La Fureur d'un Chevalier d'argent

La force du cosmos de Fiona augmentait sans cesse, faisant trembler les murs de la cave où ses ravisseurs l’avaient conduite. Elle percevait la frayeur qui les habitait, mais elle n’avait pas la moindre compassion pour ce qui allait leur arriver. Ils l’avaient touchée … Personne n’avait le droit, plus personne. Elle ne comprenait pas vraiment comment son armure lui était parvenue, mais Kirhümalia ne devait pas y être étranger. Il ne lui avait pas menti, plus personne ne la toucherait sans son consentement, et maintenant ces êtres, qui qu’ils soient, allaient payer cher leur impudence. Sa lyre en main, son cosmos se fit moins violent. Plus serein. Les trois êtres face à elles reprirent contenance, et celui qui avait la main brisée tenta de galvaniser ses acolytes. Ils espéraient encore la vaincre, remarqua-t-elle avec un rien d’amusement. Comme ils se trompaient … lourdement ! L’un d’eux se redressa et se mit en position d’attaque. Une posture étonnante, mélange de pose de danse et d’art martial. Intéressant … s’il survivait, peut être lui poserait-elle quelques questions sur sa technique. Non … il ne survivrait pas. Le second fit moins de fioritures. Il se recroquevilla, et son cosmos grandissant, lança une attaque de couleur émeraude. De fins projectiles minéraux se formèrent dans les ondes de sa cosmo-énergie, et partirent vers le Chevalier d’argent à une vitesse terrible. Fiona ne cilla pas lorsque les projectiles, coupant comme des rasoirs entaillèrent les parties de sa chair laissées à nu par son armure. La douleur était là, mais rien qu’elle ne puisse ignorer, surtout dans son état de rage. Les autres projectiles frappèrent son armure, mais la force de son cosmos, alliée à la résistance de son armure d’argent, lui permirent de résister sans problème. Interloqués, les deux autres se préparèrent à attaquer, lorsqu’elle esquissa la première note.

-          Laissez moi vous conter une histoire, fredonna-t-elle.

Ils se figèrent, comme frappés une vision céleste. Le Chevalier d’argent, nimbé de sa cosmo-énergie, ses cheveux flottant dans la lumière dégagée, semblait être un ange descendu de quelques paradis célestes. Son visage dégageait une perfection, une authentique beauté digne d’une œuvre d’art absolue. Un ange … un ange de la mort.

-          Une histoire de vie, d’amour … et de mort, continua Fiona.

-          Attaquez, tous, hurla celui qui semblait mener le trio.

La petite cave devint un enfer de flammes, de pierres et de noirceur. La force des attaques combinées fit exploser le toit de la bâtisse, et Fiona senti les vagues d’impacts frapper son armure, parvenir même à fissurer son plastron et ses gantelets. L’énergie qui s’infiltrait par ces fissures lui brula la peau, les impacts d’émeraudes lui griffèrent les avant bras, et la noirceur lui retourna l’estomac, brulant et glaçant son abdomen. Sous le choc, elle posa un genou au sol. Les trois reprirent leurs postures, un peu d’assurance revenant sur leurs visages. Elle les voyait maintenant. Curieux qu’elle ne s’en soit pas rendu compte avant, mais ces trois hommes étaient maintenant totalement visibles. Leur visage acheva de lui retourner l’estomac. D’une laideur atroce, c’était comme s’ils avaient été atteints de toutes les maladies marquant le visage. Des bubons purulents, des boursoufflures infectes, des formations de chairs pendant disgracieusement sur les contours de leur face … Beaucoup en aurait été transie d’horreur. Mais elle tint bon. Ils allaient relancer leur attaque, mais Fiona avait compris qu’elle ne devait pas en encaisser plus sous peine d’être en mauvaise posture. Cessant de cogiter, elle fit bruler son cosmos dans ses doigts et le long de son instrument.

