alla s’installer timidement et discrètement au côté de Kiba qui était un peu en retrait afin de caresser Akamaru qui était aux anges, avec son maître qui jalousait ultérieurement son chien bien trop chanceux. Tenten se mit en retrait avec Neji et profita simplement de la présence à côté d’elle. Elle ne demandait pas plus. Elle ne le connaissait pas très bien après tout. Et enfin, Temari se disputait immédiatement avec Shikamaru sur un sujet quelconque, comme d’habitude.
Un peu plus loin du groupe de lycéen en vacances, dans cette ville de ciment et de béton, une personne, ou plutôt une adolescente, était sortit de chez elle pour faire ses courses dans le centre commercial de Konoha. Elle avait pour devoir de toujours veiller à ce que le réfrigérateur de la maison, celle qu’elle partageait en ce moment avec son cher fiancé, ne manque jamais de rien. Elle avait été élevée pour cela pendant des années entières. Elle devait absolument remplir son rôle jusqu’au bout. Elle devait faire chaque semaine quelques provisions, profitant ainsi de quelques sorties afin de voir le monde qui l’entourait sans jamais traîner.
Jusque là, en ce début d’après-midi ensoleillé, tout avait été comme d’habitude, elle les avait faites dans la tranquillité la plus totale qui soit et elle était sortit du centre commercial. Elle allait rentrer chez elle, jusque là, oui, c’était normal, mais c’était tout. La routine allait se briser ici.
Oui, aujourd’hui, c’était un autre jour, c’était différent des autres jours…très différent des autres jours, brisant ainsi sa routine quotidienne et monotone. Aujourd’hui, elle s’était fait aborder très brutalement par une personne, par une jeune fille de sa classe pour être plus précise. Comment? Cette jeune fille lui avait sautant par derrière sur le dos. Elle l’avait vraiment eu par surprise? Peut-être que oui, peut-être que non… Elle ne le savait pas elle-même. Tout ça était vraiment étrange. La jeune fille aux regards vides, qui supportait maintenant un poids sur le dos, n’avait même pas sourcillé face à cette soudaine «attaque» surprise, et de surcroit, par derrière, la prenant ainsi de court, ce qui était très rare, même de la part de ces professeurs dans le domaine. Elle ne pouvait pas s’échapper. Pourquoi lui avait-elle ainsi sauté dessus, en plein milieu de la rue? Elle n’était pas si lourde que ça mais tout de même. Une altitude pareille pour une jeune fille de son rang. Il y avait de quoi choquer sa belle mère, Yelan. Pourquoi était-elle si familière et si peu de tenu? Telle était la question posée qu’elle se posait dans son esprit encore embrumé par cette altitude étrangement familière et peu connue de sa part. Pourquoi l’avait-elle abordée alors qu’elles ne se connaissaient à peine que depuis deux environ mois? Alors qu’elles ne se parlaient jamais? Elles ne se connaissaient que de vu. Que lui voulait-elle en cette après-midi radieux?
Ne faisait rien de particulier de leur journée, en ce jour ensoleillé d’été, puisque les deux fiancés des deux couples du lycée étaient sortit, vaquant à leur occupation personnelle, Guihu finit par suivre, un peu réticente au début, Nadeshiko jusque dans le parc le plus proche. Elles assirent sur un banc un peu en retrait, à l’ombre, et loin des regards des autres. Pourquoi? Cette fille était vraiment bizarre… Elle avait l’air sympathique mais tout de même étrange…
La rousse avait fait preuve de beaucoup d’optimisme pour inviter l’insensible et impassible Guihu. De ce point de vue là, elle ressemblait trait pour trait à un certain Naruto Uzumaki qui était dans la classe et dont tout le monde connaissait son nom. Cette fille espérait faire bouger un peu sa chère et tendre camarade de classe depuis deux mois. Et puis après tout, il ne fallait pas oublier qu’elle vivait avec le grand Gaara no Sabaku, le Kazekage, et par la même occasion…bien sûr…l’un des hommes les plus bavards du monde… On y croyait tous…quand on connaissait sa réputation au lycée… Elle avait de l’expérience à revendre de ce côté-là…
Nadeshiko semblait assez nostalgique d’un coup, assise là, sur ce banc isolé, dans ce parc à Konoha, en compagnie de la jeune fille aux yeux verts. Tant de souvenir affluait son esprit embrouillé. Elle aurait tant voulu pouvoir les enfermer en sa présence, seulement en sa présence, seulement aujourd’hui. Elle qui était si joyeuse deux minute plus tôt. Que ce passait-il dans sa tête? Pourquoi était-elle si nostalgique d’un coup?
