
Note de l’auteur : pardon de ne pas répondre à vos commentaire séparément mais je dois partir rapidement, je tenais seulement à poster ce chapitre aujourd’hui ; mais je vous en remercie sincèrement encore une fois ^___^
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Chapitre 6 : Un ciel qui s’embrase
ð Où il est question d’un réveil, de présentations et d’un feu d’artifice vu dans deux endroits différents…
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Rappel :
Elle avait des amis, une famille, mais lorsqu’il ne tenait pas sa main, elle n’était plus rien.
Un jour, il était parti. Pourquoi ? Pour qui ? Peu importe… sa main ne brassait que de l’air.
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Elle sentit sur le dos de sa main soutenant son menton, quelque chose d’humide. Surprise de s’être ainsi faite avoir par un souvenir qu’elle croyait avoir occulté et rendu lointain, elle essaya rapidement ce qui semblait s’obstiner à lui brouiller la vue.
« Jamais de larmes pour un Ushiha, jamais plus », se répétait-elle comme un mantra, continuant de frotter ses joues pourtant sèches.
Puis son souffle se coupa, comme si elle avait reçu un coup imprévisible. Elle porta une main à son cœur, qu’elle sentit battre à un rythme effréné. Cette douleur là n’était pas venue la hanter depuis bien longtemps. Tout comme ce visage, si placidement hautain, d’une beauté glaciale, qui s’imprégnait dans son esprit avec la véracité d’une vision réelle.
_ Laisse moi tranquille, ne cessait t-elle de répéter, prenant sa tête dans ses mains comme pour essayer d’extirper ce visage, ce regard, ces souvenirs de son crâne.
Et combien de fois avait-elle demandé silencieusement un baiser à cet être si froid ? Elle le regardait chaque fois avec insistance, souriait de plus en plus, en quémandant un baiser par une pensée qu’elle espérait qu’il finisse par recevoir.
Elle releva la tête, des images assaillant soudain son esprit. Les dernières heures lui revinrent en mémoire, d’abord floues, par saccades, puis de plus en plus claires. Elle était partie se baigner, puis des hommes l’avaient attaqué. Bien trop forts pour elle, elle avait pensé sa dernière heure arrivée lorsque quelqu’un l’avait sauvé.
Elle posa la main à côté d’elle pour se retenir et rencontra une surface dure. Baissant les yeux, elle vit l’arme courbée, soigneusement protégée dans son fourreau. A présent, elle ne doutait plus de l’identité de son sauveur, reconnaissant les contours de sa chambre. Même si l’appeler ainsi lui déplaisait, elle lui devait bel et bien la vie.
_ Itachi…
Le prénom résonna dans la pièce vide et glaciale. Elle lâcha soudainement le court sabre, et leva cette fois une main à hauteur de ses lèvres. Dans une demi conscience, elle se souvenait avoir été ramené dans un endroit abrité, puis déposée sur quelque chose qu’elle avait identifié comme un lit. Et à ces informations réelles s’associait un délire dont le principal acteur était Sasuke.
Elle avait revu chacun de ses moments passés avec lui, d’amers souvenirs dans lesquels s’était alors infiltré un rêve beaucoup plus doux, qui n’avait plus rien à voir avec la réalité. Elle avait ouvert les yeux, et elle avait vu Sasuke, assit près d’elle, comme si il ne l’avait jamais quitté. Et peu importait pourquoi il était là, si c’était lui qui l’avait sauvé, ce qu’il ressentait à son égard, et pourquoi ses yeux étaient si rouges… rouges, comme l’étaient ceux de son frère.
Elle étouffa un murmure d’effroi, sentant tout à coup comme un fourmillement insistant sur sa lèvre inférieure. Elle lui avait demandé quelque chose. Quelque chose qu’elle n’avait jamais osé prononcer à voix haute. Elle ferma les yeux, tentant de calmer sa respiration. Pas un baiser, elle n’avait pas pu faire ça. Le poison ne devait pas être encore totalement éradiqué de son organisme, et elle se prenait à mélanger réalité et délire.
Ça devait être autre chose… tout ça n’avait été que dans son rêve. Parce que dans son esprit, ce baiser là lui avait été donné, et elle savait que jamais le renégat n’aurait accepté une chose aussi puérile, qui plus est dite sous l’influence d’un poison. Elle pinça ses lèvres, comme pour essayer de se rappeler de cette sensation, véritable ou non, mais finit par abandonner. Mieux valait oublier ça, et le plus vite possible.
