
Chapitre 3 – Le tournoi
Dans la demeure des Albérich tout le monde s’activait. Le Seigneur des lieux dont la disgrâce avait été provisoirement ajournée avait reçu une invitation pour le tournoi annuel.
Cette rencontre était l’occasion pour de nouveaux prétendants venus de tout le Royaume de se mesurer en combat amical aux guerriers divins d’Asgard. C’était l’opportunité pour Hilda de repérer des recrues potentielles venus de tous horizons. Depuis qu’Hilda gouvernait Asgard, il n’était pas nécessaire d’être noble pour pouvoir participer au tournoi. Après tout, aucune loi ne l’interdisait. L’autre finalité de ces jeux souvent sanglants étaient pour Hilda de vérifier les progrès accomplis par ses plus proches protecteurs. Malgré qu’il ne soit pas un guerrier divin, Phoebus avait été convié à ce spectacle et devait être installé aux premières loges en compagnie d’Hilda et de sa sœur Freya. Probablement un gage de reconnaissance d’Hilda de Polaris pour avoir retrouver sa sœur.
Pourtant Albérich était préoccupé par ce que lui et Phoebus avaient raconté à la Princesse Hilda sur leur hypothétique lien de parenté. Aussi, plutôt que sa mère ne l’apprenne par une tierce personne malveillante, il préféra la mettre dans la confidence. Enfin, il prit bien garde de ne révéler que l’essentiel. Il passa sous silence l’enlèvement de la Princesse Freya par des hommes à sa solde et son miraculeux retour au palais. Tout de même à l’écoute de la nouvelle rapportée par son fils, Brunehilde s’était apostrophée d’un « Par les Dieux, vous êtes aussi fou l’un que l’autre ! Toi, Phoebus, d’avoir eu cette idée et toi Albérich d’avoir accepté cela pour te tirer d’affaire. Si Hilda l’apprend tu seras le premier des Albérich à finir au bout d’une corde ! »
Phoebus « Finalement, tu vois, Albérich, elle l’a mieux pris que ce que je croyais ! »
Albérich « Oui… et là ce n’est qu’une partie de la vérité que j’aurais préférer lui épargner si les circonstances ne risquaient de m’y contraindre tôt ou tard ! Mais pour l’heure, il faudra vous vêtir avec d’autres vêtements que vos habits d’entraînement, Maître. Je n’ai aucune envie que MON COUSIN me fasse honte. Je vais faire quérir mon tailleur personnel pour l’occasion. »
Quelques heures après, le costume de phoebus était prêt. Un vêtement assez simple. Il était composé d’une tunique à manche longue qui lui descendait au-dessous des hanches, d’une large ceinture sur un pantalon de cuir. La tenue se terminait par une longue cape. Une paire de bottes accompagnait l’ensemble mettait en valeur sa grande taille et lui donnait belle prestance.
