Je tiens à vous dire que pour les questions de chinois dans ce chapitre ci ainsi que dans les suivants s’il y en a, seront mise à la fin du chapitre (Afin de ne pas encombrer le chapitre de chose inutile qui pourrait vous faire perdre le sens de la lecture). Je pense que je vais mettre des numéros encadrés pour que vous vous repériez dans mon chapitre avec les explications qui vont avec, sinon, je sens que vous allez être perdus et moi, perdre des lecteurs pour incompréhension du texte.
Je tiens aussi à dire que j’ai changé le nom d’un personnage dans le premier chapitre mais c’est juste expliqué à la fin de ce chapitre avec le numéro [3]. Enfin, j’ai été assez désordonné sur ce coup là. Mais je vous promets être plus organisée dans les prochains chapitres qui vont suivre.
Bonne lecture à tous!
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Tout commença ce soir là
Chapitre 2
Dans une immense demeure aussi appelée «domaine», qui ressemblait aux anciennes demeures des seigneurs au temps des rois en Chine, une jeune fille marchait d’un pas lent avec des livres dans les mains ainsi qu’un sac vert en bandoulière. Elle avait les cheveux noirs ébènes avec des reflets bleu nuit au soleil. Sa chevelure lui tombait jusqu’au bas du dos avec un petit nœud vert dans les cheveux qui retenait le bas. Elle avait des yeux vert couleur jade, bridés et portait des petite lunettes ovales bleu nuit. Elle portait un haut vert manche trois quart ainsi qu’une jupe plissée verte foncée qui lui descendait jusqu’en dessous des genoux. Elle portait aussi des chaussures vert chinoise, sans talon, qui ressemblait à des chaussons. Aujourd’hui, ses domestiques lui ont donné un ensemble vert alors elle a mit un ensemble vert. Elle devait avoir environ quinze, seize ans. Elle mesurait un mètre soixante cinq. Quand on la voyait de plus près, on pouvait voir que son regard était vide d’expression. Son regard vert était vide, comme si elle était en transe. Ses yeux étaient ternes, sans aucune lueur de vie à l’intérieur. On aurait dit qu’elle était une coquille vide, comme si elle était une machine sans aucun sentiment. Elle se dirigeait chez elle après la fin de ses cours quand elle rencontra deux jeunes hommes sur le chemin du retour.
Le premier jeune homme était brun aux yeux marron chocolat. Ses cheveux étaient court et en bataille. Il était assez musclé, pratiquant beaucoup les arts martiaux. Sa peau s’était légèrement bronzée lors des entraînements en pleine air. Il devait avoir seize ans. Il mesurait un mètre quatre vingt cinq. Il portait une chemise blanche ainsi qu’un pantalon marron. Son regard était pétillant de joie et d’amour. Il respirait la joie de vivre. Il discutait joyeusement avec son partenaire avec un livre sous le bras. Lui aussi revenait des cours.
Le second jeune homme avait les cheveux bleus nuits et les yeux de la même couleur. Il portait aussi des lunettes. Ses cheveux aussi étaient courts mais plus discipliné, contrairement à son ami aux cheveux brun. Il avait le teint pâle, ce qui faisait ressortir la couleur de ses yeux et de ses cheveux. Comme son cousin, il était musclé mais s’entraînait plutôt aux arts martiaux à l’intérieur, dans les dojos. Il avait un petit air européen et asiatique en même temps. Il portait un tee-shirt bleu pâle et un pantalon bleu foncé. Son regard était rempli de sagesse et de bienveillance. Lui aussi avait un livre sous le bras, revenant des même cours que son ami.
Ces trois jeunes gens se rencontrèrent en plein milieu d’une cour qui servait de passage et s’arrêtèrent. La jeune fille s’inclina légèrement pour les saluer et se redressa pour parler. La politesse l’obligeait à avoir un certain comportement envers ses aînés.
Jeune fille: Bonjour grand frère Lionel. Bonjour grand frère Anthony. [1]
Lionel et Anthony: Bonjour Xiaohu! [2]
Lionel: Tu fais quoi Xiaohu?
Guihu [2]: Je rentre.
Anthony remarqua le sac en bandoulière et les livres dans les bras de Guihu. Il devina facilement qu’elle aussi avait eu des cours.
Anthony: Tes cours ce sont bien passé?
Guihu: Comme d’habitude.
Lionel savait que la conversation risquait d’être assez longue si ça continuait comme ça. Il connaissait Guihu par sa sœur aînée. Il ne lui avait jamais parlé personnellement comme aujourd’hui mais il savait comment elle répondait aux questions. Mieux valait ne pas traîner plus longtemps avec elle. Ce n’était pas qu’elle n’était pas fréquentable mais on se sentait vite mal à l’aise devant son regarde vitreux, comme si elle était en permanence en transe.
