L'Univers

 

DRAGON BALL NEXT GENERATION

SAISON 1: LE TOURNOI MILLENAIRE

CHAPITRE 10: L’UNIVERS

 

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Nous sommes au soir de la première journée du Tournoi Millénaire. Tous les guerriers du Senshi Z avaient remporté la victoire au terme de combats plus ou moins laborieux. Parmi eux, Goku et ses deux fils, Uubu, et les deux Trunks. Seul Végéta n’avait pas décroché la victoire. Comme vous vous en doutez, lecteurs, ce dernier était assez atteint, et ce n’était pas la victoire facile de Kakarotto qui lui avait remonté le moral. Bien au contraire.

 

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Toute la bande était réunie autour d’une table, conservant les uns les autres. Ils venaient de terminer leur repas depuis maintenant une heure commençaient à éprouver une agréable sensation de somnolence. Leur lit à baldaquin les attendait dans leur « hôtel » merveilleusement doux et tiède. Il y en aura assurément certains d’entre vous qui seront surpris de l’apprendre. Cependant, vous êtes bien placé que l’univers dragonballesque n’est pas tout à fait un univers comme les autres.

 

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A présent, chers lecteurs, petit cours d’histoire…

 

A l'origine de l'Univers était le Grand Créateur. Une seule pensée lui avait suffie pour tout créer. Avant la naissance de l'Univers, demeurait le néant total ; il n'y avait absolument rien -- ni temps, ni espace, ni énergie d'aucune sorte. Le Grand Créateur était parfait, pur esprit qui cherchait un moyen d'enrichir encore sa spiritualité. C'est pourquoi il avait décidé que tout devrait commencer : l'explosion initiale, également connu sous le nom de Bing Bang, donna ensuite vie à toute matière, par une complexe suite d'interactions quantiques. Et il décida que plus tard viendraient les êtres vivants pour peupler cet univers matériel vide. Il se résolut cependant à intervenir dans la gestion de l’Univers mis à part pour un seul et unique fait : la destruction de l’Univers. Il préférait laisser l'évolution diriger.

 

Le seul et unique but du Créateur consistait à donner une chance d'existence à un certain nombre d'être vivants, afin qu'ils puissent, par leur travail, leur réflexion, leurs efforts, s'enrichir et progresser, pour finalement être de nouveau absorbés dans le grand Tout. Le Grand Créateur installa donc également diverses créatures chargées de faire régner l’ordre dans cet Univers : les Kaiohshin, les Kaioh, le Roi Enma ainsi qu’une entité divine sur chaque planète sur laquelle la vie se développerait.

 

Le Grand Créateur n'était ni bon ni mauvais. Il était simplement. Donc l'univers serait à son image, bon et cruel à la fois. Certains peuples seraient enclins à la guerre, d'autres au développement des sciences et à la paix universelle. Et il y aurait le Chaos. Cet être néfaste, avide de sang et de violence, n’avait pour but que détruire l’Univers lorsque le moment fatidique serait arrivé. Cependant, les années passants, il se découvrit assez d’énergie pour mettre en péril la vie de millions de peuples. Il décida alors de répandre la peur dans toute la voie lactée. Mais, le Créateur ne lui en passa le temps, et l’emprisonna dans la Dimension Interdite, zone de laquelle nul ne peut s’échapper. Il savait en effet que sa mauvaise partie représentait une menace en rien comparable avec les autres Frieza, Cell, Broly ou Majin Buu.

 

Aucun détail n’avait été laissé au hasard. Ainsi, vous concéderez que rien ne semblait pas pouvoir troubler les plans du Créateur.

 

Tous ignoraient pourtant qu’enfermé depuis les entrailles de l’Univers, le Chaos tentait de préparer sa vengeance, qui était sur le point d’éclater, et bien plutôt que nous pouvions le croire.

 

 

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Les Kaiohshin avaient demandé à rencontrer Végéta, laissant le reste du groupe dans la stupéfaction la plus totale. Certains d’entre eux se proposèrent de l’accompagner, mais ils se heurtèrent tour à tour à sa désapprobation. Le nouveau Roi des Saiyajins quitta précipitamment le dîner. Non pas qu’il était réellement excité à l’idée de dialoguer avec les Kaiohshin, seulement, il était comme persuadé qu’il trouverait les réponses aux questions qui le hantaient depuis deux jours. Cependant, il craignait de ne pas être prêt à entendre la terrible nouvelle que les dieux allaient lui annoncer.

