
La rose regarda le bal et se dit que ce n'était définitivement pas sa place. Elle resta donc dans un coin plus sombre, prenant sa pose préférée, à savoir accotée sur le mur, les bras croisés. Position qu'elle jugeait confortable. Elle baissa légèrement la tête, se plongeant dans ses pensées.
Sasuke qui dansait avec sa fiancée jetait quelques regards à Sakura. Qu’elle avait changé mais n’était-ce pas mieux ? Il sourit, il avait appris le mariage de son bien-aimé avec une autre et ne voyais aucun enfant avec elle. Mais où était son bâtard ? Où le cachait-elle?
La soirée se termina lentement. Sakura n'avait pas bougé et ce fut que lorsque tout le monde alla se coucher qu'elle se mouva. Ce ne fut pas pour monter avec les autres mais pour aller dehors.
-Vous essayez de me fuir ma très chère épouse infidèle ?
Sakura ne tourna même pas son regard vers lui, regardant les étoiles et l'ignorant complètement.
Il s’avança tout en souriant et gardant son calme. Il se plaça derrière elle et embrassa sa nuque qui était dégagée de ses cheveux retenus en un très beau chignon.
À nouveau, Sakura se dégagea rageusement. Elle ne pouvait pas faire grand chose, c'était un roi après tout.
- Je vous dégoûte encore ?
Il la rattrapa par les poignets et la retint fermement.
-Vous avez dut livrer votre corps à des passants de fortune et trouver cette fois-ci un vieux conte pour arriver aux faveurs de Tenten qui, de plus, si je me suis bien informé, ment à son mari en vous faisant passer pour sa cousine. Dites-moi, quand il l’apprendra ne croyez-vous pas qu’il sera énervé ?
À ce moment un cri strident se fit entendre par dessus leur tête. Des voix s’élevèrent qui furent bien plus que reconnaissables à leurs oreilles. Tenten pleurait et s’excusait pour ce qu’elle avait fait alors que la dure voix de Neji restait sans appel.
Sakura serra les dents. Elle s'en doutait. Neji l'avait apprit et Dieu seul savait ce qu’il se passait là-haut. Elle serra les poings, le visage neutre.
Il sourit et lâcha ses poignets, satisfaits de sa réaction. Il tourna les talons et s’arrêta au pas de la porte qui donnait dehors.
- Ah oui. C’est moi qui ai annoncé à Neji qui vous étiez très chère. Vous êtes ma femme…
Il laissa sa phrase en suspens et partit.
Sakura bouillonna sur place. Tenten se faisait gronder, et pas qu'un peu, par sa faute! Encore! Décidément... Les démons de son passé ne la lâcheraient jamais! Il était très tard mais elle n'avait aucune envie de dormir. Elle resta donc dehors à écouter les plaintes de sa tendre amie, les yeux fermés.
Toute la nuit, elle avait regardé les étoiles d'un air sombre. Il était minuit lorsque Tenten avait cessé de crier et Sakura songea alors si elle oserait encore la regarder en face. C'est pour ça qu'elle ne rentra toujours pas pour manger.
Le soleil était à peine levé que déjà les domestiques s’activaient dans la salle de réception pour tout nettoyer et mettre le petit-déjeuner en place.
De là où elle était, Sakura entendait les servantes parler joyeusement tout en mettant les assiettes. Sakura ne bougea toujours pas. Ce n'était pas sa place et elle le savait.
Du coin de l'œil, elle vit arriver Neji, l'air maussade.
Il l’aperçu et vint lui dire bonjour comme à son habitude.
Elle répondit par un hochement de tête poli.
- Voudriez-vous déjeuner avec moi, Majesté ?
Sakura se retourna rageusement.
- Je ne suis pas reine, mettez-vous tous ça dans la tête.
- Vous l’êtes ne vous en déplaise.
- Et bien je ne veux pas et je ne le serais pas! Cet Uchiwa est le pire démon que j'ai vu de ma vie et il ne m'aura plus ! Il m'a fait exiler et cela restera comme tel!
