chapitre 1

Introduction

 

« Aïe, ce disait-il, ça en était fait de tout cela »

 

Il allait perdre sa position et tous les avantages qu’elle lui apportait et surtout mettre en péril tous ses plans… Il lui fallait trouver une solution, éviter qu’Albérich ne tombe en disgrâce et soit bannit du Royaume d’Asgard.

 

Chapitre 1

 

Phoebus n’était pas de noble naissance, mais ce poste de précepteur lui permettait de vivre plus que décemment, d’avoir un toit et de manger à sa faim. Ce qui pouvait passer pour un luxe au commun des individus qui n’avait pas eu la chance d’être bien nés et devait supporter toutes les rudesses du climat d’Asgard.

 

Phoebus était le précepteur d’Albérich. Il lui enseignait la littérature, l’arithmétique, bien autres matières pour faire de lui un homme érudit et cultivé, à l’image de son père et tous ces ancêtres. Mais, surtout il était chargé de lui inculquer le maniement des armes et de l’éveiller au 7e sens, de l’entraîner aux différentes techniques de combats et notamment une ancestrale faisant appel aux forces de la nature. Sans oublier l’attaque la plus puissante imaginée par le père d’Albérich, le cercueil d’Améthyste. Ces différentes pratiques lui avaient été inculquées par le père d’Albérich dont il avait été le disciple alors qu’il n’était pas plus vieux qu’Albérich.

 

D’ailleurs, c’était sur les recommandations du défunt père d’Albérich qu’il s’était présenté par un froid matin d’hiver à la demeure ancestrale. Tout d’abord accueilli avec dédain par le jeune maître des lieux, il parvint néanmoins à s’imposer face à ce jeune noble méprisant afin de se voir attribuer une telle charge. Pour lui prouver sa valeur, Phoebus avait proposé un court affrontement… Ce jour là, Albérich avait essuyé sa première défaite et son amour propre avait dû sans doute en être quelque peu affecté.

 

« Il a donné une bonne leçon à ce petit monstre d’Albérich » avaient ricanés les domestiques venus se délecter du spectacle, trop contents de voir leur cruel jeune seigneur se faire, pour une fois, molester.

Lui, qui prenait un réel plaisir à les rudoyer à la moindre occasion. Sans aucune difficulté, durant tout le combat, Phoebus avait eu le dessus et pour conclure sa démonstration, il lui avait asséné un coup de pied dans son postérieur qui avait eu pour effet de le faire trébucher et projeter au sol. Phoebus s’était écrié

« Ma botte secrète, mon seigneur ! » et tout le monde s’était esclaffé !

Le principal intéressé s’était relevé vexé et lui avait adressé un regard rempli de haine et de rancœur, en remontant l’escalier menant à sa chambre.

« Le spectacle est terminé, si vous n’avez rien de mieux a faire, vous tous, dégerpissez ! »

C’est sur l’intervention de la mère d’Albérich, Brunehilde, que Phoebus fut finalement retenu. Cette dernière dérangée par le vacarme qui régnait dans sa demeure était venue voir de plus prêt ce qui en était la cause. Là, elle avait reconnu le petit garçon qui des années plus tôt avait été l’apprenti de son bien aimé époux. Le seul capable de faire d’Albérich un guerrier divin.

C’est sur l’insistance de Brunehilde qu’Albérich était devenu l’élève de Phoebus. Les années avaient passées et Albérich n’avait cessé de progresser.

 

Phoebus était sans conteste un maître dans l’art du combat, son cosmos exhaler puissance, froideur et agressivité. C’était très particulier, fascinant et inquiétant à la fois. Phoebus était toujours auréolé de cette part de mystère qui émanait de sa personne, le genre d’impression que l’on ne parvient pas toujours vraiment à définir.