-          Une histoire de Chevalier, qui auparavant porta cette armure.

Ils furent à nouveau paralysés, mais pas par la vision qui s’offrait à eux cette fois. S’ils étaient paralysés, ce n’était que résultante du pouvoir terrible déployé contre eux.

-          L’histoire d’un homme qui a traversé la mort, continua-t-elle d’une voix cristalline.

Les vagues d’énergies commençaient à s’échapper de ses cordes, à chaque note produite par ses doigts.

-          L’histoire d’Orphée …

La cave et la maison toutes entières explosèrent.

 

***

Une explosion ? Alors Fiona devait être par-là. Andréas avait senti la réapparition du cosmos de Fiona, et s’était dirigé vers le quartier d’où il émanait. Mais lorsqu’il arriva, ce qui devait être une maison vola en éclat, emportée par une furia cosmique qui partait vers le ciel, emportant les notes de sa mélodie mortelle. Le son éclata partout autour, faisant vibrer les murs autant que l’impact du cosmos de la jeune femme. Andréas fronça les sourcils, et se précipita vers le cratère béant. Une fois près du bord, il aperçut enfin Fiona, qui les yeux fermés, pinçait les dernières notes de l’une de ses plus sinistres attaques. Autour d’elle tout n’était que désolation. Les murs s’étaient brisés, la roche derrière eux avait explosé et les fissures partaient dans toutes les directions. Mais ce qui l’inquiéta le plus, c’était que les cordes de la Lyre enserraient trois silhouettes vêtues de restes d’armures d’émeraude. Ils hurlaient de douleurs dans le calme revenu de la nuit, mais rien de cela ne semblait perturber leur bourreau. Elle fredonnait même, sur un ton léger, chaque crissement de ses doigts provoquant des ondes de souffrances plus terribles que les précédentes chez les suppliciés. Elle allait les tuer, comprit le Grec, mais pas avant qu’ils aient souffert au maximum. D’un bond, il se retrouva auprès de sa consœur, et l’interpella. Mais elle ne répondit pas, apparemment insensible à ce qui se produisait autour d’elle.

-          Fiona ! Fit Andréas vivement, l’agrippant par une épaule.

-          Hum ? Fit rêveusement la jeune femme. Andréas ? Une ébauche de sourire se forma sur ses lèvres.

-          Arrêtes, ils sont vaincus.

-          Quoi ? Qui ?

Fiona parcouru nerveusement la scène du regard.

-          Laisses les, ils ne peuvent plus se défendre.

D’un geste rageur, Fiona dégagea l’étreinte du Chevalier de la méduse d’un simple revers de la main.

-          Il a raison Fiona, fit la voix du Bélier dans sa tête.

-          Ils méritent de mourir, fit-elle simplement.

-          Ils sont battus, insista Andréas.

-          Tu ne dois pas te battre pour assouvir une vengeance, ajouta Kirhümalia.

-          Ce sont mes adversaires, mes victimes … à moi, à moi seule, gronda-t-elle.

Reculant d’un pas, Andréas la regarda avec inquiétude.

-          Fiona, qu’est-ce qui te prend ?

-          Fiona, calme-toi.

-          Fiona …

-          Fiona …

-          Rien, va-t-en ! ALLEZ-VOUS EN TOUS LES DEUX !

Tous les deux ? Le grec n’y comprenait plus rien. A nouveau, le chevalier de la Lyre effleura les cordes de son instrument, et les hurlements reprirent.

-          Arrêtes, tu n’as pas le droit de faire ça.

-          J’ai tous les droits. Ce ne sont que des animaux. Et je vais les éviscérer …

Son regard prenait une tournure de plus en plus terrible.

-          Mais …

-          Je vais les broyer … les découper … tous … eux, et les autres …

L’un des hommes hurla, et détournant le regard, Andréas vit avec horreur une corde de la Lyre venant à peine d’émasculer l’une des victimes de son amie. Il ne put hurler longtemps, une autre des cordes enserrant son cou lui ayant écrasé la trachée.