- Vous êtes femme de Roi et c’est cela qui ne changera pas.
Il fit une courbette et rentra à nouveau dans la salle de réception.
La reine soupira bruyamment. Elle ne retournerait jamais avec Sasuke. Et s’il le fallait absolument, elle lui mènerait la vie dure.
Oh ça oui.
Les invités descendaient un par un puis vers dix heures la salle fut remplie.
Trouvant qu'il y avait bien trop de bruit, elle alla s'étendre près de l'océan du royaume de Suna, ce qui était exceptionnel dans ce désert. Elle se sentait mal pour Tenten.
Très mal. Mais elle ne le montra pas. L'enfer recommencerait, elle le sentait et tout ça lui coupait complètement l'appétit. À cet instant, elle donnerait tout pour être à nouveau pauvre.
Sasuke la vit, finit son verre de vin rouge et en apporta un à sa femme.
- Bonjour. Mal dormit à ce que je peux voir vous avez d’énormes cernes sous les yeux. Tenez.
Sakura regarda le verre et donna un grand coup dessus, le faisant tomber par terre.
- Allez-vous-en.
Il lui effleura les cheveux et se pencha pour atteindre son oreille.
- Ma très chère Reine si je pars vous partirez avec moi.
Elle lui jeta un regard noir.
- Vous pouvez toujours aller au diable.
- Je suis sûr d’y aller avec vous ainsi.
- Je ne reviendrais pas. Vous m'avez bannie et je préfère mille fois mendier plutôt que d'être avec vous.
- Vous êtes ma femme ! Gronda-t-il. De plus tout le peuple vous croyait morte et je n’aurais pas eu à vous reprendre si vous ne vous étiez pas remontrée ! Croyez-moi, faire le mari aimant qui pardonne tout à sa femme m’écœure mais j’y suis plus qu’obligé alors vous viendrez avec moi fin de discussion !
- Vous me faites pitié, lança Sakura d'un ton hargneux.
- Vous me faites le même effet.
- Je préfèrerais recevoir cent coups de fouets que de vous laisser me toucher.
Il fit un geste de la main comme pour effacer les propos de sa femme. Elle n’avait pas tant changé au final. Elle avait un corps de femme cela était plus que vrai mais son attitude était bien celle d’une enfant qui n’aimait pas être grondée. Il sourit à cette pensée. Lui faire du mal l’amusait désormais.
- Non seulement je vous toucherais, mais vous aller avoir du plaisir à ce que je le fasse et, de plus, j’espère bien vous faire plusieurs enfants.
Sa femme ne trouva rien à redire, sachant pertinemment qu'elle ne gagnerait pas. Fronçant les sourcils, elle cessa de faire l'enfant et regarda la mer.
- Mais j’y repense vous avez déjà un enfant. Où est-il ? Vous l'avez laissé à son père et à sa femme ?
- Il est mort.
-Que c’est triste, dit il avait grande ironie.
Elle ne dit rien, se contentant de le maudire dans sa tête.
- Mais au moins...
Il se colla à son dos et enlaça sa taille.
- Nos enfants n’auront pas de grand frère où de grande sœur qui ne vient pas du bon père. Sakura sentit un frisson de haine profonde l'envahir.
- Si vous n’étiez pas venue vous n’auriez pas à porter le fardeau de porter mes enfants.
Il lui embrassa les cheveux, la tempe, la joue, le coin de sa bouche et finit dans le cou la où il adorait déposer ses baisers et caressa d’une main baladeuse la courbe d’une hanche.
- J’ai hâte…lui susurra-t-il.
Elle ferma les yeux, ne prononçant aucun mot mais respirant fortement sous la colère.
- A bientôt.
Il la lâcha d’un coup et rentra.
