
Hop ! Bon, je vous préviens, c’est de la pure guimauve adolescente, cela ne casse pas trois pattes à un canard. En plus cela doit être plein de fautes car je n’ai vraiment pas osé filer un truc pareil à mes nobles bêtas habituels. Les pauvres, ils méritent mieux. Ou « moins pire ».
Voyez cela comme… ma récréation. C’est marrant d’ailleurs, j’ai remarqué que mes fics axées davantage sur les Brief sont celles que je travaille particulièrement. Alors que mes fics Gohan-Videl… je me défoule ! ;-)
Je remarque aussi que j’aime être assez méchante avec Gohan dans mes débuts de fic, actuellement… Niark niark niark !
Bref, franchement, ne vous sentez pas obligés de lire ça. Mais moi, ça me fait du bien ;-)
Le titre de ce chapitre est outrageusement emprunté à Schubert.
C’était arrivé comme au ralenti. Il faisait gris, un temps un peu froid et pluvieux. Goten se trouvait cependant à l’extérieur, devant la maison, et jouait tranquillement avec un insecte ou n’importe quoi d’autre. Chichi, devant l’évier, préparait le repas du soir et avait demandé à son fils aîné de l’aider à peler le contenu d’un monstrueux sac de pommes de terre. Gohan avait bien entendu accepté en souriant : ses devoirs étaient terminés, il était heureux de pouvoir aider un peu sa mère qui s’occupait si bien d’eux.
Il se trouvait donc assis dans le canapé, devant la télévision allumée dont il avait éteint le son. Il discutait en même temps avec Chichi de sa journée, des cours, du lycée… Il aurait pu peler les pommes de terre à toute allure, mais prenait tout son temps. Il pourrait même aller jouer un peu avec Goten après. Alors il épluchait les légumes tranquillement, consciencieusement, comme tout ce qu’il faisait.
- … et on pourrait aller chez Bulma un de ces jours, cela lui ferait vraiment plaisir.
- C’est une bonne idée maman. J’y passe de temps en temps, mais je suis sûre qu’elle serait heureuse que tu viennes.
Il prit une nouvelle pomme de terre, la fit tourner machinalement dans sa main, passant ses doigts sur la surface rugueuse.
- Eh puis Goten et Trunks sont toujours si contents de se voir !
Il sourit à l’évocation des deux adorables garnements. Le couteau entaillait la peau brune par petites saccades, les pelures tombaient sur le papier journal étalé à ses pieds.
- C’est vrai !
Il jeta un coup d’œil distrait à l’écran de télévision. Un présentateur apparut, qui tentait manifestement de se protéger de la pluie et du vent. Gohan sourit : l’homme était assez comique, à essayer de retenir ses notes et son micro au milieu des intempéries.
- Je ne sais même plus quand j’y suis allée pour la dernière fois. De toute façon, c’est Bulma qui se déplace le plus souvent, avec tous ses jets !
La légère pointe de jalousie dans la voix de sa mère fit sourire à nouveau le jeune homme. On ne pouvait décemment pas lui en vouloir, à elle qui se battait au jour le jour pour élever ses deux enfants, d’envier le luxe dans lequel vivait Bulma depuis toujours. La présidente de Capsule Corp était cependant fort généreuse, et Chichi savait parfaitement qu’elle pouvait compter, en cas de problème, sur celle qui était devenue sa meilleure amie.
Il posa la pomme de terre épluchée dans le faitout, avec les autres, et tendit la main pour saisir la suivante. Il jeta un bref coup d’œil à la télévision. On distinguait la route, et l’éclat des gyrophares ; des voitures de pompiers, de police. Il fronça un instant les sourcils tout en prenant machinalement une pomme de terre. Celle-ci lui glissa des mains et il baissa les yeux pour la rattraper au vol. Quand il releva la tête, c’était à nouveau le journaliste qui se trouvait à l’écran.
La voix de Chichi s’éleva, guillerette :
- Bref, il faut vraiment que je l’appelle. Une bonne journée de détente à la Capitale nous fera le plus grand bien, et puis tu as beaucoup travaillé, il faut te détendre un peu !
- Oui maman, répondit Gohan machinalement.
- Mon chéri, tu m’écoutes ?
Il tourna la tête vers sa mère qui le regardait et répondit à son sourire :
- Excuse-moi, ça te dérange si je mets les infos une minute ?
Chichi secoua la tête :
- Non, vas-y si cela t’intéresse.
Il reposa les yeux sur l’écran. Un court instant, il distingua une forme blanche sur une civière avant que la portière de l’ambulance ne se referme sur elle. La seconde d’après le journaliste était à nouveau à l’écran.
