
J'avais déjà prévenu mais je le refais, cette fic n'étant pas ma principale, je m'en occupe un peu comme bon me semble donc c'est normal si les chapitres sont très espacés. Enfin j'ai fait un chapitre plus long que d'habitude, pour me rattraper. J'ai corrigé quelques fautes d'orthographes dans les deux autres chapitres, mais je n'ai pas fait de changement significatif. Bonne lecture.
Chapitre 3 : Artémis
Elle semble réfléchir un instant puis répond :
« Pour faire concis, c'est comme lorsqu'Aya parle à Cerès. »
Mais bien sûr, elle essaye de me dire quoi là ? Qu'elle est une nymphe et que je suis sa descendante ? Je suppose que j'ai pincée les lèvres, réflexe que j'ai lorsque je doute de quelqu'un car elle soupire.
« - Tu ne me crois pas, n'est ce pas ?
- Ca paraît logique que oui. Moi je m'inquiéterais à votre place si je vous croyais sur parole. »
Artémis esquisse un sourire.
« - J'ai toujours aimé ta façon de penser et d'agir. Cependant comment expliques tu que tu te retrouves dans l'univers d'un manga ?
- Touché. Je ne me l'explique pas en faite.
- Tout comme le fait que tu parles et comprennes le japonais, que tu n'es pas été blessé alors qu'Aya utilisait son pouvoir de nymphe. Je continues la liste ?
- Non, c'est bon t'a gagné. »
Je la regarde en souriant, j'aime bien son caractère, si vraiment s'est une de mes ancêtres, alors ça serra quand même mieux comme cohabitation qu'avec Cerès.
« - Bon alors tu m'expliques ?
- Oui bien sûr, par quoi veux tu commencer ?
- Bah d'abord, pourquoi je suis dans un manga et comment je suis arrivée là.
- Tout comme Cerès je n'ai plus ma robe de plumes et par conséquent je ne peux plus quitter la terre, étant obligé d'hanter les corps des jeunes filles de ma lignée.
- Y'a pas d'histoire de fondateur au moins ? Parce que j'ai beau me plaindre, je l'aime bien moi ma soeur.
- Non, j'aimais mon mari et c'était réciproque.
- Bah pour Cerès aussi.
- Ah bon ?
- Comment ça "ah bon" ? Je croyais que tu étais en moi.
- Oui mais la majorité du temps, je me renferme. C'est un peu dur à expliquer, mais je ne fais pas attention à ta vie en permanence. De temps en temps je reprends conscience et je regarde ce que tu deviens. Il y a peu j'ai découvert cette histoire mais je n'en connais que quelques bouts.
- D'où la raison pour laquelle tu t'es manifestée si tard alors que j'avais déjà lu plusieurs fois ce manga.
- Oui.
- Donc tu disais que t'avais plus ta robe. Pourquoi tu n'en as pas cherché une autre ?
- C'est ce que j'ai fait, possédant plusieurs filles pour la retrouver. Ma recherche s'est étalée sur plusieurs siècles, mais au final, après avoir fait le tour de la planète, je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas de robe de plume qui était restée sur Terre.
- Pas cool. Donc c'est pour ça que tu ne te manifestais plus et qu'il n'y a aucune légende concernant ma famille.
- Oui, je n'avais aucune raison de gâcher l'existence de mes descendants. De temps en temps, j'aidais l'une des jeunes filles quand elle était vraiment en mauvaise posture. Je redevenais consciente pour voir s'il pouvait y avoir un quelconque indice que j'aurais raté, mais rien.
- Jusqu'à ce que je lise cette histoire.
- En effet, je me suis dit que ça serait une solution.
- Donc c'est toi qui a matérialiser le manga ?
- Oui et non.
- J'adore cette réplique quand c'est moi qui la sort, mais maintenant je comprend la douleur de mes amis. »
Artémis ce mit à rigoler à cette remarque puis me sourit.
« - C'est bien à cause de moi que tu te retrouves ici, mais je n'ai pas matérialiser le manga dans la réalité.
- C'est quand même un pouvoir étrange. Surtout par rapport à ceux développé par Yuu Watase.
- Ils sont essentiellement offensifs, c'est ça ?
- Ouais.
- Cela est du à l'imagination de l'auteur qui c'est concentré sur ce type de pouvoir pour son histoire, mais en réalité les pouvoirs des nymphes sont très variés.
- Et les tiens ils consistent en quoi ?
- Les autres pouvoirs n'ont aucun effet sur moi.
- Ah ! D'où le fait que celui de Cerès ne m'ait rien fait.
- Oui, mais ta phrase n'est pas juste.
- Hein ?
- Oui, ce n'est pas correcte, grammaticalement parlant.
- ....
- Ariane ?
- Mais euh ! Tu m'as compriseuhhhhhhhhhhhhh !
- Vas tu bouder pour si peu ?
- Nan, et puis tu as raison.
