Objectif Tournoi Millénaire

DRAGON BALL NEXT GENERATION

SAISON 1 : LE TOURNOI MILLENAIRE

CHAPITRE 5 : OBJECTIF TOURNOI MILLENAIRE

 

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Son Goten se réveilla en sursaut, avec une douleur languissante au cou et au torse. Puis, sans plus tarder, il sortit en trombe de son lit, se positionna face à un miroir, et observa alors avec effroi une sorte de faucille être gravée sur son cou et son torse. Une profonde cicatrice se joignait à celle-ci, l’entourait et la mettait en relief.

Pourtant, le fils de Chichi ne daigna pas s’y attarder. Il en déduisit que cela devait être l’une des blessures qu’il avait contractées en affrontant son frère lors de ses entraînements.

Brusquement, il se souvint que Végéta l’avait chargé Trunks et lui de retrouver les dragon balls. Ainsi, sans plus attendre, il enfila immédiatement la tunique orangée qu’il avait portée lors du vingt-huitième Championnat du Monde des Arts Martiaux. Après quoi, il rejoignit sa mère et Videl dans le salon, qui gloussaient niaisement. Mais, il ne s’attarda pas sur ce détail. Au fil des années, il avait appris qu’il y avait certaines attitudes féminines qu’il fallait mieux ignorer.

 

-         Tu ne prends pas ton petit déjeuner ? interrogea Videl, l’air incrédule.

-         Je n’ai pas le temps, Trunks m’attend pour huit heures et demie. Or, il est bientôt neuf heures. Bon, j’y vais, prenez soin de vous !

-         Et toi aussi, mon chéri, ajouta Chichi avec des trémolos dans la voix. Brosse-toi bien les dents ! Et ne te couche pas trop tard ! Et, ne fais pas de bêtises !

-         Maman, je ne pars pas pour toute la vie ! On se reverra dans dix mois, c’est tout !

 

Après un dernier baiser, il se résolut à quitter la maison, et appela Shinto, le Nuage Magique, sur lequel il s’envola en direction du building de la Capsule Corporation… qu’il atteignit une dizaine de minutes plus tard.  

 

Il retrouva ainsi les deux Trunks qui prenant le petit-déjeuner sur la magnifique terrasse de leur habitation.

 

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-         Salut, Goten. Tu en as mis du temps, dis donc, grommela Chibi Trunks d’un air grincheux.

-         Bonjour, tu connais ? répliqua l’autre d’une voix froide.

-         Bonjour Goten, ironisa l’autre. Satisfait ?!

-         Oui, pleinement. Au fait, tu es toujours décidé à ne pas t’entraîner ?

-         Eh bien, figure-toi que j’ai changé d’avis. J’ai finalement décidé de m’entraîner avec toi, Goten !

 

Cependant, le fils de Son Goku resta de marbre. Il ne manifesta pas la moindre réaction, hormis un simple changement de position. 

 

-         C’est tout ce que cela te fait ? lança Trunks, l’air quelque peu irrité.

-         Je commence à te connaître après toutes ces années, déclara Goten d’un ton badin. Je savais pertinemment que tu me rejoindrais. Tu n’aurais jamais accepté l’idée que je te surpasse.

-         Ouais, peut-être, grogna l’autre complice. Bon, on y va. Miraï Trunks, tu viens avec nous ?

-         Oui, acquiesça l’intéressé. Père a dit qu’on ne commencerait l’entraînement qu’en début d’après-midi.

-         Père ? reprit Goten, les yeux écarquillés comme pour montrer son étonnement.

-         C’est par respect que je l’appelle ainsi.

-         Ouais, mais quand même. T’es pas commode comme gars ? lança Chibi Trunks en ricanant. Allez, en route.

 

Les trois guerriers s’élevèrent dans les airs. Ils s’apprêtèrent à rallier le monde à la recherche des boules de cristal lorsqu’on cria le nom de Son Goten. L’intéressé se retourna, et vit alors un homme d’une trentaine d’années, d’apparence humaine, et vêtu d’un costume : pantalon, chemise et cravate noirs ainsi qu’une veste blanche. Le demi saiyan le reconnut aussitôt malgré la hauteur à laquelle il se trouvait. Le nouvel arrivant n’était autre que Hadès.