Nadeshiko: Je ne te dérange pas au moins.
Guihu: Non.
Nadeshiko: Je t’ai quand même entraîné ici de force.
Guihu: Ca ira.
Nadeshiko: Tu ne m’en veux pas trop pour t’avoir sauté aussi brusquement sur le dos et par surprise?
Guihu: Non.
Nadeshiko en souriant: Si tu veux tout savoir, j’ai gardé cette habitude, même après plusieurs années… Ca ne veut pas partir. Mais bon, ça fait partit de moi, hein?
Un silence apaisant s’installa entre les deux jeunes filles. Une légère brise soufflait doucement sur leurs deux visages, faisant virevolter leur chevelure si soyeuse et si douce, de manière si gracieuse et si délicate. Aucun homme au monde n’aurait pu résister à cette scène. La rouquine leva sa tête vers le ciel bleu, sans l’ombre d’un nuage en vu.
Nadeshiko: Je ne sais pas si tu te souviens mais on s’est déjà rencontré avant. Ca remonte à loin mais dès que je t’ai vu, j’ai su que c’était toi, Guihu, même si tu étais méconnaissable comparé au passé qu’on a en commun… Mon cœur s’est souvenu de toi, même si dans ma tête s’était flou. Je suis assez fière de moi sur ce coup là.
Face au silence de la jeune fille impassible, la rouquine détacha son regard du ciel et baissa sa tête pour voir le visage de celle qui était à ses côtés. Elle finit par faire la moue. Elle était vraiment déçue. Elle s’attendait à plus de réaction de sa part. Elle s’attendait à une attitude plus…violente, comme autrefois. Elle ne la reconnaissait vraiment plus. Pourquoi est-ce qu’elle ne répondait pas face à sa tirade? Pourquoi n’avait-elle pas l’air de se souvenir d’elle? Alors qu’elle, elle s’en souvenait de tout, de chaque détail passé ensemble, comme si s’était hier, son amie n’avait pas l’air de se souvenir de leur passé. Pourquoi? C’était pourtant leur souvenir commun dont elle parlait, de leur souvenir inoubliable, l’un des principaux souvenirs les plus précieux qu’elles gardaient.
Nadeshiko: Je suppose que ça veut dire non… Pour ne rien te cacher…je suis déçue… On s’était pourtant promis de ne rien oublier. Tu t’en souviens…hein? Une promesse est une promesse. Peut importe le temps qui passe, il faut toujours tenir sa promesse, dans n’importe quelle situation. C’est toi-même qui le disais. Tu me le répétais sans arrêt. Je ne sais pas pourquoi mais ça me réconfortait, ça me rassurait. Tu avais ce pouvoir si particulier sur moi. Si tu préfères, je peux dire que notre relation ressemble à celle qu’il y a entre Naruto et à Sasuke. Je suis Naruto, le surexcité de service et toi, tu es Sasuke, celui qui le calme quand il commence à en faire trop. Oui, c’est ça, autrefois, on ressemble à ces deux là.