- Oui c'est vrai, j'avais oublié ta passion pour la vérité.
- Hé ! Hé ! Et tu as d'autres pouvoirs ?
- Oui je peux soit matérialiser quelque chose de fictif dans la réalité, soit matérialiser quelque chose de réel dans la fiction.
- Et c'est ce que tu as fait.
- Oui.
- Donc peu importe que je modifie l'histoire, l'essentiel c'est que je te trouve une robe de plume, c'est bien ça ?
- Exact.
- Et une fois trouvé, je resterais ici, ou je pourrais retourner chez moi ?
- Je te ramènerais dans ton monde, ne t'inquiètes pas.
- Et au fait, tu as prévu quelque chose pour moi ici ? Une identité ? Un endroit pour dormir ? Où je doit me débrouiller avec les moyens du bord ?
- Oui je t'ai crée une identité, une fois Aya interceptée, je t'expliquerais tout.
- Ah oui c'est vrai je l'avais oublié celle-là ! Bon j'y vais alors. »
J'ouvre lentement les yeux. Il fait nuit et seule la lumière des réverbères qui longe la route m'éclairent. Je ne ressens pas la présence d'Artémis, mais je sais qu'elle est là, veillant sur moi. Je me relève, mes muscles sont engourdis par le froid et par la positon que j'ai du garder trop longtemps. Combien de temps suis je restée ainsi ? Je l'ignore. Le grand portail noir qui donne accès à la demeure est intact et je n'entends aucun son provenant d'une quelconque discussion. Aya ne doit pas encore être venue. Je marche en rond quelques temps pour me dégourdir les jambes. Puis je m'adosse au mur, à coté de l'entrée. Il n'y a plus qu'à attendre. Cela doit faire à peine cinq minutes que je suis ainsi, que j'entends en bruit de pas provenant de ma droite. C'est Aya . Je l'a laisse s'approcher puis lorsqu'elle arrive à ma hauteur :
« - Vraiment têtu. Je ne crois pas t'avoir dit de revenir. »
Elle me regarde surprise, elle ne devait pas m'avoir aperçut apparemment.
« - C'est toi qui étais dans l'arbre, s'écrit-elle !
- En effet. Enfin pas la peine de crier, tu risques de nous faire remarquer.
- Comment savais tu pour Yuhi ? Il ignorait qui tu étais.
- Je vais t'expliquer, et puis maintenant j'ai le temps. »
Enfin j'ai beau dire, mais qu'est ce que je peux lui raconter exactement ? Que je suis une descendante de nymphe céleste comme elle ? Oui, pourquoi pas.
« - Je suis tout comme toi et Suzumi une descendante de nymphe céleste, et par certains moyens je savais ce qui allait se passer.
- Tu connais Suzumi ? Mais elle aussi ignorait qui tu étais.
- On va dire que j'ai observée plusieurs familles de descendant dont la tienne.
- Et pourquoi m'as tu aidée ?
- Pour la même raison que Suzumi, je ne souhaites pas que tu meures. Et c'est pour cette même raison que je vais t'empêcher de retourner chez ton grand-père.
- Mais Aki est à l'intérieur ! On ne sait pas ce qu'ils vont lui faire !
- Justement moi je sais.
- Comment ? Ils ne lui ont rien fait ?
- Ne t'inquiètes pas, il ne lui arrivera rien. Ils lui ont panser ses blessures, et vont tout faire pour qu'il retrouve sa santé.
- Mais moi ils m'ont...
- Ils ont voulu te tuer, oui. Mais je te promets qu'ils ne feront rien à ton frère. Alors retourne chez les Aogiri.
- Mais je veux comprendre, je ...
- Aya crois moi, n'y retourne pas, ils te tueront sans le moindre remord. Retourne chez les Aogiri, je viendrais te voir demain pour t'expliquer si tu veux.
- Euh, oui mais et Aki... »
J'y crois pas, elle va le lâcher son Aki ? Mais quelle chieuse ! Ariane, on se calme, pas la peine de s'énerver, c'est pas comme ça qu'elle aura confiance en toi.
« - Écoute, je te promet que dès que je le pourrais, je mettrais Aki en lieu sûr et tu pourras le revoir. Alors tu me fais confiance ? »
Je croise les doigts, il faut espérer que mon discours va la convaincre.
« - D'accord, mais tu viens me voir demain pour tout m'expliquer, promis ?
- Promis. »
Je soupire de soulagement. C'est alors que j'entends un bruit de voiture.
« - Ils arrivent pile au bon moment. Quelle synchronisation ! Viens Aya, on se met devant le portail. »
Je lui prend la main et nous poste devant le portail. Au moins, ils ne pourront pas nous rater.
« - Qui ça "ils" ?
- Les Aogiri. Tu les as quitté, en leur laissant un mot. Tu ne crois quand même pas qu'ils allaient te laisser te suicider sans rien faire ?
- Mais j'allais pas me suicider !
