L'oublié

Chapitre 6

 

 

 

 

 

L’oublié

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà maintenant quinze jours qu’il était enfermé dans ses appartements. Galec ne niait pas qu’il l’avait mérité, il avait commis une faute grave, quasi impardonnable, mais c’était avec une franche anxiété qu’il attendait la décision du Pope et il aurait donné n’importe quoi pour aller se promener dans les jardins du Palais qu’il pouvait admirer derrière les vitres de sa porte- fenêtre, histoire de s’aérer l’esprit, et ce fut avec un long soupir de tristesse qu’il détacha son regard de la magnifique allée des jardins et qu’il alla s’asseoir lourdement sur son lit.

Galec faisait peine à voir, dépité, déprimé, en colère après lui, il ne se lavait plus, mangeait peu ce qu’on lui apportait et ruminait des idées noires.

Il avait déçu son ami Aiolos, ce grand homme digne et respectable qui l’avait sorti d’une presque vie lamentable. Il avait apporté le Mal dans le Domaine, c’étaient les mots exacts de son ami lorsqu’il eut un entretien avec lui, il y avait de cela une semaine :

 

-Ce jour-là, tu as apporté le Mal sur le Domaine sacré, Galec ! Tu as volontairement fait entrer un homme douteux afin d’enlever la jeune Diane pour qu’il lui retire son enfant de son ventre !

Galec se souvenait de la colère du Pope, une colère, brute, massive, retenue mais bien là, une colère empreinte de tristesse, de déception envers son homme de main.

-Je le sais, Aiolos, avait répondu Galec en se tenant droit devant lui. Je suis conscient de mes actes et ne peux que formuler mille excuses et je sais que rien ne sera assez suffisant pour me racheter.

-Tu es conscient que je ne peux plus te faire confiance pour le moment ?

-Oui.

-Tu sais que je vais devoir prendre une sérieuse décision te concernant ? Concernant tes attributs ? Ta place parmi nous ?

-Je le sais, Aiolos, et je remets mon destin entre tes mains.

 

« Cet homme qui m’a sauvé la vie, il y a plusieurs années... Comment ai-je pu commettre une erreur pareille ? Qu’est-ce qui m’a pris ? »

Galec se prit la tête entre les mains.

Il s’inquiétait aussi pour Diane et prenait de ses nouvelles par le biais de la femme qui venait lui apporter ses plateaux-repas.

Diane allait bien, elle se remettait psychologiquement de son enlèvement et son bébé grandissait dans son ventre sans complications.

Galec entendit la clé de la porte tourner, la porte s’ouvrit et il vit le Pope se présenter à lui.

-Non, reste assis, lui dit le Pope lorsqu’il vit Galec qui s’apprêtait à se lever.

Ce fut en silence qu’Aiolos referma derrière lui et passa devant son ami sans le regarder. L’homme se planta devant la grande fenêtre, les mains jointes dans le dos.

Galec observa le dos de son ami, attendant qu’il parle, anxieux.

-Tu as une vue magnifique sur les jardins du Palais, dis-moi, fit le Pope sans se retourner vers Galec. Nous avons reconstruit tous cela ensemble, non ?

Galec bredouilla quelque chose d’inaudible.

-L’on m’a rapporté que tu ne mangeais pas tes repas ?

-Je n’ai pas très faim en ce moment.

Aiolos se tourna un instant vers son Premier Ministre.

-Tu as maigri.  

Galec eut un pauvre sourire :

-Il faut dire que la situation est plutôt délicate.

-A qui le dis-tu !

Aiolos reporta son regard sur les jardins du Palais.

-J’ai pris ma décision te concernant.

-Ah ?

Galec serrait ses mains l’une contre l’autre entre ses genoux.

Alors, c'était bon, après quinze jours d’attente, Galec allait savoir ce qu’il allait advenir de lui au sein de la communauté du Sanctuaire. Il s’attendait à être expulsé, c’était la décision la plus sage pour Aiolos, c’était ce que Galec pensait.