Ne se laissant pas abattre par si peu, la rousse décida de continuer sur sa lancée. Il ne fallait pas se décourager pour si peu… Après tout, elle était réputée, dans sa famille en tout cas, de ne jamais baisser les bras, même si ça lui faisait mal au cœur. Elle devait absolument se reprendre et ne pas céder à ce que son cœur lui disait en ce moment même, non à ce que son cœur lui criait, lui hurlait en ce moment. Elle avait résisté pendant deux mois. Elle réussirait aussi aujourd’hui. Il n’y avait pas d’autre solution que celle là. Non, pas d’autre solution que celle là… Elle devait résister à l’envie qui la tiraillait de l’intérieur. Elle devait impérativement rester calme, posée, et puis surtout, elle devait rester naturelle face à elle. Elle ne devait pas montrer ses faiblesses. Elle avait changé, elle était forte. Elle devait garder son sang froid en sa présence. Elle n’était plus la même qu’autrefois. Mais comment faire quand elle la voyait dans cet état si peu glorieux? Elle sentit une irrésistible envie de se laisser aller pour une fois, de la prendre dans ses bras pour pouvoir la réconforter, de pleurer tout son malheur à sa place, mais elle se reprit à temps pour continuer la «conversation» qu’elles avaient. Ce n’était pas vraiment le moment de flancher.
Nadeshiko: C’est marrant. Tu étais tout aussi bavarde quand je t’avais rencontrée la première fois il y a plus de dix ans. Mais à ce moment là, tu étais encore pleine de vie et tu avais de l’énergie à revendre. Tu étais toi-même à cette époque. Ton regard était rempli de milliers d’étincelle de vie. Tu riais et tu courrais partout, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, bravant les interdits. Tu te battais même avec les plus grands et les plus âgés que toi. Tu n’avais peur de rien et tu ne reculais non plus devant rien. Tu affrontais tous les dangers et tous les défis, quels qu’ils soient, malgré ton très jeune âge. Tu étais vraiment formidable. Je t’admirais. Vraiment. Tu étais mon modèle, mon mentor, non, tu étais mon idole. Je voulais te ressembler en tout point. Regarde mes cheveux. Tu disais que tu voulais les laisser pousser jusqu’au bas du dos, j’ai fait pareil. Tu disais aussi aimer la couleur de mes cheveux, alors qu’on se moquait souvent de moi car j’étais différente. Tu as toujours su trouver les mots pour me réconforter.
Elle fit une pose dans son monologue. Se rappeler de tout cela lui faisait mal, très mal. Mais elle avait commencé, elle ne pouvait plus s’arrêter, elle ne voulait pas s’arrêter. Elle devait se vider l’esprit, se débarrasser de tout ce poids qui la tenaillait depuis si longtemps. Elle continua malgré l’indifférence de son amie.
Nadeshiko: Dis-moi… Que t’est-il arrivé pour que tu te transformes ainsi Guihu? On dirait un zombie, un mort vivant, non…on dirait une poupée à qui on a donné la vie mais qui ne possède aucune âme à l’intérieur de son corps…. Tu vis dans ce monde, ton corps est bien vivant mais à l’intérieur de toi, c’est complètement mort, c’est le désert. A l’époque, tu étais en vie, personne d’autre que toi ne pouvait savoir ce qu’était que la vie, tu n’avais jamais aussi en vie qu’à cette époque là.
Il fallait qu’elle se ressaisisse vite, sinon, elle allait craquer pour de bon. Elle ne devait pas montrer sa faiblesse, pas à celle qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle n’avait le droit de le montrer qu’à son amie, à elle seule. Elle baissa sa tête vers le sol pour cacher l’eau salée qui remontait à ses yeux mais elle résistait. Elle ne devait pas pleurer.
Nadeshiko: Réponds-moi s'il te plait… Ne me laisse pas dans l’ignorance. Pourquoi as-tu changé à ce point? Pourquoi? Que t’est-il arrivé pour que tu te transformes ainsi? J’aurai du t’empêcher de partir ce jour là…j’aurai dû. Si seulement j’avais su ce qui allait arriver ce jour là, je t’aurais empêché de partir…loin de moi. J’aurai tout fait pour te protéger de tout cela…comme toi tu m’as protégé à l’époque. J’aurai du… Dis-moi… Que t’est-il arrivé pour que tu te transformes ainsi?
