L'exil.

 

 

 

 

 

Comme chaque matin, Sasuke ne fut pas surpris de retrouver un corps de femme dans ses bras mais quand il reconnu la femme en question, il en resta bouche bée. Il souleva les couvertures et eut bien la confirmation qu’ils étaient bien nus tous les deux. Il avait couché avec cette enfant, cette catin ! Ah! Comme il se répugnait ! Mais il était trop las pour protester et garda quand même sa femme dans ses bras et tant pis pour les servantes qui allaient bientôt le réveiller. En le voyant avec sa femme, elles comprendront qu’il désire dormir encore un moment.

Ce qu'ils firent encore un bon 3 heures avant que Sakura ne se lève, réveillant par la même occasion son mari.

Il regarda sa femme qui lui tournait le dos, assise sur le lit mais il ne dit rien se contentant de se souvenir des événements de la nuit dernière

Elle avait le regard vide, encore honteuse de ce qu'elle venait de faire. Elle s'habilla rapidement et quitta la chambre pour aller se laver dans la sienne.

Quand ils se revirent pour le petit déjeuner, pas un mot ne fut échangé, même pas une seule insulte, ce qui était très rare. Ils se croisèrent de temps en temps mais la c’était la même chose. Pas un seul mot dit. Chacun plongé dans ses pensées.

Il la voyait de plus en plus blême. Au bout de quelques jours, Sakura se décida, prit son courage à deux mains et toqua à sa porte.

-Entrez.

La jeune reine entra doucement.

- J'ai quelque chose à vous dire.

Sasuke leva les yeux de son document et fit signe à Sakura de s’avancer.

-Je vous écoute.

Elle respira un bon coup, le cœur battant.

- Je suis enceinte.

Les feuilles qu’il tenait dans ses mains glissèrent et il regarda Sakura incrédule.

-Vous…vous êtes enceinte ? Déjà ? Mais... nous n’avons enfin, nous n’avons dormi qu’une seule fois ensemble.

- C'est bien suffisant, Altesse.

-Oh !

Oui pour la première fois de sa vie il était déstabilisé. On lui avait plusieurs fois annoncé qu’il allait être père mais savoir que cette fois-ci il ne pourrait pas renier l’enfant lui fit peur. Il s’avança et posa une main sur le ventre plat de sa compagne.

-Mais vous n’êtes qu’une enfant. L’accouchement pourrait vous faire du mal !

- Me faire mal ? Ça fait mal à tout le monde, mon cher.

- Oui mais…mais c’est une bien grande responsabilité que je vous impose. Vous ne savez même pas comment l’on s’occupe d’un nouveau-né !

- Me prenez-vous pour une idiote ? Je sais comment m'occuper des enfants. Je gardais souvent les jeunes des alentours, aussi bien bébé que plus vieux.

-Ce n’est pas comme les bébés des alentours ! C’est notre enfant. Je vous aiderais du mieux que je le peux à élever cet enfant bien entendu mais…En êtes-vous certaine ? Il lui prit ses mains et les enlacèrent avec les siennes. Vous êtes si jeune.

- Arrêtez de me traiter comme si j'avais six ans, voulez-vous.

-Vous n’avez qu’onze ans de plus.

- Si vous voulez, je m'arrange pour qu'on me l'enlève à coup de couteau.

-Mon Dieu vous n’y pensez pas ! Il faudrait que je sois un bâtard de la pire espèce pour que l’on vous face cela ! Et par bonheur il est de moi, de sang noble !

Elle fit un petit sourire.

- Ne vous inquiétez pas. Je prends mes responsabilités et vous montrerez enfin que je ne suis pas une vulgaire enfant.

-Bien, j’ai donc hâte de voir de quoi vous êtes capable ! Merci d’être venue me l’annoncer. Vous pouvez le croire ou non mais je suis heureux que vous soyez venu m’avertir de la venue prochaine de mon fils ou de ma fille. J’ai une idée ! Que diriez-vous si je vous permettais d’aller dans le pays voisin voir votre amie Hinata. Cela vous ferez plaisir ?