Lorsqu'il partit, Sakura sentit une larme perlé au coin de ses yeux mais elle l’essuya bien vite. Elle s’assit, encercla ses jambes avec ses bras et posa sa tête dessus, exaspérée
Elle resta ainsi plusieurs heures à ruminer ses pensées. Jamais, non jamais elle ne sera tranquille. Tenten ne lui avait pas dit que Sasuke serait là. Peut-être ne le savait-elle pas? Bref, elle n'aurait pas du venir et elle le regrettait. Elle ne voulait pas retourner avec lui, non elle ne voulait pas. Ce n'était qu'un enfant gâté !
Tenten qui était dans sa chambre se réveilla doucement. Même si elle avait horreur que son mari la prenne avec brutalité, elle s’avait bien que c’était la seule façon de l’apaiser. Elle renifla et croisa son regard dans le miroir. Elle avait les cheveux en bataille, démaquillée et nue avec des bleus ici et là. Elle se recouvrit d’une robe de chambre et entreprit de se rajuster un peu. Quand cela fut fait elle mit une robe de la plus grande simplicité et sortit très discrètement. Elle avait très faim et voulait boire un petit quelque chose. Elle se tapa à nouveau à un meuble car les bleus qu’elle avait n’étaient pas de la main de Neji mais des meubles qu’elle cognait dans sa chambre pour lui échapper sans y parvenir.Elle arriva en cuisine et prit discrètement un petit pain et alla prendre un verre d’eau.
Puis, elle entendit des voix et écouta.
- Vous saviez que le roi Sasuke avait retrouvé sa femme?
- Non, vous plaisantez! Elle est morte.
- Vous n'étiez pas là hier? Fit une autre voix féminine. La reine Sakura était avec le roi Neji et sa femme.
- Mon Dieu !
- Et elle va revenir avec le roi au palais! Mais y a quelque chose qui cloche.
- Quoi donc?
- Je pense bien que la reine déteste le roi Uchiwa.
- Non! Sasuke est si beau, si musclé et si riche! Tout le monde voudrait être à sa place.
- Nous ne le connaissons pas tant que ça, vous savez...
- Moi je parie qu'il est sadique.
Toutes la regardèrent étrangement.
- Ne dites donc pas n’importe quoi et remettez-vous au travail.
La femme bouda et continua de faire la vaisselle.
Soudain, la porte s'ouvrit derrière elle.
Tenten se figea en voyant Sakura.
Sakura darda son regard vers elle et ouvrit la bouche.
- Pardon.
La Reine n’hésita qu’une seconde avant de se jeter dans les bras de son amie et de pleurer tout son saoul.
La rose la serra fortement.
- Racontez-moi tout.
- Il…il a été odieux avec moi me traitant de toute sorte de noms ridicules me tirant les cheveux et m’accusant de tous les crimes de la planète puis…il…il a…
Elle n’eut pas le courage de terminer sa phrase et ses pleurs redoublèrent.
- C'est ma faute, veuillez me pardonner.
- Non c’est de la mienne. Je m’excuse de ne pas vous avoir cru. Pourtant vous étiez Reine…je…je vous jure que je ne savais pas que ce sal Uchiwa…oh pardon !
- Non. Sasuke... C'est le démon incarné. Malheureusement, en venant ici, je suis maintenant forcée de retourner avec lui.
- Mais pourquoi ? Demanda Tenten en levant les yeux vers elle. Je ne veux pas que vous partiez !
- Je ne le veux nullement non plus. Uchiwa faisait semblant de m'aimer, le monde n'y a vu que du feu. Il m'a exilée en me faisant passer pour morte. Maintenant que tout le monde sait que je suis vivante, je n'ai pas le choix et je dois retourner avec lui en enfer.
- Mais il va vous faire du mal ! Protestât-elle.
- Je le sais mais...
Elle la lâcha et s'accota à la table.
- J'y suis condamnée.
- Repartez avec moi !
Sakura secoua la tête de gauche à droite.
- Vous auriez des problèmes.