Guihu: …Rien…
Nadeshiko se leva et se positionna en face de Guihu qui ne bougea pas d’un pouce. Elle était donc si indifférente face à sa situation? Elle ne pouvait pas y croire. Ce n’était pas sa Guihu assise devant elle, sur ce banc, dans ce parc. C’était forcément quelqu'un d’autre. C’était impossible que ce soit vraiment elle. Elles étaient si différentes l’une de l’autre. Il fallait à tout prix la réveiller de ce cauchemar, par n’importe quel moyen possible et inimaginable dans ce monde. Oui, c’était sans aucun doute cela, celle qui était en face d’elle était plongée dans un profond sommeil et elle attendait qu’on la réveille. C’est pour ça qu’elle avait les yeux dans le vide…c’était parce qu’elle dormait. Son corps était parfaitement bien réveillé mais pas son esprit, donc, elle n’était qu’une coquille vide à l’extérieur. Et puis…il ne fallait pas traîner, il fallait faire vite, très vite. Sinon…sinon il sera trop tard pour cela. Elle ne pouvait pas continuer comme ça. Elle voulait la retrouver. Elle devait la ramener parmi les vivants. Elle commençait à perdre son sang froid.
Nadeshiko: Mais si! Je le vois bien! Il s’est bien passé quelque chose pour que tu sois comme ça! Tu as changé du tout au tout! Je veux…je veux te retrouver comme avant! Je veux te revoir comme avant!
Elle reprit son souffle. Elle ne devait pas se laisser aller maintenant. Ca…ne servait à rien de crier dans le vide. Ca ne servait à rien… Elle devait juste…alléger son cœur de tous ces poids…qu’elle transportait pendant si longtemps…
Nadeshiko: Tu n’étais pas comme ca avant… Tu n’es…plus du tout comme avant… Tu n’es plus du tout la même… Je te connaissais mieux que personne, tout comme toi tu me connaissais mieux que personne. On était très liée entre nous. C’était un lien indestructible… C’était notre lien à toutes les deux.
Elle avait encore de l’espoir, encore un peu d’espoir dans son cœur noyé dans le chagrin et la peine. Elle lui manquait tant… Elle voulait tant la revoir… Elle voulait tellement la revoir qu’elle en mourait à petit feu chaque jour qui passait pendant plus de dix ans. Elle avait patienté durant tout ce temps, cette fameuse rencontre qui semblait si utopique, cette retrouvaille inespérée. Elle avait attendu…pendant dix ans pour quoi? Pour…ça? Non, elle avait patienté pour elle, pour la retrouver comme avant, et non pas pour celle là devant elle.
Nadeshiko: Tu t’en souviens…n’est-ce pas? On savait toujours ce que ressentait l’une ou l’autre rien qu’avec nos yeux et nos cœurs… Où est passée notre complexité d’autrefois? Répond-moi… Je veux te retrouver comme avant? Ouvre-moi ton cœur une nouvelle fois. Laisse-moi encore une chance, je ne la laisserai pas passer. Je garderais précieusement cette chance alors…rouvre-moi ton cœur…s'il te plait…
Elle était si triste pour elle, mais pour qui? Pour son amie? C’était juste mais ce n’était pas le terme approprié. Pour sa toute première amie? C’était le cas aussi mais ce n’était pas ce qu’elle cherchait à dire. Pour sa seule amie dans ce cas? Oui, mais toujours incorrecte. Pour…sa meilleure amie? Oui, en effet, sa meilleure amie, c’était le terme le plus juste à utiliser dans ce cas présent, non, pour le passé. Elle était si triste pour sa meilleure amie, mais aussi, si en colère contre elle-même qui n’avait pas su la garder près d’elle. Elle voulait la récupérer.