Sakura ouvrit grand la bouche. Il faisait preuve de courtoisie ou elle rêvait. Elle en fut contente et fit un sourire tout joyeux.

- Oui, je veux voir Hinata! Se réjouit-elle.

-Alors allez vite demander à ce qu’on vous fasse vos valises.

Il lui embrassa le front et la raccompagna jusqu’à la porte.

-Allez et faites attention à vous deux.

- Vous me semblez bien courtois d'un coup... Bref, au revoir!

Elle lui fit un sourire et partit.

Elle allait avoir un enfant, son enfant, non leur enfant. En seulement une nuit d’amour comment cela pouvait être possible ? Mais à c’est dire c’était suffisant. Et si elle était enceinte cela devait l’être. Il n’arrivait pas à expliquer cette soudaine envie de sourire et de lui accorder tout ce qu’elle désirait. Mais il savait que ce n’était que la joie du moment et que cela lui partira mais pour l’instant qu’on le laisse être heureux et profiter de la nouvelle.

 

 

Lorsqu'elle vit son amie, Sakura lui sauta dans les bras carrément.

Hinata la serra aussi dans ses bras trop heureuse de la voir elle aussi.

-Oh ma chère amie comme cela est bon de vous revoir et de voir ce si beau sourire sur vos lèvres.

- Vous ne devinerez point! Je suis enceinte.

-Oh ! Comme c’est merveilleux ! S’exclama Hinata.

La rose baissa le ton.

- Mais de Sai.

Hinata se figea et s’écarta de son amie pour fixer ses yeux couleur blanc pur dans ses yeux émeraude.

-Dites moi que c’est une plaisanterie !

- Non, mais j'ai couché avec Sasuke il y a quelque jour, il ne se doutera pas et je lui ai dit même. Il me croit, je me suis tirée d'affaire! Sourit-elle.

La pauvre Hinata eut l’impression qu’on lui affligeait une épouvantable gifle. C’était de sa faute si elle avait revu ce Marquis de bas étage.

-Ici n’est pas le problème. Comptez-vous annoncer à Sai qu’il va être père ?

- Je ne sais pas, peut-être bien.

- Imaginez qu’il le dise ! Les rumeurs se répandront comme le vent ! Si Sasuke l’apprend un jour…

- Il me tuera, ça c'est certain mais ne vous en faite pas.

-Pourquoi je ne dois pas m’en faire ?

- Je contrôle tout.

Elle s’avait pertinemment qu’elle ne contrôlait rien du tout. Mais ce sourire si beau sur les lèvres de son amie la convint pour l’instant et elle lui fit confiance en priant pour que rien de mal ne lui arrive. Sasuke avait raison elle était bien comme une enfant. Une enfant insouciante qui pense qu’une fois la bêtise faite il ne suffit que de s’excuser pour que tout soit à nouveau pareil. Oui, elle prierait pour elle, car c’était la meilleure chose à faire.

La jeune enfant de dix-sept ans lui prit le bras.

- Vous me faites visiter?

- Oui bien sûr.

Et c'est ce qu'elle fit. Par la suite, elles allèrent dans le jardin où Sakura admira les fleurs et la végétation avec de beaux grands yeux.

Puis Hinata l’emmena dans une grande salle remplie de jouets. Là ce trouvait les quatre enfants dont Vylia qui vint faire la révérence. Hinata lui montra son fils de quatre ans Suyo et l’autre de deux ans Kei et la petite dernière de quelques mois seulement, Luya, qui dormait paisiblement dans un magnifique berceau de bois blanc.

- Ils sont vraiment splendides!

-C’est gentil. Je suis sure que le votre n’aura rien à envier des miens.

- Ne dites pas de bêtises! Les enfants sont aussi beaux les uns les autres! Sourit la reine.

- Comptez-vous en avoir plusieurs ? S’enquit Hinata.

- Je ne sais guère... J'ai du le droguer pour le forcer à le faire mien. Mais il le fallait... Murmura-t-elle, le regard vide. C'était horrible.

Hinata lui toucha doucement la joue.

-Il vous a fait du mal c’est ça ?