 

-         Yo Goten ! s’écria t-il d’un ton solennel. Alors, qu’est-ce que tu fabriques ? Tu ne m’invites pas ?

 

Goten ne perdit pas la moindre fraction de secondes. En un éclair, il se transposa auprès de son interlocuteur, et le saisit violemment par le col de son habit.

 

-         Qu’est-ce que tu fais ici ? murmura t-il sèchement. Je t’avais pourtant dit de me laisser tranquille !

-         Mais voyons, reprit l’autre, nous sommes amis…pour la vie. Plus encore, pour l’éternité.

-         Arrête donc ! Je n’ai pas de temps à perdre avec tes sornettes !

-         Comme tu veux, Goten. Dans ce cas, tes amis seront ravis de savoir que tu es devenu l’Ange des Ténèbres, l’Ange de la Mort.

-         Ordure ! Tu n’oserais quand même pas…Et puis qu’est-ce que c’est que ces histoires d’Ange de la Mort ? Tu dois te faire soigner ma parole ! Nous ne sommes pas dans un dessin animé !

-         Je te croyais meilleur comédien, Goten.

-         Alors Goten, est-ce que tu viens ? demanda Chibi Trunks d’un ton abrupt. Lâche donc ton petit ami, on n’a pas que ça à faire !

-         Partez ! Il vous rejoindra ! répondit Hadès d’un ton acerbe.

 

Les deux Trunks s’exécutèrent, laissant leur ami en pleine conversation avec l’étranger.

 

-          Goten, c’est ton destin, et tu dois l’affronter. Je te laisse t’en aller avec tes petits amis, pour cette fois. Mais sache que la prochaine fois que tu refuseras de me suivre, je n’aurai pas d’autre choix que de sévir. Je ne me contenterai pas de prendre ta vie, mais également celle de tes proches. Que dirais-tu si Pan ou Videl mourrait prématurément, hein ?! Réfléchis bien, Saiyajin.

 

A ces mots, Hadès s’envola sous les yeux hagards du guerrier métis, qui en resta tout abasourdi. Il lui fallait du soutien, et il ne voyait qu’une seule personne capable de l’aider. Sans plus attendre, il monta en altitude, et parcourut le monde en direction de celui qu’il espérait être son rédempteur…

 

 

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Entre-temps, Son Gohan terminait tranquillement son petit-déjeuner sur la terrasse du Palais Céleste de Dendé. Ces moments de sérénité, loin du stress et des aléas de la vie quotidienne lui semblaient si lointains. On aurait dit qu’ils avaient eu lieu dans une autre vie. Il fut subitement interrompu dans le cours de sa réflexion lorsqu’il entendit la voix revêche de Piccolo l’interpeller.

 

-         Gohan ! Gohan ! On peut commencer l’entraînement. Néanmoins, j’aimerais que tu me promettes de ne pas abandonner. Les six mois que tu vas passer avec moi seront tout aussi âpres que ceux tu as vécus, enfant. Tu te souviens ?

-         Oui, lâcha le demi saiyan avec un air de nostalgie. Comment pourrais-je l’oublier ?!

-         Bien. Ces six mois vont être pour toi l’opportunité de repousser tes limites. Tu dois pouvoir battre un ennemi sans pour autant atteindre des niveaux de puissances exceptionnelles. Enfin, je veux que tu puisses encaisser les pires attaques sans fléchir. Pour cela, je vais t’apprendre plusieurs techniques ancestrales, propres aux namekseijins. Ai-je été assez clair ?

-         Oui, Piccolo.

-         La salle d’entraînement est prête, annonça Dendé d’un ton brusque, accompagné de Mister Popo. Les six mois que tu vas passer avec moi vont changer ta vie.