Lionel: On va te laisser alors. Si tu veux bien nous excuser. On doit rentrer chez nous.
Anthony: Rentre bien.
Guihu: Merci.
Guihu s’inclina légèrement pour saluer ses aînés et partit reprendre sa route. Voilà ce à quoi se limitait la jeune fille quand elle venait à rencontrer certaine personne de son entourage, qu’il soit inconnu ou pas. Elle ne répondait que par des phrases courtes qui résumaient bien sa pensée, enfin, si elle pensait vraiment. Tout le monde en doutait quand on voyait l’expression de son visage. Personne ne savait si elle pouvait faire des phrases plus longues.
Anthony et Lionel regardèrent leur cousine et demi-sœur s’en aller au loin. Il n’avait pas vraiment l’habitude d’une telle altitude. C’était la première fois qu’ils discutaient avec elle. Elle était si indifférente, si…absente.
Anthony: Pourquoi as-tu coupé court à la conversation?
Lionel: Ca ne sert à rien de parler avec elle. Même son frère n’y arrive pas. Si ça avait continué encore longtemps, on se serait sentit très mal à l’aise en sa présence. Même son frère ne reste que quelques minutes avec elle tellement il se sent…
Anthony: Je vois.
Lionel: Xiaohu reste égale à elle-même. Je ne l’ai jamais vu avec une autre expression que celle là. A croire qu’elle ne ressent rien.
Anthony: Au fait, comment a-t-elle fait pour retenir mon nom alors qu’on ne s’est rencontré qu’une seule fois? Si je me souviens bien, on s’est à peine présenté qu’elle a du aller voir ailleurs.
Lionel: C’est à cause de son éducation. D’après ce que mon beau frère m’a dit, elle oubliait souvent les noms des gens qu’elle rencontrait avant. Après une certaine sévérité dans son «apprentissage», elle a pu retenir tous les noms des gens qu’elle rencontrait, même si elle ne les a aperçu qu’une seule fois.
Anthony: Je vois.
Lionel: Et toi? C’est pareil, non? Comment connais-tu son nom? Et surtout son surnom?
Anthony: Difficile de ne pas remarquer qu’elle est différente. Dès que je l’ai vu, son regard m’a frappé de plein fouet. Je ne pouvais voir aucun sentiment à l’intérieur. Ca m’a marqué. Quand à son surnom, il m’a semblait entendre ton beau-frère l’appeler ainsi. Et puis, son nom n’est pas quelque chose de difficile à retenir quand on voit la couleur de ses yeux.
Lionel: Ce n’est pas faux. Tu as toujours réponses à tout toi.
Anthony: Et oui mon cher Lionel.
Guihu marchait toujours d’un pas lent vers ses quartiers, comme à son habitude. Elle ne se pressait jamais pour aller quelque part. Soudain, elle entendit des rires derrières un mur et s’arrêta. Elle tourna sa tête vers le mur et fixait les pierres grises. Elle releva la tête et fixa le haut du mur pendant un moment. Au dessus du mur, il y avait comme un petit toit pour le recouvrir, mettant ainsi un peu de décor sur ces pierres grises, toute triste. Devait-elle voir ce qui ce passait de l’autre côté? Elle finit par se décider et posa délicatement ses livres par terre afin de ne pas les abimer. Elle sauta gracieusement sur le petit toit et attendit d’avoir assez d’équilibre pour bouger à son aise sans prendre le risque de tomber. Elle se pencha légèrement et vit des enfants rire et s’amuser en toute insouciance à «l’extérieur». Elle se rappela vaguement qu’elle aussi avait été pareil à une époque et en dehors de ces murs épais et infranchissable, mais quand? Elle ne s’en souvenait plus. C’était flou dans sa tête. Elle resta là, assise sur le mur, à les regarder rire et courir dans tous les sens, respirant la joie de vivre à chaque pas et distance parcouru. Ces enfants semblaient si…libres en dehors de ces murs. Elle savait que si elle sautait en dehors de ces murs, de l’autre côté de cette barrière, elle serait tout de suite rattrapée et punie pour être sorti du domaine.
Après un moment d’observation, Guihu descendit du mur sur lequel elle était perchée depuis un moment et ramassa ses affaires. Elle reprit le chemin pour rentrer chez elle. Mise à part son petit écart de conduite en regardant ces enfants jouer et s’amuser, elle semblait faire tous ses gestes automatiquement, les répétant jours après jours. Une fois qu’elle fut rentrée chez elle, elle posa ses affaires dans sa chambre pendant que les domestiques s’attelait à ranger ses affaires et à lui ramener une collation. La jeune fille fit ses devoirs sans même prendre la peine de réfléchir bien longtemps sur la question posée. Elle connaissait déjà toutes les réponses depuis déjà un bon moment. Elle finit ce qu’elle devait faire assez rapidement. Puis, après avoir rangé ses devoirs, elle prit un livre qu’un de ses domestiques lui donnait, sans doute au hasard, et se dirigea vers le salon. Après ses devoirs, elle lisait généralement un livre. Un livre que ses domestiques lui donnaient à lire, peu importe lequel, elle le lisait. Peu importe le contenu, du moment qu’elle avait quelque chose à lire. Une jeune fille devait avoir comme centre d’intérêt la lecture et la couture. Une jeune fille devait être calme et posée. Voilà ce qu’on lui avait dit.