La gorge de Gohan se serra. Ses mains tremblèrent et il lâcha à nouveau la pomme de terre qui alla rouler sur le sol pour s’immobiliser près du pied de la table basse. Chichi continuait de parler mais il n’entendait plus. Une angoisse sourde lui étreignit le cœur, sans qu’il fût vraiment capable de comprendre pourquoi. Le reportage semblait fini et le présentateur de la chaîne réapparut. Fébrilement, sans lâcher l’écran du regard, Gohan tâtonna près de lui pour trouver la télécommande. Il enclencha le bouton du volume :
- … espérons qu’elle va bien et vous tiendrons bien sûr au courant dès que nous aurons de plus amples informations. Passons maintenant aux autres nouvelles de la soirée…
Il resta parfaitement immobile, le couteau économe dans une main, la télécommande dans l’autre. Les battements de son cœur lui martelaient la poitrine et un frisson glacé courut le long de son dos. Et si… Non, c’était une affreuse coïncidence… il avait mal vu… cela n’avait duré qu’une fraction de seconde, l’image était mauvaise…
À cet instant le téléphone se mit à sonner et Gohan cessa de respirer. Chichi se retourna pour aller répondre et écarquilla les yeux en voyant que son fils avait déjà en main le combiné.
Il regarda un instant l’appareil, terrifié. Ce n’était qu’une coïncidence. C’était Bulma, ou Trunks, ou son grand-père… Ou peut-être valait-il mieux ne pas répondre, ne pas savoir…
D’un doigt tremblant il appuya sur le bouton d’appel et bredouilla « allo » dans un murmure. Il reconnut son prénom dans un gémissement, à l’autre bout du fil :
- Go.. Gohan ?
Erasa.
C’était donc vrai. Il ferma les yeux et serra la mâchoire sous l’intensité de la douleur, comme un monstrueux coup de poing en plein ventre. Il répondit machinalement, d’une voix blanche :
- Oui.
La jeune fille reprit, d’une voix brisée et entrecoupée de sanglots :
- Gohan… La télévision… Est-ce que tu as vu…
Il ne dit rien.
- Oh mon dieu c’était Videl… Cet horrible accident… Gohan dis moi que ce n’est pas vrai… Ils ne savent même pas si elle va…
Il la coupa soudain, incapable d’entendre la suite, et demanda presque sèchement :
- Que s’est-il passé ?
- Ils ont parlé d’ un accident… à cause d’une poursuite, des voleurs ils ont dit… la voiture où elle était a quitté la route, le policier a été éjecté mais elle… oh mon dieu, Gohan….
Les yeux noirs du jeune homme s’étaient fixés sur un point, près du sol. Il regardait la plinthe devant lui. Le bois avait un peu joué, elle se décollait légèrement du mur, il faudrait redonner un coup de marteau. Il ne savait pas pourquoi il pensait à cela. Il n’avait jamais remarqué cette plinthe, avant ce soir.
Tout semblait étrangement calme, étrangement silencieux soudain. Il murmura doucement dans le téléphone :
- Erasa, je dois y aller. On se tient au courant.
Il coupa la communication et resta quelques instants immobile. Oui, il devrait s’occuper de cette plinthe. Une main se posa sur son épaule et il tourna la tête. Chichi était devant lui, pâle, les yeux écarquillés :
- Gohan, que se passe-t-il ?
- Videl, la fille de Satan, elle est dans ma classe. Elle a eu un accident.
Sa mère se rendit compte immédiatement de la gravité de la situation. Elle connaissait son fils, et il avait prononcé ces mots d’un ton affreusement calme. Ses grands yeux noirs étaient vides. Debout face à elle, il ne bougeait pas. Elle ouvrit la bouche, hésita, et demanda :
- C’est… c’est celle dont tu m’as parlé, une amie à toi ?
Il hocha la tête, ce mot lui semblant soudain dérisoire. Chichi leva la main et la posa sur la joue de son fils. Elle murmura :
- Est-ce qu’elle est...
Elle ne parvint pas à finir sa question et ses lèvres tremblèrent : la peur qu’elle lisait sur les traits de Gohan la bouleversa.
Il venait de réaliser l’inconcevable : Videl était peut-être morte.
Le couteau économe qu’il tenait toujours tomba sur le sol et rebondit dans un bruit mat.
Il leva sa main et prit avec une extrême délicatesse celle de Chichi qui était toujours posée sur sa joue. Il l’ôta doucement et la serra un instant, en murmurant d’une voix éteinte :
- Je dois y aller maman.