- Que m’importe ! Revenez ! Je ne veux plus être seule.
Sakura ferma les yeux, tentant de calmer ce poids sur son cœur. Elle ne savait plus quoi faire. Elle voulait aider Tenten et ne pas revenir avec Sasuke. Mais si elle allait avec elle, elles auraient de gros problèmes.
- Je veux votre bien, je ne supporterais pas que votre mari vous...
- Il ne me fera plus de mal ce n’était qu’une colère passagère !
Sakura soupira.
- Bon...J’aimerais beaucoup vous suivre, mais Uchiwa ne me laissera pas partir.
Tenten pensa elle aussi à son mari. Il refuserait, elle en était sûr Sakura était une Reine pas une domestique.
Sakura la regarda dans les yeux.
- Je ne peux pas. Navrée. Je vais repartir avec Uchiwa et...
Ses poings se serrèrent.
- Lui faire des héritiers.
- Des… Des héritiers?
La reine ne répéta pas ses paroles mais hocha la tête.
Tenten fut déçue de la voir si soumise. Elle poussa Sakura et courut le plus vite possible dans sa chambre pour tenter d’oublier.
Sakura la regarda partir et se renferma. Qu'elle se dégoûtait d'être aussi faible! Puis, elle alla se prendre un petit truc à manger.
Le soir venu Sasuke s’excusa devant ses hôtes et alla dans la chambre de sa femme qu’il trouva sur le balcon.
- Vous êtes prête?
Sa femme se tourna vers lui, dégoutée.
- Non.
- Je n’en suis pas étonné. Allez prendre congé du Roi et de la Reine je m’occupe de faire préparer vos affaires.
Elle le regarda froidement et partit, le bousculant de l'épaule au passage.
Il ne broncha pas et quand il entendit ses pas au loin il appela les domestiques et les pria de faire au plus pressant.
Après dix minutes de recherche, elle trouva Neji et Tenten qui s'apprêtaient à monter dans le carrosse. Elle fronça les sourcils. Tenten serait partie sans lui dire au revoir?
Tenten voulu courir près de Sakura mais Neji lui attrapa le poignet et lui jeta le regard le plus froid de la planète.
- Dites-lui au revoir et revenez.
Tenten opina et se jeta littéralement sur Sakura.
Son amie la serra tout d'abord doucement puis puissamment en enfouissant sa tête dans ses cheveux. Elle savait que maintenant, elle ne pourrait compter que sur elle-même et serait plus seule que jamais.
- Tenten ! Aboya Neji.
Elle se détacha de Sakura lui fit un pauvre sourire et lui remit une mèches en place puis alla vers son mari. Il la fit rentrer dans le carrosse et fit la révérence puis monta à son tour et la calèche partit.
La rose regarda partir la calèche, les dents serrées. Saleté d'Uchiwa...
Après cinq bonnes minutes, elle rentra à l'intérieur, entra dans sa chambre et vit à ce moment les servantes partir. Les valises étaient faites.
Sasuke qui était sur le lit lui sourit et s’avança vers elle avant de sortir un magnifique collier de perles de couleur de jade. Il la contourna et le mit sur son cou.
- Vous le reconnaissez n’est-ce pas ? Je l’ai gardé pendant quatre ans faisant semblant de pleurer dessus quand je le voyais.
- Vous êtes un être sans scrupule...
- C’est bien vrai je n’en ai aucun.
Sakura empoigna le collier et tira d'un coup sec dessus.
- Comme c’est triste. De si belles perles, dit Sasuke.
La rose lui tourna alors le dos et sortit de la chambre pour aller dans le carrosse.
Il la suivit de près et la rejoint.
Elle ne répondit pas lorsqu'il lui parla, l'ignorant superbement.
Il finit par abandonner et la laissa dans son coin.
Au bout d'un moment, sa reine s'endormit d'un sommeil réparateur.
Sasuke la prit doucement et la mise sur ses genoux.
