Malheureux marriage.

 

 

 

Dans le château la nouvelle que la Comtesse fut enceinte fut propagée à la vitesse de la lumière, bien malheureusement pour Sire Uchiwa. Les rumeurs allaient de bon train. Quand la Comtesse favorite en titre de la cour ne fut même plus digne d’un simple regard de son Altesse, il poussa un cri et jeta une pile de dossier à terreé

Son ami, qui n’était autre que le roi du pays voisin, sursauta fasse à cet excès colère si rare chez Sasuke.

-C’est la meilleur des solution, répéta Naruto.

- La meilleur ? La pire, oui ! Pesta Sasuke.

-Il ne s’agit que d’un mariage de convenance, tu pourras garder tes maîtresses mais tu devras faire un peu plus attention.

Sasuke s’assit sur sa chaise derrière son bureau et croisa les bras et ferma les yeux.

-Bien ! Supposons que je le fasse, à quoi cela me servirait-il ?

Se fut au tour de Naruto de s’asseoir devant lui et de lui sourire.

-Déjà, tu pourrais avoir un héritier légitime, dit-il en insistant sur le dernier mot. Et de plus, tu pourras laver ton honneur en prétendant que ton mariage était sur le point de se faire. Tu pourrais même prétendre aimer passionnément cette femme.

Sur les propositions de son ami, Sasuke rouvrit les yeux, brillant à la fois d’incrédulité et d’une lueur maligne. Puis la lueur s’éteignit et il soupira.

-Et à qui pourrais-je faire valoir pour épouse digne de mon amour ? Naruto, mon cher ami, tu divagued. Je crois qu’Hinata t’as trop fait tourner la tête.

Naruto ferma les yeux et pensa à sa femme. Et dire qu’elle avait été promise à son Altesse Sasuke, mais que celui-ci en apprenant l’amour que son ami éprouvait pour elle, la lui avait laisser avec bonne grâce.

-Hinata est une des femmes les plus aimantes du monde !

-Oui, à en croire la tonne d’enfants que tu as déjà, je veux bien te croire.

Tout à coup Sasuke se leva et arpenta la pièce. L’idée de Naruto était tirée par les cheveux. Le seul problème, c’est qu’il avait bien raison, c’était bien la seule façon de se tirer de cette mauvaise impasse et évité un duel avec le Comte Kiba. Pas qu’il en ai peur, non, bien au contraire, mais en faisant un duel contre lui, cela prouverait que l’enfant que la Comtesse portait pouvait bien être de lui.

Ah, quelle femme stupide ! Se répéta Sasuke en son fort intérieur.

-Bien, je vais me marier, déclara-t-il, de très mauvaise humeur.

-Parfait ! S’exclama son ami en se levant. Maintenant, ne te reste plus qu’à te trouver la mariée. Pour cela, je te fais bien confiance.

Sasuke soupira à nouveau mais cette fois-ci d’apaisement et sortit dans le jardin avec Naruto pour parler des individues proposables au titre de reine.

 

 

Voilà près de deux semaines qu’il réfléchissait à une épouse potentielle. Mais il n’avait rien trouvé et cela l’énervait au plus au point. On toqua à sa porte et il rugit de rage avant de dire à l’intrus qu’il pouvait entrer. Ce fut un vieil homme qui se présenta à lui. Sasuke lui permit de s’asseoir et de formuler sa requête, il connaissait bien cet homme. Le Duc Haruno. Duc ? Un bien grand mot ! Il n’avait plus aucune fortune et allait sûrement l’implorer de l’épargner des dettes qu’il lui devait. Et il avait raison…

-Je vous en supplie.

-Vous me devez une petite fortune, lui fit rappeler Sasuke.

-Je sais, votre Altesse mais mes récolte sont si mauvaises ! Se plaignit-il.

-Je ne peux vous accorder une saison de plus…

-J’ai appris que vous cherchiez une femme, coupa le veille homme.