Elle se contenta d’acquiescer. Il resta encore un bref instant parfaitement immobile, puis, soudain, disparut. Chichi se retourna pour voir la porte béante et entendre le cri surpris de Goten à l’extérieur :
- Gohan, tu vas où ?
Chichi ferma les yeux et se laissa tomber sur une chaise. Elle ne supportait pas cette souffrance dans les yeux de son fils aîné. Elle l’avait trop vue, jadis.
Elle ne savait pas qui était cette fille. Gohan lui avait parlé d’elle, rapidement. Elle avait compris que c’était la fille de cet imposteur de Satan, mais Gohan avait insisté sur le fait qu’elle n’était pas comme son père. Elle se battait réellement, aidait la police, voulait faire respecter la justice.
Le jeune homme avait raconté à sa mère qu’il s’était déjà retrouvé avec elle pour ses interventions du Guerrier Intergalactique.
Une jeune fille de dix-sept ans. Cela ne finirait donc jamais.
**********************
Personne ne s’était mis en travers de son chemin. Personne n’aurait osé. Il avait appuyé sur la montre de Bulma en décollant et, dans son costume, avait foncé à toute allure vers la capitale. Il avait tenté de se concentrer sur son ki, les yeux fermés, le visage battu par la pluie.
Mais elle était si loin… et son ki était si faible.
Une phrase, en boucle, comme un mantra : « pas elle… faites qu’elle soit en vie… pas elle… »
Rien d’autre, dans son esprit bouleversé, que cette prière.
Il avait atterri sur le toit de l’hôpital de Satan City et descendu en trombe les escaliers. Il ne vit aucune des personnes qui s’écartaient en criant sur son passage. Il avait hurlé à un infirmier terrifié :
- Où est-elle ?
L’homme avait compris d’instinct ; tout le monde ne parlait que de cela. Il balbutia :
- Dixième étage, elle est encore…
Gohan disparut dans un souffle d’air. Il avisa d’un coup d’œil l’attroupement devant les lourdes portes des salles de chirurgie. Des visages inconnus, des policiers qui s’écartèrent devant lui. Il s’arrêta, ne sachant soudain plus que faire. Il balbutia :
- Comment… Comment va-t-elle ?
Personne ne répondit. Des têtes se tournèrent, lui indiquant tacitement qu’elle était toujours en chirurgie. Il resta debout, immobile, dans ce couloir aux murs gris. Une silhouette se détacha du groupe et s’avança vers lui, vibrante de colère : Satan lui-même, le visage ravagé par les larmes et la douleur. Il pointa vers le Guerrier Intergalactique un doigt accusateur :
- Qu’est-ce que vous faites là ?
- Je… Je voulais savoir… comment allait Videl, balbutia Gohan.
- Comment elle va ? Mais elle va peut-être mourir ! hurla cet homme brisé. Vous n’avez rien à faire ici, rien ! C’est avant qu’il fallait être là, pour la sauver ! Hein, où étiez-vous ?
L’estomac du jeune homme se tordit de douleur.
Il n’avait pas été là. Elle allait peut-être mourir, et il n’avait pas été là…
Pour la première fois, devant cet humain ridicule, Son Gohan recula d’un pas. Non sous l’effet de la peur, mais sous l’effet de la honte. Le poids atroce de la culpabilité, encore. Il n’avait pas été là…
Satan s’effondra sur une chaise en pleurant et bredouilla :
- Sauvez-la, je vous en supplie, sauvez-la… Pas ma Videl…
Gohan se mordit la lèvre et, soudain, réalisa qu’il lui restait un espoir ; deux, même ! Il s’écria :
- J’ai peut-être une solution, je reviens !
La seconde d’après, il volait à toute allure vers la Tour Sacrée. S’arrêtant à la première plate-forme, il se posa en criant :
- Maître Karine !
Le chat apparut devant lui, semblant surgir de nulle part, et demanda de sa voix douce et posée :
- Bonjour. Que puis-je pour toi ?
- Maître, s’il vous plaît, je suis venu vous demander un senzu, une amie à moi est gravement blessée.
- Hélas, je suis navré Son Gohan, mais je n’en ai pas actuellement, et la nouvelle récolte n’est pas pour tout de suite.
Le jeune homme serra les poings :
- D’accord, merci Maître. Au revoir.
Le chat le regarda s’élever à nouveau, plus haut, bien plus haut, vers le palais du Tout Puissant. Il murmura pour lui-même :
- Etrange costume…
Pendant ce temps Gohan se précipitait déjà vers la haute bâtisse immaculée :
- Dendé ! Dendé c’est moi, où es-tu ?