-         Ne perdons pas de temps ! Tu as beaucoup de travail à rattraper, rétorqua Popo.

 

Au terme de dix minutes de marche, les quatre protagonistes atteignirent la nouvelle salle d’entraînement. Celle-ci se trouvait dans les profondeurs du palais. Elle était petite, étroite et sombre, semblable à un vieux grenier délabré.

 

-         La première phase de cet entraînement sera d’abord mentale. Pour cela, nous allons te transporter dans un univers imaginaire où tu devras affronter ta plus grande peur. Tu n’auras pas moins de deux heures pour revenir de ce monde. Passé ce délai, tu mourras immédiatement.

-         Sympa, dis donc. Mais, quelque chose m’intrigue : que veux-tu dire, Piccolo, quand tu parles de plus grande peur ?

-         C’est pourtant simple, répondit Popo d’un air quelque peu amusé. Chaque homme a peur de quelque chose. Et les Saiyajins ne font pas exception. Tu peux faire le fier, mais, tu sais au fond de ton âme qu’il existe quelque chose qui te met dans tous tes états.

-         J’ai beau cherché, je ne vois pas, dit Gohan, la main sur le menton comme pour exprimer son profond degré de réflexion. La seule chose qui m’effraie le plus serait que demain, l’Univers connaisse la famine. Tu imagines : je ne pourrais plus manger. Ce serait catastrophique !

-         On est mal barrés, si tu te comportes en clone de ton père ! gronda Piccolo, totalement excédé par la désinvolture de son pupille. Bon, commençons l’entraînement. Place-toi sur le cercle rouge qui se trouve devant toi.

 

Son Gohan s’exécuta instantanément.

 

-         Et maintenant ? Qu’est-ce que je fais ?

-         Tu dois vider ton esprit de ce qui l’encombre. Tu dois pouvoir entendre le déplacement de l’air qui nous entoure.

-         Entendu. Au fait, Piccolo, depuis quand les doyens namekseijins connaissent-ils des techniques de combats ? interrogea le fils de Goku en ricanant.

-         Silence.

-         Où est-ce que tu vas, Dendé ? lança Gohan en s’apercevant que son ami d’enfance s’éloignait progressivement du reste du groupe.

-         Je reviens.

-         Ok. Tu me ramènes un café ? C’est qu’il fait froid ici !

-         SILENCEEEEEEEEEEEEE ! hurla Piccolo à s’en rompre les cordes vocales.

 

Son Gohan éclata de rire. Il prenait un malin plaisir à agacer à son maître. Puis, brusquement, son visage se durcit, et il cessa de rire. Il ferma alors les yeux comme pour se vider ses incessantes pensées. « Faire le vide, je dois faire le vide », ne cessait-il de répéter. Le silence avait envahi la pièce à tel point que le guerrier du Senshi Z pouvait entendre les respirations de ses amis. Les seuls bruits auxquels il était sensible étaient les tic-tacs de l’horloge disposée en hauteur. A présent, le noir commença à recouvrir l’esprit de Gohan quand tout à coup, il éprouva une sensation similaire à celle qu’il ressentait lorsqu’il se téléportait avec son père. Cette sensation de secousse derrière le nombril, comme si on le tirait avec un crochet. Le parquet sombre et dur se déroba sous ses pieds, et il s’envola dans un tourbillon de couleurs et de sons…

 

**

Pendant ce temps, Dendé était parti de désaltérer, un court instant. Il fallait dire qu’il était surmené depuis quelques jours, et cela se répercutait sur sa santé. Il avait beau être dieu, il n’en était pas moins insensible à la fatigue.

Il s’apprêta alors à retourner auprès de ses amis. C’est alors qu’il fut animé de cette sensation, qui vous prévient d’un danger, et vous fait tourner la tête. Il se retourna alors instinctivement, et vit par-dessus son épaule le visage poupin de Son Goten. Ce dernier accourut vers lui, et ne lui laissa pas le temps de l’interroger sur la raison de sa présence.

 

-         Tu dois m’aider, Dendé ! s’exclama t-il d’un ton presque suppliant. J’ai fait une grosse bêtise !