Sasuke le regarda, surpris. Et ben ! Il devrait apprendre à renvoyer ses gardes quand il parlait de sujet si important. Pour que cette nouvelle soit déjà parvenue aux oreilles du Duc, d’autres finiraient par l’apprendre très vite !

-Oui, je cherche une femme mais…

-Epargnez0moi votre Altesse et je vous donne ma fille.

Le Duc avait une fille ? Mais…Si il en avait vraiment une, il l’aurait envoyé à la cour et il l’aurait vu…sauf si c’était encore une de ses femmes répugnantes et laides !

-Je ne me souviens même pas d’avoir vu une Duchesse Haruno à ma cour.

-C’est normal votre Altesse, elle vient de faire ses dix-sept ans. J’attendais qu’elle ait dix-huit pour vous la présenter.

Il comprenait maintenant. C’était une femme-enfant.

-Votre proposition est bien alléchante mais je ne suis pas…

-Intéressé ? Fini-t-il à sa place. Votre Majesté, j’accepte de dire que nous organisons ce mariage depuis des années si vous la prenez comme femme.

Là, la proposition devenait très intéressante. Et si elle n’était pas à son goût, il pourrait toujours se retirer vers ses maîtresses. Il se referma dans un mur de silence intérieur et pesa le pour ainsi que le contre. Un sourire en coin se dessina. Il se leva et alla serrer la main de l’homme.

-Votre proposition me plait énormément.

 

 

- Tu as fait quoi! S'indigna la voix d'une jeune femme, visiblement énervée.

-Je t’ai donnée, répéta le père qui se tenait devant la porte de la chambre de sa fille.

- Mais pourquoi??

-Tu sais bien pourquoi, ma chérie, je n’ai plus un rond en poche…Tu te vois travailler pour manger ? Pour vivre tout simplement? Ne me regarde pas ainsi, je ne te donne pas à n’importe qui ! Tu vas être reine !

- Mais... Pourquoi ne m'en avais-tu pas parlé! Continua-t-elle, les larmes aux yeux. J'ai mon mot à dire.

Il alla vers sa fille et la fit s’asseoir sur son lit puis écarta les mèches qu’elle avaient devant les yeux.

-Ma toute belle…Vas-s’y, je t’écoute. Dis-moi ce que tu as à dire.

- Je veux pas me marier, sanglota-t-elle. Sire Uchiwa, d'après ce que je sais de lui, est un homme dur et il a toutes sortes de Maîtresses! Pourquoi as-tu des dettes, père, pourquoi?

Elle mit son bras sur ses yeux pour essuyer ses larmes, sans succès.

Il la prise dans ses bras et la berça pour le réconforter.

-Il n’est pas si dur, tenta son père. Ses maîtresses…Il est encore jeune, il à vingt-trois ans. Il apprendra plus tard que tu vaux mieux que cent réunies. Et mes dettes tu sais que c’est ta mère qui dépense tout l’argent que je gagne. J’aime ta mère, je ne peux rien lui refuser.

- C'est moi qui voulait choisir! Je voulais me marier à l'homme que j'aurais choisit!

Le Duc fronça les sourcils en pensant à l’homme que sa fille fréquentait. Ce Sai de pacotille qui avait séduit sa fille au bal de ses seize ans. Il se leva et alla vers la fenêtre.

-Le Marquis Sai n’est pas un homme pour toi ma chérie ! Gronda-t-il.

- Mais je l'aime! Tenta-t-elle.

-Non, non ! Il aime ton titre ! Rien d’autre ! Tout ce que j’espère c’est que tu ne t’es pas acoquinée avec lui!

Devant le silence pesant de sa fille, il se retourna, furieux.

-Tu t’es acoquinée avec lui !?! Explosa-t-il, plus qu’en colère.

- J... Je...