Et pour cause, Albérich après avoir vu le résultat final fit les yeux ronds « Mais votre tenue… Elle est toute NOIRE, pour ne pas changer ! »
Phoebus « Et alors ! »
Albérich « Tu est en deuil ou quoi ! Hum, La princesse Hilda va me demander qui est décédé dans la famille ! »
Phoebus catégorique « De toute façon, le noir c’est ma couleur préféré. Je n’allais pas m’habiller de vert, je ne supporte pas... Le vert, c’est pour les grenouilles… Ah oui… J’oubliais… C’est la couleur que vous allez porter aujourd’hui le vert, ça non ? »
Les yeux d’Albérich lançaient des éclairs et il ne put s’empêcher d’exploser « Oui, c’est la couleur que je vais porter… LE VERT ! Aujourd’hui, je m’habille EN VERT car c’est assorti à mes yeux. VOILA, POURQUOI ! »
Phoebus imitant le cri du batracien avec sa gorge « Crwa ! Crwa ! Crwa ! »
Albérich « Pff, et dire que c’est moi qui est 15 ans ! »
***
Pendant ce temps dans le palais Hilda et Freya mettait une dernière touche à l’organisation du tournoi. Des tantes extérieures étaient dressées pour accueillir les combattants. Chaque guerrier divin avait la sienne. Les prétendants, quant à eux, disposaient d’une grande tante commune. Les domestiques apportaient du vin et de la nourriture. Les derniers préparatifs pour le tournoi avançaient bien. Les deux princesses marchaient en direction de leur loge pour se rendre sur les plus hauts gradins. Hilda et Freya étaient très proches. Il n’était pas difficile à l’une de comprendre l’autre. L’une savait instinctivement si l’autre était heureuse ou malheureuse... Alors, quand l’une était intéressé par un homme cela n’échappait pas à l’autre. Par ailleurs, les deux sœurs n’hésitaient pas à se faire des confidences. Ce qui avait été le cas, lorsque Freya commença à manifester un vif intérêt pour Hagen de Meyrak son ami d’enfance. Cette vieille amitié s’était muée en un sentiment d’amour. Il en fut de même pour Siegfried. Lorsque il prit la tête des guerriers divins, Hilda n’était pas restée indifférente au charme de ce valeureux guerrier et sa sœur l’avait vu immédiatement. Aussi, Freya compris que sa soeur n’était pas resté insensible au cousin d’Albérich.
Freya s’adressant à sa sœur « Tu l’as invité ? »
Hilda « Qui cela ? Albérich ? Oui bien sûr, c’est un guerrier divin. Depuis, qu’il t’a ramené au palais, j’ai suspendu son bannissement. Je ne pouvais faire moins que de le convier au tournoi ! »
Freya « Je ne parlais pas d’Albérich, mais de son cousin, Phoebus. Tu ne trouves pas qu’il est beau ce garçon ? »
Hilda ennuyée, essaya d’éviter de répondre « Oui ! Enfin, je ne l’ai pas trop remarqué.»
Freya insistante « Menteuse ! Quand Albérich te l’a présenté tu ne l’as pas quitté des yeux »
Hilda se sentie rougir et comprenant qu’il était impossible de faire semblant plus longtemps prit un air détaché « Oui, c’est vrai… Phoebus est très beau ! J’espère que nous en saurons plus sur lui, cet homme est si mystérieux ! »
****
Vexé de ce qui s’était passé, durant tout le voyage Albérich resta les mâchoires serrées et ne décrocha pas un mot. On les accueillit avec tous les égards dus à leurs rangs de seigneur et Hilda en personne s’était empressé de venir les saluer accompagné de sa sœur.
Certains guerriers divins étaient déjà présents. Aussi Hilda fit les présentations.
Hilda « Venez, Phoebus que je vous présente aux guerriers divins qui m’accompagnent. Voici le guerrier divin d’Alpha, Siegfried de Dubhe ; Le guerrier de Zêta, Syd de Mizar et le guerrier de Bêta, Hagen de Meyrak. Voici, le cousin d’Albérich, Phoebus à qui je dois d’avoir retrouvé notre Freya, ainsi qu’à Albérich. Tous s’inclinèrent poliment à son intention. Phoebus et Abérich firent de même.