 

Végéta arriva au niveau Stade Est. Devant celui-ci, ses hôtes étaient sur une terrasse, conversant avec entrain dans ce qui semblait être une réunion de tout premier ordre.

 

-         Alors Végéta, comment te sens-tu ?! Je suis désolé pour ton match nul de cette après-midi ! s’exclama le Kaioh du nord d’un ton qui se voulait amical.

-         Ne te fous pas de moi ! Ce n’est pas pour cela que vous m’avez convoqué ! rugit le saiyan, visiblement excédé par ces bons procédés qui n’en étaient pas.  

-         Je l’avoue. Cependant, il y a quelque chose qui me préoccupe, reprit l’ami de Kakarotto. Il y a un moment de ton combat contre Dartas où tu étais quasiment mort ; et alors que tu étais sur le point de succomber, tu es brusquement revenu d’entre les morts. Je veux bien croire que ton entraînement ait porté ses fruits, mais cela ne colle pas. Nous t’avons bien observé, mais tu ne semblais pas être toi-même lorsque tu t’es rétabli. Pourrais-tu nous éclairer sur ce point, je te prie, mon cher Végéta ?

-         Mêlez-vous de ce qui vous regarde !

-         Cela ne fait rien. De toute manière, nous n’attendions pas à ce que tu te montres bavard, annonça Daï Kaioh avec un sourire amer.

-         Alors, de quoi vouliez-vous me parler, messieurs ?

-         En réalité, un être uniquement composé de vice nous menace. Tu ne le sens peut-être pas encore, mais il s’est sur le point de frapper, et lorsque ce moment sera venu, crois-moi, beaucoup d’entre nous mourront.

-         Ah vraiment ? répliqua Végéta, l’air incrédule. J’aimerais bien voir cela.

-         Cet être ou plutôt ce monstre ne doit pas être pris à la légère. Certes, à l’heure actuelle, il est enfermé dans une dimension où nul ne peut s’échapper, mais il se sert de ses subordonnés pour agir. Et l’un d’entre eux n’est autre que ton fils : Miraï Trunks.

-         Vous plaisantez ? Mon fils ? s’étonna Végéta.

-         Pour accomplir ses desseins, il avait besoin d’un humain au grand cœur, qui ne serait pas soupçonné de quoi que soit. Peu à peu, il a commencé à opérer en ton fils. Sans même que celui-ci ne s’en aperçoive, il a modelé son cœur et ses pensées, répandu sa cruauté en ses veines, et lui a appris d’incroyables techniques dont tu n’as pas idée. Tu ne voudras sans doute pas le croire mais il a fait de Trunks son propre miroir : impitoyable, manipulateur, cynique et cruel à la fois. L’homme qu’est ton fils n’est pas celui que tu as connu par le passé, affirma le Doyen des Dieux d’un ton catégorique. Il est l’Hôte du Diable, le bras droit du Chaos, celui par qui, il contrôlera le Monde.

-         Et qu’est-ce que vous attendez de moi ?

-         Que tu le tues. Ton fils participe à ce tournoi afin d’effectuer des recherches pour son nouveau maître. Lorsqu’il les aura achevé, le Chaos sera alors en mesure de tout détruire. C’est pourquoi il nous faut tuer ton fils. Ainsi, le Chaos n’aura plus aucun autre pantin pour agir. Il sera affaibli, et cela nous laissera un an pour réfléchir à un moyen de le contrecarrer. Tu es notre seul espoir, Végéta.

-         Vous vous foutez de ma gueule ! gronda le saiyajin d’un ton abrupt. Vous voulez que je tue mon fils alors qu’on est même pas certains que cela nous permettra de vaincre ce foutu monstre.

-         Végéta, commença le Kaioh de la galaxie Sud. Je sais que c’est dur, mais en un an, nous aurons le temps de nous entraîner, de mettre en place des moyens incommensurables pour le vaincre. Est-ce que tu te comprends ? L’avenir de l’Humanité toute entière repose entre tes mains !