Elle se leva, avec trop de vivacité peut être, car la tête lui tourna douloureusement. Elle resta debout à côté du lit quelque secondes puis s’habilla avec des vêtements au hasard et sortit de la chambre, résolue à écarter ce moment d’égarement qui n’avait sans doute jamais existé… ou à avoir des réponses. Ses pas dans l’escalier résonnèrent dans la maison, attirant l’attention d’une personne dans la cuisine. Elle s’arrêta sur la dernière marche et fixa cette dernière, surprise autant que soupçonneuse. Un rapide regard vers la droite, sur une cape aux nuages rouges lui appris que c’était un autre membre de l’Akatsuki ; parfaitement détendu, soit dit-en passant.
_ Qui êtes-vous ?
Il releva la tête, dardant la jeune femme d’un regard bleu ciel étrangement dérangeant.
_ Cette question est un peu trop sèche à mon goût. Pourquoi ne pas plutôt demander qui est ce séduisant inconnu assis dans la cuisine ?
Elle plissa les yeux, se retenant de tous commentaires, et partit se prendre un verre d’eau. Quelque soit ce « séduisant inconnu », il était loin de lui plaire. Ce dernier tourna la tête vers elle, souriant dangereusement. Mais quel membre d’une organisation de tueurs sanguinaires ne serait pas menaçant ?
_ Deidara.
Elle bu une gorgée de son verre sans cesser de le fixer. Il attendait peut être qu’elle enchaîne les présentations ?
_ Et quel est le nom de notre jolie médic ?
Apparemment oui.
_ Sakura, répondit-elle d’une voix calme, et pourtant clairement froide.
Un long regard s’en suivit entre les deux ennemis, chargé de menaces tacites et de poignards. Finalement il sourit, la narguant tandis qu’il s’appuyait sur le dossier de sa chaise et passait les bras derrière sa tête.
_ Eh bien Sakura, il me semble que tu ne te rends pas compte de ta chance. Itachi t’as épargné par deux fois… c’est une moyenne plutôt élevée.
_ C’était loin d’être désintéressé, rétorqua t-elle, soudain hargneuse.
_ Possible, dit-il d’une voix déjà distraite en haussant les épaules. Puis un sourire moqueur étira ses minces lèvres. Ou qui sait, peut être que tu lui offres un autre genre de compensations, qui le pousserait à te garder en vie.
Un sifflement s’échappa des lèvres de la jeune femme, signe qu’elle retenait à grande peine sa colère. Elle déposa sèchement son verre vide dans l’évier et commença à partir sans chercher à lui répondre, au risque de s’emporter sérieusement.
_ Il est partit au village pour la journée, lança Deidara alors qu’elle allait passer la porte de l’extérieur.
Il n’avait pas quitté son sourire narquois, et Sakura n’avait pas besoin de se retourner pour le sentir. Comment avait-il su que c’est l’Ushiha qu’elle s’apprêtait à chercher ? Elle soupira, conservant son calme apparent. Sans un mot de plus, elle tourna les talons et remonta aussi sec dans sa chambre. Une fois que les bruit de pas s’estompèrent, le sourire du tueur se changea imperceptiblement, pour devenir soudain énigmatique.
_ Vraiment très intéressant…, murmura t-il pour lui-même, plongé dans la contemplation du plafond.
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Itachi n’était pas réapparut de la journée. Sans savoir pourquoi, Sakura était restée accoudée de longues heures à la fenêtre, guettant le moindre signe de son retour. Sans doute était-ce la perspective de se retrouver seule dans cette maison avec un tueur qui la rendait inquiète. D’un autre côté, elle venait effectivement de passer trois mois seule dans une maison avec un autre tueur…
La jeune femme avait déposée la couverture de son lit, soigneusement pliée, sur le rebord de la fenêtre, et pût ainsi continuer de regarder le paysage extérieur tout au long de la journée, confortablement installée. Vers l’heure du dîner, elle était rapidement descendu et avait pris une pomme avant de remonter aussi sec.
La nuit venait de tomber.
Elle avait regardé avec une attention émerveillée le ciel se teinter de nuances d’or, puis de rouge, avant que la lumière ne commence à décroître lentement, en même temps que la température. Les premières étoiles apparurent, quelques nuages cotonneux se dispersèrent dans un vent invisible. Elle entrouvrit la fenêtre, juste assez pour entendre la clameur étrange de divers bruits nocturnes bien connus. Elle reconnaissait chacun d’entre eux, et ferma les yeux pour mieux en profiter.