Elle se souvenait encore si bien, comme si c’était hier, de son doux sourire qui lui réchauffait tant le cœur, de ses rires pour lui remonter le moral, même s’ils étaient faux, elle faisait l’effort pour lui faire plaisir, de sa présence qui la faisait sentir en sécurité, qui la réconfortait dans des moments tristes… Elle l’aimait… Oui, elle aimait sa meilleure amie. Elle aimait être avec qu’elle. Elle se sentait importante. Elle se sentait vivante. Elle existait pour quelqu'un. On avait besoin d’elle…tous comme elle… Guihu avait aussi ressentit tout cela, c’était la raison pour laquelle elle l’avait acceptait près d’elle aussi facilement. Elles se ressemblaient en quelque sorte. Elle cherchait tout comme elle une présence rassurante pour pouvoir s’y réfugier n’importe où n’importe quand. Elles étaient importantes, l’une pour l’autre. Pourquoi l’avait-elle oublié dans ce cas là?
Mais aujourd’hui…oui aujourd’hui, en ce jour ensoleillé, maintenant, en ce moment précis, dans ce parc si verdoyant, assise devant elle, qu’elle était donc devenue après toutes ces années passées loin l’une de l’autre? Elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Où était passé tous ces sentiment qu’elle ressentait en sa présence? Ils avaient tous disparut. Elle ne ressentait rien, ni réconfort, ni sécurité, ni chaleur, rien. Où était passée celle qu’elle connaissait autrefois? Oui, où? Elle n’existait plus, ni dans son cœur, ni dans son monde. Elle avait disparut de la surface de la Terre. Elle est morte le jour où elles se sont quittées. La faute à qui? La faute au frère de Guihu, la faute aux Li qui l’ont adopté, oui, c’était de la faute de tout le monde, sauf elle.
Elle n’en pouvait plus dans cette situation si injuste, si douloureuse… La pression était…beaucoup trop forte pour ses petites épaules. Elle avait toujours comptait sur elle mais plus à présent. Elle avait donc fait tout cela pour rien? Pour si peu de chose, de résultat? Elle avait tant besoin d’elle maintenant. Elle aurait tant voulu se confier à elle, comme avant, comme toujours. Mais à quoi cela a servit d’attendre tant d’année? A rien. A part peut-être pour enfin découvrir qu’elle n’avait jamais exister pour personne. Tout cela n’était qu’illusion depuis le début de leur rencontre. On avait bien dû se moquer d’elle, de sa naïveté, de sa stupidité, de sa confiance sans borne. Elle se sentait trahit. Elle s’était bien fait avoir depuis tout ce temps là. Oui…pendant plus de dix ans dans un mensonge aussi énorme et grotesque. A quoi bon garder un visage souriant et trompeur devant elle? Devant celle qui l’avait oublié depuis bien longtemps déjà? Voilà plus d’un mois qu’elle résistait à la tentation chaque jour. Elle pouvait enfin lui parler librement. Elle ne pouvait plus garder tant de chose en elle. Après tout, elle avait commencé, alors pourquoi ne pas terminer?
Nadeshiko: Je ne te crois pas… Xiaohu… Avant, même si tu te faisais maltraitée, même si tu te faisais battre, tu restais là, à me sourire bêtement et à faire comme si rien ne s’était passé, comme si tes blessures ne te faisaient pas souffrir le martyre, comme si tu ne ressentais rien d’autre que le bonheur malgré ton malheur. Tu ne montrais jamais que tu avais mal pour ne pas m’inquiéter pour rien. Où est passé ton sourire si chaleureux? Ton regard si brûlant d’ardeur? Tes bras où je me sentais si bien et en sécurité? Où est passé ma Xiaohu? Ma meilleure amie, ma sœur? Toi qui me réconfortais si souvent, tu ne peux pas avoir tout oublié de moi. Tu dois bien avoir quelques souvenirs de moi, même très vague. Je n’ai jamais osé t’oublier, alors pourquoi toi, as-tu tout oublié? Où est passé celle que je connaissais depuis toujours? Je ne te reconnais plus. Je veux retrouver ma meilleure amie! Je…
Guihu: Tu dois me confondre avec une autre. Désolé.