Une vision affreuse s’offrit au pauvre Duc. Voir sa fille dans un lit avec cet individu le dégoûtait ! Surtout qu’il avait affirmé au roi que sa fille était aussi pure et intacte que la neige des montagnes. Il jura et s’avança vers sa fille, lui attrapa les épaules et la secoua.

-Dis moi que tu me mens ! Que ce n’est pas possible, pas toi ! Pas ma fille !

En voyant la colère de son père, les larmes redoublèrent, elle fut incapable d'articuler un seul mot.

-Tu me dégoûtes ! Cria-t-il en la poussant sur le lit.

Il fit demi tour et s’avança vers la porte qu’il ouvrit puis il s’arrêta.

-Ainsi j’espère que les rumeurs son fondées. Je prie pour qu’il ait un cœur plus dur que la pierre. Et j’espère ma fille que dieu te pardonnera.

Puis la porte se referma derrière lui, la laissant seule, en pleure.

 

 

Quelques jours plus tard, l'on vint chercher la jeune femme et son père dans un carrosse qui était magnifique, et c'était peu dire venant d'une chose si banale. Le père s'installa en silence et n'adressa pas un seul regard à sa fille, qui détournait aussi les yeux, gênée.

-Ma chérie, ne t’appuie ma contre le dossier du carrosse, tu vas te décoiffer ! Non, ne t’assis pas ainsi ,tu vas froisser ta robe ! Gronda gentiment la mère de cette dernière.

Cette robe de mariée avait coûté plus que permis mais la Duchesse avait vendu trois de ses magnifiques robes pour que sa fille soit merveilleusement habillée. Toute blanche, la robe était tissée de perles crèmes et traînait par terre. Elle avait un énorme voile qui allait de paur avec la robe ainsi que le collier de mariage qu’avait porté la Duchesse à son propre mariage.

-Et ne fait pas cette tête voyons, ce n’est pas tout les jours qu’on se marie ! S’exclama la Duchesse joyeusement.

La jeune fille soupira, ravala sa peine et fit un sourire réconfortant à sa mère.

- C'est vrai, pardon.

-Ah ! Voila c’est bien ! Bien mieux !

Sa mère lui prit les mains et elle commença à pleurer.

-Ma fille, comme je suis fière de toi ! J’avais peur que tu épouses le marquis. Mais finalement, tu t’es reprise! Je suis vraiment fière de toi, mon enfant.

- Disons que je n'ai eu guère le choix...

Sa mère demeura interdite et se tourna vers son mari qui ne disait toujours rien. La Duchesse, pas si naïve, comprit alors et lâcha les mains de sa fille et retourna dans la contemplation du paysage qui défilait devant eux.

Le chemin jusqu'au royaume de Konoha se fit donc dans le silence absolu, si ce n'était des oiseaux chantant et le martèlement des chevaux. Après ce qui parut à Sakura si peu, le carrosse s'arrêta devant un château plus grand encore que le leur. Elle ouvrit grands les yeux, époustouflée, mais lorsque la main de sa mère se posa sur son épaule, elle reprit son sérieux et entra dans l'immense demeure.

À l’intérieur, tout était illuminé. Des rubans de couleur accrochés à chaque coins et des servantes qui se donnaient mutuellement des ordres. Les deux femmes suivirent le Duc qui sortit dans le jardin sous les acclamations de tout le peuple ainsi que le regard haineux des concubines du futur mari. Et la chapelle se dessina devant eux. Une fois devant, on alla prévenir de l’arrivée de la mariée. Le cri des trompettes se fit entendre puis une douce musique. Le Duc attrapa la main de sa fille et la fit avancer.

Sa jeune fille leva les yeux et aperçut enfin le grand Uchiwa, qui la regardait hautainement. Elle se mit droite comme un piquet et le regarda s'arrêter devant elle.