Syd faussement content « Ah, voilà pourquoi, Albérich est parmi nous ! »
Hagen « C’est vrai ça Albérich, quel bon vent t’amène ici ? »
Seigfried s’adressant à ses comparses « Oui, Albérich a miraculeusement retrouvé La Princesse Freya avec l’aide inopinée de son cousin. Et comme vous le savez, Hilda a accepté sa présence à nos côtés » Puis regardant Albérich « Tiens, d’ailleurs, Albérich, tu nous avais caché l’existence de ton cousin ! »
Albérich d’un ton sarcastique « C’est que l’occasion ne s’était jamais présenté jusque ici. Je ne connais pas tous les membres de votre famille, que je sache ! De toute manière, MOI, j’ai réussi à retrouver la princesse Freya. Si on vous avez attendu, mon cousin et MOI, elle ne serait sans doute pas ici ! »
Phoebus planta ses yeux dans ceux de Siegfried et d’un air calme et pondéré lui envoya une réplique acerbe « Oui, nous n’avons pas fait de beaux discours ni de belles promesses, nous nous sommes juste contentés d’être…Efficace ! »
Albérich de rajouter d’un air narquois « Eh oui, une fois de plus, vous avez tous brillés par votre incompétence ! »
Freya qui n’appréciait pas la tournure que prenait la discussion et tenta d’y mettre fin « Arrêtez, c’est ridicule ! Où sont vos bonnes manières à tous ? Vous devriez apprendre à vous entendre plutôt ! »
Hilda embarrassée, coupa court à ses « joyeuses retrouvailles »
« Ca suffit ! Vous autres ! Je suis la souveraine d’Asgard et je ne permettrai pas que l’on manque de respect à mes invités ! Phoebus, le cousin d’Albérich est mon invité. Montrez vous courtois avec lui. Quant à Albérich, il est ici par ma volonté ! Que se soit clair ! Le prochain qui se permettra une réflexion finira dans les oubliettes du palais ! »
Tous les trois s’agenouillèrent en signe de respect devant leur souveraine. Phoebus et Albérich s’exécutèrent aussi.
Mais, ce mot « efficace » suivi de la petite phrase insidieuse d’Albérich tournait dans la tête de Siegfried et il se promit que le jour viendrait où il leur ferait ravaler leur parole.
Cyd préféra faire profil bas et s’excusa pour les autres « Désolé, Phoebus, c’était pas contre vous ! »
Albérich tenace « C’était pour moi, hum, comme d’habitude ! »
Albérich tourna les talons et partit pour se préparer au tournoi. Phoebus suivit Freya pour s’installer dans la loge qui leur étaient réservé afin de ne rien perdre de ce qui allait ce dérouler.
Hilda resta figé quelques instants puis se retourna vers Siegfried qui allait partir lui aussi « ATTENDS ! Je ne permettrais jamais plus ce genre de comportement Siegfried ! Vous m’avez fait honte, toi et les autres, devant mon invité ! »
Siegfried ennuyé de la réprimande n’osa pas soutenir son regard et fixa le sol « Je suis désolé Princesse Hilda, cela ne se reproduira plus ! C’est juste que j’ai un peu du mal à faire confiance à Albérich ! »
Hilda « Je ne lui fait pas plus confiance que toi, c’est pour cela qu’Albérich est à l’essai ! »
A ses mots, Hilda monta les marches et partit s’installer auprès de Freya et de Phoebus. Le tournoi allait débuter.
Hilda toujours ennuyé « Phoebus, je suis désolé de ce qui s’est passé tout à l’heure. Mes guerriers te présentent leurs humbles excuses ! »
Phoebus « Ce n’est rien Princesse Hilda, n’y pensons plus… Mais, vu la bonne ambiance qui règne entre les guerriers divins, je comprends mieux les réticences d’Albérich envers ces camarades ! »
Mais, Hilda ne se laissa pas attendrir « Là, Phoebus permettez moi de vous dire qu’Albérich a fait preuve à plusieurs reprises d’un comportement douteux qui m’a amené à le sanctionner ! »
Phoebus utilisant une autre stratégie « Lorsque je parlais de réticences c’est à propose de ce qu’Albérich m’a rapporté sur leurs conversations grivoises ! »
Hilda surprise « Leurs conversations grivoises ? »
Phoebus « Oui, leurs discussions tournent essentiellement sur le nombre de leurs conquêtes féminines ! Albérich est plus jeune et ce n’est pas vraiment sa principale préoccupation.»