-La jeune Diane sait-elle…

-Non, elle ignore que tu es l’instigateur de son enlèvement et c’est bien mieux comme cela, je t’assure.

Le ton d’Aiolos était dur et autoritaire, pourtant, Galec y percevait des notes d’amitié, l’aura du Monarque ne dégageait aucune animosité envers son Premier Ministre.

Aiolos posa son regard bleu sur Galec, celui-ci avait les yeux fixant un point sur le sol et son visage se décomposait de plus en plus. Il l’observa longuement, partagé entre s'asseoir à ses côtés pour le réconforter et appliquer sa décision de Grand Pope, c’était terrible pour lui.

-Tu es vraiment conscient de ce que tu as fait ?

-Oui, Aiolos, vraiment, fit Galec d’une petite voix, les yeux fixant toujours le sol.

-Alors pourquoi l’avoir fait ?

-Parce que j’aime ce Domaine, c’est ma maison, une partie de ma vie, tu m’as fait renaître ici, Aiolos.

Le Grand Pope regarda encore un moment Galec, puis le Monarque fit une chose qui surprit grandement son Premier Ministre ; il alla prendre la chaise près du bureau et vint s’asseoir en face de lui.

Le Grand Pope et Galec se regardèrent dans les yeux.

-Depuis ce matin, c’est le jeune Hideaki qui a pris ta place, lui dit de but en blanc Aiolos.

Galec ne put s’empêcher d’être étonné.

-Hideaki ? Et il a été d’accord ? Il n’a pas posé de questions ?

-Il en a posé, si. Mais pour le reste du Domaine, tu es souffrant et tu as quitté le Sanctuaire pour une période indéterminée. Hideaki a fait de très gros progrès ces derniers temps en ce qui concerne la gestion du Domaine, je pense que tu es d’accord avec moi ?

-Oui, tout à fait, il est beaucoup motivé et c’est un travail qui lui plaît vraiment, fit simplement Galec, non sans ressentir un étrange pincement au cœur.

-En ce qui te concerne, je te réserve autre chose. Une mission.

-Une mission ?

Aiolos hocha doucement la tête.

-C’est quelque chose qui va te prendre des années, il se peut même que tu quittes ce monde sans avoir accompli complètement cette mission.

-Mais alors, comment puis-je me racheter si je ne peux accomplir cette mission jusqu’au bout ?

Pour la première fois depuis qu’il était entré dans sa chambre, Aiolos sourit :

-En menant cette mission au plus près de son résultat, Galec.

L’homme fronça ses sourcils épais.

Quelle était donc cette si étrange et longue mission dont il lui parlait ?

Le Grand Pope alla poser sa main sur l’épaule de Galec, celui-ci resta immobile, anxieux de ce qu’il allait lui demander de faire :

-Je veux que tu fasses du Domaine Sacrée une principauté !

Galec ouvrit de grands yeux et c’est la bouche pendante qu’il accusa le coup.

-Une principauté ? Tu veux que le Sanctuaire ait son indépendance ? C’est cela ? Tu veux qu’il devienne un pays à part entière ?!

-Tu as tout compris, Galec.

-Mais (Galec réfléchissait à toute vitesse, toute son anxiété s’était envolée, il avait oublié son acte malheureux sur la pauvre Diane)... Dans l’Histoire, des pays entiers sont entrés en guerre pour ce souhait ! C’est énorme ce que tu me demandes ?!

-C’est énorme, oui, c’est pour cela que tu vas t’y consacrer exclusivement dorénavant ! A partir d’aujourd’hui, ceci est ton nouveau travail ! Tu vas faire en sorte que cela se passe en douceur !

-Cela va me demander beaucoup de déplacements, de temps, d’argent ?

-Oui.

-Tu m’écartes de cette manière des affaires du Domaine.