- Psychologiquement, oui, beaucoup. Il croit que je suis une enfant.

Elle serra le poing.

- J'agis peut-être comme tel... Mais j'ai dix-sept ans...

Hinata se garda bien de lui dire son point de vue et approuva.

-C’est vrai Majesté vous avez dix-sept printemps.

- Tout ce que je veux, c'est revoir mes parents et mener une vie pas trop minable avec Sai. Mais même ça m'est impossible, continua-t-elle, les yeux dans le vague et le visage triste. Les deux, le roi me les a enlevés.

-Vous êtes sa femme...

- Tsss...

Elle détourna la tête où quelques larmes perlaient.

- Comme si j'avais eu le choix.

-Non c’est vrai mais…je suis sûre qu’il n’a pas que des défauts.

- Nommez-m'en un.

La Reine fut prise au dépourvu et bien qu’elle cherche elle n’en trouva aucun et son silence fit sourire son amie.

- Vous voyez bien.

-Et Sai qu’a-t-il qui captive votre cœur ?

- Sai....

Elle eut un sourire nostalgique.

- Je le connais depuis deux ans. Il est gentil, généreux et romantique. Il a pleins de projets et je comptais me marier avec celui-ci avant que mon père me vende.

Que Dieu lui vienne en aide ! Elle est si fragile et si naïve. Tomber amoureuse de ce marquis était bien la pire erreur de jeunesse qu’elle pu commettre ! Hinata avait à peine cinq ans de plus qu’elle mais que vu d’ici elle ressemblait à sa fille Vytia. Qu’elle ouvre les yeux! Les hommes, non aucun homme était parfait.

- Par contre... Commença-t-elle.

-Par contre ?

- Il a un défaut que je déteste... C'est un gros pervers, rougit-elle. Mais je ne peux m'empêcher de l'aimer.

-Ce défaut tous les hommes l’ont.

- Malheureusement. Et il faut que je cesse de rêver, ce n'est pas digne d'une reine! Se reprit-elle.

Si seulement elle pouvait penser ça il y a plus d’un mois en arrière.

-Il faut que vous pensiez à votre enfant qui est pour naître maintenant seul lui compte.

Elle ferma les yeux et fit un sourire tendre.

- Oui, et je le chérirais comme jamais.

-Oui c’est ainsi qu’une mère pense.

Sakura l'analysa en pénétrant son regard et soupira en se levant.

- Vous aussi... Vous pensez que je suis une enfant.

-Vous le pensez ? Pourquoi donc ?

- Cela se voit comme un nez au milieu de la figure.

-C’est vrai, approuva Hinata. Mais vous me faites penser à une enfant encore si insouciante de la vie. Une jolie chenille qui c’est transformée en magnifique papillon à qui l’on a donné des ailes pour voler et qui s’envole sans faire attention au vent glacé qui souffle.

- Et heu... Est-ce bien?

-Oui si le papillon trouve un refuge chaud pour attendre des jours meilleurs et non s’il persiste dans le chemin du vent glacé.

- Je... Désolée mais... J'ai rien compris.

- Si seulement je pouvais vous donner quelques un de mes printemps vous auriez comprit.

Elle pencha la tête, interrogatrice.

Hinata secoua la tête et lui sourit.

-Oublions tout cela voulez-vous ? Je vais donner une réception pour annoncer la bonne nouvelle !

Elle sourit elle aussi.

- Vous n'avez pas besoin vous sav...

-Si j’insiste.

- Bon alors ça sera fait selon vos désirs.

Le soir venu une cinquantaine de personnes était invitées pour fêter l’heureux événement à venir.

-Pour le futur Héritier de la Couronne des Uchiwa ! S’exclama Hinata en levant son verre.

Tous en firent de même et crièrent à leur tour.

-Vive le futur Bébé ! Et aux heureux parents !

Sakura rougit et ils trinquèrent joyeusement.

Sakura passa deux longs jours chez son amie mais dû bien partir. Elles se serrèrent et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, elle rentrait chez elle. Elle poussa l'énorme porte.

- Je suis rentrée, il y a quelqu’un ?