Lorsqu'elle se réveilla, inutile de calculer l’étendue de sa colère. Se réveiller sur les genoux de son pire ennemi n’était pas ce que Sakura pouvait appelé une partie de plaisir.Après quelques jours de route, Sakura revit enfin le château de ses cauchemars.
- Bienvenue à la maison.
- Pfff...
- Oh ma très chère femme n’êtes-vous pas heureuse ?
Elle ignora sa question.
- Je veux une chambre qui donne une vue sur les étoiles, déclara-t-elle par contre.
- Très bien ma douce. Venez par ici.
Il la serra contre lui et lui captura la bouche en mettant sa main derrière sa nuque pour la maintenir pour l’empêcher de s’échapper. Sakura fronça les sourcils et le mordit.
Il la laissa faire même si il avait affreusement mal.
Lorsqu'il la lâcha, elle le regarda hargneusement.
- Auriez-vous faim ?
- Non.
- Alors pourquoi avoir goûté mon sang ?
- Pour voir s'il était pur. Et visiblement, non.
- Navré de vous décevoir.
Elle plissa les yeux, se dirigea vers le palais mais n'y entra pas et alla sur le côté Ouest puis s'accota au mur, croisa les bras et regarda le paysage comme elle aimait tant le faire.
Sasuke la laissa aller. Il l’aurait bien assez tôt, qu’elle profite.
Il était très tôt, peut-être vers les sept heures du matin. Il y eut un vent froid et la jeune femme frissonna avant de rentrer. Même si elle détestait l'Uchiwa, ce n'était pas une raison pour mourir de froid dehors. Elle se fit servir de l'eau et une miche de pain. C'était peu, mais elle n'avait pas très faim. Son visage ne s'était pas décrispé et ses sourcils étaient toujours froncés. La revoilà dans ce château qu'elle jugeait sinistre. Et qui mieux que cet Uchiwa de malheur comme hôte.
Toute la journée elle tenta de l'esquiver. Elle n'avait pas du tout envie qu'il la touche, même si elle savait qu'il finirait par le faire. Il était vingt deux heures et Sakura alla donc se coucher, exténuée.
- Non !
- Mais mon Roi…
- J’ai dit non ! Tayuya !
- Mais je suis votre femme, votre fiancée !
Sasuke repoussa la jeune femme qui était dans ses bras. Pas qu’il n’en avait pas envie mais il voulait ce soir faire l’amour avec sa véritable épouse lui faire le plus de mal possible, encore et toujours plus. Cela lui faisait encore plaisir de la voir souffrir. Elle n’avait pas changé bien qu’elle dise les choses avec froideur. Elle était encore plus que docile. Il sourit en imaginant qu’elle essaierait quand même de lui tenir tête. Il redit « non » à Tayuya et alla dans sa chambre et sourit encore plus en la voyant. Il entra dans la chambre et claqua presque la porte pour faire sentir sa présence.
Aussitôt, Sakura, qui dormait profondément, fut sur pied, le foudroyant du regard.
- Bonsoir, dit-il avec politesse tout en enlevant sa veste.
Le visage sombre, elle ne répondit pas et regarda la chemise tomber au sol puis le regarda de nouveau.
Il alla près d’elle et passa sa main dans ses cheveux et défit les boutons de la chemise de nuit qu’elle portait.
En se rendant compte de ce qu'il faisait, elle le repoussa et le gifla.
Il en resta bouche bée avant de poser une main sur la joue giflée puis il sourit pour enfin éclater de rire.
- Oh, ma petite Sakura vous n’avait guère changée.
- Pour vous, une femme c'est quoi? Une femme qui se laisse faire et qui en redemande? Une femme, c'est quelqu'un qui embrasse vos pieds à ne plus pouvoir? C'est quoi, hein?
- Une femme pour moi ce n’est rien.
Il fit une pause et regarda ses yeux qui brillaient de colère.