Il était aussi fort que ce qu’il était intelligent, son enseignement permettait à son jeune élève d’être vraiment un guerrier accompli. Il lui répétait souvent « Ruse et habileté peuvent souvent faire la différence lors d’un affrontement même contre un adversaire à priori plus puissant » et « servez-vous de votre tête ! »

 

Mais, là, pour l’heure, il tournait en rond, avait du mal à garder son calme habituel. Comment, Albérich avait-il pu se mettre dans cette galère, lui pourtant si avisé d’habitude. Aller dire à la princesse Hilda de Polaris de réveiller les armures divines. A elle, elle qui ne songeait qu’à la paix dans son royaume. Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir prévenu Albérrich de ne pas s’aventurer sur ce terrain glissant… Mais en vain ! Cela faisait longtemps qu’Albérich devenu le principal conseiller de la souveraine avait fini par l’agacer par ces agissements, ces manigances et sa cruauté. Il avait l’art d’exaspérer Hilda. Si il devait être banni du royaume, Phoebus perdrait sa position.

Lui, qui avait pris l’habitude de vivre dans cette grande bâtisse, de profiter de tous les bénéfices qu’elle pouvait lui apporter lorsque Albérich était en déplacement au palais d’Hilda.

La mère d’Albérich savait que Phoebus était le seul à pouvoir enseigner à son fils ce que son mari ne pouvait plus… Il lui arrivait cependant de s’offrir quelques remarques ironiques lorsque la situation lui semblait trop exagérée.

« Je me demande lequel de vous deux, dors le plus, vous ou votre chat ! »

 

****

 

Perdu dans ses pensées, Phoebus remarqua à peine l’arrivée d’un Albérich survolté

 

Albérich « La peste soit avec maudite princesse Hilda, elle me déteste, il n’y en a que pour les beaux yeux de ce guerrier d’Alpha. Ce Siegfried de malheur ! »

 

Phoebus inquiet « Les choses ne se sont pas arrangées avec la souveraine, à ce que je crois comprendre… et, qui est ce Siegfried ? »

 

Albérich « Siegfreid de Dhole, guerrier d’Alpha… Un courtisan… Uh ! Il faut voir comment ils se regardent… C’est indécent, je vous assure ! »

 

Phoebus voulant en savoir toujours plus « A quoi  ressemble ce Siegfried ? »

 

Albérich agacé rien que d’entendre prononcer ce nom « Pff… A rien ! »

 

Phoebus insistant lourdement « Mais encore ? »

 

Albérich de plus en plus agacé et avec un dégoût certain d’entendre prononcer à nouveau ce nom « un grand dadet avec des bouclettes châtain clair, vous voilà plus avancé, Maître ! De toute façon, je suis beaucoup mieux que ce bellâtre stupide ! »

 

Phoebus, lointain lâcha « probablement ! »

 

Sur ces entre faits, Albérich furibond sortit hors de la pièce et monta s’isoler dans sa chambre. Comme à son habitude, lorsque il ne parvenait pas à ce calmer ou que quelque chose l’avait vexé, il montait s’isoler dans ces appartements. Il pouvait rester des heures cloîtrés entre quatre murs, sans parler à personne et échafauder des plans pour tirer parti de la situation.

Albérich était le dernier descendant d’une puissante famille dont les ancêtres prestigieux n’étaient plus à citer. Il y eu bien sûr Albérich le XIIIe, aventurier qui cherchait l’affrontement avec des adversaires de plus en plus fort. Lors d’un voyage en Chine, il affronta Dhoko, chevalier d’or de la balance et fut vaincu par lui. Sans oublier son père. Ce père qui mena la bataille contre les guerriers de Loki, pour protéger la famille royale. Mais il n’eut pas la chance de survivre à l’affrontement qu’il livra face à ce dieu démonique et il mourût en héros. L’image de ce père absent l’avait poursuivi toute son enfance. Lui qui avait sauvé le Royaume était trop vite tomber dans l’oubli. Albérich fut élevé par sa mère, une femme aussi belle que bonne et cédant à tous ces caprices d’enfant gâté. Albérich montra très jeune des prédispositions à l’art du combat. Mais, surtout il développa rapidement des facultés intellectuelles. A un très jeune âge il savait déjà lire et compter. Alors, peu à peu il commença à administrer le domaine familial. Rapidement, Albérich compris l’avantage que l’on pouvait tirer d’être considéré comme une sorte de génie et ne rêver que d’une chose. Devenir le maître d’Asgard. « Je suis sans conteste l’homme le plus intelligent du Royaume et donc le plus apte à le diriger. »

Une intelligence supérieure à la normale, une riche et illustre famille,  un père absent et oublié, une mère trop permissive avait donné à Albérich une détestable maladie « la Mégalomanie ».

