
Dans une chambre du second étage.
- C’était quoi cette fille qui nous tripotait ? Demanda Aiolia une fois qu’elle fut partie. Nous sommes où ?
- Je n’en suis pas sûr, c’est impossible, comment elle aurait pu faire ça ?
- De qui tu parles Aiolos ? Demanda son frère surpris du regard inquiet de son frère.
- De personne. Répondit-il énigmatique.
- Ce n’est pas impossible. Mais c’est juste ce qu’à dit Aiolos, comment auraient-elles fait ce prodige ? Déclara Dokho de manière aussi énigmatique qu’Aiolos.
- Mais de quoi parlez-vous tous les deux ? Demanda Aiolia impatient.
- Je pensais que c’était une légende. Intervint subitement Sakha.
- De quelle légende tu parles ? Enfin, quelqu’un va me répondre ou quoi ? Demanda Aiolia qui commençait vraiment à s’impatienter.
- Celle des chevalières d’or. Répondit simplement Sakha.
- Bien sûr, comme si c’était réel, je ne crois pas que des femmes aient eu un jour des armures d’or, on l’aurait su et les temples auraient porté les traces de leurs passage. Déclara Aiolia.
- Pourtant, elles existent. Expliqua Dokho, mais je ne pensais pas qu’elles seraient un jour au nombre de douze, car pour nous sauver, il fallait bien qu’elles soient au complet. Pas comme la dernière fois.
- Pourquoi nous n’en avons jamais entendu parlé, vieux maître,… euh je veux dire Dokho. Demanda Mû.
- La légende veut qu’elles ont été bannies par Athéna elle-même. Et d’après ce que j’en sais, elles ont toujours été là pour elle, tout en restant discrète. Répondit Dokho sans avoir fait attention à la manière dont l’avait appelé Mû.
- Pourquoi elles auraient été bannies ? Demanda Deathmask, avide de connaître l’histoire.
- Je ne sais pas trop, Sion m’a expliqué qu’elles auraient été bannies à cause du fait que l’une d’entre elle aurait été amoureuse d’un spectre. Mais je doute de la véracité de cette histoire. Je pense plutôt qu’il s’agisse d’une histoire plus sombre et tragique que ça. Raconta Dokho.
Aiolos sembla tout à coup soulagé. Ce qui intrigua son jeune frère et les autres chevaliers d’or.
- Tu pensais que c’était qui ? Demanda Saga.
- Personne. Et puis, si on essayait de savoir de qui il s’agissait ? Déclara-t-il espérant détourner la conversation que voulait entamé Saga avec lui.
- Bonne idée, le mieux c’est de regarder par les fenêtres à travers les volets, si on y arrive. Proposa Milo.
Le groupe se divisa en trois et commencèrent à jouer les voyeurs.
Dans la cuisine.
- Ca fait du bien quand le boucan s’en va. Désolée. Déclara Mélanie.
- T’en fait pas seul son père sait la tenir tranquille.
- C’est vrai qu’il sait y faire avec ta fille. Déclara Natassia en entrant. Mélanie, tu peux faire du feu ?
- Bien sûr avec joie. Déclara la jeune femme en sortant de la pièce.
- Attention, la pyromane est de sortie. Je vais faire le barbecue.
- Cette Mélanie, toujours le mot pour rire celle-là. Déclara Natassia avant d’éclater de rire entraînant Ilina avec elle.
- Bon redevenons sérieuse toutes les deux. Tu as senti toi aussi ? Demanda Natassia reprenant son sérieux.
- Oui, nos hommes sont réveillés. Il va falloir qu’on trouve une bonne excuse.
- Surtout toi !
- Oui, il va m’en vouloir c’est certain. Mais je ne suis pas la seule qui va devoir des explications. Quand à toi, j’en connais un qui risque de te tuer quand il reviendra d’Elyssion.
- Je ne pense pas, imagine sa joie.
- Oui, mais il pense que…
- Ne dis rien, je saurais trouvé les mots pour lui expliquer.
- Je te le souhaite. Espérons tout de même que la petite ne le sente pas et qu’elle ne fonce pas tête baissé dans la chambre, car là on aura toutes de gros soucis, sans parler de lui, il risque de subir une de ces colères de la part des autres quand ils sauront la vérité.
- Tel que je le connais il va dire que c’est moi la fautive.
- Bon vous venez, on va bientôt se mettre à table. Déclara une voix venant du jardin.
- Cette Catie à chaque fois qu’elle se trouve en présence de Mélanie, elles font les pires bêtises possibles et imaginables.
- Tu as raison Ilina, elles sont terribles. Termina Natassia. Aller on sort les assiettes, couverts et les verres. Alia ne va pas tarder à rentrer.
- On devrait peut-être demander à Elena de cacher leur cosmo.
- Non, elle n’a pas senti qu’ils s’étaient réveillés, alors laissons les un peu tranquille.
- Tu as raison. Aller, on y va sinon c’est la crise.
Les deux jeunes femmes sortirent dans le jardin rejoindre les autres et s’installèrent à table.
- Tu l’as senti ? Demanda Maya à voix basse à Ilina.
- Quoi donc ?
- Le réveil des chevaliers d’or. J’ai senti que Mû c’était réveillé. Je peux même dire qu’ils sont tous les douze entrain de jouer les voyeurs. Vous pensez qu’il faut prévenir Débie du réveil de son Milo.
- Téléphone-lui, on verra s’il elle peut se faire remplacer.
- Très bien j’y vais tout de suite.
En rentrant, Alia senti une étrange sensation, comme si son père était à la maison. Mais c’était impossible, l’éclipse n’était pas terminée. C’est une Alia songeuse qui pénétra dans la maison.
- Je vais deux minutes dans ma chambre et j’arrive. Déclara-t-elle en voyant Maya au téléphone. Dis bon courage à Débie pour sa garde pour moi.
En montant les escaliers, elle sentit une nouvelle fois la présence de son père. Cette fois elle en était sûre, son père était à la maison, mais pourquoi sa mère n’en avait rien dit. Elle entra dans sa chambre, posa ses affaires et s’apprêtait à descendre quand la curiosité se fit trop forte. Elle se rendit au second étage afin de vérifier ses soupçons. Elle était devant une porte d’où elle pouvait sentir la présence de son père.
Dans la chambre.
Aiolos s’était brusquement relevé, bousculant au passage son frère.
- Eh, tu te calmes ?
- Désolé, mais je crois que…
Dans le jardin.
- Alia est allée se changer, elle arrive dans quelque minutes. Déclara Maya en arrivant.
- Bien, elle devient ponctuelle avec le temps. Déclara Melia.
- J’espère qu’elle n’aura pas l’idée d’aller fouiner au second étage.
- Rassure-toi, Sarah, elle sait qu’il s’agit de vos chambres.
- Je n’aimerais pas qu’elle fouille dans nos affaires ou qu’elle entre dans leur chambre. N’empêche que j’imagine bien sa colère et ce qu’elle pourrait dire à son père en le voyant. Affirma Catie avant d’éclater de rire entraînant tout le monde.
Au second étage.
Alia décida d’ouvrir la porte. Elle resta figé par ce qu’elle vit.