Il la détailla à travers son voile puis enfin le souleva avec l’accord du Duc. Il fut frappé par la finesse de son visage. Une peau très pâle, presque comme la sienne. Un petit nez droit et fin, une bouche rose et pulpeuse ainsi que des yeux grand, verts où il lisait facilement une énorme peur, de la fascination et de la rage. Il remit le voile en place et sourit en prenant la place du père et l’accompagna jusqu’à l’autel.

Même si l'envie lui prenait de baisser les yeux, la mariée ne le fit pas. Elle n'était pas du genre à baisser les bras si facilement même si des fois, elle en pleurait. C'est ainsi qu'elle resta droite et fière, cachant le mieux ses sentiments devant le prêtre.

-Sasuke Uchiwa, acceptez-vous de prendre pour épouse la Duchesse Sakura Haruno ? Jurez-vous de l’aimer, de la protéger et de lui rester fidèle dans la joie comme dans la maladie jusqu’à ce que la mort vous sépare ?

-Oui je le veux, déclara-t-il d’une voix forte mais sans aucune émotion.

Le prêtre se tourna vers Sakura en lui souriant.

-Sakura Haruno, acceptez-vous de prendre pour époux sa Majesté Sasuke Uchiwa ? Lui jurez-vous obéissance, amour et fidélité dans la joie comme dans la maladie jusqu’à ce que la mort vous sépare ?

Même si le coeur ne lui était pas, elle répondit avec un sourire courageux.

- Je le veux.

Un soupir de soulagement s’échappa des lèvres du Duc. C’est comme si on avait permit à son sang de circuler à nouveau dans ses veines. Le prêtre lui continua à sourire et posa la couronne qu’on lui tendait sur la tête de Sakura et une autre sur celle de Sasuke puis vint le tour des alliances et une petite fille tendit une bague à Sasuke.

-Par cette alliance, je vous prend, Sakura Haruno, pour seule et légitime épouse. Je jure de vous aimer et de vous rester fidèle jusqu’à ce que la mort nous sépare, dit-il en lui mettant la bague.

La petite fille tendit l’autre à Sakura et la regarda, émerveillée..

Après quelques secondes de contemplation, Sakura ferma les yeux et regarda Sasuke dans les yeux et répéta les mêmes choses que son ''époux''.

-Vous pouvez embrasser la mariée.

Sasuke la regarda. Et dire qu’il devait faire semblant de l’aimer en public ! Quelle honte il s’infligeait mais c’était le prix à payer pour sa bêtise. Il fit un pas pour être plus près d’elle, attrapa le voile des deux mains, le souleva délicatement et le fit passer par dessus la tête à sa femme. Il fit descendre ses bras sur la fine taille de Sakura, la serra contre lui et déposa ses lèvres sur celles de son épouses.

Il sentit Sakura se tendre dangereusement et fut surpris de sentir que ses bras entouraient sa nuque malgré sa réticence.

Après quelques instants, il se détacha de la bouche de sa partenaire et toute l’assemblée se mit à applaudir en criant haut et fort leur joie et une longue vie au roi et à la reine.

Sakura se tourna vers son mari et lui sourit même si dans son coeur, le visage de Sai avait fait sa place.

Il ne lui sourit pas en retour mais l’emmena vers l’extérieur de la chapelle où les gens du peuple leur lancèrent du riz. Ils rentrèrent à nouveau dans le palais et Sasuke emmena sa femme dans la grande salle de bal où le banquet avait lieu.

Ils festoyèrent gaiement. Enfin non, les invités fêtèrent gaiement en mangeant le festin de roi et en félicitant les mariés convenablement. Lorsque vint le temps de partir, la mère de la reine l'embrassa et Sakura regarda son père avec haine.

Lui de son côté lui lança presque le même regard tellement il avait honte d’elle.

-La nuit de noce ne te fera pas si mal. ne t’inquiètes pas, d’accord, ma fille ? Murmura la Duchesse qui fit sortir Sakura de sa torpeur.