 

*****

 

Malgré cela, après quelques heures, Phoebus s’aventura à la porte de ses appartements privés.

Il frappa à la porte de sa chambre « Albérich ! ALBERICH ! » Mais il eut pour toute réponse un silence pesant.

« Pour la seconde fois Albérich, c’est l’heure de ta leçon, je t’attends dans la salle des armes dans 5 minutes, passé ce délai, je vaquerai à d’autres occupations. Je veux bien assurer ton entraînement et m’épancher sur tes soucis au Royaume, mais je ne suis pas à la disposition de tes sautes d’humeur, n’oublie pas que tout problème trouve toujours sa solution. »

 

Moins de cinq minutes plus tard, Albérich fit son apparition dans la pièce réservée à l’entraînement. Une vaste salle où toutes sortes d’armes étaient soigneusement alignées et rangées par catégorie. La pièce était décorée sobrement de deux épées enchevêtrées qui trônaient juste au dessus du blason de la famille des Albérich.

 

Bien que fier et arrogant, Albérich toujours curieux d’apprendre était un élève acharné et rigoureux qui ne manquait jamais son entraînement en marquant un point d’honneur à s’améliorer chaque jour davantage. De plus, il avait en la personne de Phoebus un excellent professeur qui avait su le faire progresser comme aucun maître d’armes ne l’avait fait jusque là. Pour cette raison, Albérich manifestait à son égard un certain respect, tant ce peut-il qu’Albérich eu un jour du respect pour quelqu’un.  Et pour toutes ses raisons, lors de leur entraînement Albérich avait consenti à appeler Phoebus « Maître ». Phoebus était probablement une des rares personnes à comprendre à Albérich. Aussi, ce dernier ne pouvait pas se passer de celui qu’il considérait comme son seul ami. Par ailleurs, Phoebus lui avait promis « Lorsque votre puissance sera à la hauteur de votre intelligence, alors vous serez une véritable machine de guerre à qui rien ne pourra résister ! »

 

Phoebus sur un ton moqueur « Eh bien je suis heureux de voir que mon SEIGNEUR est mieux disposé, nous allons pouvoir commencé ! »

 

Albérich ne releva pas la remarque, il se mit en position, commença par faire brûler son cosmos, les bras en croix, il déclencha son attaque du cercueil d’Améthyste qu’il maîtrisait à présent parfaitement. Toute la pièce s’illumina soudain et sans la moindre hésitation il dirigea une déferlante d’énergie sur Phoebus. Le cosmos de Phoebus s’amplifia et s’illumina et il para des deux mains l’attaque pour éviter d’être pris au piège dans le cercueil minéral… A deux mains ! Albérich était toujours étonné de cette faculté qu’il avait à éviter toutes ses actions. Pourtant, cette fois-ci, Phoebus eut plus de difficulté que d’habitude, son élève gagnait en puissance. L’entraînement se poursuivi avec un duel à l’épée. Phoebus était content de constater l’agilité de son élève. Depuis peu, Albérich s’était éveiller au 7e sens ce qui rendait leurs joutes plus passionnantes.

 

Après l’entraînement, Albérich était perdu dans ses pensées et ne semblait pas préoccupé par son environnement. Phoebus, toujours à la recherche d’une solution tenta d’en savoir plus sur la princesse Hilda. Il questionna à nouveau Albérich et le tira de ses songes.

 

Phoebus  « Albérich, Albérich, tu m’écoutes… Dis moi, il y a bien quelqu’un à qui elle tienne vraiment TA princesse ? »

 

Albérich « Ma princesse ! Cette dinde n’est pas ma princesse. Mais, je suis obligé de lui obéir. Tout au moins pour l’instant. Pour répondre à ta question Maître, je pense que la princesse Hilda tient à sa sœur Freya, plus qu’à tout être au monde. Si par malheur, elle disparaissait elle serait inconsolable. »

 

Phoebus pensif, afficha soudain un sourire sarcastique et ses yeux brillèrent d’une lueur sournoise « je vois… ! »

 

 


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