Elle était chez elle ici, dans ce gigantesque quartier vide et froid que sa belle-mère, enfin, sa mère adoptive, avait installée tous spécialement pour elle. Elle vivait toute seule, dans cet immense endroit, avec ses domestiques qui s’occupait d’elle depuis qu’elle était petite. Auparavant, c’était son frère qui occupait ces quartiers, mais maintenant, c’était elle. Sa mère adoptive avait tout changé dans cet endroit. C’est pour cela que son frère ne s’y retrouvait plus vraiment quand il venait la voir. En fait, ils avaient beau dire qu’ils étaient frère et sœurs, qu’ils s’aimaient beaucoup, enfin, qu’il l’aimait beaucoup, ils n’ont jamais vraiment vécu ensemble, au même endroit. Ils n’ont jamais était très proche non plus. Alors pourquoi dire qu’ils faisaient partie de la même famille quand on se connaissait si peu? Le seul lien qu’il avait entre eux, c’était leur lien du sang, rien de plus. Ils avaient seulement un lien de parenté, mais aucune affinité ni aucune complexité entre eux. Il n’y avait rien, le vide total, comme l’intérieur de la jeune fille dans ces quartiers beaucoup trop grand pour elle.
Un quartier dans cet immense domaine ressemblait à une maison à deux étages [4], assez longue. Son quartier à elle contenait une cour très grande à l’avant, ainsi qu’un jardin parsemé de fleur avec un étang au centre à l’arrière. Dans la maison, il y avait trois parties distinctes bien séparé. Il y avait deux des bâtiments qui étaient parallèles, à la verticale et une au centre, à l’horizontale de la grande entrée en pierre. Ces trois ailes faisaient à peu près la même longueur.
Le premier bâtiment au centre, aussi appelé «aile principale» contenait au premier étage plusieurs salles de bains ainsi qu’une salle à manger et un grand hall d’entré qui faisait office de salle de séjour pour les invités. Au second étage, il y avait plusieurs chambres, ainsi que des bibliothèques afin de ranger tous les ouvrages que possédait la maîtresse des lieux. Dans l’aile de droite, il y avait une énorme cuisine ainsi qu’un garde-manger juste à côté avec une salle spéciale pour y mettre le bois pour le feu. Dans l’aile de gauche, il y avait deux dortoirs pour les domestiques, un pour les hommes, un pour les femmes.
Plus tard, après le dîner, Guihu recevait en général la visite de son frère aîné, Huang Zenlong [3]. Il venait toujours à la même heure depuis dès années, depuis qu’elle était devenue comme ça. Au début, on lui interdisait de la voir pour une raison qui lui est inconnu, mais à présent, il pouvait venir lui parler quand il voulait, à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit. Il lui demandait toujours la même chose, chaque jour, même s’il connaissait déjà la réponse. A croire qu’il ne se lassait jamais d’entendre la même chose. Il lui demandait comment s’était passé sa journée, si elle avait besoin de quelque chose… Il voulait qu’elle se sente chez elle, dans cet endroit immense, vide et froid, comme elle. Il voulait essayer de combler le vide qu’elle avait, jour après jour, il essayait de combler ce vide en elle sans jamais y parvenir.