Hilda sceptique « Je suis très étonnée de l’apprendre. Mais, excusez moi, je ne me fie pas à ce genre de ragots ! »
Pheobus « Je ne vois pas l’intérêt qu’aurait pu avoir mon cousin à me le raconter. Mais, je vous assure Princesse Hilda que mon cousin fait des efforts pour réprimer ces mauvais côtés. Ce que vous lui avez dit l’a fait réfléchir. Mais, il est juste trop fier pour admettre qu’il a
eu tord ! »
Freya confiante « Je suis sûr qu’à vos côtés ses efforts seront porteurs. »
Le tournoi débuta. Hilda renseigna Phoebus sur le nom des différents combattants et celui de leurs étoiles protectrices de la constellation de la Grande Ourse. Les premiers à s’affronter furent Mîme de Benetnach et Thor de Phecta.
Thor possédait une force colossale et était armé de deux haches appelées les haches de Mjollmir. Elles étaient énormes et avaient la propriété de revenir toujours vers leur propriétaire. Thor mit à profit la supériorité physique qui le caractérisait et attaqua Mîme par des coups d’une rare puissance.
« Que le poing du titan te terrasse ! »
Mîme aussi rapide que le vent évita ces attaques frontales à répétition. Agacé Thor lança ses 2 armes redoutables pour mettre Mîme hors de combat.
« Les haches de Mjollmir ne ratent jamais leur cible ! »
Mîme ne chercha pas à les stopper, il se déplaça à la vitesse de la lumière pour se détourner de leurs chemins. Mais, les énormes objets poursuivaient toujours son assaillant. Du coup, Mîme prépara sa contre attaque. Ce dernier possédait pour toute arme une harpe. Il pinça les cordes de son instrument et un air doux et envoûtant se fit entendre.
« Le requiem de la mort »
Le son arrêta net les haches de leurs trajectoires. Mîme joua à nouveau de son instrument et les cordes s’animèrent comme par magie. Malgré sa force colossale, Thor se trouva paralysé par ces minces fils qui s’étaient enroulées autour de son corps, il ne put s’en dégager. Tant il essayait, tant les cordes se resserraient et lui aurait entailler la peau s’il n’avait eu sa cuirasse divine pour le protéger. Ainsi, Mîme sortit vainqueur de l’affrontement.
« Alors ? » demanda Hilda à Phoebus « le spectacle vous plaît-il ? »
Phoebus « Oui, c’est… amusant ! »
Hilda « Amusant ? Voilà un affrontement qui devait susciter votre intérêt, c’est votre cousin avec Fénir d’Alioth, celui que l’on appelle le maître des loups ! »
Phoebus « Le maître des loups ? »
Fénir était un guerrier assez atypique qui à la mort de ses parents avait été recueilli par une meute de loup. Aussi, il avait acquis l’instinct prédateur de l’animal. Promptement, Fenrir enflamma son cosmos et déclancha son attaque.
« Par les griffes du loup » lâcha t-il
L’armure divine d’Albérich si puissante fut-elle ne lui protégeait pas tout le corps et de minuscules rayons d’énergies lui déchirèrent la peau à différents endroits, comme s’il avait été lacéré par les griffes d’un loup. Difficilement, il supporta la douleur, sa peau lui brûlait. Ce phénomène étant d’autant plus pénible que le froid qui régnait à Asgard favoriser l’augmentation des lésions. Comme le lui avait appris Phoebus, il devait réfléchir et agir vite. La meilleure tactique qui lui vient à l’esprit fut une riposte rapide. Il en appela aux esprits de la nature.
« Que les esprits de la nature se déchaîne »
Il semblait que des milliers d’yeux étaient braqués sur Fénrir. Le sol se déroba sous ses pieds, les racines et les branches des arbres se mirent à prendre vie et l’immobilisèrent. Ce dernier n’arriva pas à les éviter, il ne pouvait plus bouger. Albérich avait gagné en respectant le code d’honneur des guerriers divins. Cela aussi paru très étonnant ! Il regarda en direction de la loge des Princesses et lança un clin d’œil complice à son Maître qui n’échappa pas à Hilda.