-          Ca suffit ! Hurla le Grec.

Reprenant son calme, il prit une posture de combat.

-          Ne m’oblige pas à t’arrêter par la force.

Fronçant les sourcils, Fiona se retourna vers lui.

-          Comment oses-tu ! Fit-elle en proie à une haine totale.

-          Fiona …

-          COMMENT OSES-TU !

Serrant sa harpe, le Chevalier de la Lyre concentra sa force un bref instant. Et avant que l’autre Chevalier ne puisse réagir, elle relâcha  son énergie d’un coup.

 

 

-          S’il vous plait, regardez par ici !

-          Naomi, Jan, ici !

-          Jan, une dernière photo !

Naomi Giancaluca soupira une nouvelle fois intérieurement, mais afficha son plus beau sourire. Elle se tourna vers la meute de journalistes. Ajustant son gilet de la Croix-Rouge, elle prit une pause sexy, sans en faire de trop. Après tout, elle et Jan étaient ici pour la bonne cause : apporter leur soutient aux habitants d’un Beyrouth dévasté par une catastrophe naturelle.

-          Ca va bébé ? Fit son acolyte.

Elle détestait qu’il l’appelle comme ça.

-          Ta gueule ! Et souris, grinça-t-elle entre deux sourires charmeurs.

-          Tout ce que tu veux bébé.

Soupirant intérieurement, elle se concentra sur les quelques journalistes présents qui s’en donnaient à cœur joie. Elle commençait à vraiment détester ce Jan Dheven. Néerlandais de son état, il était devenu top model masculin, adulé par des centaines de milliers de jeunette délurées prêtes à se jeter sur lui à la moindre occasion. Chaque étape professionnelle était pour lui l’occasion de gouter à de la chair fraiche, et ses soirées se terminaient en orgie une fois sur deux. La fois suivante étant généralement plus chaude encore. Dormir, boire du champagne, et baiser. Voilà ce à quoi il avait passé ses 6 dernières années. Naomi avait partagé son lit à quelques reprises, et, il fallait bien le dire, il assurait un max. Mais il était vraiment trop con … Lorsque la séparation avec son cher époux trainait trop en longueur, plutôt que de trouver un étalon avec le risque de tomber sur un naze, elle l’utilisait comme godemichet organique, et raffinement suprême, doué d’une langue prodigieuse. Ensuite, placard ! Et Jan s’en accommodait parfaitement. Néanmoins ces derniers temps, la belle Italienne avait quelques difficultés à se satisfaire d’un bellâtre, et son mari lui manquait. Il passait le plus clair de son temps au Japon, là où le menait son travail d’expert en situation de crises sur les chantiers immobiliers extrêmes. Elle se doutait qu’il l’étriperait de ses propres mains s’il connaissait la vie dissolue de sa chère épouse, mais elle avait des besoins à combler, et ce qu’il ne savait pas … et bien ne pouvait pas lui faire de mal. Et elle était passée maitre dans l’art de la prudence médiatique. Quelques allusions, aucunes preuves, rien qu’elle ne puisse dénigrer avec virulence le cas échéant. Mais aujourd’hui, au milieu de cette dévastation, Naomi aurait souhaité passer du temps dans les bras de l’homme à qui appartenait son cœur, sinon l’exclusivité de son corps.

Une fois la session photo terminée, elle se rendit dans le hall de l’hôtel ou l’association lui avait réservé une suite. A l’inverse de ses collègues, elle n’était pas exigeante, et ne menait pas une vie de diva. Mais elle aimait son confort, et elle avait été très surprise de voir que l’hôtel était parfaitement dans ses critères. Jan, évidemment, avait râlé contre ces conditions d’hébergement totalement indécentes, pensez donc … une suite de 50m² … franchement … comment pourrait-il se reposer convenablement ? L’Italienne, elle, assura que la confortable chambre dotée d’un grand lit de deux mètres, d’une télévision, et d’un petit balcon lui convenait parfaitement, pourvu que le minibar soit fourni en champagne et en whisky 25 ans d’âge, ses deux seuls caprices.