-         Quoi, encore ? Tu as mis de la mousse à raser dans la crème de nuit de Videl ? Ou est-ce que tu as osé déposer des anguilles dans le plat de Trunks ou Végéta comme tu l’avais parié ? Non, je regrette, Goten, mais je n’ai pas de temps pour des sottises. J’ai du travail. A plus.

 

Goten eut beau l’appeler comme pour lui dire qu’il faisait fausse route. Sans réussite. Dendé n’avait de cesses de s’éloigner de lui. C’est alors que le fils de Goku se transposa devant le dieu de la Terre, les bras en croix, et le saisit violemment au cou. Il fallait parfois employer la « manière Végéta » pour se faire entendre.

 

-         Tu vas m’écouter, maintenant ! cria Goten d’un ton sec.

-         Mais qu’est-ce qui t’arrives ? Tu as perdu la raison. Je ne te reconnais plus.

-         Je pense que tu ferais mieux de l’écouter, dit une voix familière.

 

Goten relâcha son étreinte, et Dendé put constater alors la présence de Maître Karin.

 

-         Tu peux lui montrer, suggéra le nouvel arrivant.

 

Comme pour illustrer les dires de l’animal, Son Goten enleva le haut de sa tenue de combat, et les deux autres protagonistes purent ainsi observer les deux faucilles gravées sur le corps du saiyan.

 

-         Mais qu’est-ce que c’est ? demanda le namekseijin en s’approchant de son ami comme d’une bête féroce.

 

Puis, tout à coup son visage olivâtre s’illumina. Une idée avait germé dans son esprit vif comme l’éclair, mais il ne voulait la croire. Elle lui était trop désagréable.

 

-         Ne me dis pas que tu… Non, Goten ! Pas toi !

-         Oui, je suis la faucheuse. Je suis l’Ange de la Mort.

-         Ce n’est pas vrai ! On doit le dire aux autres ! Ils sauront comprendre. Ils sont nos amis, après tout ?!

-         Non ! coupa Maître Karin d’un ton abrupt. Absolument pas.

-         Dendé, dis-moi que tu peux m’aider ? Pitié, dis-moi que je vais m’en sortir.

 

Dendé croisa le regard de son ami. Il y avait une telle lueur dans ses yeux que pour rien au monde, il n’aurait voulu le décevoir. Il y avait une telle attente de la part de Goten qu’il avait l’impression qu’il en mourrait si on lui déclarait qu’il n’y a quasiment pas la moindre solution pour lui.

 

-         Oui, bien sûr. Il y a plusieurs moyens, prétexta Dendé, la mine totalement déconfite.

-         Merci.

 

Dendé vit alors Son Goten s’agripper à lui comme pour lui montrer sa gratitude. Le dieu tourna la tête, et chercha dans le regard de Maître Karin une once de réconfort. Cependant, il semblait tout aussi désabusé que lui. Comme lui, il savait pertinemment que la vie de Goten était sur le point de basculer.

Pour le meilleur et surtout…  pour le pire.

 

« Dans quelle galère, t’es-tu fourré Goten ? « se demanda Dendé.

 

**

Les regrets arrivent sous toutes formes et tailles.

Certains sont petits…comme lorsque l’on fait quelque chose de mal pour une bonne raison. Certains sont plus grands…comme lorsque l’on laisse tomber un être qui nous est cher.

Certains d’entre nous évitent d’être tiraillés par les regrets en faisant le bon choix.

D’autres ont peu de temps pour les regrets parce qu’ils regardent vers l’avenir.

Parfois on doit se battre pour commencer à accepter le passé. Et parfois on oublie nos regrets en promettant de changer d’attitude. Mais nos plus grands regrets ne sont pas pour les choses qu’on a faites…mais pour les choses qu’on n’a pas faites. Les choses qu’on n’a pas dites.

En particulier quand on peut voir le sombre orage qui se tient sur le chemin.

 

 

N’est-ce pas Goten ?

 

 


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