« C’est incroyable les progrès qu’Albérich a fait. Je me demande qui est à l’origine de ces avancées ? »
Phoebus avec un sourire enjôleur « Ne me regardez pas, je n’y suis pour rien. Malgré son jeune âge Albérich s’entraîne durement et tout seul. Je ne suis pas un guerrier divin, je ne lui suis d’aucun secours. »
Hilda le questionna « Pourtant, j’ai remarqué que vous dégagiez une cosmo énergie, c’est pour votre entraînement que vous êtes parti en Grèce ? »
Phoebus « En effet j’ai obtenu en Grèce l’armure du Python Sacré et je suis revenue à Asgard pour la raison que vous connaissez. »
Freya « Je suppose qu’Athéna a due se réincarner ? »
Phoebus « C’est exact ! Mais personne à part le Grand Pope ne l’a jamais aperçue ! »
L’annonce d’un nouvel affrontement entre deux guerriers divins permit à Phoebus d’échapper aux questions des deux sœurs devenues trop curieuses.
Effectivement Syd de Mizar, guerrier divin de Zeta allait affronter le guerrier divin de Béta, Hagen de Merak.
Syd et Hagen étaient tous deux en position d’attaque. Mais c’est Syd qui eu le privilège de lancer la première offensive. Il enflamma son cosmos et étrangement ses ongles se mirent à s’allonger, il porta plusieurs coups répétés à son adversaire. Hagen dégagea un cosmos puissant qui semblait souffler le chaud et le froid. Effectivement, Hagen maîtrisait le gel et le feu. Il contre attaqua en lançant plusieurs rafales de coups. Pour les éviter Syd se déplaça à une vitesse prodigieuse, l’arène de combat était complètement gelée. Alors, Hagen déclencha son attaque.
« Par la fureur du volcan ! » gronda-t-il
Il croisa les bras et un tourbillon de magma fit monter la température alentours. Mais, ces gestes semblaient comme ralentis. Il n’arrivait plus à se mouvoir aussi vite. Syd l’avait touché à plusieurs endroits et son attaque n’eut pas la puissance escomptée. De plus, Hagen ne s’étaient rendu compte de rien. Syd attaqua de nouveau.
« Par la griffe du tigre Wiking »
Plusieurs coups qui ressemblaient aux griffes d’un tigre finirent par mettre Hagen hors d’état poursuivre le tournoi. La victoire revint à Syd.
Toujours en compagnie de Phoebus, Hilda et Freya n’en savaient guère plus que lors de leur dernière entrevue sur ce jeune homme providentiel. Hilda avait promis de l’aider et elle aller tenir parole.
Hilda « Phoebus, la véritable raison pour laquelle je vous ai fait venir c’est pour vous aider à retrouver votre sœur, comme vous me l’avez demandé. J’ai préféré que nous soyons seul pour parler. Dites moi en un peu plus sur elle… »
Phoebus « Oui votre altesse, je vous en remercie. Comme je vous l’ai déjà dit, ma sœur s’appelle Sélène, elle est âgée de dix huit ans, elle doit être grande avec les cheveux de couleur rouge. Jusqu’à présent, c’est une vieille femme qui s’est occupé d’elle. Je pense qu’elles ont disparues dans le village qui a brûlé récemment. Depuis, je n’ai plus de nouvelles. Je ne sais pas si elles sont mortes ou si elles sont en vie quelque part… »
Hilda « c’est le troisième village a brûlée pour raisons que nous n’arrivons pas à éclaircir… Je ne vous cache pas qu’il y a peu d’espoir. Mais, je fais faire fouiller les décombres et questionner les bourgs alentours. On aura peut-être une réponse. »
Freya « L’histoire qui court sur ces villages incendiés me glace les sangs … Il paraît qu’une sorcière enlève des jeunes hommes pour les sacrifier au dragon Ajatar et retrouver pour un temps sa jeunesse. On raconte qu’Ajatar brûle tout sur son passage et qu’avec ses grandes ailes noires, il vient chercher les jeunes gens pour les emmener aux enfers ! »
Hilda « Freya, je t’en prie arrêtes ces bêtises ! Ce ne sont que des racontars, rien n’est fondé… Le dragon Ajatar n’est qu’une histoire pour effrayer les enfants désobéissant ! »
Freya « Désolé Hilda ! Mais je ne suis pas la seule à m’être laissé comté cette histoire ! »
Pheobus se mit à rire « Voyons Freya se ne sont que des légendes… Je n’y crois pas trop. » Phoebus reprenant alors son sérieux « J’ai peu d’espoir en ce qui concerne ma sœur. Mais, j’espère une réponse à mes interrogations quelque en soit le résultat ! »
Hilda lui attrapa soudain les mains « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir, Phoebus ! Croyez moi ! »
Toutefois, elle remarqua qu’elle que chose d’assez inhabituel, il avait comme Syd des ongles étrangement longs. Mais, Hilda ne prêta pas plus d’attention à ce détail.