Nadeshiko résistait mais en vain. Elle sentit des larmes chargées de tristesse couler lentement sur ses joues contre son gré. Elle s’était pourtant promis depuis sa rencontre avec elle de résister à l’envie qui la tiraillait de l’intérieur. La voilà qui pleurait comme une fontaine maintenant. Tout comme ce jour où elle avait appris sa disparition. Comment pouvait-elle dire cela aussi froidement? De façon aussi neutre? Elle qui se souvenait très bien de qui elle était autrefois. Elle ne pouvait pas se tromper. Elle était même allée jusqu’à faire des recherches monstres afin d’avoir la confirmation sur ses doutes non fondées. Elle savait tout d’elle, de son adoption, de sa vie recluse, de sa sortie récente… Elle ne pouvait pas l’avoir oublié, c’était impossible. Elle n’en avait pas le droit. Elles s’étaient fait la promesse de ne jamais oublier l’une ou l’autre, ni de ce qui s’était passé entre elles. Alors pourquoi? La seule réponse était que ce n’était pas la vraie Guihu en face d’elle mais un imposteur. Ce n’était pas possible qu’elle soit la vraie…
Nadeshiko: Comment peux-tu me faire ça? Comment peux-tu être aussi cruelle?
Guihu: Je ne vois pas de quoi tu parles.
Nadeshiko: Tu m’avais promis qu’on resterait toujours amie! Tu me l’avais promis!
Guihu: Je n’ai jamais eu d’amie.
Sur ces mots, Guihu se leva et laissa une Nadeshiko en larmes derrière elle. Elle n’éprouvait pas l’utilité de rester plus longtemps avec elle. Même si cette fille datait de l’époque appelé le «rêve» comme elle le disait, elle aurait du avoir un pressentiment, non? Mais rien. Elle n’était pas attaché à son passé. Elle pouvait avoir quelques regrets mais jamais une attache profonde. Elle n’avait pas ressentit de présence familière avec elle, ni avec aucune relique du passé…comme le collier… Il n’y avait que du regret. Elle ne ressentait rien pour cette période appelé le «rêve».
Nadeshiko était effondrée dans le parc. Alors elle ne se souvenait vraiment de rien? Elle l’avait effacé de sa mémoire? Elle avait souffert pendant si longtemps pour rien? Elle avait prit son mal en patience…pour rien? Elle ne voulait pas y croire… Elle ne voulait pas croire cette vérité qui la frappait en ce moment là. Elle s’était donc raccrochée à une amitié vaine depuis des années? Non…impossible… Pourquoi? Pourquoi ne se rappelait-elle pas d’elle? Pourquoi?
A ce moment là, Gaara, le fiancé de Nadeshiko, passait par là et la vit effondré par terre. Il la rejoignit et s’agenouilla devant elle. Elle qui était si forte et si joyeuse d’ordinaire, que faisait-elle écroulé par terre entrain de pleurer? Il hésita un moment, puis tendit ses mains vers elle et l’empoigna doucement par les épaules si frêles comparées aux siennes. Il n’osait pas faire une approche plus intime que ça. Il était si inquiet pour elle.
Gaara: Nadeshiko?
Elle releva lentement sa tête vers le nouveau venu, son visage baigné de larme et déformé par la tristesse, et se jeta au cou de son futur époux. Elle avait atteint sa limite. Elle ne supportait plus cette situation qui durait depuis un mois. Elle avait fait tout cela en vain. Pourquoi? Elle ne savait plus quoi dire. Tout ce temps gaspillé pour rien. Elle ne savait plus pourquoi elle avait passé ces dernières années à la chercher. Elle devait oublier. Il fallait évacuer toute sa tristesse. Elle ne cessait de répéter la même chose sans qu’il ne comprenne le sens.
Nadeshiko: Elle m’a oubliée! Elle m’a vraiment oubliée! Pourquoi…?
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