Soudain, un bruit la fit sortir de ses pensées et sursauter. Cela ressemblait à une détonation, mais beaucoup plus lointaine, et surtout moins menaçante. Sans comprendre réellement ce qu’elle faisait, elle ouvrit complètement la fenêtre et se glissa à l’extérieur, descendant agilement le long du mur. Elle atterrit dans l’herbe sans un bruit et regarda autour d’elle pour vérifier qu’elle n’ait pas attiré l’attention de quelqu’un. Puis elle s’avança de quelques pas, la tête levée vers le ciel, comme une enfant qui retrouverait soudainement l’innocence.
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Au même moment, Konoha :
Deux formes se déplaçaient à rythme régulier dans la grande rue. Quelques habitants étaient encore là à cette heure, mais disparaissait peu à peu.
La nuit venait de tomber.
Les deux hommes ne parlaient pas et se contenter d’observer discrètement autour d’eux, s’étant rendus compte qu’une effervescence enflait depuis plusieurs minutes. Tout le village s’était rassemblé sur la grande place, près de laquelle arrivèrent bientôt les deux ninjas. Le premiers poussait des exclamations de joies devant la fête qui n’allait pas tarder à commencer, tandis que le second gardait les mains dans ses poches, insensible à tout ce qui l’entourait.
_ Allé Sasuke ne fais pas cette tête ! Ce soir, interdit de déprimer.
L’Ushiha soupira, comme si il devait supporter ce genre de remarques depuis un bon bout de temps sans sourciller.
Un regard furtif vers Naruto lui fit comprendre que sa colère n’avait pas disparut. Colère, qui semblait le détruire de l’intérieur depuis qu’il avait prit connaissance de ce fameux « baiser ». Il aurait voulut en apprendre plus, peut être même forcer le futur Hokage à tout lui dire, mais les mots étaient restés coincés dans sa gorge douloureuse. Il s’était contenté d’acquiescer, déjà happé par de sombres pensées, et à présent il savait que revenir sur le sujet l’aurait trahit. Entre sa fierté et ce qui le rongeait, Sasuke avait choisit sa fierté, évidemment.
_ Je ne vais pas sauter partout sous prétexte qu’on change de saison et qu’ils ont décidé de faire un feu d’artifice, répondit-il placidement, sa voix ne trahissant nullement quelles songes le hantaient.
_ Pfff…
La morosité de Sasuke était pourtant bien loin d’entamer la bonne humeur enfantine de Naruto, éternel amoureux des fêtes de village. Le coup annonçant le début du feu d’artifice avait retentit depuis un long moment déjà. Les deux ninjas ne furent donc pas surpris lorsque soudain le ciel se colora de lumières extravagantes alors que le silence se répandait dans toute l’assistance rassemblée. Sasuke, le regard malgré tout attiré vers le ciel, se laissa gagner par un semblant d’euphorie. Et, dans les contrastes des couleurs, c’est un visage qui se dessina lentement ; un sourire qui réchauffait doucement son cœur, deux yeux émeraude qui le faisaient inconsciemment sourire à son tour.
_ Sakura, souffla t-il pensivement.
Il l’imagina perdue on ne sait où, dans un endroit reculé, aidant et soignant ceux qu’elle pouvait. L’idée de la savoir si loin serra sa gorge sans qu’il sache pourquoi. Il se souvenait sans cesse de la douceur de ses lèvres et de leur baiser si furtif qu’il était proche de ne pas en avoir été un, le soir du départ de la jeune femme. Toujours, il se souviendrait de ces yeux là qui l’avaient troublé. A cet instant, il n’avait pas réussit à s’empêcher de lui demander de revenir. Avait-elle sentit la fébrilité de sa voix ?
Il secoua la tête, grogna même, pour chasser ces pensées douloureuses. Pensées qui ne disparurent pas, bien loin de là. Et sans cesse, une voix se répétait inlassablement dans son esprit, litanie sadique qui le mettait face à ses erreurs passées, « Elle m’aimait… pas comme une enfant, elle m’aimait vraiment…». Il fronça les sourcils, se rappelant soudain à quel point il avait été dur. Loin de se sentit coupable bien sûr, mais si proche de comprendre pourquoi il avait agit de la sorte…
Il se promit alors, sans savoir pourquoi, que lorsqu’elle reviendrait, bien plus que de la remercier, il lui demanderait pardon. Et sa fierté d’Ushiha n’aurait plus raison d’être, parce qu’elle accepterait ses excuses, il le savait. Parce qu’elle ne pouvait pas faire autrement, elle l’aimait toujours, il le savait.
