
DRAGON BALL NEXT GENERATION
CHAPITRE 2 : MYSTERES
**
Quatre heures s’étaient désormais écoulées depuis que San Gokû avait quitté son pupille, Uubu. Ce faisant, il avait effectué une petite de courtoisie chez son ami, Dendé, afin que celui-ci puisse le renseigner. En effet, il était depuis récemment habité d’un mauvais pressentiment : « une menace plane sur la Terre », ne cessait-il de se murmurer. Il n’avait pu dire ce qui l’incitait à penser ainsi, mais il est persuadé d’avoir raison. Persuadé qu’un nouvel individu viendrait semer chaos et désolation sur Terre.
D’un côté, cela augurait de nouveaux combats, et le saiyajin était excité à l’idée livrer d’incroyables affrontements. Cependant, d’un autre côté, il avait la nette impression que la prochaine guerre serait beaucoup plus âpre que les précédentes. Il n‘imaginait pas à quel point…
Après sa visite du côté du Palais Céleste, le guerrier saiyan entreprit alors de rentrer dans son domicile. Non pas qu’il était réellement pressé de revoir les siens. En réalité, il était l’heure du déjeuner, et il ne connaissait personne qui cuisinait aussi bien que son épouse, Chichi. De ce fait, sans plus attendre, il eut recours à la technique du Déplacement Instantanée, autrement appelée Sunkaïdo, et se matérialisa en une fraction de secondes dans l’immense salle à manger. Il y trouva alors toute la famille réunie : Chichi, San Goten, San Gohan, Videl, Pan auxquels on pouvait ajouter une magnifique jeune femme aux cheveux d’un blond éclatant que notre héros méconnaissait. Mais peu importait, il allait enfin pouvoir goûter les mets succulents de sa bien-aimée.
- Yo ! se contenta t-il de dire en levant une main en guise de salut. Miam, on dirait que j’arrive au bon moment ! Alors, comment est-ce que vous…
Il ne put achever sa phrase que la petite frimousse de Pan lui sauta au visage, imité un instant plus tard par Chichi, Videl et Gohan qu’il reconnut malgré ses longs cheveux, en forme de banane.
- Qu’est-ce que tu nous as manqué, grand-père ! s’exclama Pan avec des trémolos dans la voix.
- Mais tu vois : je suis revenu !
- Il était temps d’ailleurs, tu ne crois pas !? lança d’un ton brusque Goten. Je commençais à croire que tu nous avais oublié, papa !
Goku perçut dans cet ultime mot une pointe d’ironie. A en juger par la réaction de son fils cadet, il ne semblait pas réellement enthousiasmé par son retour.
- Pourquoi est-ce que tu dis cela, Goten ? demanda t-il, l’air intrigué. Tu sais bien que jamais, je ne pourrais vous oublier.
- Ce n’est pas l’impression que j’ai eue pendant cette période de quatre ans, répondit l’autre d’un ton sarcastique.
- Je suis navré si je vous ai causé du tort. Mais au lieu de pavoiser inutilement, présente-moi plutôt cette jolie jeune femme !
- Je sais bien que j’ai changé, mais pas au point que tu ne me reconnaisses pas, rétorqua l’intéressée.
- On se connaît ? interrogea Goku, l’air ahuri.
- C’est moi, voyons : Marron.
A ces mots, notre héros tomba à la renverse. Jamais, il n’aurait pu croire que la fille de son meilleur ami se cachait derrière cette jeune femme. Après quoi, Goku se releva, prit place à côté de Goten, et entama le repas. En une dizaine de minutes, plusieurs tonnes de nourriture furent littéralement dévorées par Goku et ses descendants. Même la petite Pan semblait avoir hérité de l’incroyable appétit de ses aînés Saiyajins.
**
- C’était délicieux ! fit remarquer San Goku en se massant le ventre. Il ne fait aucun doute, chérie, que tu es la meilleure cuisinière que la Terre n’ait jamais connue.