Elle opina doucement et serra sa mère dans ses bras fortement.

-Allez, courage, ma fille. Je sais que de devenir une vraie femme n’est pas facile mais puisque c’est ta première fois, il ne te prendra pas durement. Faut pas que tu pleures, sinon maman elle pleure aussi, fit-elle dans le même ton que tout à l’heure.

Elle serra à son tour sa fille et jura silencieusement contre tout les hommes de la terre. Elle n’arrivait pas encore à croire que sa fille était mariée et que bientôt si elle n’était pas stérile elle serait appelé grand-mère. Elle s’écarta de sa fille et sécha ses larmes ainsi que les siennes avant de déposer un baiser sur sa joue et de forcee le Duc à dire au revoir à sa fille. Ils se toisèrent puis il la prise dans ses bras et lui murmura.

-Puisse Dieu te pardonner.

Puis lui aussi déposa un baiser sur la joue de sa fille et alla rejoindre sa femme.

Leur fille les regarda partir avec les autres et lorsque le silence fut, elle se retourna vers son mari. À nouveau, il put remarquer qu'une grande peur avait prit place en elle.

Il sourit. Maintenant qu’ils étaient seuls, il n’avait plus besoin de faire semblant d’être éperdument amoureux d’elle.

-Nous pouvons aller nous coucher.

Ill a vit inspirer profondément et acquiescer en silence. Sakura était une femme forte, mais pas rebelle, ni spécialement forte de caractère.

Quand ils furent dans la chambre, Sasuke soupira et enleva sa cape avant de se diriger vers une chaise pour la poser.

-Vous pouvez vous déshabiller et vous coucher sur le lit, j’arrive dans quelques instants.

Elle ne répondit pas et le regarda partir. Immédiatement, les larmes qu'elle retenait avec peine coulèrent. Son père, saleté d'égoïste! Sai, son beau Sai, que devait-il penser?

Comment allait-elle être capable de faire l'amour à un autre que lui? Juste l'idée lui donna mal au coeur mais elle n'avait pas le choix et se déshabilla rapidement et se fourra sous les couvertures.

Il était allé se rafraîchir un peu à l’extérieur avant d’aller accomplir le rituel du mariage. Sa femme-enfant n’était pas désagréable à regarder. Il pouvait même dire qu’elle était jolie, mais sans plus. Il allait surtout l’utiliser pour qu’elle donne un héritier à son royaume, le reste ne l’intéressait pas. Avec un autre soupire, il se leva et alla à nouveau dans sa chambre. Il la trouva comme demandé dans son lit. Elle était nue à en juger par les vêtements qui se trouvaient sur une table basse. Il se déshabilla à son tour sans aucune pudeur et alla lui aussi poser ses habits puis entra dans le lit avec elle. Il se mit sur sa jeune épouse et la regarda verser des larmes en silence.

-Est-ce si terrible de coucher avec moi ? Interrogea-t-il d’une voix qui se voulait rassurante mais qui sonna durement aux oreilles de sa compagne.

Elle eu un énorme frisson et trembla mais ne dit rien.

-Allons, ma chère femme, un peu de courage ! Je sais bien que je suis le premier, mais il ne faut pas avoir si peur d’une chose qui ne fait pas si mal que ça.

Elle se tendit en se souvenant qu'elle n'était plus vierge et se demanda sombrement s'il allait bien le prendre.

Il la regarda et trouva qu’elle ressemblait à une fillette de douze ans qu’on venait de gronder et renvoyer dans sa chambre pour une faute qu’elle n’avait pas commise. Il se pencha et déposa un baiser sur son front, sur ses joues, son nez puis sur ses lèvres.

-Je vous promet que je ferais attention à ne pas trop vous faire mal, dit-il d’une voie rauque avant de descendre embrasser son cou.

