Sur la piste de Sasuke
Chapitre 3
Sur la piste de Sasuke

Lorque j'ouvris les yeux, il me fallut un certain temps pour me souvenir des évènements de la veille. Pas une brise ne soufflait dans un ciel immaculé, et le soleil brillait déjà haut. Je m'étirai en grimaçant – des douleurs au niveau du ventre commençaient à se faire sentir. Ce n'est qu'enfin que je remarquai l'abscence d'Agathe. Je l'appellai d'une voix hystérique, la cherchai dans un rayon de trois cent mètres, et, au bout de vingt minutes, paniquais sérieusement.

« Louise !! Louise !! », cria une voix essouflée.

Je me retournai vivement. Mon amie accourait à ma rencontre, arborant un sourire aussi grand que la situation le permettait, et brandissant fièrement, tel un trophée, mon sac de cours.

Je l'acceuillai comme si nous avions été séparées quelques années. Toute la matinée, nous cherchâmes le sien, tombâmes sur la petite cuillère, et le dénichâmes finalement dans les branches d'un arbre haut d'au moins trente mètres (vive l'escalade !), quelques heures plus tard.

Une fois Agathe remise de ses émotions (c'est elle qui a été désignée par le destin pour la mission commando de récupération périlleuse de sac de cours – jamais je n'aurai cru auparavant tenir autant à mon livre de maths !), nous décidâmes d'explorer les environs, à commencer par l'aire de combat plutôt dévastée.

« Oulah !! Ils ne plaisantaient pas les mangaiens !! », s'exclama Agathe en sautant par-dessus
une flaque de sang frais.

« Bah ici, si tu tiens à ta vie, vaut mieux savoir se battre ! », expliquai-je.

« Bon, soyons stratégiques. On fait croire qu'on est ultra forte, et voilà ! », répliqua-t-elle.

Je rigolais avec elle, imaginant des looks effrayants et morbides qui reflèteraient notre capacité au combat, quand un rayon de soleil me révéla l'éclat d'un objet non indentifié enfoncé dans une statue. Je m'approchai, les yeux levés, et glissa sur une flaque visqueuse. Agathe me tendit la main pour m'aider à me relever :

« Tu sais, même avec les cheveux de Bill et les habits extra-large de Tom, si tu te casses la gueule en marchant, t'auras beau assurer ''Rasengan'', tu t'feras buter ! »

Elle dû se trouver très drôle, car elle eut besoin de la main qu'elle m'avait avancée pour se tenir le ventre – du coup elle me lâcha et je retombai dans la flaque, histoire de mieux teindre mes vêtements d'un rouge ocre absolument magnifique. Je me remettais debout en pestant, et repris ma découverte phase 1 de l'objet non identifié. Il était fiché dans la pierre dure de la statue gigantesque, surement à l'origine de la fissure parcourant la cheville de granit. Je plissai les yeux, une main sur le front, l'autre me tenant le ventre – je n'avais pas encore parlé de mes éventuelles blessures à mon amie, quand, soudainement, je parti dans un hurlement de ravissement :

« Woooooooo !!!!!!!!!!!!! Un KU-NAÏ !!!!!!!!!!!!!! Ultra génial !!! »

« Gnéé ? », sursauta Agathe en s'approchant pour dicerner l'objet de ma brêve hystérie maladive.

Je l'invitai à aller le récupérer, mais elle me montra d'un geste vexée sa veste déchirée due à ses péripéties avec grand-père arbre (oui, vu sa taille ce ne doit pas être un bambin). Je me sacrifiai donc, mais Agathe reconnut à contre coeur quelques minutes plus tard que je ne m'en sortirai pas seule. Il faut dire qu'elle ne fut pas d'un grand secours.

« Personne ici ne s'appellerait Arthur, par hasard ?! », soupirai-je en essuyant la sueur perlant sur mon front. « Oui, parce que là c'est Excalibur façon ninja. », ajoutai-je devant l'air incrédule de ma coéquipière.

Nous réussîmes à l'extraire de la roche une grosse heure plus tard, et, après un couronnement rapide, entreprîmes de débusquer du gibier. Aucune de nous deux n'ayant de comptétence en chasse, nos ventres restèrent vides. Mais d'autres sortes de traces furent repérées, aidées par un soupçon d'imagination :

« Si, si, je t'assure que quelqu'un est passé par ici il n'y a pas longtemps !, répéta Agathe tandis que je soupirai pour la énième fois, Regarde. »

Elle s'acroupit et me désigna une trace de pas imperceptible. Je lui rappellai qu'il avait plu cette nuit, et que la pluie n'allait pas s'amuser de tout effacé SAUF une trace de chaussure. Elle insista pourtant, et, au bout quelques minutes, réussit à me convaincre.