Etendue sur ledit lit, vêtue en tout et pour tout d’un minuscule ensemble noir, elle sirotait son whisky et fumait une cigarette blonde, quand un téléphone portable sonna depuis le couloir. Curieuse, son deuxième plus grand défaut, elle se rapprocha de la porte de sa chambre pour écouter la conversation. La voix, un homme, semblait passablement excitée.

-          Je t’assure, c’est confirmé. A New York aussi …

-           

-          Si ! Te dis-je, ma cousine Nadia m’a appelé, là bas aussi des Chevaliers ont été aperçus.

-           

-          Ecoutes … il y a du monde qui parle ici. Des types en vêtements bizarres qui font des choses … anormales …

-           

-          De toutes façons, Nadia passe son reportage demain sur fox news.

-           

-          Bon ben restes à la traine … tant pis pour toi.

L’homme raccrocha. Naomi resta pensive un instant. Un Chevalier ? Quoi ces types là ? Bigre ! Ici à Beyrouth ? Bon sang. Et dire qu’elle avait cru son voyage sans autres intérêts que l’altruisme le plus naturel. Avec de la chance … beaucoup de chances … et puis ça serait sans doute bon pour son image. Et puis …

Elle se coinça un doigt dans la bouche. Et puis … peut être que l’un d’eux pourrait se révéler un palliatif à son manque d’affection.

-          Non ma vieille, tu déconnes totalement là, murmura-t-elle. Un Chevalier … ça a certainement d’autres choses à faire que de satisfaire une pauvre top model millionnaire.

Elle jeta un coup d’œil à son reflet sur la glace d’entrée.

-          Même si la top model est vraiment canon, ajouta-t-elle.

Sur ces bonnes pensées elle entra dans sa salle de bain … Ce qui lui sauva la vie. Elle ne fut que heurtée par quelques débris du mur qui se fissura lorsque le reste de sa chambre vola en éclats … comme la majorité de l’aile ouest de l’hôtel où était située sa chambre.

 

 

 

Haletant, Andréas fixait le Chevalier de la Lyre, à l’affut d’une nouvelle explosion de sa colère. Il avait réussi à projeter la majorité de l’énergie dégagée par Fiona dans sa direction vers le ciel. Son boulier avait tenu le choc, son armure aussi malgré quelques dégâts apparents. Par contre, l’impact sur le voisinage avait été important. Beaucoup de bâtiments, aux fondations déjà affaiblies par les tremblements de terre, avaient été soufflés par l’onde de choc. Andréas pouvait déjà voir qu’un hôtel tout proche avait subit de gros dégâts. Il ne pouvait pas laisser Fiona recommencer. Revenant sur la jeune femme, il concentra son énergie, et se prépara à lui lancer une attaque. Mais, aussi soudainement que pour son éclat de colère, l’aura de Fiona disparu, et la jeune femme se retrouva tremblante, à genoux dans la poussière retombant après la dévastation résultante de sa fureur. Elle regarda Andréas les yeux pleins de larmes, le visage tourmenté. Le Chevalier de la méduse s’approcha d’elle, et posant un genou au sol, la prit par l’épaule.

-          Tu retournes à l’hôtel. Personne ne doit te voir ici.

-          Mais …

-          Pas de discussions. Tu y vas! Ou je serai obligé de te pétrifier ajouta-t-il après un instant, mais son visage était souriant et ouvert. Mais j’aimerais autant aller patrouiller dans le secteur, les … circonstances … pourraient nécessiter de l’aide.

Fiona esquissa un pauvre sourire.

-          Si tu le dis …

-          Tu y arriveras ?

-          Oui … oui je pense.