Elle se mit la tête en arrière et ferma les yeux en tentant d'imaginer Sai dans sa tête, lui souriant et lui parlant doucement. Mais dans sa poitrine, son coeur battait furieusement. Quelle honte pour elle de se donner ainsi.

Il continua à la caresser, croyant fortement que ses baisers lui procuraient du plaisir. Il contempla ses douces courbes et souriait à chaque fois que sa femme poussait des gémissements étouffés.

-Caressez-moi vous aussi, lui chuchotât-il à l’oreille.

Elle le regarda d'un air choqué avant que ses mains n'aillent s'écraser dans le dos de son conjoint qu'elle se mit à caresser sans plaisir aucun.

Il la laissa faire et sourit. Elle avait plus l’air de caresser un objet que de caresser le corps d’un homme. Si il ne savait pas que sa femme était nue sous lui, il n’aurait eut aucun désir pour elle. Il captura ses lèvres dans un baiser profond et plongea en elle et s’arrêta en étant sur qu’elle allait hurler ou pleurer mais rien. Elle avait juste les yeux fermés et s’agrippait aux épaules de Sasuke

Faites qu'il ne s'énerve pas, faîtes qu'il ne s'énerve pas Pria-t-elle.

Il resta un instant figé en comprenant ce qu’il se passait mais comme tout Uchiwa, il se reprit rapidement. Il se retira avant de jurer contre sa femme et de sortir du lit.

-Très bien mademoiselle, faites-moi la faveur de prendre une robe de chambre et de vous en habiller, ordonna-t-il.

Elle l'observa un instant mais son air était impénétrable et elle n put dire si il était plus vexé qu'énervé. Elle s'empressa néanmoins d'obéir, le coeur battant.

-Maintenant que vous êtes convenablement habillée, très chère, vous allez me faire le plaisir de partir de ce palais et de disparaître chez vous en annoncant à votre père qu’il peut dès maintenant chercher un nouvel habitat, et par la même occasion essayer de vous trouver un mari plus fortuné que moi Car...

Il s’approcha d’elle et lui attrapa le menton.

- Je vais faire en sorte que vous n’aillez plus une pièce d’or ou d’argent entre vos mains.

- Quoi? Non, attendez, ne faites pas ça!

Il ne l’écouta pas et alla prendre ses vêtements pour s’en vêtir. Il remit de l’ordre dans ses cheveux, attrapa ses bottes et les enfila. Quelle garce ! Elle avait bien joué le rôle de la jeune vierge apeurée par l’amour physique et il s’était fait berner en beauté, quel idiot ! Il avait même réussi à éprouver de la pitié pour elle ! Oui, quel sombre idiot !

- Non, s'il vous plaît, écoutez-moi! N'en voulez pas à mes parents, je suis la seule fautive!

Il se releva et la toisa hautainement.

-Votre père ma menti, il à juré des vertus que vous ne possédez pas. J’ai horreur du mensonge.

- Il ne le savait pas, mentit-elle.

-Que m’importe, ils vont l’apprendre !

Il lui attrapa brutalement le bras jusqu’à lui arracher un cri qui le fit sourire.

-Vous n’avez pas fini de souffrir, mon ange, lui assura-t-il.

Elle ouvrit de grands yeux terrifiés.

-Faites-moi le plaisir de partir de cette chambre et d’annoncer la nouvelle à la Duchesse et au Duc, lui hurla-t-il.

- Ca... Calmez-vous Sir, je vous en prie! Tenta la pauvre jeune fille. Il ne le savait pas! Si vous devez punir quelque, punissez-moi mais laissez mes parents tranquilles, je vous prie!

Il éclata d’un rire sinistre. La punir ? Mais allait-elle bien ? C’était une jeune enfant qui pour lui n’avait plus rien de la jeune femme qu’il venait d’épouser. Oui, décidément les femmes étaient toutes stupides. Non, il n’aurait plus une once de pitié pour elle, plus une seule…Plus jamais.