« Là !, s'exclama-t-elle, Il y a la marque d'une main ensanglantée, sur cet arbre. La pluie n'a pas pu l'effacer puisqu'elle est abritée par les branches ! C'est surement Itichi ou le blond ! »

Nous nous mîmes donc en route à travers les bois, suivant des signes s'apparentant à un passage d'être humain – fausses pour la plus part, il faut bien avouer. Durant le trajet, j'entrepris de lui faire un cours détaillé sur les personnages de ce manga.

« Oui, j'ai pigé les Uchibidules aux yeux rouges ! Itichi et chais-pas-qui... », m'interrompa-t-elle tandis que nous laissions derrière nous une petite clairière où Sasuke avait malencontreusement perdu un cheveux – d'après Agathe (je n'y croyais pas trop...).

« Noooon !!! Là le type qu'on a vu qui se battait c'est Sa-su-ke !!! Et son grand frère c'est ItAchi, avec un beau et grand Â, et c'est... »

« ... un vilain gros méchant pas beau qui pue, ok. », finit-elle.

« Noooooooon !!! - cri hystérique – Il est beau ce méchant-là !!! Il est même plutôt... »

« Ok, ok. », soupira-t-elle.

Nous discutions vivement, éclatant de rire fréquamment, chaques phrases étant accompagnées de grands gestes théatrals, et se terminant par un point d'exclamation. Nous en oubliâmes même de suivre une piste ou même un sentier. C'est lors de la description ironique de ce brave Orochimaru que nous nous rendîmes enfin compte que nous ne pouvions plus avancer, les troncs des arbres étant si rapprochés qu'ils se touchaient presque, les ronces et les orties tapissant le sol, recouverts traitreusement par une couche de feuilles mortes. Nous fîmes halte.

« Je suis sure qu'en cherchant bien, on pourrait trouver une empreinte digitale de notre cher ami Sasaka entre deux feuilles mortes... », hasarda Agathe avec un sourire désolé, sans se rendre compte de la gravité de la situation.

« C'est ça, et bien je te laisse chercher ! », m'énervai-je en m'appuyant contre un arbre.

De toutes façons, en réfléchissant deux minutes, nous n'avions aucune chance de rattrapper Sasuke depuis le départ. Il bénéficiait d'un entrainement de ninja depuis sa naissance, et son allure n'était même pas comparable à celle deux de collégiennes pestant pour trois heures d'EPS par semaine. Agathe – toujours optimiste – répondit à cela en argumentant que, ninja ou boulanger, il restait un être humain et que avec de telles blessures il ne pourrait pas aller loin – et d'un pas plutôt lent. Je la laissai parler, indiférente, noyée dans de sombres pensées. C'est vrai, toute cette histoire m'avait en premier parue amusante, extravagante, attirante. Et éphémère. Seulement, elle se montrait pour l'instant tout sauf ça. Et surement pas éphémère. Je ne réagis même pas quand ma coéquipière grimpa lourdement à la cime d'un arbre – grand exploit de sa part – pour brailler des S.O.S. ridicules.

« SASEKA !!!!!!!!! ITICHIIIII !!!!!!! ... euh non, ce n'est pas ça... SESAKE!!!!!!!!!!!!! ... non plus... bon, euh, UCHIWAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!!!!! A l'aiiiiiiiide!!!!!!!!! »

Je finis quand même par la faire descendre, ressentant une certaine pitié malgré ma colère. Nous décidâmes de rebrousser chemin, quand, soudain, j'eus à peine le temps de percevoir un sifflement aigu que je me retrouvai clouée contre un arbre. Des éclairs gris me griffèrent la peau et accrochèrent mes habits sur l'écorce dure d'un large pin. Ce n'est qu'au bout d'un certain temps que je compri : des kunaïs. Agathe hurla, mais évidemment elle ne fut pas attaquée. Il faut toujours que la poisse retombe sur ma pauvre et innocente personne... Mais c'est plutôt intelligent, car Agathe n'oserai pas m'abandonner, et, attachée ou pas, elle ne s'enfuira pas. Droit comme un i, Sasuke entra en scène, attérissant lestement à une dizaine de mètres de nos corps tremblants comme des feuilles.

« Mmm... Je n'apprécie pas que l'on braille mon nom ainsi. », déclara-t-il.