Il venait à peine de prononcer cette phrase qu’il la regretta aussitôt. Galec vit le visage de son ami devenir soudain grave et chagriné, tout sourire l’avait déserté.

Le Pope se releva et toisa son ami.

-C’est très injuste et totalement irrespectueux ce que tu viens de dire, Galec !

-Oui, pardon, je n’en pensais pas un mot.

-Cette mission prouve que je n’ai pas totalement perdu ma confiance en toi, il est certes évident que maintenant, tu n’auras plus le temps de te consacrer aux affaires internes du Sanctuaire, c’est pour cela que j’ai pris Hideaki à mon service. Mais ce que je te propose, si tu réussis de ton vivant, te permettra d’avoir ton nom gravé dans la pierre du Sanctuaire pour toujours, on se souviendra de toi comme celui qui aura obtenu l’indépendance du Sanctuaire et non celui qui a un jour essayé d’atteindre à la vie d’un des nôtres ! Comprends-tu où je veux en venir, Galec ?

-Oui, je vois très bien...

Son regard était redescendu voir un point sur le sol, les flamboyants yeux bleus d’Aiolos lançaient des éclairs et son aura rayonnait de prestance et de puissance.

-Je veux que tu te reprennes, car ta mission commence dès aujourd’hui ! Prends une douche, change de vêtements et mange quelques chose, tu vas avoir besoin de toutes tes forces pour cette mission ! Car c’est un combat de longue haleine qui t’attend !

Sur ces mots, le Grand-Pope quitta la pièce et referma doucement derrière lui, laissant un Galec envahi par les contradictions.

 

Rodorio était un village serein, agréable, où chaque personne, chaque enfant et chaque vieillard se côtoyaient aimablement, rares étaient les éclats de voix dans le village, au pire, on pouvait surprendre le barman mettre dehors un client récalcitrant ayant dépassé le stade avancé de l’ébriété.

On s’aimait à Rodorio depuis des temps immémoriaux, même si certaines fois, l’atmosphère du Sanctuaire était à la guerre, même si, à une certaine période, le Sanctuaire fut dirigé par un tyran, on se serrait toujours les coudes. Les ancêtres encore debout pouvaient même raconter ce qu’avait été la communauté lorsque le Sanctuaire s’était trouvé abandonné pendant plus de deux cents ans. Cela, un homme l’avait très bien compris, un homme qui se promenait parmi la population depuis des mois, un homme que certaines personnes avaient oublié, le croyant mort.

Certes, cette journée-là faillit bien être sa dernière sur Terre, mais un homme d’une bonté et d’une générosité sans bornes le prit sous son aile et le remit sur pied.

Ce qui ne fut pas une mince affaire, tant l’homme était amoché.

Cet homme, aujourd’hui, était assis sur les marches d’un perron, à l’ombre d’un pin parasol, en train de tailler tranquillement un morceau de bois avec un petit couteau. La maison dans laquelle il vivait depuis ce jour funeste était sobre et jolie. Des gens passaient devant lui durant la journée et le saluaient, il leur répondait poliment tout en sachant pertinemment que son visage à moitié défiguré pouvait susciter du dégoût chez certaines personnes. 

Oui, car le côté gauche du visage de cet homme arborait une très vilaine cicatrice épaisse et crevassée qui partait de sa tempe et zigzaguait jusqu’à sa joue pour finir de lui couper les lèvres et le menton. La peau aux alentours de cette longue cicatrice était devenu flétrie, cireuse. L’œil gauche de cet homme était voilé, seul le droit brillait encore d’une étincelle bleue vivace.

Il avait failli mourir cette fois-là !

Oh oui ! Il le savait.

Mais c’était sans compter sur la gentillesse des gens du village de Rodorio, le village du Sanctuaire.