-          Alors vas-y. Maintenant.

La jeune femme sembla avoir toutes les peines du monde à se remettre sur ses jambes, mais fini par prendre, d’un pas hésitant, la direction qui devrait la mener vers l’hôtel. Avec de la chance, elle croiserait Suzume qui la conduirait saine et sauve. Andréas fit un rapide panoramique,  et se dirigea vers l’autre hôtel, plus luxueux, qui semblait avoir souffert de l’explosion. Il dépassa plusieurs maisons en ruines, les sondant avec son cosmos, mais aucun signes de vie. Avec de la chance, ces habitations avaient été désertées durant le séisme. Son pouvoir de percevoir les pulsations vitales d’un être conscient s’était toujours révélé utile, surtout au combat. Peu à part lui disposait d’une faculté analogue. Axel avait certes son instinct, mais ce Chevalier de bronze était une exception pour tellement de choses que de toutes façons … Soudain, il sentit quelque chose devant lui. Une très légère étincelle. Il écarta plusieurs pans de mur, et sorti deux enfants des décombres d’une maison. Quasiment indemnes, ils s’étaient néanmoins évanouis. Les prenant délicatement dans ses bras, il reprit son chemin en direction du grand hôtel.

***

Les bruits du grand hall résonnaient dans toutes les parties du bâtiment encore intactes. Les cris de panique, les craquements des murs et des poutres instables, la sirène de l’alarme incendie … tout autour le monde semblait tournoyer dans une sorte d’apocalypse digne des meilleurs films catastrophes. Naomi se redressa avec une grimace de douleur, ses jambes parcourues d’élancement douloureux.  Elle tituba jusqu’à la porte de sa chambre, et elle débarqua dans une panique indescriptible, des gens hurlant au sol, d’autres courant en direction des issues. Revenant dans sa chambre, elle se traina jusqu’au balcon dévasté. L’air frais de la nuit anesthésia sa douleur, et elle reprit plus ou moins ses esprits. Ce n’était pas un séisme … c’était bel et bien une explosion. Un accident ? Un attentat ? Secouant la tête, elle évacua cette dernière hypothèse. Aucun groupe terroriste n’aurait été assez idiot pour frapper une ville après une catastrophe naturelle. Ses pensées redevenant claires, son acuité visuelle en fit autant. Et là, dans les débris épars autour de la résidence, une silhouette se déplaçait avec circonspection. Comme dans un rêve, elle observa l’homme se faufiler pour atteindre la première zone des secours qui s’organisaient. Sans s’en rendre compte, elle descendit l’escalier de secours, se souvenant à la dernière seconde qu’il était peut être fragilisé. En fait, elle ne réalisa le problème qu’une fois descendue au milieu dudit escalier. Qui s’effondra.

***

Andréas arriva près des secours, et déposa son fardeau près d’une voiture portant l’insigne de la Croix-Rouge, agissant avec une délicatesse extrême, mais avec une vitesse qui le rendait quasi invisible aux yeux des humains normaux. Une fois sûr que les enfants seraient retrouvés, il s’apprêtait à repartir lorsqu’il avisa une silhouette sur un escalier de secours. Certainement quelqu’un pris au piège dans les décombres qui essayait de sortir. Avec un grincement sinistre, les attaches de métal cédèrent. Le Chevalier de la méduse n’hésita pas une seconde, et s’élança à une vitesse supersonique. Il réceptionna l’individu avant de se rendre compte qu’il s’agissait d’une femme. Et certainement la plus belle qu’il eut jamais rencontré.


Ce chapitre provient de Les fanfictions (fanfic ou fanfiction) de Fanfic FR
http://www.fanfic-fr.net

L'URL de ce chapitre est:
http://www.fanfic-fr.net/fanfics/Animes-Mangas/S/Saint-Seiya--Les-Chevaliers-du-Zodiaque-/Hégémonie---Conquête--/14013/73203.html