- Merci, dit Chichi, peu habituée à de tels éloges en public. Dommage que ton fils cadet ne partage pas le même avis que toi, finit-elle par ajouter, la mine grave.
- Comment ça ?
L’ancien bourreau de Majin Buu tourna la tête vers la gauche, et vit en effet, que sa progéniture avait très peu touché à son repas…pour le plus grand bonheur de San Gohan, qui, d’ailleurs, ne s’était pas privé pour le dévorer.
- Quelque chose ne va pas, Goten ?
- Non, tout va bien, papa. Très bien, même, rétorqua le fils d’un ton amer.
- Si tu le dis.
Après quoi, les conversations allèrent bon train, et chacun des protagonistes échangèrent les diverses expériences qui avaient marqué la vie de ses proches. Tout semblait se bien se dérouler au grand dam de Goten. Ce dernier enrageait à l’idée de voir les membres de la famille aussi allègre devant le retour de son père. Même sa mère, qui avait paru délirer semblait avoir retrouvé sa joie de vivre. Et le guerrier demi saiyan ne le supportait guère. Il ne supportait guère que les autres protagonistes puissent avoir oublié que Goku ne leur ait pas rendu la moindre visite en quatre ans. Pire encore, qu’il n’ait même pas daigné assister à l’enterrement de Guymao. « Il fallait donc que papa revienne à la maison pour qu’on oublie tous les moments douloureux », murmura t-il entre ses dents. Excédé, il se leva brutalement de table, enfila sa veste, et ordonna à Marron de se lever.
- Où est-ce que tu vas ? demanda Gohan, interloqué.
- Quelque part.
Aussitôt, le cadet des enfants San se dirigea vers la porte d’entrée quand tout à coup, il s’arrêta subitement. Il tourna alors les talons, et fixa d’un regard perçant les autres membres de la famille. Il avait voulu contenir le flot de rage qui l’inondait, mais c’était plus fort que lui.
- Mais bon sang, ouvrez les yeux ! Il y a peine quatre heures, maman, tu pleurais et répétais que tu mourrais seule. Pareil pour toi, Gohan : tu fulminais contre papa, en disant qu’il allait trop loin. Pourtant, il suffit qu’il revienne à la maison pour que vous fassiez que comme si nous étions la famille parfaite !
- Goten, je t’interdis de parler sur ce ton ! protesta Chichi d’un ton abrupt.
- Mais ouvrez les yeux, enfin : à la prochaine occasion, il s’en ira de nouveau, et nous nous retrouverons seuls.
- Goten, commença Videl d’un ton réprobateur. Ce n’est pas le moment.
- Mais enfin, Videl, papa n’est même pas venu une seule fois nous rendre visite pour prendre de nos nouvelles. Pas même une seule fois !
- Goten, je reconnais avoir un peu négligé mais ne dis pas que…
- Mais arrête ! hurla Goten dont la colère était telle qu’il brisa tous les verres et quelques-unes des assiettes qui se trouvaient sur la table. Arrête, tu n’es même pas venu à l’enterrement de Guymao ! Et pourtant, tu le connais depuis des années ! Alors, ne dis pas que…
San Goten ne put terminer sa phrase que sa mère éclatait en sanglots. Après quoi, elle quitta la table en trombe et alla s’enfermer dans sa chambre.
- Goten, tu ferais mieux de prendre l’air, dit Gohan d’un ton badin. A ton retour, il faudra qu’on parle !
- Mais…
San Gohan leva la main comme pour appeler au silence, et son petit frère acquiesça. Après tout, il n’allait quand même pas se disputer avec la seule personne qui le comprenait un tant soit peu, pensa le complice de Trunks. Le cœur lourd, il quitta la maison familiale, suivi par son épouse, et tous deux s’envolèrent vers une destination inconnue…
**
Pendant ce temps, un homme, autrefois beaucoup plus connu pour sa fierté et son côté impitoyable, venait d’affronter Buu dans un combat dont il était sorti vainqueur.