- En théorie, non. Mais en pratique, ça revient au même.
- Comment peux tu en être aussi sûr ?
- Écoute, tu as remarqué le nombre de chose que je savais, sans que tu me dises quoi que ce soit ?
- Euh, oui.
- Bien, alors crois moi sur parole. »
Je voit la voiture foncer sur nous à une vitesse incroyable et tout d'un coup j'ai un doute. Ils vont nous voir, quand même ?! Alors que la voiture semblait ne pas ralentir, soudain j'entends un bruit de frein et le bolide s'arrête juste devant nous. Quelques centimètres et on y passait. Aya tremble de peur et je dois dire qu'on a eu chaud.
« T'inquiète, je savais qu'ils s'arrêteraient. »
C'est un gros mensonge, mais peu importe. Yuhi, Suzumi et madame Kyou sortirent de la voiture. Ils semblent surpris.
« - J'ai réussi à la convaincre de ne pas y retourner. Je vous la confie.
- Qui êtes vous ?
- Eh ! Mais tu es la jeune fille qu'il avait dans l'arbre.
- En effet. Je viendrais demain chez vous pour tout vous expliquer. En attendant, dépêchez vous de repartir avant que les Mikagé débarquent. »
Je pousse légèrement Aya qui avance sans rouspéter. Juste avant d'entrer dans la voiture, elle me fixe, puis s'installe à l'arrière. La voiture démarre, et je la vit s'éloigner. Bien il est temps de s'occuper un peu de moi. Pour commencer, il serait plus sage de s'éloigner de cette maison. Je me met alors à marcher et rejoint le petit parc où j'avais discuter avec Toya plus tôt. Une fois assise sur un banc je ferme les yeux.
« - Alors ?
- Tu t'en est bien tiré. Je ne suis pas sûr qu'elle soit encore totalement convaincue et d'après le peu que j'ai vu d'elle, on peut craindre encore beaucoup d'actions irréfléchies, mais c'est un bon début.
- Oui, c'est sûr qu'elle est pas de tout repos. Et moi maintenant ?
- Tu va te transformer et je vais t'amener devant ton habitat.
- Tu sais voler aussi ?
- Non mais je sais comment m'y rendre, ça sera plus simple.
- Et une fois là-bas ?
- Tu sonneras et on ira t'ouvrir.
- Je vais habiter avec quelqu'un ?
- Juste des domestiques.
- Hein ? Mais c'est quel genre de vie que tu m'as créé ?
- Tu es l'actionnaire de plusieurs grandes firmes multinationales.
- Et beh !
- Ca expliquera ta venue ici, ainsi que tes informations sur les Mikagé.
- Pas faux.
- De plus, les Mikagé auront besoin d'argent, non ?
- Oui, c'est vrai. Kagami va s'associer avec des gens plutôt louche pour ses expériences.
- Il faut que tu les devances. Ainsi tu pourras avoir accès à leurs connaissances et leurs recherches.
- Ca m'étonnerais qu'ils me parlent de tout comme ça, mais oui, ça m'aiderait bien. Surtout que c'est eux qui vont te fournir la robe de plume.
- Comment ça ? Cerès retrouve pas la sienne ?
- Bah si mais je vais pas pouvoir prendre celle-là.
- Pourquoi ?
- Ca te déranges pas de piquer la robe d'une autre ?
- Cerès n'existe pas, ce n'est qu'un manga, alors non je vois pas le problème.
- Pas faux. Le problème c'est que la robe de plume est en Toya et donc il faudrait que je lui dise pour la récupérer, mais si je lui dit, il se souviendra de tout et voudra la donner à Cerès, même s'il sait qu'on est dans un manga.
- En effet. Donc les Mikagé ont retrouver une autre robe ?
- Pas vraiment. Il me semble qu'ils ont retrouvé un fragment en Europe et après, avec les pouvoirs des nymphes qu'ils ont réveillés, ils vont réussir à en reconstruire une, même si elle ne sera pas totalement complète. Ca risque d'être gênant si elle n'est pas complète ?
- Je ne sais pas, peut être.
- Bah au pire, je devrais pouvoir la terminer avec mon pouvoir.
- Tu crois ?
- Bah d'après ce que j'ai compris, oui.
- C'est parfait, si tu sais déjà comment récupérer ma robe.
- Oui sauf qu'il faudra attendre.
- Comment ça ?
- Dans le manga je crois que ça prend presque deux ans.
- Ce n'est pas important.
- Oui c'est sûr que si tu as attendu je ne sais pas combien de siècle, deux ans c'est ridicule, mais pour moi ?
- Quand tu retourneras dans ma réalité, il n'y aura aucune différence de temps.
- Ah, cool ! Bon je crois qu'il serait temps d'y aller, non ?
- Oui, en effet. »
Je sens une immense puissance sortir de mon corps. Je commence par lutter un peu, par réflexe, puis je me laisse submergé et ce fut le noir.