-         Je ne peux pas faire cela. C’est au-dessus de mes forces, déclara Végéta, la mine totalement déconfite.

-         Ça suffit, Végéta ! gronda le Kaioh du Nord, irrité. Tu as toujours jalousé Goku ! A présent, il te faut prendre le relais, et montrer que tu peux faire aussi bien que lui !

-         On a confiance en toi, Végéta. Et puis, la force d’un héros n’est-elle pas de savoir utiliser les forces du Mal pour servir une cause juste ? interrogea le vieux Kaiohshin. Une vie humaine est le minimum à payer dans ce cas-ci.

-         Même si c’est la vie de son fils ?

-         Oui, même si c’est la vie de son fils, reprit l’autre.

-         Tiens, Végéta, poursuivit le Kaioh de l’est en lui tendant un poignard. Tu devras le tuer avec cela. Tu as jusqu’à la fin du tournoi pour le faire. Passé ce délai, nous mourrons…tous. 

 

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Non, père ne me tue pas.

 

Père, ne faîtes pas ça ! Enfin, je suis votre fils. C’est le sang des Saiyajins qui coule dans nos veines.

 

Père, non ! Père ! Pèreeeeeeeeeeeeee !

 

Bulma s’éveilla brusquement en sursaut, la respiration haletante, toute grelottante de malaise et de froid. Machinalement, elle se tourna vers son époux comme pour trouver une once de réconfort. Mais ce dernier lui tourna le dos. Il ne lui adressa pas même un regard, pas même un mot jusqu’à ce qu’elle se décidât enfin à entamer la conversation :

 

-         J’ai fait un cauchemar, Végéta.

 

Elle n’eut pour réponse que le silence.

 

-         Végéta, est-ce que tu entends ? J’ai fait un cauchemar, et ce n’était pas n’importe quelle cauchemar. Dans celui-ci, tu tuais Miraï Trunks !

-         Quoi ? lâcha brusquement le mari, les yeux hagards.

-         Il avait beau t’implorer de laisser en vie, rien n’y faisait. Tu n’as pas hésité à le tuer froidement. Dans ce mauvais rêve, tu semblais si mauvais. Tu étais empli de haine, de cruauté. Ton regard n’exprimait que le dégoût et la méchanceté. C’est comme si, pendant ce cauchemar, tu étais redevenu l’homme froid et insensible que tu fus jadis.

-         Je suis désolé, marmonna Végéta, qui lui tournait toujours le dos.

-         Promets-moi que tu ne tueras jamais notre fils. Promets-le moi, Végéta.

 

L’intéressé se retourna précipitamment. Il voulut répondre mais sa langue était devenue pierre. Ses pieds et ses mains n’avaient de cesses de se raidir. Il se retrouvait comme frappé de mutisme et d’immobilité. Une effroyable contraction passait sur son visage, et il éprouva un tel soubresaut que la Terrienne crût l’espace d’un moment qu’il allait bondir et crier à se rompre la voix. Puis il tomba dans une rigidité de fer. Cette espèce de choc fut d’autant plus épouvantable pour Bulma que Végéta ne s’était jamais montré émotif. Cependant, jamais il n’avait eu à affronter pareille situation. Jamais désespoir n’était tombé aussi farouchement en lui. Lorsque le silence fut accablant et accusateur, il se résolut à parler, et une larme ruissela lentement sur ce visage mort, cette face inerte qui n’avait jamais su pleurer…

 

-         Evidemment, Bulma. Jamais, je ne tuerai notre fils.

 

A ces mots, Bulma se jeta dans ses bras, et ils s’étreignirent ainsi longuement ; aucun d’eux n’osant rompre ce moment d’union et de complicité beaucoup trop rare. « Je suis désolé, Bulma. Mais, si nous voulons vivre, je n’ai pas d’autre choix », pensa Végéta.

 

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Nous vivons tous dans une maison en feu. Et il n’y a personne pour l’éteindre et pas la moindre issue. Uniquement les fenêtres du dernier étage par lesquelles regarder dehors pendant que les flammes consument la maison, et nous avec, pris au piège...

 


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