Le tournoi se poursuivit, les prétendants venus affronter les défenseurs d’Hilda n’avait pas eu beaucoup de chance. Tous ceux qui s’étaient mesurés aux guerriers divins ne leurs avaient pas résister très longtemps. Ce n’est pas cette année qu’Hilda repérerait de nouveaux guerriers. Siegfried se mesura aux vainqueurs et vint à bout de chacun d’eux. Malgré les progrès des uns et les victoires des autres, comme toute les années depuis son arrivée à la tête des guerriers divins d’Asgard, Siegfried allait être déclaré vainqueur.
Toutefois, un guerrier demanda l’autorisation de se mesurer à Siegfried en personne. Ce dernier était en train de se reposer et se délecter d’une coupe d’un très bon vin servie par une fort jolie servante quand on lui annonça la requête de l’inconnu. Siegfried toujours très confiant accepta le défi. Le combattant portait une armure de couleur argent qui semblait représenter un loup et son visage était dissimulé sous son heaume.
Siegfried se disait que le combat allait tourner court et qu’il pourrait ensuite se joindre à Hilda et Freya pour le reste de la fête. Il voyait d’un très mauvais œil le cousin d’Albérich en leurs compagnies. Il n’avait pas plus confiance en Albérich qu’en Pheobus qu’il pensait tous deux de connivence dans la disparition et le retour providentiel de la princesse Freya. Mais, il ne pouvait rien prouver pour l’instant.
Aussi, il descendit dans l’arène enflamma son cosmos et se prépara à déclencher sa plus terrible attaque.
« Par l’épée d’Odin ! »
Siegfried voulait en découdre très vite. Le guerrier évita l’attaque avec agilité. Son adversaire semblait plus coriace que prévu. Finalement, le combat promettait d’être intéressant. L’étrange combattant enflamma son cosmos qui avait un couleur identique à son armure et il en émana une aura prenant la forme d’un loup-garou. Il déclencha son attaque en plongeant griffes et crocs en direction de Siegfried sans retenir ses coups.
« Par la morsure du loup-garou ! » cria t-il
Siegfried sauta dans les airs pour esquiver. Mais, sans trop savoir pourquoi, ses forces commençaient à l’abandonner. Pourtant, Siegfried lança de nouveau son attaque en direction de son adversaire. Mais, avec beaucoup moins de puissance. En même temps, le mystérieux guerrier lança une nouvelle offensive, qui repoussa l’épée d’Odin et qui atteint de plein fouet Siegfried et le projeta violemment au sol. La vue de Siegfried commençait à se brouiller, il n’était plus en état de porter le moindre coup, sa tête lui faisait mal et ses idées n’étaient plus très claires. Tout à coup Siegfried chancela et s’écroula au sol.