Je fusillai Agathe du regard, mais je regrettai bien vite la voyant se décomposer sur place. J'avais moins peur qu'elle, je crois, car je connaissais mieux Sasuke en tant que personnage fictif, du coup je n'y prêtais pas grand attention – elle, elle ne le connaissait pas du tout.

« Je te prie de nous pardonner, notre grandeur sublimissime... »

Il ignora d'un air hautain – genre c'est normal que je le surnomme de cette manière !! - et s'approcha lentement pour fouiller nos sacs. Un glapissement m'échappa lorque je vis mon cahier d'allemand s'écraser dans la boue. Il ressortit LE kunaï qui nous avait fait tant suer. Il l'examina brièvement avant de nous exposer son rapport d'analyse :
« C'est un kunaï de Konoha. Vous êtes un de ses pitoyables ninjas chargés de me ramener ?! »

Il nous toisa d'un air dégouté, comme si l'idée que de telles stupides kunoichis pourraient avoir été désignées pour une mission le concernant, lui, Sasuke Uchiha, était inconcevable.

« A... Ah O... Ou... ui ?! », begayai-je, finalement pas du tout plus rassurée qu'Agathe malgré le fait d'être une grande fan de ''Naruto''.

« Vous avez surement une trousse médicinale. Donnez-la moi. », ordonna-t-il sans plus se préocupper de mon admirable courage – du fait d'ouvrir ma bouche ET d'en sortir des sons.

« Beeenn... Euh.... N... Non.... »

Agathe se redressa légèrement – ce qui lui valut un 'assis' autoritaire - et vint à mon
secours :

« Nous ne venons pas d'un quelconque Canoé, et en vérité, nous sommes perdues. Nous avons... euh... admiré ton, euh, votre spectaculaire combat, et puis... vu que nous ne connaissons pas bien ici, et bah euh... nous avons pensé que... tu... vous pourriez... euh... nous... ai... aid... der ... ? »

Le brun haussa un sourcil, puis un sourire moqueur passa sur ses lèvres.

« Soit. Vous voulez de l'aide. Bien sûr. Je me disais aussi, n'importe quel ninja même du niveau de n'importe quelle merde serait plus discret. »

« Non, t'as mal compri, insista mon amie sans remarquer mon regard suppliant, on veut que tu nous aides. Et en tant qu'être humain solidaire avec ses congénères, tu as l'o-bli-ga-tion de nous aider. »

« Mais tu sais pas fermer ta bouche deux minutes !! », soupirai-je tout bas, quoique amusée par l'assurance de la brune,

« Non, ta coéquipière a raison, s'amusa Sasuke, je veux bien vous aider : je ne vais pas vous tuer ! Mais, bien sûr, il y a des conditions. »

« Ouais, ouais, c'est ça !, m'énervai-je alors, puisant mon assurance dans celle de mon amie, Mais bon dans ta bonté célèbre, tu pourras aussi nous indiquer une route à suivre, ou même - mais je me demande si tu en es capable, même avec une générosité typique Uchiwa – de me dé-ta-cher !!! »

Son visage changea alors d'expression, et il redevint le Sasuke du manga – taciturne, froid, distant. Il nous précisa qu'il n'avait pas le coeur à rire de plaisanteries stupides de deux filles bruyantes, puis, sur ce, il lâcha « Route de Hokage le 1er, plus au nord » avant de disparaître, sans oublier de nous menacer deux minutes pour s'assurer que nous le l'avions ni croisé ni vu ni entendu. Agathe le remercia d'un grand sourire comme s'il incarnait le Père Noël et nous nous écroulâmes dans les feuilles mortes.

« C'est où, le nord ?! », questionnai-je après un silence.
« Aucune idée... », soupira-t-elle.

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Et voilà le troisième !! Il est pourri, mais je ne sais pas encore comment l'améliorer. Je le changerai surement plus tard ! Et je sais qu'il y a une tonne de truc pas crédibles : genre que Sasuke viendrait les aider - il n'en a rien à faire de deux gamines bruyantes - ; et puis genre qu'elles leur parleraient avec autant d'assurance alors que moi personellement je tremblerais de peur...
Alors explications exclusives : Sasuke vient les voir parcequ'il veut les racketter d'une trousse médicinale - Naruto, l'air de rien, l'a un peu abimé... ; et puis si elles lui parle comme ça c'est parcequ'elles se disent "bah de toutes façons c'est qu'un manga..."
voilà!!
j'espère qu'il vous a plut (si non, vous n'êtes pas obligé de le préciser...)
bye !


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