- Mais vous, vous êtes ma femme. J’attends de vous obéissance, respect, fidélité. Mais j’ai déjà vu que même dans votre jeune âge vous ne respectiez pas mes critères.
Il l’attrapa et la serra contre lui et commença à embrasser ses cheveux et descendit vers l’oreille.
- Et oui je veux d’une femme qui fondera dans mes bras et qu’elle en redemande encore. Et même si ce n’est pas maintenant je vous jure que un jour vous me supplierez.
- Vous me traitez d'enfant mais vous n'êtes guère mieux! Vos parents devaient être de vraies ordures pour vous élever ainsi! Une espèce d'enfant gâté! Le jour où je vais vous supplier ce sera alors l'apocalypse. Et croyez-moi, ce n'est point bientôt!
Même si elle insulta ses parents il resta d’un grand calme lui souriant toujours.
- Mes parents étaient d’honnêtes personnes. Et en ce qui concerne mon éducation sachez que je donnerais la même à nos enfant. Ainsi nos enfants seront pourrit gâtés comme vous le dites si bien.
- Et bien vous les élèverez seul car je ne compte pas m'en occuper, fit-elle froidement.
- Cela n’est pas un problème. Mais pour que je puisse les élever nous devons déjà les faire.
- Je ne me laisserais pas faire!
-Ah non ?
Il s’assit sur le lit et la regarda.
-Et que comptez-vous faire ?
- Partir de cette chambre! Votre vue me rend malade.
Il soupira et se coucha sur le lit. Elle était bien drôle.
- Ne croyez-vous donc pas que j’ai pris des précautions ? Vous et moi sommes enfermés ici jusqu’au levé du jour.
Sakura se tourna vers lui, le regardant froidement.
- Si c'en est ainsi!
Elle alla dans le coin et prit sa pose préféré en fermant les yeux.
Il se leva et alla la chercher.
- Ne faites pas l’erreur de croire que je suis un saint.
- Je ne suis pas une de vos poupées que vous contrôlez à votre guise!
- Non c’est vrai. Vous êtes ma femme c’est encore mieux.
Il lui attrapa le bras qu'il serra. Elle ne montra aucun signe de douleur et il la lança sur le lit. Aussitôt, elle tenta de se relever.
Mais il fut plus rapide et la maintint couchée sur le lit. Avec habileté il lui enleva sa chemise de nuit et la flamme du désir s’alluma dans ses yeux.
- Si vous auriez été vierge il y a de ça plus de quatre ans tout ça ne serait pas arrivé.
- Pourquoi remuer le passé?
- Pour vous montrer que j’aurais pu être doux avec vous si vous auriez été vierge.
Elle tenta encore une fois de se débattre mais abandonna. Tous deux savait que ça ne servait à rien.
La voir sans défense le faisait presque rire. Il se coucha sur elle approcha ses lèvres des siennes pour finalement l’embrasser la serrant plus étroitement contre lui.
Elle ferma fortement les yeux tout en serrant les draps.
Il laissa aller sur son corps ses mains. Il la caressa avec ardeur pendant plusieurs minutes juste assez pour faire venir son propre désir à son comble. Il se redressa, enleva ses bas de dentelle rose et en fit de même pour son pantalon à lui avant de conquérir le cœur de la féminité de sa femme.
Refusant de lui montrer sa douleur dans ses mouvements brusques, elle garda ses yeux fermés, le visage vide d'expression.
C’est seulement quand il sentit le corps de sa femme se détendre enfin qu’il pu libérer sa puissance viril pour enfin s’installer à ses côtés, le souffle court.
Sakura, qui était déjà fatiguée, laissa un dernier frisson de dégoût la parcourir d'un coup avant de s'endormir, complètement assommée.
Il bailla, lui aussi fatigué du voyage et de la nuit qu’il venait de passer. Il se colla au dos de sa femme et lui embrassa la tempe avant qu’à son tour il ne ferme les yeux.
Grand merci à Sissy pour les erreurs de tournures dans ce chapitre.