Le Namek sortit immédiatement, alerté par les cris de son ami :
- Je suis là, que se passe-t-il Son Gohan ?
Le jeune homme s’arrêta, à peine essoufflé, et expliqua :
- Dendé, il faut que tu m’accompagnes sur Terre, une amie à moi a été blessée dans un accident, il faut que tu la soignes, s’il te plaît.
Le jeune Namek écarquilla les yeux devant le visage bouleversé du saiyen. Il ignorait qui était cette amie, mais elle était manifestement importante. Il se contenta d’acquiescer rapidement :
- Bien, je te suis.
- Merci Dendé ! s’exclama Gohan.
Ils plongèrent aussitôt vers la Terre. Le saiyen fut obligé de beaucoup réduire sa vitesse, le Namek ne parvenant pas à le suivre. Chaque minute qui passait signifiait peut-être la mort de Videl… Cette pensée atroce ne le quittait plus, et chaque seconde semblait des heures. Dendé, derrière lui, percevait parfaitement l’angoisse de Gohan et volait aussi vite que possible, mais le trajet leur prit pourtant une bonne heure. Quand ils arrivèrent dans l’hôpital, Dendé suivit Gohan dans les couloirs sans prêter attention aux cris de ceux qui croisaient le Guerrier Intergalactique accompagné par… un petit homme vert en toge. Arrivé devant le bloc opératoire, le saiyen remarqua tout de suite que Satan n’était plus là et se rua sur un médecin :
- Où est Videl ?
- L’opération est terminée, elle est en soins intensifs, bloc D au bout de ce couloir, balbutia l’homme.
- Merci ! répondit Gohan à toute allure.
Saisissant Dendé sans ménagement par la manche, il l’entraîna avec lui. Ils arrivèrent finalement à une double porte devant laquelle Satan était à nouveau prostré. Il releva la tête en voyant arriver le Guerrier Intergalactique, puis devint très pâle en avisant Dendé :
- Mais… Qu’est-ce que… Qui est…
- Il va la soigner !
- Quoi ! hurla Satan. Mais c’est hors de question ! Je ne veux pas que ce… que cet….
- C’est le Tout Puissant, Dieu ! Alors si quelqu’un peut faire quelque chose, c’est bien lui ! Maintenant laissez-nous passer !
Et sans plus attendre Gohan poussa les larges portes et pénétra dans la pièce, entraînant Dendé qui eut juste le temps d’adresser à Satan abasourdi un sourire gêné :
- Euh oui… Bonjour !
Le Champion, passé sa stupéfaction première, se rua à leur suite.
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Gohan s’immobilisa, le souffle coupé. Il n’était pas prêt à ça. Il était prêt à beaucoup de choses, mais pas à ça.
La pièce aux dimensions réduites était plongée dans la pénombre, éclairée seulement par une veilleuse et par les voyants des appareils médicaux. Au centre se trouvait un lit métallique et, sur ce lit, Videl.
Elle lui parut soudain minuscule, fragile. Pâle, si pâle. Le drap blanc dessinait la forme de son corps menu. Ses cheveux disparaissaient sous un épais bandage et tout un côté de son visage était boursouflé, noir d’hématomes. Ses bras fins reposaient sur le drap et la gorge de Gohan se serra : des perfusions, des tuyaux, des tubes… pas un espace visible de sa peau qui ne fût relié à une machine quelconque. Jusqu’à ses lèvres, presque bleues, d’où sortait le tube en plastique du respirateur artificiel.
Les jambes du saiyen tremblèrent et, un instant, il vacilla.
Une petite main se posa sur son bras et il tourna machinalement la tête. Dendé lui fit un sourire encourageant et murmura :
- Laisse-moi faire.
Incapable d’articuler une parole, Gohan acquiesça et regarda son ami s’approcher du lit. Le Namek sembla chercher des yeux quelque chose et le saiyen, avisant une chaise, se hâta de la mettre près du lit.
Dendé s’éleva doucement dans les airs et vint se poser, debout sur la chaise, près de Videl. Derrière eux, Satan et les médecins qui avaient accouru poussèrent un cri d’étonnement, mais aucun ne bougea. Dendé ferma les yeux et, plaçant ses paumes au-dessus du corps de la jeune fille, se concentra. Une douce lueur apparut, qui enveloppa bientôt totalement Videl.
