Chapitre 17

 

Dokho et Olia se fixèrent un moment, comme si c’était la première fois qu’ils se voyaient.

 

- Je suis juste venu emprunter un livre de la bibliothèque de la Balance. Je retourne dans le jardin. Dit-il en tournant les talons.

- Et le livre ?

- J’oubliais. Déclara-t-il en se dirigeant vers la bibliothèque et sortant de la pièce.

- Attends ! Pourquoi ?

- Athéna m’avait confié une mission, au cas où tu l’aurais oublié.

- Oui, à moi aussi. Mais cela ne nous aurait pas…

- Je pensais que…

- Et bien tu pensais mal. Affirma-t-elle de plus en plus fort. Je savais que je ne devais pas venir. Se mit-elle à hurler. Sors de cette maison et retourne vive dans tes précieuses 5 pics !

 

Derrière la porte.

 

- C’est quoi ce bordel ? Je ne l’ai jamais entendu hurler comme ça. Alors, c’est vrai, elle s’est fait lourder par Dokho, alors ça veut dire qu’elle a près de 243 ans aussi. Alors le seul chevalier d’or digne de ce nom c’est Aiolos, ils sont tous des idiots. Imagine si Saga n’avait pas tuer le pope, Ilina se serait trouvée dans la même situation qu’Olia et avec un enfant en plus. Affirma Mélanie.

- Qu’est-ce qu’il se passe ? Demanda Aiolos qui était venu en compagnie des chevaliers d’or devant la bibliothèque alerté par les cris.

- Espèces d’idiots ! Affirmèrent les chevalières d’or en partant.

- Qu’est-ce qu’on n’a fait ? Demanda Aiolia.

- Vous n’êtes qu’une bande de lâches ! Affirma Mélanie avant de le gifler et partir.

- Maintenant, elles nous détestent. Et dire que tout ça est la faute de Dokho. Je me demande ce qu’il a bien pu faire pour qu’elles nous détestent.

 

Dokho sortit de la bibliothèque la main sur la joue.

 

- Alors c’est ta faute si elles nous détestent ? Demanda Deathmask. Tu es pire que moi finalement.

- Oui, bien sûr. Ironisa Saga. N’empêche que j’aimerais bien savoir ce qu’il s’est passé aussi.

- La ferme. Hurla Dokho en partant dans le jardin.

- C’est quoi ce cirque ? Ne me dîtes pas qu’ils se sont vus ? Aiolos ?

- Oui. Et les filles nous ont…

- Traité de lâches, d’idiots. Bref, maintenant elles vous détestent tous.

- Je crois.

- Maintenant, il va falloir que je règle plus d’un problème.

- Parce que tu pensais qu’ils allaient se rabibocher ?

- Oui enfin j’en sais rien. Mais j’espérais qu’ils arriveraient à se voir sans se tuer. Il est pas mort c’est déjà ça. Où est Athéna ?

- Débie l’a conduite auprès de Seiya.

- Une bonne chose qu’elle ne soit pas là, sinon on n’aurait pas éviter les questions. Aiolos, fait en sorte s’il te plaît qu’il ne parte pas pour les 5 pics, moi je vais parler à Olia.

- Elle va t’en vouloir.

- Cette situation a trop duré, 243 ans à ruminer cette histoire. Il aurait fait un autre choix, nous aurions été réunis beaucoup plutôt. Et nous aurions fait cette guerre avec vous. Sion m’a demandé de faire en sorte qu’ils se revoient après la guerre.

- Et ils font quoi les autres ? Demanda Aiolos en désignant les chevaliers d’or.

- Ils vont voir les filles et tentent de rattraper le coup. A plus tard ! Affirma-t-elle en entrant dans la bibliothèque.

 

- Alors ça fait du bien ?

- Tu te moques de moi, tu l’as envoyé exprès.