Huang Zenlong avait les cheveux courts, de couleur noir ébène comme sa sœur et les yeux marron noisette. Il avait vingt six ans, presque vingt sept ans, et faisait très adulte responsable pour son âge. Il portait en général un costume, chemise blanche, veste et pantalon noir, sans oublier la cravate qui allait avec, car il travaillait dans la compagnie Li, la plus grande et ancienne société de Hong-Kong. Il participait aux soirées de gala, de charité, et bien d’autres divers et varié à la place de sa belle-mère, bien trop occupé pour y aller elle-même. Elle était une femme d’affaire redoutable ainsi qu’une magicienne hors pair. En ce moment, elle enseignait son savoir à son fils, Lionel, son «neveu», qui était la réincarnation d’un grand magicien origine de cette si prestigieuse ligné de magicien, Anthony, et à sa sœur, Guihu, une simple fille quelconque qui avait perdu ces sentiments. Il allait en général à ces soirées accompagner de sa femme, Shefa, la fille aînée de sa belle-mère, âgée, elle aussi de vingt six ans. Contrairement à la famille Li, il ne possédait pas de pouvoir magique particulier, tout comme sa sœur. Il était même considéré comme une personne «normale», «un sans pouvoir», «un indésirable» au sein du «clan», quelqu'un d’indigne d’épouser la fille d’une très grande magicienne. Malgré tout cela, il sortait avec Shefa depuis l’âge de onze ans, l’âge à laquelle, il avait perdu sa jeune sœur pour la première fois. Au début, la mère de sa petite amie les laissait ensemble, pensant que ce n’était que de passage, un simple amour de jeunesse sans grande importance. Mais après, quelques années plus tard, quand elle vit que leur relation fut très sérieuse, elle décida d’intervenir et de les séparer. C’était inadmissible pour elle que sa fille aînée puisse sortir avec quelqu'un comme lui, quelqu'un «d’ordinaire». Il avait dû se battre de toutes ses forces et prouver qu’il pouvait protéger sa dulcinée pour pouvoir continuer à être avec elle et finir par se marier ensemble. Il avait su, ainsi, gagner le respect de sa belle-mère.
D’ailleurs, le voilà qui arrivait. Il toqua à la porte d’entrée pour se signaler et entra. Il savait qu’elle ne répondrait pas. Même un voleur pouvait entrer comme il voulait ici. Comme d’habitude, il se dirigea vers elle, au fond de la salle, à côté de la fenêtre, assise sur un canapé. Il s’accroupit en face d’elle et lui prit ses mains dans les siennes. Il faisait toujours ces gestes avec douceur, sans se précipiter. Il employait aussi, comme toujours, une voix douce pour s’adresser à elle. Avait-il peur de quelque chose s’il employait un autre ton avec elle? Peut-être bien. Il n’haussait jamais la voix pour ne pas l’effrayer. Jamais il n’élèverait la voix sur elle. Il ne savait jamais comme elle allait réagir. C’était parfois effrayant de la voir dans un état second.
Zenlong: Bonsoir Xiaohu. Tu vas bien?
Guihu inclina sa tête en guise de salutation et la releva pour regarder son frère dans les yeux. C’était un regard bien difficile à soutenir pour Zenlong qui ne pouvait voir aucun sentiment à l’intérieur. Un regard complètement vitreux devant lui.
Guihu: Bonsoir grand frère. Je vais bien.
Zenlong: Comment c’est passé ta journée?
Il se forçait à sourire devant elle. Ce n’était pas un sourire sincère, remplie de douceur, comme il voulait le faire croire, mais un sourire plus que forcé, le même sourire depuis des années. Jamais elle n’eut droit à un sourire sincère de la part de son propre frère. Mais après tout, c’était compréhensible. C’était dur de garder un visage souriant quand on voyait sa propre sœur dans cet état. Il ne voulait pas qu’elle se sente responsable, si seulement elle pouvait ressentir autre chose que l’indifférence.
Guihu: Rien de particulier.
Zenlong: Mère [5] m’a dit que tu travaillais très bien en cours. Elle voudrait te féliciter en t’offrant quelque chose. Tu souhaites avoir quelque chose en particulier? Tu peux tous demander tu sais? Tu veux un nouveau manga? Ou alors, un album d’un des groupes de musique que tu connais?
Guihu n’avait jamais rien demandé quand on voulait la félicitait alors Zenlong trouvait toujours quelque chose à lui offrir. Un album de musique, un manga, un carnet de dessin, tout et n’importe quoi du moment qu’elle appréciait un temps soit peu l’objet qu’elle tenait dans ses mains. Elle possédait une quantité de chose dont elle n’avait probablement ouvert qu’une seule et unique fois dans sa vie.
Guihu: Rien de particulier.
Zenlong: Tu sais, tes professeurs m’ont dit que tu avais encore progressé dans tous les domaines, c’est vraiment très bien. Je suis fier de toi. Félicitation.
Guihu suivait toute sorte d’enseignement différent possible. Elle n’avait pas ce qu’on appelait les «vacances». Elle travaillait tous les jours en arts martiaux, en droit, en mathématiques, en langue, en cuisine, en littérature… Toutes sortes d’enseignements différents afin qu’elle puisse un jour, aider sa mère adoptive en affaire. D’après tout ce temps passé à étudier sans relâche, elle avait du avoir atteint le niveau d’un étudiant en université. Mais après tout, qu’est-ce qu’elle en savait, Guihu? Elle passait ses journées enfermées dans une salle à l’intérieur du domaine dans le quartier principal que possédait sa mère à étudier sans relâche, sans jamais faire un seul pas à «l’extérieur».
Guihu: Merci.