Sasuke l’aperçu et sans faire de bruit ce plaça derrière elle et lui embrassa le cou.

-Bonjours très chère.

Sakura frissonna de tout son être mais le laissa faire.

- Bon... Bonjour.

-Comment va la très chère enfant qui porte le plus beau bébé du monde ?

- Bi... Bien... Et vous?

-Aussi. Oh j’oubliais on a fait venir toute vos affaire dans ma... non, notre chambre.

- Heu... Heureuse de le savoir.

-Heureux que cela vous plaise. Il l’embrassa sur la tempe et s’écarta d’elle. J’ai encore beaucoup à faire je vous dis à ce soir.

- Au... Au revoir... Dites, Altesse...

Il se retourna et la regarda.

-Oui ?

- Heu... Si par exemple votre ancienne femme vous ferez croire que c'est pas votre vrai bébé mais un autre vous feriez quoi? Demanda-t-elle avec un air tout à fais naturel.

-Vous voulez parler de mes maîtresses ? Si une me fait cela déjà je tente à savoir qui est le potentiel père de l’enfant puis je répudie la femme. Pour moi ces femmes sont pires que des catins.

- Et si c'était votre propre femme ?

-Vous ?

- Moi ? Non, pas du tout, je dis ça comme ça.

- Puisque vous êtes ma seule et unique femme la question même ne se pose pas. Si vous auriez fait ça et que l’on apprend je vous ferais trancher la tête voir vous brûler vive avec votre enfant.

Le cœur de Sakura tomba en miette et elle se retint avec peine de crier d'horreur.

- Et cela n'arrivera pas, je peux vous l'assurer. Cet enfant est bien le votre.

-Je n’ai jamais cherché à nié ma parenté avec notre enfant je vous l’assure.

Elle fit un sourire forcé et aussitôt qu'il ne puisse plus la voir, elle se prit la tête à deux mains, pétrifiée d'horreur. Dans quelle galère s'était-elle fourrée?

- Je suis morte! Pleura-t-elle.

Une main se posa sur son épaule et elle se retourna vivement mais se calma en voyant Tsunade.

-Majesté ce n’est pas bon de pleurer dans votre état.

- Vous ne comprenez pas ! Je vais mourir, mourir pour une stupidité que j'ai faite!!

Elle se mit les mains sur la tête, figée.

Tsunade pris dans ses bras la reine et lui caressa tendrement les cheveux.

-Personne ne vous veut du mal.

Cela ne sembla pas réconforter la reine qui tremblait de tous ses membres.

-Calmez-vous voyons une Reine se doit pas céder à la panique !

- J'vais mourir... Mon Dieu...

-Mais non !

- J'ai fais une bêtise énorme !

-Votre Majesté vous vous faites du traqua pour rien.

- Vous ne comprenez pas !

Elle se leva d'un coup et recommença à courir pour aller dans sa chambre.

Une fois dedans, elle se prit les genoux entre ses bras et resta un long moment à pleurer, persuadée que Sasuke allait finir par découvrir la supercherie. Elle entendit des pas

et se fourra sous les couvertures et ferma les yeux.

On retira les couvertures et l’on fit retourner Sakura avant qu’elle ne soit attirée contre le torse puissant de son mari.

-Qu’est-ce qui vous fait tant pleurer?

Sakura était bonne actrice mais là, elle n'en pouvait plus et tremblait comme une feuille.

-Dites moi ce qui ne va pas, je vous écoute.

Elle hocha négativement la tête.

-Mon enfant…c’est si dur que ça à me dire ?

- J'aimerais me reposer... S'il vous plait.

-Bien, il se leva et attrapa sa cape qu’il mit sur sa femme et déposa un baiser sur ses lèvres. Reposez-vous.

Puis il quitta la pièce.

'' Ils ne peut le découvrir...''

Elle se mordit la lèvre.

'' Mais pour être certaine je vais écrire une dernière fois à Sai et tout lui dire...''

Puis elle ferma les yeux.

 

 

Le soir, elle se mit au travail et écrivit une longue lettre qui expliquait tout à Sai. Elle donna ensuite la lettre au messager et retourna à sa chambre comme si rien n'était.