- Non, il est réputé pour être un homme sage. Je pense qu’il a du vouloir emprunter un livre. Pourquoi ne pas lui avoir dit la vérité ? Il aurait sans doute comprit qu’Athéna t’est confié la mission de toutes nous trouvées, et que Sion t’avait conseillé de tenter ta chance avec lui. C’était le seul à connaître la vérité.

- Tu penses que si je lui avais avoué la vérité…

- La vie aurait été différente, oui. Mais je pense également que nous aurions pu combattre à leurs côtés.

- Et tu n’aurais pas eu Alia.

- Ou avoir 2 ou 3 enfants de plus.

- Alors cette idée lui trotte toujours dans la tête ?

- Oui. Je n’aurais jamais du vous mettre dans l’esprit que les lois devaient absolument respectées.

- C’est à cause de cette loi sur les relations entre chevaliers que vous êtes si strictes et intransigeante avec Aiolos et Alia.

- Non, j’en suis jalouse, j’aurais du écouter mon cœur.

- Ce qui est fait est fait. Vous avez tous les deux retrouver une certaine jeunesse et vous pouvez sans doute…

- Tenter de changer le fait qu’on se déteste, non ! Jamais je n’irais lui parler.

- Têtue comme une mule.

- Tu pensais quoi ? Que j’allais lui sauter au coup ?

- Non, mais vous devriez parler et aplanir les angles. Les chevaliers d’or se retrouvent dans une situation qu’ils ne comprennent pas.

 

Dans le jardin.

 

- Je peux m’asseoir ?

- J’ignorais qu’elle était allée voir la déesse, comment ?

- J’en sais rien. Sion devait le savoir, Ilina a laissé échapper tout à l’heure. Alors ?

- Alors quoi ?

- Les autres se retrouvent dans une position délicate, les filles les détestent, ils ne comprennent pas.

- Et pas toi ?

- Ilina n’a jamais respecté ces lois stupides alors. Vous devriez parler tous les deux.

- Elle va me dire que les choses auraient été différentes, je devais garder le sceau.

- On aurait sans doute été ensemble plutôt et on se serait battus ensemble.

- Mais Alia n’aurait pas été là.

- J’en suis pas sûr, peut-être qu’on aurait d’autres enfants.

- Alors c’est vrai. Tu souhaites des enfants et elle t’en refuse à cause de cette loi ?

- Des fois, elle se sert de cette loi pour me dire non. Je pense que c’est plutôt la mission que lui a confiée Sion qui l’en empêchait. Alors vous comptez aller voir Olia ?

- Je ne pense pas qu’elle veuille me voir ou même me parler.

- Vous l’avez rendue si aigrie alors ?

- Non, je ne pense pas. Enfin j’espère ne pas en être le responsable.

- Inutile de vous faire du soucis, je suis persuadé qu’Ilina lui fera entendre raison et que vous puissiez discuter. Après 243 ans c’est un comble qu’une rancune soit aussi tenace.

- Je remonte dans la chambre. Conclut Dokho en entrant dans la maison, coupant court à la conversation.

 

Aiolos rentra à sa suite.

 

- Il est têtu lui aussi ?

- Apparemment.

- Comment est-ce possible que…

- Je n’en sais rien. Je sens qu’Athéna et ses chevaliers arrivent.

- Tu sens la cosmo que je ressens ?

- Oui, elle n’a pas pu s’en empêcher. Elle est aussi têtue que les deux vieux ! Je lui avais demandé d’attendre de se sentir mieux. Je sens qu’en plus des filles, il va falloir lui apprendre aussi à être plus calme. Je sens que je vais perdre mon calme avec elle. Je te jure que du moment où elle met les pieds ici, je te l’engueule ! S’insurgea Ilina.

- Mais je n’ai rien fait au cas où tu l’aurais remarquée, je me tiens tranquille depuis ce matin.

- Ta mère ne parle pas de toi.

- Alors elle parle de qui ?


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