Zenlong regarda sa petite sœur avec un regard triste. Pourquoi avait-elle perdu ses sentiments? Il lui caressa la joue tout en souriant tristement. Elle ne ressentait rien. Elle ne montrait rien, elle ne réagissait pas. Même si elle se brûlait ou se cassait le bras, elle ne montrerait pas la moindre douleur sur son visage, aucun pli n’apparaîtrait sur son visage, ni aucun tremblement de sa part. Elle regarderait simplement sa blessure, comme si de rien n’était, pendant que son entourage courait partout pour la soigner et chercher le médecin de la famille. A croire qu’en même temps que la perte de ses sentiments, elle avait perdu la notion de la douleur. Depuis ce jour-là, elle était comme ça, oui, depuis ce jour-là, ce malheureux jour où elle avait prit cette décision qui lui coûta sa liberté à jamais. Depuis tout ce temps, son regard n’avait pas changé, plus une seule lueur dans son regard terne et sans vie. Plus rien n’avait changé depuis ce jour-là mise à part son corps qui avait grandit avec le temps. Son temps s’était arrêté depuis ce jour-là.
Le jeune homme décida de s’asseoir à côté de sa sœur, sur le canapé, commençant à sentir ses jambes s’engourdirent, et lui caressa doucement les cheveux comme si c’était un animal à apprivoiser. Elle semblait si fragile comme ça et si vulnérable en même temps. Elle ne l’empêcha pas de la toucher ainsi, elle ne faisait rien. Elle se contentait de fixer le vide devant elle. Elle ne réagissait plus du tout, quoi que l’on lui fasse.
Zenlong: Si jamais tu as besoin de quelque chose, dis le moi, d’accord?
Guihu: D’accord.
Jamais elle ne lui dira quoi que ce soit. Il le savait. Elle n’avait jamais rien dis et ça n’arriverait probablement pas plus tard. Mais il espérait que cela change un jour. Petit à petit, il voudrait la voir changer et s’épanouir dans ce monde qui n’est pas le sien. Il attendrait avec impatience le jour où elle n’aura plus jamais peur d’exprimer ses sentiments devant quelqu'un, et surtout devant elle-même.
Zenlong: Tu sais, plus personne ne va te gronder maintenant. Personne, tu m’entends? Tu peux nous dire ce que tu veux vraiment. Personne ne t’en voudra. Jamais.
Guihu: Je sais.
Zenlong soupira. Toujours les mêmes réponses à ses questions. Il la cajola encore un peu puis, voyant l’heure, se décida à partir. Il embrassa sa sœur sur le front et se leva. Son nouveau quartier était assez éloigné du sien et il fallait qu’il aille rejoindre sa femme, Shefa. Il lança un dernier regard à Guihu qui ne le regardait pas et sortit de la demeure. C’était le même quotidien, la même chose chaque jour, jour après jour, rien ne changeait depuis dix ans.
Le lendemain matin, Guihu se leva de bonne heure, comme chaque matin et mit une tenue de sport composé d’un tee-shirt rouge et d’un jogging noir. Elle s’attacha les cheveux en queue de cheval. Elle prit son petit déjeuner et se dirigea ensuite d’un pas lent vers le troisième dojo, celui qui était isolé des autres dans le domaine. Elle attendit l’arriver de son maître en art martiaux, assise sur le parquet, en plein milieu de la salle, comme chaque matin depuis des années. Plusieurs armes étaient accrochées sur les murs de la salle d’entraînement. Il y avait des sabres, des épées, des lances, des bâtons. Toutes sortes d’armes divers et variés plus tranchante les unes que les autres et de taille différente. On avait dû lui changer deux fois de professeur parmi les maîtres qui enseignaient dans la famille Li afin de continuer à la faire progresser en combat au corps à corps. C’était vraiment très important dans la famille Li de savoir se battre. C’était même quelque chose de primordiale, savoir se défendre afin de ne pas attirer la honte sur la famille.
Une fois le maître arrivé sur les lieux de l’entraînement, Guihu commença son entraînement quotidien. Après plus de deux heures à s’entraîner à main nu et aux armes blanches disposés sur les murs de la salle, la jeune fille rentra chez elle et se doucha et se lâcha les cheveux afin d’être présentable devant ses autres professeur de la journée. Encore une journée bien banale qui arrivait, qui commençait et qui se terminait de la même manière. Mais finalement, aujourd’hui serait un peu différent des autres jours, oui, quelque chose de différent. Il pleuvait depuis plus d’une petite heure, allant d’une petite averse de passage au déluge. La jeune fille au regard vide resta debout, devant la porte d’entrée à regarder la pluie tomber lourdement au sol. Elle releva la tête pour voir les nuages gris et imposant dans le ciel, laissant tomber toute leur eau sur cette Terre.
Guihu en pensant: Une jeune fille ne doit pas traîner après les cours, peu importe les circonstances. Une jeune fille ne doit jamais se précipiter quoi qu’il arrive. Toujours respecter les règles, peu importe le contexte.