Que l’erreur est amère lorsque les certitudes ne sont bâties que d’espoirs…
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Le village en contre bas avait commencé à tirer le d’artifice qui éclairait à présent le ciel sombre de couleur fantastiques ; explosions de lumières crépitantes et étranges qui réchauffaient le cœur de Sakura. Son cœur battait de plus en plus vite, au rythme des fourmillements de lumière et de détonations.
Elle s’était assise dans l’herbe, ses genoux ramenés contre elle, ses bras les entourant, comme une petite fille. Elle en était presque à oublier sa situation, son emprisonnement, comme elle oubliait le froid mordant de la nuit sur ses bras nus.
Un mouvement imperceptible sur sa gauche.
Elle ne bougea pas. Une forme sombre apparut entre deux arbres et s’approcha lentement. Son instinct lui soufflait l’identité de l’inconnu. Renégat, tueur, assassin sanguinaire… Itachi s’approcha d’elle sans un mot, comprenant la raison de sa sortie nocturne. Il s’assit, sa cape cachant une bonne partie de son visage et lui permettant de confondre dans la nuit de façon troublante.
Sakura aurait presque oublié sa présence si elle ne sentait pas cette chaleur diffuse qui émanait de lui, tandis qu’il prenait place non loin d’elle. Il ne fit plus le moindre mouvement, elle non plus.
Concert de vert, bleu, argenté mêlé de teintes violines finissant sur de subtils accents d’or, rouge sang troublant qui pétillait un long moment dans un ciel qu’il rendait tout simplement envoûtant. Longues traînées d’argent, tête de dragon tentant d’atteindre les étoiles avant de partir dans de douces volutes de fumées. Déjà des cercles de lumières incandescentes les remplaçaient, éclats bleus qui se confondaient déjà dans une explosion d’un vert surnaturel.
Instinctivement, les yeux d’Itachi quittèrent le magnifique spectacle pour un autre. Près de lui, Sakura ne s’en était pas rendu compte. Dans ses yeux verts se reflétait cette palette surnaturelle de couleurs, sa bouche entrouverte laissait glissait un souffle contenu, ses mains se crispaient à chaque explosion sur ses genoux. Sa peau semblait plus douce encore, et donna soudain l’impression de s’embraser lorsqu’un rouge ardent pris subitement possession du ciel.
Comme un écho au bouquet final du spectacle, une brise glacée glissa sur la scène, provoquant un frisson chez la ninja, un léger sourire aussitôt effacé chez le renégat. Ce dernier reporta son regard sur les dernières lueurs qui finissaient de mourir. Il sentit que la jeune femme reprenait peu à peu une respiration normale.
Ils n’avaient pas échangé un seul mot.
Tous deux avaient sentit l’émergence d’étranges souvenirs devant ce qui venait de se passer. Plus joyeux pour Sakura que pour lui…
A nouveau, elle frissonna, la température de la nuit la frappant soudain maintenant que l’étrangeté du moment s’était dissipée.
_ Tu es glacée…
Elle aurait sursauté, si la voix du tueur ne s’était pas parfaitement confondue et perdue dans la nuit, si douce qu’elle se laissa bercer et enivrer par chacun de ses accents. Sans doute était-ce l’excitation passée qui avait décuplé chacun de se sens. Elle le sentit bouger le bras et stopper son mouvement subitement. Elle tourna la tête et vit un endroit de sa cappa éclairée différemment du reste par la lumière de la lune.
_ Et toi, blessé, souffla t-elle en désignant son épaule.
Sans rien ajouter elle se tourna complètement vers lui alors qu’il enlevait le vêtement extérieur. Le manteau glissa à terre dans un froissement de tissu, découvrant le haut déchiré à l’endroit de blessure. Silencieuse et concentrée, elle soigna la plaie en évitant soigneusement de lever la tête vers lui. Lui, qui ne la quittait pas des yeux. Une fois toute trace effacée, Sakura se redressa, un trop brusquement sans doute pour que cela paraisse naturel.
Puis, dans une caresse à peine perceptible, elle sentit quelque chose remonter doucement le long de ses bras glacés. Elle baissa les yeux une seconde, assez longtemps pour voir qu’il avait déposé la cape sur ses épaules. Lentement, elle se réchauffa, la chaleur parvenant enfin à être emprisonnée sous le tissu. Elle hocha la tête en signe de reconnaissance, le regard toujours baissé.