Le messager allait partir mais le roi, qui observait, lui prit le bras.

Le messager ne se fit pas prier et partit le plus vite possible. Sasuke, lui, s’enferma dans son bureau et posa la lettre sur une pilles de documents avant de faire les cent pas.

Croyait-elle qu’il ne voyait rien ? Sa joie chaque fois qu’elle revenait de ses parties de cartes. Il était sur qu’il y avait aussi convié à cette partit le Marquis ! Et puis cette nuit où elle l’avait autorisée à profiter d’elle et même il était sur qu’elle avait fait tout dans ce but. Puis finalement l’heureux évènement. Elle était si heureuse de sa venue qu’il n’en comprenait plus rien. Et pour finir cette lettre qui était adressé au nom du Marquis. Il avait raison sa femme s’entretenait avec lui en privé. Il fonça les sourcils et attrapa à nouveau la lettre pour l’ouvrir et resta paralysé par les premières phrases. Non C’était impensable et pourtant tout était écrit là. L’amour qu’elle éprouvait encore pour ce marquis de bas étage, sa fidélité à son égard mais lui demandant pardon de ce qu’elle avait était obligée de faire pour protéger leur enfant.

- Leur enfant ? Il relu et relu cette lettre pour être sûr qu’il ne se trompait pas. Mais alors cet enfant n’est pas de moi…

Une rage dont il n’avait jamais pu soupçonner l’ampleur s’empara de lui. Il sortit comme une furie de son bureau et rentra tout aussi énervé dans sa chambre où il y trouva la Reine qui était assise sur le rebord de la fenêtre dans une tenue de soie violette. Mais cela n’atténua en rien son état.

-J’avais raison ! Pestât-il. Vous êtes la pire des catins que je connaisse !

'' OH MON DIEU, IL LE SAIT!! Feignons l'ignorance''

- Qu... Quoi ?

Il lui tendit la lettre qu’il avait dans les mains.

- J’ai vu le messager prendre cette lettre donnée de votre main pour monsieur le Marquis ! Espèce de fille de mauvaise vie ! Jura-t-il.

Sakura eut de grands yeux horrifiés.

- Je... Non... Vous n'allez pas...

- Comme vous m’avez demandé, vous le savez. Je prendrais un malin plaisir à vous voir brûler en place de grève avec ce bâtard qui n’a pas une seul goûte de sang royal dans ses veines !

Le rythme cardiaque de la rose s'accéléra d'un coup et elle jeta un coup d'œil à la fenêtre. Ce n'était pas si haut. Elle prit son élan et sauta.

Il lui attrapa le poignet avant qu’elle n’y parvienne et la ramena à l’intérieur.

-C’est donc vrai ? J’avais sûrement encore un petit coin dans ma tête qui me rassurait en me disant qu’une enfant ne pouvait être d’une si grande stupidité mais je viens de me rendre compte que je me suis fourvoyé !

- S-s-s'il vous plaît, ne me tuez pas, bafouilla la jeune reine, complètement terrorisée.

- Dites-moi en quoi avez-vous l’honneur de réclamer ma pitié ?

Elle ne répondit pas, tremblant de tous ses membres, les larmes coulant le long de ses joues pâles.

- Je ne sais même pas se qui me retiens de ne pas vous étouffer ici et tout de suite !

Elle recula sur le lit, un bras tremblant devant son visage pour se protéger d'une éventuelle claque.

- Petite enfant.

Il la remise sur pieds et la contempla avec dégoût.

- Dans votre lettre vous dites que cet enfant n’est pas de moi. Est-ce vrai ? Interrogea-t-il une faible note d’espoir dans les yeux.

- O...Oui...Dit-elle finalement en se protégeant la tête des bras, les yeux fermés.

- Alors allez au diable avec !

Il demanda l'aide des gardes pour l'amener au cachot pendant que lui et le conseil déciderait de sa sentence. Sakura se débattit comme elle put en pleurant et en criant mais cela ne changea rien. Elle fut mise en cellule dans les souterrains du château.