On l’avait retrouvé sur le bord de la route, quasi mort, baignant dans son sang, et on l’avait guéri… Mais lui au moins, il n’avait pas perdu la mémoire. Il était certes devenu méconnaissable, défiguré, ses cheveux avaient repoussé et étaient devenus même très longs, il avait également beaucoup minci, mais sa haine et sa hargne étaient toujours là ! Cela couvait en lui, silencieusement. La voix qui l’avait manipulé un temps, cette voix suave et doucereuse, il ne l’entendait plus depuis des mois, mais cela ne l’empêcha pas de nourrir sa haine envers celui qui l’avait mis dans cet état-là.

Alexandre se souvenait très bien de ce jour-là !

Tout en songeant, pour la énième fois, à Oleg et à la façon dont il allait se venger, Alex taillait son morceau de bois, il voulait lui donner une forme très particulière, car il ne s’en servirait qu’une seule et unique fois. C'était avec des gestes lents et précis que l’homme égrenait les copeaux de bois qui tombaient à ses pieds. Il ne souriait pas, il ne le pouvait plus, la cicatrice qui lui coupait les lèvres avait sectionné un nerf et lorsqu’il parlait, Alexandre pouvait à peine remuer la bouche.

Alexandre se la jouait finaud, il n’était pas question d’être asocial, il fallait qu’il cache profondément en lui sa haine, sa rancœur pour arriver à passer inaperçu dans ce village. Il se devait d’être sympathique, agréable, montrer comme il avait souffert, se plaindre (un peu), être gentil avec les enfants, histoire qu’on dise du bien de lui au village, mais pas trop ; il ne fallait pas non plus qu’on lui porte trop d’attention, il était primordial pour Alex de se faire aussi oublier de temps en temps.

Sa convalescence achevée, Alexandre eut hâte de pouvoir se dégourdir les jambes, de pouvoir se balader dans les rues du village et repérer où créchait Oleg. Il découvrit sans peine la demeure dans laquelle il vivait et avec qui, une jeunette qui avait l’air de prendre beaucoup soin de lui. Alex tomba aussi, par hasard, sur la villa de nos quatre jeunes gens et entrevit par une fenêtre de l’étage le visage de Hideaki. Ce jour-là, cette vision le déstabilisa pendant quelques secondes.

Comment ne s’était-il jamais aperçu que ce garçon n’avait pas ses traits ?

Alex vit Hideaki pivoter son visage un instant vers la fenêtre puis lui tourner le dos.

Mais ce bref instant, cette seconde où le visage du jeune homme se montra à celui d’Alex fit monter d’un cran sa haine envers ce monde détestable et abject !

Il fallait qu’il se venge, qu’il se lave, qu’il se purge une bonne fois pour toutes !

Ce serait peut-être demain, la semaine prochaine, dans un mois ou bien dans des années… Aucun problème !

Après cela ?

Il pourrait bien lui arriver n’importe quoi, il s’en fichait… Il finirait sûrement dans les prisons de ce Sanctuaire, il s’en moquait complètement.

A la pensée de ces moments intenses, Alex s’aperçut trop tard qu’il avait coupé un copeau trop épais de son morceau de bois et celui-ci se brisa. L’homme vit les jointures de ses doigts blanchir, tant il tenait fortement le canif dont il se servait pour tailler son objet.

Les dents serrées, il ramassa son morceau de bois et se remit à la confection de la forme qu’il voulait lui donner.

 

Au delà des frontières de la Grèce, de l’autre côté de l’Atlantique, dans un désert sec, vallonné, parsemé de roches et de granits griss, dissimulée dans une cuvette de sable et de terre dure, se cachait l’entrée d’une mine abandonnée depuis des années. On ne pouvait y entrer que par un passage soigneusement escamoté par les éléments naturels des alentours, l’entrée principale étant condamnée définitivement.