-Je me répète. Allez chez vos parents et annoncez leurs qu’ils sont ruinés. Vous punir ne servirait à rien maintenant que le mal est fait !

- Vous ne comprenez pas! Je... Je ne peux pas, je suis la reine ici, désormais.

 

Un énorme sourire se fit voir. Un sourire mesquin.

-Et à quoi sert une reine d’après vous ?

Elle resta quelques secondes silencieuses, analysant la question. Il trouva ce temps trop long et rouvrit la bouche.

-Je vais répondre à votre place. À faire des héritiers et à rien d’autre. Voila à quoi sert une reine.

Elle ne dit rien et fronça les sourcils. Elle reprit un air doux et tenta encore de le convaincre.

- S'il vous plaît... Épargnez mes parents.

-Je n’épargnerais rien ! Et de plus pour mon propre plaisir, je vais vous accompagner pour voir la réaction de vos parents. Je veux voir votre mère fondre en larmes et votre père me supplier comme vous de les épargner.

Elle s'approcha et tomba à genoux. Ce qu'elle faisait n'était que par amour envers ses parents, même après la dispute avec son paternelle.

- Je... Je vous en conjure... Épargnez-les... Faîtes de moi ce que vous voulez mais épargnez-les... Ils ont trop de dettes! Fit-elle en pleurant.

-Je fais déjà de vous ce que je veux. Vous êtes déjà ma femme, la catin qui va porter mes enfants. Vous n’imaginez même pas la honte que je subis ! L’homme qui vous a apprit les joies de l’amour physique doit rire ouvertement de moi !

Sakura, aussi douce et forte qu'elle était, se tendit au son du mot ''catin''. Elle savait qu'il se foutait pas mal d'elle, mais de là à la traiter de catin...

- Épargnez-les!

-Relevez-vous et arrêter cette comédie, elle me déplait fortement !

Sakura soupira fortement et se releva donc.

Il soupira. Pourquoi se mettait-il t’en en colère pour cette femme ? Elle ne le méritait même pas.

-Je veux savoir. Qui est l’amant de vos rêves ? A qui penserez-vous lorsque nous ferons l’amour ?

- À...

Elle détourna les yeux quelques secondes.

- Au marquis Sai Tohru, répondit-elle en se souvenant qu'il détestait les mensonges.

-Le Marquis Sai Tohru, répétât-il avec dégoût. La reine, s'amouracher d'un Marquis ! Qu'elle femme idiote! Allez, maintenant, partez d'ici ! Je ne veux vous voir que quand vous aurez annoncé à vos parents qu'il se retrouvent à la rue grâce à votre aide.

Puis il se tourna et sortit de la chambre en claquant fortement la porte. Un Marquis ! Et puis quoi encore ! Un paysan, un jardinier, un domestique ! Quelle petite menteuse ! Il en était plus que persuadé, il n’y avait pas eu que cet homme dans son lit et cela le rendait furieux ! On lui avait servit un âne en lui chantant les louanges et il s’était bien fait avoir, mais on ne l’y prendrait plus.

 

Ce fut donc en plein milieux de la nuit que Sakura, seulement vêtue d'une robe de chambre et pieds nus, dû faire plus d'une heure de voyage à pieds jusqu'à chez elle où elle toqua, la peine au coeur. Ce fut un ancien domestique qui ouvrit la porte et fut plus que surprit en voyant la jeune femme devant lui.

-Mon dieu, vous devez être morte de froid !

Il enleva sa jaquette et la lui mise sur les épaules.

-Que faites-vous ici ?

-Je voudrais parler à mes parents, déclara la jeune femme aux cheveux roses.

-Le Duc et la Duchesse dorment à point fermé. Oh, mais que faites-vous dans cette tenue ! Surtout le soir de votre mariage !

Il lâcha doucement la reine et lui pointa la chambre de ses parents du doigt.

La jeune reine inspira profondément et retint avec peine ses larmes et poussa la porte.