Une fois qu'elle fut seule, elle se recroquevilla et pleura. Ça y est, c'était la fin et elle allait mourir. Tout ça par sa faute. Quelle sotte elle avait été.

Après quelques minutes, des bruits de pas se firent entendre et elle se recroquevilla encore plus mais une voix douce et chaude la fit revenir à elle.

- Ma Reine…

Elle retira à peine son regard de sur ses bras qui étaient pliés sur ses genoux avant te retourner à sa solitude.

Tsunade se mit à genoux et tendit les bras dans sa direction.

-Ma Reine…Venez.

Sakura regarda ses bras et la position de la reine. La même que prenait sa mère lorsqu'elle était petite. Elle faillit se lever mais se retint à temps et cacha ses yeux larmoyants.

- J’ai apprit ce que vous avez fait. Le…le Roi et a un surplus de colère rien de plus. Il va juste vous prier d’enlever cet enfant…

- Enlever cet enfant? Sans me tuer en même temps c'est presqu'impossible, commença doucement la reine, ne la regardant toujours pas. Je vais mourir et c'est bien fait pour ma peau.

- Ne dites pas ça…

- Vous le savez aussi bien que moi.

- Ne fallait-il pas y penser avant ? Dit la gouvernante sur un ton de reproche.

À ce ton, Sakura se referma complètement et se terra un peu plus dans le coin de la pièce.

- Vous saviez que cet amour était impossible. Alors pourquoi avoir tenté le diable.

Elle n'obtint aucune réponse. Sakura était en pleine réflexion.

- Ma Reine je ne vous reproche rien mis appart le fait que vous soyez jeune.

- Laissez-moi, s'il vous plait...

- Bien Majesté.

Elle entendit les pas de la gouvernante s'éloigner avant de plonger dans le silence.

 

 

Le lendemain, alors que Sakura somnolait, le front appuyé sur ses genoux, la porte de sa prison s'ouvrit mais cela ne la réveilla pas le moins du monde.

Un garde entra dans la cellule et s’avança vers elle. Il lui prit le bras et la leva d’un coup.

Assommée par ce doux réveil, elle le suivit, enfin elle se fit plus traîner qu'autre chose.

Il la conduisit à la salle du trône. Où ne se trouvaient que le roi et quelques personnes de confiance. Le garde la lâcha et la fit s’agenouiller brutalement. Un vieil homme aux cheveux longs et noirs s’avança vers Sakura et dit distinctement.

-Sa Majesté dans sa grande bonté à décider de vous exiler. Il vous retire tous droits que vous avez sur la couronne. Mais ne voulant pas subir un autre affront devant son peuple, nous dirons que vous êtes partit chez le frère de sa Majesté et que l’on a retrouvé votre corps sans vie dans la forêt.

Sasuke lui était toujours assit regardant sa femme qu’il considérait comme une plaie. Une très belle femme certes. Mais d’une grande stupidité. Il avait aimé se dire qu’elle portait un enfant de lui. A cet instant il l’avait trouvée plus femme et qu’elle avait dépassé le stade de l’enfance mais en fait elle était restée la même. Fourbe et corrompue comme ses parents, une pure catin !

La prisonnière ne dit rien, la tête baissée et le regard triste. De toute façon, elle le méritait amplement et croyait qu'elle allait mourir de toute façon. Elle allait mourir de faim et se savait incapable de voler.

Il ferma les yeux et soupira intérieurement puis se leva et pointa la porte du doigt. Les gardent la prirent et la firent sortir avant de la traîner à l’extérieur. Il faisait nuit, ainsi personne ne les verrait partir. Ils la firent monter et ils disparurent. Ils la libérèrent après quatre jours de calèche. Ils étaient arrivés à la limite de l’immense royaume des Uchiwa.

-Maintenant partez et que l’on ne vous revoie plus jamais.

Puis ils remontèrent dans le carrosse et la laissèrent la seule, dépourvu d’argent.

Elle les regarda s'éloigner, complètement anéantie. Et dire que deux semaines plus tôt, elle vivait avec ses parents, heureuse.

 


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