Vertige Non Conseillé

Salut mes chers futurs fans (vive l'optimisme...)!
Je suis désolée si certaines critiques sur Naruto dites par Agathe vous vexent, mais bon elle est comme ça dans la réalité et je veux faire ressemblant...
Les chapitres sont plutôt courts, alors peut-être que j'en mettrai deux en un s'ils font genre deux lignes...
Louise
_______________________________________________________________________________
Chapitre 1
Vertige Non Conseillé

C'était un jour identique à son prédécesseur. Normal, banal, routinier. Quelques peu ennuyeux. Je feignis d'en vouloir assez à mon amie Agathe pour la courser tout au long du chemin, c'est à dire du collège jusqu'à chez moi. Nos besaces contenant nos dix kilos minimum d'affaires scolaires se balançaient contre nos cuisses lors de notre course belliqueuse. Je finis par saisir sa manche, et elle me retomba dans les bras, s'éttoufant de rire en essayant tant bien que mal de reprendre son souffle – essayez de respirer et de rire en même temps : ça donnera un sorte de gloussement étranglé. Parvenues ainsi devant la porte d'entrée de ma maison, je laissai tomber mon sac pour chercher mes clés d'un air inquiet – mes maudites poches demeureuaient deseperement vides. Des mangas de la série « Naruto » furent propulsés dans les pieds d'Agathe. Mon amie se baissa pour en ramasser un, et se mit à le feuilleter sans plus se préocupper de moi.

« Mais comment peut-tu lire ce truc !, se moqua-t-elle ; tandis que je tournai ma clé dans la serrure dans un petit clic ; Boum Boum Paf Paf !! J'vais t'tuer ! SHAMACHINGAN !!! Tiens, prend ça ! Boum ! Paf ! - que de violence ! - Ah, l'enfoiré ! Kakashi-senstruc (punaise le nom je kiffe) !! Mille oiseaux ! Et pourquoi mille et pas neuf-cent quatre-vingt dix-neuf d'abord ??!! ... Boum ! Boum ! Paf !... »

Inutile de préciser qu'Agathe se plaisait en son rôle officiel d' « anti-manga », ce qu'elle ne manquait pas de me rappeller à chaque relâchement de ma part (c'est à dire hystérie profonde sur tel ou tel beau gosse...). Elle continua sa magnifique satire spirituelle en me suivant jusqu'à la cuisine. Elle adopta un ton ironique :

« Oh ! Que c'est triste ! Sa soeur louche (pourquoi l'appelle-t-il « grand frère », mystère...) a trucidé ses parents dans une artistique et magistrale flaque de sang !! J'vais chialier !... Oh my God, il est pas mal le canon narcissique... »

Je posai le pot de nutella sur la table, une cuillère et du pain : méthode radicale pour la faire taire ; puis gravissai les escaliers, abandonnant Agathe dans sa stupidité profonde – mais surtout abandonnant le pot de nutella entre ses mains avides. Arrivée sur le palier, une sensation bizarre me noua l'estomac. Comme un... avertissement. Je posai la main sur le métal froid constituant la poignée de la porte de ma chambre. Et très, très lentement l'abaissai. Puis, doucment, très doucement, la poussai du bout des doigts. Un centimètre... Deux centimètres... Trois centi...

Peut-être vous êtes-vous déjà trouvé dans un avion dont la porte donnant sur l'extérieur est grande ouverte. Vos pieds semblent glisser malgré vous vers la sortie. Vous sentez le vent glacé d'altitude filtrer entre vos orteils. Vous voulez reculer, mais votre corps ne répond plus. Vous êtes paralysé. Le vertige fait tourner votre tête. Vous sentez le vide vous aspirer inexorablement. Vous essayez de stopper, en vain, la vision de votre corps mou comme une poupée de chiffon chutant librement, transperçant les nuages et s'écrasant lamentablement sur le sol. Vous percevez même le bruit sourd de la collision. Alors peut-être comprener-vous le sentiment de malaise qui m'étreignit en découvrant ce qui devrait être ma chambre paisible et innocente.

Au nord, une forêt dense formait un arc de cercle, et obscurcissait une plaine sabloneuse, zébrée par un profond canyon continuant plus loin que ma vision le permettait. Deux gigantesques statues se faisaient face des deux côtés de ce canyon. Et au centre, un combat titanesque faisait rage, d'une telle férocité que j'en eu le soufle encore plus diminué. De fréquentes explosions accompagnées de cris de guerre éclataient toutes les deux minutes, entrainant l'effondrement du superbe panorama.

Ahurie, je baissai les yeux sur mes pieds, toujours solidement présents sur le plancher du palier. Ma main gauche n'avait pas bougé de la poignée de la porte – qui, naturellement, s'ouvrait sur du vide. Au prix d'un courage considérable, je me penchai légèrement en avant pour apercevoir la façade de ma maison. Mais mon esprit têtu dû bien admettre qu'elle avait disparue. Je reculai précipitemment, manquant de basculer en arrière. Je restai bel et bien dans ma maison tout à fait ordinaire, malgré qu'un paysage de carte postale avait élu domicile dans ma chambre. Les jubilations lointaines d'Agathe semblaient bien réelles à mes oreilles.

« Agathe... », croassai-je d'une drôle de petite voix étranglée.

L'interéssée débarqua, le pot de nutella à la main et une petite cuillère dans la bouche. Elle marqua un temps d'arrêt en me voyant – je n'ose pas imaginer ma tête !

« Tu as vu Bill Kaulitz dans ton placard ? », suggera-t-elle.

Elle faisait toujours référence aux Tokio Hotel – je m'y étais habituée avec le temps. Je ne pus rien répondre : ma bouche manquait de salive. Elle prit mon sac scolaire et le sien, et les jeta sans plus de manière dans ce qu'elle croyait être ma chambre. Puis elle s'apprêta à y pénétrer à son tour. Mes yeux s'agrandirent de frayeur, mais mes cordes vocales demeuraient encore hors service. C'est alors qu'un cri strident sortit du plus profond de sa gorge. Affolée, elle en oublia toute prudence, et commença à basculer en avant. Comme dans un rêve, je me vis me précipiter pour la retenir, lui attrapper la main, et une chute interminable débuta, s'apparentant à une descente au enfers – beaucoup trop rapidement à mon goût.



Ce chapitre provient de Les fanfictions (fanfic ou fanfiction) de Fanfic FR
http://www.fanfic-fr.net

L'URL de ce chapitre est:
http://www.fanfic-fr.net/fanfics/Animes-Mangas/N/Naruto/Celles-pour-qui-les-frontières-n-existent-pas/15300/76896.html