Si on entrait dans cette mine, l’on longeait une galerie sombre, étroite. Si l’on s’y aventurait sans lampe de poche, il se pouvait que l’on s’y perde aisément. Sur plusieurs mètres, le sol se recouvrait de détritus et d’objets en tous genres : des chaussures dépareillées (la semelle d’un côté, le reste de l’autre), des lampes à huile (qui semblaient dater du temps où les voyageurs montaient encore à cheval) côtoyaient des paquets de chewing-gums douteux. La galerie parcourait plusieurs dizaines de mètres et descendait en pente douce. Les parois de ce couloir obscur pouvaient se mettre à luire pour peu que l’on dirige une lampe de poche dans leur direction. La pierre de jade, brute à cet endroit, se laissait entrevoir.

Plus on descendait, plus la galerie devenait humide et si on tendait l’oreille, un ruissellement fin, presque inaudible, venait caresser votre ouïe.

Des chevrons à moitié mangés par le temps soutenaient le plafond et les parois de la galerie, certains avaient cédé sous le poids de la terre et gisaient en travers du chemin.

Plus loin, la descente de la galerie exécutait un angle abrupt de cent vingt-cinq degrés et l’on s’enfonçait plus profondément dans la mine. Le sol devenait boueux et des gouttes d’eau très froides tombaient du plafond, et avant d’angoisser en se demandant si l’on n'allait pas être enterré vivant, la galerie débouchait sur une vaste grotte, un endroit improbable rempli de rochers acérés, de stalactites et de stalagmites froides et pointues. Un minuscule canal serpentait au milieu de tout cela et l’on pouvait entendre l’eau y faire son lit.

Et là-bas, au centre de tout, assis en tailleur, l’air de méditer profondément, un vieil homme, le corps enveloppé dans un linge épais, attendait patiemment la venue de ceux qui allaient changer le monde… L’homme espérait seulement que ce seraient les bonnes personnes.

Ikki, l’ancien chevalier de bronze du Phénix, avait senti la venue des nouveau chevaliers de bronze au sein du Sanctuaire, il les avait sentis arriver, bien avant même que Kara, Itsuya et Diane ne soient enceintes. Seul un des enfants le tenait en souci : le petit Daniel. Ikki percevait cet enfant perturbé, sali, l’ancien chevalier de bronze comprenait que cet enfant n’était pas issu d’un accouplement ordinaire et Diane cachait trop bien l’identité du père.

Par la méditation, Ikki en avait touché un mot au Grand Pope. Celui-ci fut du même avis que lui, mais pour le moment, tant que l’enfant n’aurait pas atteint l’âge de l’apprentissage des futurs chevaliers de bronze, l’on ne pouvait se prononcer.

Le vieil Ikki, emmitouflé dans une grande couverture, trempa ses lèvres dans un bol d’eau fraîche.

La venue des descendants était imminente et le secret avait été bien gardé.

Ikki, de sa main ridée, sortit d’un des plis de son vêtement un fragment de marbre sculpté et le porta devant ses yeux bleus brillants.

La partie supérieure de la statuette : Athéna, joignant ses mains en coupe où se plaçait au creux d’elles un genre de petit temple à colonnes. Les descendants avaient les deux autres parties inférieures. Une fois toutes les parties rassemblées, le secret serait dévoilé, bien qu'un peu de voile se fût levé devant celui-ci, ce qui attendait ceux qui allaient posséder l’arme, que ce soit des gens de bien ou de mal ; le monde tel qu’il existe aujourd’hui disparaîtra à jamais.

Sur ces pensées, Ikki rangea le fragment supérieur de la statuette dans les plis de ses vêtements, s’installa confortablement, fit savoir au Pope par la pensée qu’il s’apprêtait à méditer de longues années, afin de préparer la venue de ceux qui anéantiraient ce monde, et ferma ses yeux bleus.

Nous devons donc rebrousser chemin, quitter cette grotte dans le silence et revenir en arrière, parcourir une fois de plus la galerie et ressortir sans un regard en arrière.

Dehors, c’est le soir, les étoiles brillent comme des diamants, pas un souffle de vent ne venait perturber la sérénité de ce moment. Il semblerait que le temps se soit figé.

 

            

 

 

 


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