L’odeur d’Itachi s’était imprégnée dans le tissu du vêtement qui reposait maintenant sur Sakura. Elle ferma les yeux, essayant de reprendre le contrôle d’elle-même, ce parfum devenant mystérieusement ensorcelant. Troublée, elle ne se rendit pas compte qu’elle était restée immobile depuis un long moment déjà. Lorsque ses paupières se relevèrent, elle rencontra un regard rouge sombre, beaucoup trop proche pour ne pas constituer une menace. Elle se surpris elle-même à parvenir à briser ce silence envoûtant qui s’était instauré.
_ Comment as-tu fait… pour le poison ?
Il ne montra pas le plus petit signe de surprise, ou une quelconque réaction d’ailleurs. Il ne bougea pas, plongeant sans retenu ses yeux dans les siens, scrutant son visage avec un intérêt tout particulier.
_ Deidara avait un remède, expliqua t-il brièvement, d’une voix à peine audible.
_ Est-ce que ça veut dire que je dois quelque chose à ce serpent égocentrique ? , souffla t-elle à son tour, esquissant un sourire.
_ Si tu le remercies, il te le rappellera jusqu’à la fin de tes jours.
Elle ne voyait plus que deux étendus rouge sang et se rapprocha inconsciemment de lui, comme hypnotisée. Peut être utilisait-il un jutsu de contrôle sur elle… non, c’était peu probable.
_ Laisse courir… il oubliera, ajouta-t-il en lui rendant un demi sourire, sur un ton étrangement rauque.
_ Il faut que je te demande quelque chose, commença la jeune femme d’une voix hésitante.
Elle avait de plus de mal à rester connectée à la réalité et sa respiration s’accélérait de seconde en seconde. Il acquiesça, signe qu’elle pouvait continuer.
_ C’est toi qui m’as ramené dans la chambre ?
Le sourire du tueur s’agrandit, et elle mordit inconsciemment sa lèvre inférieure lorsque son regard s’y porta. Non, son sourire n’était pas sensuel, non ses yeux n’avaient pas cet éclat qui ressemblait tant à un appel brûlant, de quelque chose qu’elle ne parvenait pas à identifier… il fallait qu’elle chasse toutes ses pensées de sa tête, qu’elle les fasse déguerpir sans chercher à comprendre.
Elle sut, à l’expression qu’il laissa s’imprégner sur son visage, que la réponse était affirmative. Elle déglutit difficilement, redoutant la suite.
_ Qu’est-ce qui s’est passé… ensuite ?
_ Tu le sais.
_ C’est confus, je voudrais que tu me le dises.
Elle était sérieuse, et il le savait. Mais la tentation de s’amuser avec ses doutes était si séduisante qu’il y céda sans résistance. D’un geste, il leva sa main jusqu’à la joue de la ninja et l’effleura, si légèrement qu’elle dû à peine le sentir. Une fraction de seconde, il la vit fermer les yeux, comme si elle luttait contre quelque chose.
_ Est-ce là tout ce que tu voudrais ?
La voix s’était soudain dangereusement rapprochée. Elle ne répondit d’abord rien, tout son esprit accaparé par la délicieuse sensation sur sa joue.
_ Je…
Au loin, les bruits de la ville qui profitait de la fête leur parvenaient à peine. A ceux-ci s’ajoutaient le murmure incessant du vent et le craquement des branches. Mais tout cela semblait si lointain maintenant ; simple musique déjà évaporée dans la nuit.
_ Je veux juste la vérité.
Sa voix était devenue implorante, si bien qu’il consentit à lui donner un semblant de réponse.
_ Tu as voulu un baiser.
_ Je pensais à…
_ Sasuke. Je sais. Mais ça n’a pas d’importance, tu voulais un contact sur tes lèvres, peu importe qui pouvait en être à l’origine.
Elle ne sut pourquoi, mais cette simple phrase la fit frissonner une nouvelle fois.
_ …Tu l’as fait ?
Il se pencha encore vers elle, sans quitter ce sourire qui devenait à présent amusé. Elle ne se recula pas, peut être en signe défi, peut être parce qu’elle en était tout simplement incapable.
_ Si c’est l’incertitude qui te gêne, je peux corriger ça. Il me suffirait de t’embrasser… maintenant.
La main de Sakura se crispa sur le sol, tandis que son cœur battait à tout rompre, et qu’elle maudissait avec hargne cette soudaine chaleur électrisante qui s’était propagée dans son corps.
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Notre de l’auteur : pff c’est plus dur que ce que je croyais de jongler entre les deux endroits… je sens que je vais un peu maltraiter Sasuke d’ailleurs, histoire de le réveiller ^^
Commentaire ?
Merci de m’avoir lu ^____^