Il avait donc pensé rentrer paisiblement à la maison, réfléchissant inlassablement à un moyen de vaincre Kakarotto lors d’un hypothétique combat lorsqu’il fut coupé dans le cours de ses pensées. Survolant une des plus vastes forêts de la planète, il avait rencontré une machine spatio-temporelle identique à celle qui avait permis à Miraï Trunks de faire un bond de vingt ans dans le passé. Or, celle-ci était immaculée de sang, et semblait particulièrement usagée comme si plusieurs années s’étaient écoulées depuis son atterrissage.
Une idée germa alors dans le cerveau vif du saiyan : Miraï Trunks devait l’avoir empruntée. Cependant, si tel avait été le cas, il aurait été fort plausible qu’il serait venu à la rencontre du Senshi Z.
Intrigué, Végéta s’incrusta dans l’engin ultrasophistiqué et moderne. Il découvrit alors au prix d’une vingtaine de minutes de réflexion que la machine spatio-temporelle avait atterri depuis maintenant trois jours. Pourtant, il n’y avait pas la moindre trace de l’utilisateur. De ce fait, il jugea préférable d’en parler à Dendé mais il sentit alors la présence de Kakarotto. Le guerrier saiyajin pressa alors un bouton de la machine, qui lui permit de la posséder sous la forme d’une simple capsule. Ce faisant, il décolla sans plus tarder en direction du building de la Capsule Corporation…Il n’avait aucune envie de rencontrer son plus féroce ennemi, mais paradoxalement, son seul et unique ami.
**
Un vide et une chaleur inouïe rendaient l'atmosphère inconfortable pour tout terrien dans cet endroit. Un vieil homme marchait. Un homme qui avait grandement influencé la terre à une époque, et qui était resté pendant des millénaires sans aucun signe de vie. Il avait été le premier à disparaître sans laisser de traces, il avait été le premier Dieu à se perdre dans le néant de la Salle de l'Esprit et du Temps.
Il se comptait chanceux, chanceux d'être immortel. En effet, grâce aux pouvoirs dont il avait pris la responsabilité d'acquérir tout en prenant les fonctions de Dieu, il avait pu survivre dans cette curieuse pièce. Il avait été le seul Dieu à s'interroger sur les origines de cette salle. Ainsi, un beau jour, il avait décidé de partir dans ce même endroit, à la recherche de signes pouvant lui permettre d'émettre des opinions sur le sujet.
Mais il s'était perdu et n'avait jamais pu retrouver la porte, qui lui permettrait de s'évader de cette prison, et qui le retenait maintenant prisonnier. Il s'était résigné à cette situation jusqu'au jour où une intense lumière fit son apparition au loin.
Ce phénomène ne s'était jamais produit auparavant, et une succession de questions déferla dans son esprit : peut-être était-ce la réponse à la question qui l’avait tant tourmenté ?
Il avait pris la décision de suivre cette direction, mais déjà une année entière s’était écoulée qu’il n’avait toujours pas découvert ce qu’il recherchait. Il avait vécu plusieurs millions d'années à la recherche d'un signe ; et aujourd'hui, pour la première fois, il avait décelé un corps étranger. Une petite fiole, pas plus grosse que son pouce, et qui pouvait contenir tant de secrets. Les années l'avaient presque rendu fou, et il était conscient du fait qu’il en perdrait définitivement la raison si aucun phénomène ne se produisait une fois ouvert cette capsule.
Ce fut donc avec les plus grandes attentes qu'il pinça le minuscule bouchon avec son index et son pouce, et qu'il tira. Soudain, il sentit le corps humain se former. Un esprit d'une puissance gigantesque, et qui pouvait pulvériser tout ce qu'il voulait d'un seul battement de cils. C'est à ce moment qu'il comprit l’erreur énorme qu'il venait de commettre, et qu’il sût que l'instant de sa mort était venu.
Car l'être qui était apparu, n'était composé que par le vice...