Sur ces pensées, Guihu baissa son regard droit devant elle et avança en direction de la pluie. Elle fit un pas en dehors de l’abri et se retrouva trempé en moins d’une seconde. Ca lui était égale d’être complètement trempé par la pluie qui tombait. Après tout, ce n’était que de l’eau, rien de plus. Cette pluie n’avait pas baissé d’intensité, au contraire, elle augmentait au fur et à mesure si c’était encore possible. La jeune fille continua d’avancer, sans se préoccuper d’être ou pas trempé mais plutôt de respecter les règles qu’on lui avait enseignées quand elle était plus jeune. En chemin, elle rencontra deux jeunes hommes sous un parapluie chacun. C’était les même que la veille. Elle les rencontra et s’inclina pour les saluer puis se redressa. Ces deux jeunes hommes semblaient paniqués et inquiets pour la jeune fille mouillée. Ils essayèrent de la protéger de la pluie avec beaucoup de mal.
Guihu: Bonjour grand frère Lionel. Bonjour grand frère Anthony.
Anthony: Mais que fais-tu sous la pluie Xiaohu? Tu vas attraper froid comme ça!
Guihu: Je rentre.
Lionel: Pourquoi n’as-tu pas prit de parapluie pour t’abriter alors?
Guihu: Je l’ai oublié.
Anthony: Si tu as oublié ton parapluie, il fallait rester là où tu étais et attendre que la pluie cesse!
Guihu: Une jeune fille ne doit pas traîner après les cours peu importe les circonstances.
Guihu semblait réciter une leçon de façon automatique. On lui avait implanté des règles à suivre et elle les suivait avec beaucoup d’attention.
Lionel: Tu aurais pu passer par un autre chemin à l’abri de la pluie!
Guihu: C’était le seul chemin possible.
Anthony: Alors pourquoi ne cours-tu pas pour rentrer le plus vite possible?
Guihu: Une jeune fille ne doit jamais se précipiter quoi qu’il arrive.
Lionel: Oui mais là, il pleut! Tu…
Sans attendre plus longtemps, Guihu s’inclina légèrement et partit en direction de son quartier afin de ne pas «traîner» après les cours. Elle n’avait pas besoin de parapluie vu l’état où elle était et refusa, en les ignorant, celui que lui tendait ses aînés. Quand elle rentrera chez elle, elle prendra une douche et tout ira bien.
Anthony légèrement énervé: Ces règles stupides font aussi parti de son «éducation»?
Lionel: Apparemment oui. Je comprends ce que tu ressens mais on y peut rien. Tu sais, je ne la vois que très rarement ici, c’est tellement grand qu’on ne se croise pratiquement jamais. Je ne la vois que pour les grandes occasions lors des dîner familial lors des festivités. C’est la première fois que je la vois aussi souvent en si peu de temps d’ailleurs. Je lui parle en général que par politesse et obligation. C’est aussi la première fois que je lui parle en dehors des obligations. Habituellement, je la vois une à deux fois tous les deux ou trois mois et quand on se croise, on se salut, rien de plus.
Anthony calmé: C’est quand même bizarre qu’elle agisse ainsi.
Lionel: Je sais mais on finit par s’y habituer à la longue. D’après mon beau-frère, on a jamais réussit à lui arracher une seule expression sur son visage depuis des années. Elle devait avoir six ans quand elle est devenue comme ça. Elle a perdu petit à petit tous ces sentiments en commençant par la joie. Qu’elle soit fatiguée ou grièvement blessée, elle n’a jamais montré une seule expression, ni même un pli sur le visage. D’après grande sœur Shefa, jusqu’à maintenant, elle n’a montré qu’une seule expression à part l’indifférence.
Anthony curieux: Laquelle?
Lionel: La peur.
Anthony regarda son cousin avec étonnement et regarda en direction de Guihu qui avait déjà disparut de son champ de vision. Elle ne montrait que la peur et l’indifférence? Mais pourquoi justement la peur?
Guihu rentra chez elle complètement trempée. De l’eau dégoulinait d’un peu partout, de ses vêtements, de son visage ainsi que de sa longue chevelure ébène. Sa tête était baissée, elle ne voyait plus grand-chose avec ses lunettes et les retira. Les domestiques prirent son sac, ses lunettes et lui donnèrent une serviette afin qu’elle se sèche un peu. Elle partit ensuite prendre une douche pendant que ses domestiques la poussaient à aller plus vite et à nettoyer l’eau qui était par terre. Elle ressortit plus tard en pyjama et se frotta les cheveux avec une serviette. Elle dîna et comme chaque jour, son frère vint lui rendre visite. En la voyant entrain de se sécher les cheveux, il paniqua et se précipita vers elle. Il vira la domestique qui séchait la chevelure de la jeune fille et s’occupa lui-même de les faire sécher.