L’étranger victorieux regarda en direction de la Princesse Hilda « Vois ! Princesse Hilda de Polaris, j’ai remporté la victoire. Je revendique l’armure divine d’Alpha et le droit de prendre la tête des guerriers divins d’Asgard ! »
Hilda surprise se leva en hâte et s’adressant au guerrier toujours masqué « Puissant guerrier, dis nous ton nom et ôte ton casque pour nous montrer ton visage ! »
Le guerrier s’exécuta machinalement et de longs cheveux blonds platine jaillirent hors du heaume. Lentement, il releva la tête et à la stupéfaction générale, le vainqueur de Siegfried était une femme. Une très jolie femme avec des yeux d’un bleu si clair que l’on aurait pu la croire aveugle. Les traits de son visage étaient fins et réguliers. Elle était plutôt grande avec un corps athlétique.
« Mon nom est Frigg, Frigg du Lycanthrope ! »
Hilda incroyablement surprise réagit rapidement afin d’éviter tout esclandre « Figg du Lycanthrope, comme notre loi à Asgard le stipule, je ne peux laisser à une femme le commandement des guerriers divins. Mais, demande moi ce que tu veux et j’exaucerai ton souhait dans la mesure du possible. »
La jeune femme réfléchit un instant « Princesse Hilda, je ne veux rien de toi ! »
Elle aida Siegfried qui reprenait peu à peu connaissance à se relever « Je ne souhaite qu’un simple baiser du guerrier divin que j’ai vaincu ! »
Hilda désabusée « C’est à Siegfried qu’il faut demander cela ! »
Frigg « Ce dernier est libre de refuser, dans ce cas qu’il le fasse savoir ou qu’il se taise ! »
Siegfried quelque peu sonné, resta figé et ne répondit rien. Alors Frigg s’approcha pour prendre sa récompense. Ses lèvres se posèrent sur les siennes et leurs deux langues firent intensément connaissance. Avant que Siegfried ne comprenne ce qu’il se passait, ils étaient fougueusement en train de s’embraser devant tout l’auditoire médusé.
Hilda de Polaris eut un pincement au coeur. Elle avait l’impression de vivre un cauchemar éveillé. Siegfried, son cher Siegfried, battu et en train de se laisser embrasser par cette fille qu’il n’avait jamais vue auparavant. Ce que lui avait dit Phoebus était donc vrai !
Hilda tentait de récupérer ses esprits et d’afficher un masque rigide et froid. Mais, il lui était très difficile de cacher ses sentiments.
« Hilda ? Hilda, ça va, vous êtes blême ? » la questionna Phoebus
Freya « Hilda, si tu es souffrante on rentre au palais, si tu veux ? »
Hilda au bord des larmes « Non Freya ça va aller ! »
Phoebus affichait un sourire discret et s’amusait follement de la situation « Tout de même, c’est incroyable… Un guerrier divin qui se fait battre par une femme et qui se laisse embrasser par elle sans réagir ! Moi je ne me serai pas laisser faire. Ah ça non alors ! Devant tout le monde en plus ! »
Freya consciente de la douleur de sa sœur, le repris vertement « il faut croire, Phoebus que tout le monde n’est pas aussi vertueux que vous l’êtes ! »
Hilda « Laisse Freya ! Il a raison ! »
Phoebus fit mine d’être ennuyé « Hilda, excusez moi ! Je manque cruellement de psychologie, j’aurais du comprendre que Siegfried et vous… ! »
Hilda piqué au vif « Quoi ? Siegfried et moi ? Vous plaisantez ! Siegfried est le guerrier divin d’Alpha ! C’est un ami et rien de plus, il est libre de faire tout ce que bon lui chante ! »
Phoebus jubilait «Vous me voyez rassuré Princesse Hilda ! Je préfère cela.»
Hilda fit face à cette situation désagréable. Heureusement, les festivités touchaient à leurs fins. Frigg du Lycanthrope fut déclarée vainqueur du tournoi et fut comme le voulait la tradition coiffée d’une couronne d’or. Mais, pour l’heure, Phoebus avait marqué des points et Siegfried avait perdu du terrain. Le cœur d’Hilda était chamboulé, elle était déçue par son ami de toujours et son attirance pour Phoebus grandissait…