Satan émit un couinement :
- Mais, arrêtez, qu’est-ce que…
Un médecin voulut également intervenir, mais Gohan, sans même se tourner vers eux, leva la main d’un geste impérieux qui stoppa toute contestation. De toutes façons, l’instant d’après, ce fut des cris de joie et d’étonnement qui s’élevèrent : la jeune fille reprenait des couleurs. Les traces de blessures disparaissaient une à une, s’effaçant pour redonner à son visage toute sa délicatesse naturelle.
Un large sourire étira les lèvres de Gohan qui leva les yeux vers Dendé pour le remercier.
Mais le Namek ne souriait pas. Sourcils froncés, il restait étrangement concentré alors que Videl semblait pourtant à présent en parfaite santé. Le cœur de Gohan s’affola à nouveau et le jeune homme murmura :
- Dendé, que se passe-t-il ?
- Je ne peux pas la soigner totalement.
- Comment ça ?
Le Namek baissa finalement les mains et secoua la tête d’un air navré. Déjà les médecins s’étaient précipités et vérifiaient les constantes, poussant des exclamations ravies. Satan, les yeux écarquillés, demanda :
- Comment… Comment va-t-elle ?
- Très bien, elle va beaucoup mieux ! s’exclama le médecin avec un coup d’œil admiratif vers le petit homme vert qui était finalement descendu de la chaise et s’était reculé.
- Hein ? bredouilla le champion.
- Il faut refaire des examens, bien entendu, mais ses lésions semblent avoir entièrement disparu, son pouls et sa tension sont bien meilleurs, c’est un vrai… miracle !
Gohan, lui, ne quittait plus Dendé des yeux et dit :
- Mais elle ne s’est pas réveillée…
Le Namek secoua la tête :
- Non, je n’ai pas pu. Elle a été gravement blessée à la tête, et ses lésions ont influé sur son état psychique. Là où elle est, je ne peux rien faire.
- Elle est… Elle est dans le coma ? C’est ça ?
Dendé acquiesça et leva vers son ami un regard triste :
- Je suis désolé, je ne peux vraiment rien faire de plus.
Le jeune homme serra les poings et grinça entre ses dents :
- Bon sang, et ça fait à peine deux mois qu’on a utilisé les Boules de Cristal…
Satan s’approcha :
- Mais alors… Quand est-ce qu’elle va se réveiller ?
Un silence lui répondit. Finalement la voix d’un des médecins s’éleva, après qu’il eut jeté un coup d’œil au Namek :
- Si c’est bien un coma profond, alors cela peut-être demain, dans un mois… ou….
Il renonça à finir sa phrase. Gohan ferma les yeux, comme si ne plus voir lui permettrait d’oublier. Satan se précipita vers le lit où reposait sa fille endormie et se remit à pleurer. Dendé balbutia à nouveau, tête baissée :
- Je suis désolé.
Le jeune saiyen sourit faiblement et posa la main sur l’épaule de son ami :
- Tu as fait tout ce que tu pouvais. Merci Dendé.
Gohan jeta un dernier regard sur le corps de Videl. L’équipe soignante s’affairait autour d’elle, ôtait les perfusions inutiles, le respirateur, les bandages autour de sa tête… Elle était redevenue elle-même, ses traits fins semblaient reposés, sereins.
Elle dormait. Il fallait juste attendre qu’elle se réveille…
Le Guerrier Intergalactique serra les poings et, suivi de Dendé, quitta la pièce où Satan sanglotait toujours.
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Elle le suivit du regard en clignant des yeux. Qu’est-ce qu’il faisait là, ce super héros de pacotille ? Et qui était ce drôle de petit bonhomme qui l’accompagnait ?
Et du reste, où était-elle ?
Elle tourna la tête et ses yeux s’écarquillèrent en tombant sur son père, pleurant assis sur une chaise, près d’un lit blanc. Un frisson la parcourut et elle eut soudain l’atroce impression d’être renvoyée des années en arrière, quand c’était sa mère qui reposait sur un lit d’hôpital…
Car c’était bien un hôpital. Elle connaissait par cœur cet endroit pour y avoir passé tant de temps, enfant, au chevet de celle qui lui manquerait toute sa vie.
Elle haïssait cet endroit, elle ne voulait plus jamais y mettre les pieds. D’ailleurs, que faisait-elle là ?
Elle héla une infirmière qui passait mais celle-ci ne fit pas même attention à elle. Alors elle s’avança un peu plus, pour savoir qui son père pleurait ainsi, qui reposait dans ce mystérieux lit.
Elle resta un instant pétrifiée, ses traits figés d’horreur et d’incompréhension.
Puis Videl hurla.
Mais personne ne l’entendit.