Zenlong: Pourquoi as-tu lavé tes cheveux aujourd’hui? Tu devais la prendre que dans deux jours, non?
Guihu: J’ai été trempé par la pluie.
Zenlong inquiet: Encore? Je t’avais dis de toujours prendre un parapluie sur toi! Je m’inquiète pour toi! Tu vas finir par tomber malade si tu ne prends pas plus soin de toi-même.
Guihu: Je sais.
Zenlong soupira et continua de sécher tous ces cheveux avec le sèche-cheveux avec beaucoup d’attention afin de ne pas la brûler. Elle avait toujours été comme ça, enfin, depuis cette fameuse éducation. Il regrettait tellement de ne pas avoir pu la protéger comme un grand frère. Il regrettait d’avoir manqué à tous ses devoirs.
Zenlong: Tournes-toi pour que je puisse mieux te sécher les cheveux.
Guihu: Ce n’est pas une position correcte pour une jeune fille.
Zenlong: Nous sommes entre frère et sœur, ce n’est rien. Je ne le dirai à personne alors tourne-toi.
Guihu ne bougea pas et Zenlong la força à changer de position. Elle se retrouva assise en tailleur sur le canapé, dos à son frère. Celui-ci continua sa manœuvre. Une fois les cheveux séchés, le jeune homme prit sa sœur dans ses bras avec un air douloureux qu’elle ne vit pas mais qu’elle entendait à la respiration. Elle était toujours dos à lui et ne bougea pas d’un millimètre, regardant par la fenêtre la lune avec son regard vitreux.
Zenlong: Excuse-moi. C’est à cause de moi que tu es devenue ainsi. C’est de ma faute, excuse-moi.
Guihu: …
Zenlong: J’aurai tellement voulu…ne jamais te perdre une deuxième fois. J’aurai tellement voulu te protéger…comme un grand frère…comme n’importe quel grand frère…protégerait sa petite sœur…
La perdre une deuxième était une expression qu’il utilisait souvent quand ces nerfs lâchaient sous la pression. La protéger…mais la protéger de quoi? Il lui semblait que c’était elle qui avait choisit cette maudite situation. Mais est-ce vrai? L’avait-elle vraiment choisit? Parfois, cette situation était trop lourde pour Zenlong et il fallait qu’il sorte ces phrases. Malgré le fait qu’il soit fort à l’extérieur, il se sentait si faible en présence de sa sœur. La perdre une deuxième fois… La première fois était quand ses parents étaient morts lors d’un accident. Il ne l’avait retrouvé que quatre ans plus tard par manque de moyen et d’information. Et la deuxième fois fut lors de l’éducation de celle-ci. Elle avait finit par perdre ses sentiments et Guihu avait finit par être là sans y être vraiment. Il repensait au moment où elle riait encore et courait partout comme tous les enfants de son âge.
Zenlong: Dis-moi ce que tu veux vraiment…s'il te plait… Je ferais tout…pour que tu redeviennes comme avant…s'il te plait… Laisse-moi une chance…de me racheter…de me faire pardonner…
Il avait prononcé cette dernière phrase d’une manière suppliante, c’était la première fois qu’il utilisait ce timbre de voix. Il était vraiment sincère, pas comme les faux sourire qu’il lui donnait. Malheureusement pour lui, sa sœur resta de marbre face à sa détresse. Elle se contentait de regarder toujours droit devant elle, sans se soucier de qui la tenait dans ces bras. On avait parfois un doute sur sa compréhension du monde. Est-ce qu’elle comprenait ce qui se passait? Elle n’avait jamais montré un signe quelconque envers quelqu'un. Mais contre toute attente, après un certain moment bien sûr, Zenlong sentit sa sœur prendre ses bras avec ses mains qui semblaient si fragile et les serrer de toutes ses forces. On avait l’impression, non, on sentait vraiment qu’elle s’accrochait à lui. Elle s’accrochait à lui pour la première fois et ne voulait plus le lâcher. Même si son visage était toujours vide d’expression, il pouvait sentir dans son geste un peu de réconfort, comme pour lui dire qu’elle était là pour lui malgré ses airs absent. Il sentit une larme couler sur sa joue contre sa volonté tellement il était heureux. Sa sœur réagissait enfin. Tout n’était pas encore perdu. Toutes ces années de patience allaient enfin être récompensées. Il allait la retrouver. Elle répondait enfin à ses sentiments. Oui, elle y répondait enfin. Il avait enfin vu la lueur d’espoir qu’il attendait depuis tout ce temps.
Guihu repensa à la veille et aux enfants qui jouait en toute liberté à «l’extérieur». Ils avaient l’air si…innocent en courant dans tous les sens et si…si joyeux.