- Mère, père, fit-elle bruyamment.

Ce fut la Duchesse qui se réveilla en premier. Elle poussa un long gémissement de bien être et se leva avant de poser ses yeux sur sa fille et de rester interdite.

-Mon bébé ? Oh !Mais que fais-tu ici ?

Elle ne répondit pas tout de suite et baissa les yeux.

- Réveille père.

La Duchesse obéit et poussa son mari jusqu’à ce qu’il ouvre les yeux et les pose à son tour sur sa fille. Immédiatement, il sut que cela ne présentait rien de bon.

- Je... Je suis envoyée pour... Pour vous dire...

Elle soupira et referma son coeur le plus possible.

- Je suis désolée, j'ai tout essayé... Père, tu m'as vendu au diable, je suis piégée. J'ai tout tenté... Mais il vous met à la rue.

-Qui nous met à la rue, ma chérie ? Demanda la Duchesse, apeurée.

-Le Roi, répondit son père.

Il regarda sa fille qu’il avait tant aimé et que à cause de sa stupidité, venait de réduire la vie de sa femme et de lui-même à néant.

Leur fille se pinça les lèvres pour ne pas succomber.

- Je suis désolée. C'est ma faute. Je... Dites-vous que nous sommes pas mal dans la même situation. Vous à la rue et moi dans les griffes d'un homme sans scrupule me prenant pour une catin... Je... Je vous aime et... Et au revoir! Finit la reine en tournant les talons.

La Duchesse, n’ayant absolument rien comprit, se leva et couru derrière sa fille. Elle la rattrapa et la serra contre elle, la berçant comme quand elle était petite.

-Mon trésor. Pourquoi sommes nous à la rue ? Pourquoi le Roi te traite de catin ! Il a du sentir que tu étais vierge, il n’est pas si stupide, voyons !

Sakura ferma les yeux.

- Je ne le suis plus depuis quelques mois, mère.

Sa mère soupira de détresse et serra sa fille plus fort.

-Oh, Sakura, pourquoi tu ne nous l’avait pas dit avant !

- Justement pour ne pas voir la même réaction que Père.

- Ton père le savait ?!?

- Je lui ai dit quelques jours avant de partir. D'ailleurs, excuse-moi de te dégoûter, Père, reprit la douce jeune reine. Sai est l'homme que j'aime mais malheureusement, le destin en a décidé ainsi et je voulais au moins que ma première fois soit avec celui que mon coeur à choisit.

La mâchoire du Duc se crispa et ses yeux lancèrent des éclaires de rages. Il se leva et lui lança un regard plus que méprisant.

-Ton mari a raison. Tu n’es qu’une catin.

Elle tourna la tête à moitié pour le regarder de coin de l'oeil, toujours en lui tournant le dos, les sourcils froncés.

- Heureuse de l'apprendre. Je vous souhaite bonne chance, mère... Père. T'auras beau dire ce que tu veux... Je t'aime quand même. Toi aussi, mère.

Puis, elle marcha vers la porte en réajustant sa robe de chambre et quitta la maison pour découvrir, et avec peine, qu'il faisait toujours aussi froid qu'il y a 15 minutes. À nouveau, la mère de Sakura se précipita vers elle et la fit entrer dans l’écurie où elle essaya tant bien que mal d’atteler un cheval puis elle y fit monter sa fille et lui tendit une petite épée.

-Les routes ne sont pas sure, la nuit. Même si je prie ma fille pour que tu n’ais pas à t’en servir.

Elle monta sur une chaise et déposa un grand châle en coton sur les épaules de sa fille et l’embrassa sur le front avant de lui sourire.

-J’espère te revoir un jour ma fille.

Puis elle donna une forte claque sur l’arrière cuisse du cheval qui hennit et couru à toute vitesse.

-Adieu, mon ange, murmura sa mère alors que les larmes coulaient librement sur ses joues.


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