Guihu: Je voudrais…
Elle allait enfin parler d’elle-même, sans personne pour lui demander de répondre. Elle allait enfin lui dire ce qu’elle souhaitait vraiment, de sa propre initiative. Elle allait peut-être redevenir comme avant. Il allait peut-être la retrouver une deuxième fois. Il était tellement heureux à cet instant.
Zenlong: Oui, vas-y! Je t’écoute. Tout ce que tu voudras!
Guihu: …Sortir d’ici…
Zenlong fut tellement surpris par le vœu de sa sœur qu’il s’écarta brusquement d’elle et la retourna pour voir si elle ne plaisantait pas. Elle voulait sortir? Sortir de cette immense prison qu’est sa demeure? Sortir du domaine? C’était vrai qu’on lui avait interdit de faire un seul pas à l’extérieur et qu’elle suivait tous ses cours dans le quartier principal du domaine, mais…sortir d’ici? Mais comment faire? C’était pratiquement impossible sans l’autorisation de sa belle-mère, Yelan Li.
Zenlong: Je…je…
Il reprit sa sœur dans ses bras. Il semblait souffrir encore plus. Comment allait-il demander ça à Yelan? Guihu, rendit l’étreinte de son grand frère automatiquement. Elle n’en avait pas conscience elle-même en fait. Un geste qui lui est venu naturellement en sentant son frère la serrer très fort sans raison. Il en avait sûrement besoin. Elle ne ressentait pas la détresse de son frère mais est-ce que c’était vraiment le cas? Son frère non plus n’avait jamais ressentit sa détresse à elle. C’était la première fois qu’elle demandait quelque chose. Même avec son visage sans expression, sa voix comme si ça lui était égal, comme si elle l’avait dit par hasard, c’était la première fois qu’elle lui demandait quelque chose de précis. Habituellement, elle ne répondait pas à cette question et on lui offrait n’importe quoi, comme si c’était elle qui l’avait demandé. On n’a jamais su si elle désirait vraiment tout cela… Mais…on faisait tout comme… La première fois qu’elle demandait quelque chose… Il devait au moins essayer. Il ne devait pas perdre cette chance de la retrouver.
Zenlong: Je vais essayer Xiaohu. Je vais essayer de te faire sortir de là. Je te le promets.
Finalement, durant toutes ces années, c’était lui seul qui avait été aveugle. C’était lui qui n’avait jamais ressentit sa détresse, il ressentait seulement sa douleur à lui. Qu’est-ce qu’il avait pu être égoïste pendant tout ce temps. Sa sœur s’était sacrifiée pour son bonheur et il n’avait rien vu. Elle avait accepté tout cela pour lui et lui seul. Il n’avait rien vu. Il espérait se rattraper un jour, pour elle. Rattraper tout ce temps qu’il avait gaspillé.
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Alors? C’était comment? Envoyez-moi des coms afin d’avoir la suite!
Les petites précisions en chinois ^^, c’est ici! Je sais, il y en a beaucoup mais j’y peux rien, je suis chinoise alors faut bien que je mette ça pour que vous comprenez!
[1] Quelqu’un de la même génération que nous est qui est plus grand, peu importe s’il est de la famille ou pas, on l’appelle grand frère ou grande sœur, ou même par son prénom, mais ça, ça reste à voir. Pour quelqu’un de la même génération que ses parents, on les appelle tonton ou tata ainsi de suite pour les grand parents. Dans ce cas si, Lionel et Anthony sont ses cousins.
[2] Xiaohu signifie petite jade. Xiao pour petit et Hu pour jade, la pierre précieuse. C’est un surnom que l’on donne en rajoutant xiao devant. Donc, son vrai nom est Huang Guihu se prononçant Cou-é-u, je sais, c’est bizarre les accents chinois mais c’est la retranscription phonétique qui est comme ça. Cela signifie donc jade précieux. Pour l’adoption, je n’en sais rien mais on va dire qu’elle garde son nom de famille.
[3] Ah d’ailleurs, Along est aussi un surnom, son vrai nom est Zenlong se prononçant Tzeu-n’-long’ (La dernière lettre avec l’apostrophe est aspirée, euh, non, nasale ou je sais plus quoi, quelque chose dans ce genre là, donc, on ne l’entend pas trop). Le «a» devant est aussi une marque pour le surnom, comme xiao. Long signifie dragon. Par contre, Zenlong, je ne sais pas ce que ça veut dire mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a le dragon dedans.
[4] Deux étages en Chine signifient un étage en France. On compte le rez-de-chaussée comme le premier étage et le premier comme le second. Je ne sais pas pourquoi mais c’est comme ça.
[5] Alors je ne sais pas comment traduire ça du chinois en français mais on va dire que Zenlong appelle sa belle-mère, mère. Je pense que c’est plus approprié car certain marié(e) appelle leur belle-mère, mère ou maman.